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DarioFulci
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2,0
Publiée le 5 août 2019
En 2000, la sortie du film avait été un petit évènement marquant la découverte d'un réalisateur. Que reste-t-il de ce premier film après la carrière que l'on connaît d'Inarritu ? Un film qui a pris un sacré coup de vieux. D'abord ce style punchy, sombre et cruel. Soit. Mais le scénario éclaté en plusieurs personnages liés malgré aux par un accident paraît clairement daté. Mais ce qui frappe avant tout c'est que le film est tristement vide de substance. Qu'a t-il à raconter ? Pas grand chose. Un des grands défauts d'Inarritu c'est cette incapacité de donner du corps à son scénario. Un scénario qui brille par sa complexité et ses multiples personnages mais se complait dans une artificialité pesante. Les héros n'existent que pour le plaisir démiurgique de son auteur. Tout ce qui arrive s'enfonce dans une intensité dramatique vaine, sans réelles justifications. On a l'impression d'assister à une pièce dramatique qui se prend au sérieux, mais qui n'a rien à dire. Un peu comme ces séries interminables, avec toutes sortes de personnages, toutes sortes de catastrophes, et c'est tout. Une histoire bien menée, bien réalisée, ne fait pas forcément un bon film. D'ailleurs il reproduira les mêmes erreurs avec "Babel" et ses tourments tragiques tout aussi vains.
Voilà encore un film attachant du mexicain doué, mais un poil en dessous de Biutiful. Ce film trash doit être un autre choc en grand écran. Si on ne voit pas beaucoup de plans larges de Mexico, on sent la pression d'une ville tentaculaire avec des cohabitations violentes entre riches et pauvres.Les gens ont une vie de chien, les chiens eux aussi luttent pour survivre. Comparaison osée, scénario très habile une nouvelle fois, qui combine trois destins indépendants, unis dans leur seule présence simultané sur le lieu d'une tragédie automobile. Innaritu aborde frontalement la question de savoir si la résilience face à l'abandon d'un enfant, de ses convictions, de ses passions, de ses amours est-elle possible? Ou acceptable? Le metteur en scène colle au plus près de ses acteurs, et son montage s'ornemente d'une bande son innovante. On ne risque pas d'oublier de sitôt la disparition d'une petite chienne blanche dans un banal parquet troué. DVD1 vo - avril 2019
Film plutôt intrigant de la part d'Alejandro González Iñárritu. L'idée des destins qui s'entrecroisent, sans être la plus originale (le même Iñarritu réutilisera cette idée dans Babel), est plus bien réalisée et le drame reste bien écrit. Le décrit parfaitement une société dictée par la violence qui épargne (en partie) les plus aisés ; les catégories les plus démunies ne pouvant y échapper. L'histoire est plutôt pas mal (attention, ce n'est clairement pas un feel-good movie). Les personnages sont intéressants et intrigants (le clochard assassin en particulier). Malheureusement, c'est assez variable (l'histoire entre Daniel et Valeria est moins palpitante et se termine de manière assez inintéressante). La direction d'acteur est plutôt convaincante. Mais le film est tout de même un peu trop long.
Bon, on va y aller franco, je ne suis pas un fan de A.G. Iñarritu. Son talent formel est indiscutable, le mec sait visiblement tenir une caméra et filmer quelque chose potable, c'est indéniable. Sauf que le bonhomme est aussi un adepte de la métaphore trop lourde de sens, trop explicitée à la fois par l'image et le son. Ce qui en fait de facto un aspirateur à récompenses, qui a la cote auprès d'une critique bien-pensante et qui n'a jamais à trop se fatiguer pour saisir le sens de ses films. Là, il nous trousse donc le 1er volet de sa trilogie sur l'amour et la mort, avec une bonne vieille narration éclatée chapitrée. Sauf que dès le départ, il ne se cantonne pas au parcours des personnages annoncés. Ainsi, après le carton signalant le chapitre "Octavio et Susana", on suit un personnage qui n'est pas Octavio. Et ce chapitre inaugural nous verra suivre les autres personnages qui interviendront, par petits bouts. Le film est long, bien que raccourci par son ami G. Del Toro (et il a de la chance d'avoir des potes aussi talentueux). La partie du milieu est un peu plus faible, presque déconnectée du reste, même si c'est sans doute celle qui présentait le meilleur potentiel pour une fable sur le monde moderne. Mais non, Iñarritu a tout misé sur la bluette entre le frangin et sa belle-soeur et le parcours d'un homme énigmatique qui erre dans les rues, tueurs à gage occasionnel. Bref, c'est superbe au niveau de l'image parfois riche au niveau du sens, mais ça ne m'a jamais complètement embarqué. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Le style - ces trois histoires qui finissent par se croiser - est le point fort de ce film. Trois histoires différentes, même si elles sont toutes basées sur un fond de violence, ce qui fait que l'on peut accrocher à l'une et être moins attiré par une autre (par exemple l'histoire portée par Octavio-Garcia Bernal est un ton au dessus des deux autres selon moi).
Premier épisode de la trilogie, Amours chiennes est un bon film où les multiples personnages se croisent dans des scènes ne suivant pas forcément un ordre chronologique, une sorte de puzzle typique de la saga. On est au Mexique avec des combats de chien, une mannequin devenant infirme, un clochard tueur à gages... Peu d'ennuis et des tranches de vies intéressantes qui font réfléchir à nos vies qui s'entrecroisent, s'entrechoquent, et dont les conséquences bonnes ou mauvaises ne sont pas toujours évidentes.
Ce Thriller produit et réalisé par Alejandro González Iñárritu démontre d'énormes qualités : une extraordinaire BO de Gustavo Santaolalla, un scénario ultra sophistiqué de Guillermo Arriaga également Producteur et Scénariste de "Babel" et "21 grammes". La mise en scène soignée, comme à son habitude, du réalisateur Mexicain nous propose des scènes très dures et une grande photographie. Ce film a été, a juste titre, nominé aux Golden Globes et aux Oscars / Academy Awards de 2001. Il nous offre également une très belle distribution avec en tète d'affiche Emilio Echevarria dans le rôle clé d'El Chivo, Gael García Bernal dans celui d'Octavio, Goya Toledo dans le rôle de Valeria la Top Model …
Un excellent film chorale qui se découpe en épisodes qui forment presque des court métrage à eux seuls autour de la thématique de l'amour et de ses souffrances. Furieusement bien joué et réalisé et plein de rythme.
Le premier film de Inarritu respire deja son style. Une histoire en triptyque dont les destins des protagonistes se croisent, des sujets sombres et écrasants, une vision de la vie pessimiste, et un scénario de haute volée. Pour autant dans la réalisation du cinéaste est bien loin de l'esthétisme de ses dernières œuvres. Amours Chiennes, de part sa réalisation réaliste et bancale, s'oppose en tout point au style édulcoré, aux plans fixes et autres travellings géniaux qui ponctuent ses derniers films.
Un film dur par la violence des échanges et la violence des thèmes. Un film prenant malgré le côté franchement glauque de la première partie car l'intérêt du spectateur est toujours soutenu en raison du croisement des histoires.
On passe par toute les émotions avec ce film, Les personnages sont variés , touchants, très différents et pourtant tout se connecte, un peu comme dans la série Lost ou encore le film angle d'attaque mais sans le coté "hollywoodien" .
Envoûtant et poétique, Amours Chiennes vous plonge dans un Mexico violent et viscéral. Une ambiance génial, très bien mis en scène par Innaritu pour son premier long. La bande Son surtout sort du lot.
Premier film du aujourd'hui du célèbre réalisateur mexicain dans la ligné de Pulp Fiction, Amours chiennes raconte la vie de trois personnes de différentes classes sociales vivant à Mexico alors que leur vie s’apprête à changer, et pas forcément pour le meilleur... Le film ne possède pas une excellente réalisation par son manque de profondeur de champ et ses gros plans constants lors des conversations entre les personnages mais le scénario est très très bon (sauf la deuxième histoire qui m'a moins passionné) avec d'excellents comédiens pour les interpréter. Autre petit point négatif du film: sa photographie. Le long-métrage est toujours baigné dans lumière bleue presque blanc transparent que je trouve pas vraiment esthétique. Cependant, le meilleur atout que le film a utilisé avec brio est son montage: Il ne fait pas des aller-retours entre les différentes histoires du film, mais reste sur une histoire jusqu'à son final en nous laissant de petits indices éparpillés sur la prochaine histoire à venir. Je recommande chaudement ce film!
Destins croisés de plusieurs personnages, avec leurs amours, leurs haines, leurs enjeux et leurs chiens respectifs. Le tout dans l atmosphère violente et méprisable de ce que l on peut imaginer de plus glauque et décadent au Mexique. Petites frappes cruelles, égoïstes et voraces. Petits menteurs assassins, traitres et adultères. Petits bourgeois immoraux, corrompus, et irresponsables. Petite enfant gâtée, nantie et superficielle. Petit tueur à la retraite, pathétique, méchant, démissionnaire, sans rêve ni espoir. Chacun à sa manière, sans exception, montre néanmoins une relative noblesse, et va vivre une authentique souffrance, aux interdépendances qui passent inaperçues par chacun d eux. Ce film fait vivre diverses formes de violence, sans pour autant tomber dans le voyeurisme, ce qui demeure un exploit, étant donnés les sujets. Une certaine forme de morale leur attribuera finalement les deniers qu il mérite, c est dire s il ne faut pas s attendre à beaucoup de joyeuseté, à part cette forme confuse de justice divine. Personne ne se révèle aimable et ne trouve de quelconque grâce dans cette fresque grandiose. Sauf l amour sincère que tous portent à leurs chiens, et les comportements des chiens eux-mêmes, qui sont clairement déterminants pour les scénarios. Ils restent les seuls personnages pourvus de valeurs, d où l honneur de leur dédier le titre du film.
L'un des meilleurs de ce réalisateur, qui est mon préféré d'ailleurs. C'est tellement bon de pouvoir lâcher prise, pleurer et ressentir un trop plein d'émotions devant un long métrage. Très puissant, très cynique, mais tellement perturbant et fort. Des films aussi riches en tout, il n'y a vraiment qu'Alejandro pour assurer...