"Orfeu negro" réinvente joliment le mythe grec d' Orphée en le transposant dans un Brésil en plein carnaval. Les ajustements sont parfois maladroits comme celui de la Mort/Vipère dont le rôle et la place restent flous et mal amenés. Les acteurs en font parfois un peu trop et les textes récités ne brillent pas par leur intelligence et frise souvent le ridicule et la niaiserie. A côté de cela, on peut relever les bonnes musiques composant le film, les décors somptueux et quelques scènes inoubliables (comme celle de la section des disparus avec tout l'onirisme qui l'entoure). Sans être transcendant, le résultat n'en demeure pas moins appréciable.
Insidieux…. Trois notes de guitare égrenées sur les pentes abruptes d’une favela… Çà y est. On est pris dans les mailles enchanteresses d'une sublime toile… On part pour une aventure inoubliable… Eurydice, Orphée, les enfers…
Certes, tout le monde ou presque connait le mythe… « Ne te retourne pas ami, joue de ton harpe céleste… Ne tente pas de voir ta tendre amie… » Mais Eurydice est enchanteresse… Comment y résister…. Connu ! Oui !
Mais ici c’est Marcel Camus qui est à l’œuvre avec ses compères Venitius de Morales, Luis Bonfa et le sublissime Jobim !
Qu’elles sont belles ces âme brunes dédiées aux dieux de l’amour… La liesse ! Les chants ! Le rythme… Endiablé le rythme… Samba !
La mort noire électrique épie prête à fondre sur ceux qui s’aiment… Qui s’aiment de trop dans ce monde qui a la bougeotte !
Actuel ! Regardez autour de vous ! Les aigris destructeurs sont toujours à l’œuvre…
La mort qui brule joie et bonheur ! La mort fade et masquée…. Le monde électrique qui tue!
Camus l’engagé, l’écolo, le moderne nous sert ici rien moins qu’un véritable CHEF-D’ŒUVRE…. Et le terme, ici, n'est pas galvaudé! Tout est réussi : jeux des acteurs (d’une simplicité désarmante), montage, image, cadre magnifique, mystère, poursuite… Du cinéma… Du vrai ! Une ouverture à l'autre!
Superbe musique, très belles images de Rio, du carnaval, des favelas, bonne idée que de transposer un classique dans le Brésil des années 50, mais quelle déception que le jeu des acteurs franchement mauvais pour la plupart et les dialogues d'une mièvrerie insupportable. On se demande pourquoi ce film a eu la palme d'or à Cannes !
Un fim pour aimer le Brésil, pour comprendre le vrai sens du mot Saudade, un film pour continuer à rêver, pour l"'éternité.Tristeza nao tem fin, felicidade sim... Indispensable !
Transposer le mythe d'Orphée et d'Eurydice pendant el carnaval de Rio était une idée saugrenue qui se révéla payante. Sur un rythme endiablé de salsa, le film est une succession de moments de bravoure qui se laisse voir avec plaisir. Rien de surprenant mais rien de désagréable dans ce spectacle musical.
Un beau film aux images inoubliables. Les musiques sont particulièrement bien choisies et surtout celle du levé de soleil doublée en français par John William. L'histoire magique et éternelle d'un amour contrarié par le destin decidé par des forces hors d'atteinte des hommes...
L'histoire serait belle si elle était moins longue et puis je déteste les femmes hystériques et pour le coup on est servi ! Pas de quoi décernait une palme. La musique sert bien le film. Ouf ! Merci M. Carlos Jobim !
Magnifique, ce film ruisselle de belles musiques, de costumes et décors extraordinaires, de fabuleux acteurs et d'une histoire originale. La mise en scène est sublime.
Le mythe d'Orphée version sucette à la fraise, dégoulinant de mièvrerie et de bons sentiments! Du sous-Jacques Demy dans un Brésil gentiment vu depuis la France : incroyablement niais, des clichés à la pelle, un humour pour enfants en bas âge, une caméra maladroite, des acteurs inégaux, une mise en scène plate,... et dire qu'«Orfeu Negro» a obtenu la Palme d'Or face à un film tel qu'«Hiroshima mon Amour»! On n'a pas dû voir le même film, ou alors le jury s'est contenté de lire le synopsis, plutôt alléchant il faut dire. Dans les favelas ensoleillées tout le monde chante et danse dans des costumes kitchs, au rythme des amourettes et des femmes qui défilent, courant après Orphée le beau Don Juan. Mais un jour, il va enfin découvrir le Grand Amour avec Eurydice, au grand dam de ses nombreuses (et irritantes) prétendantes. Seulement voilà, le hic c'est que le film s'appelle Orfeu Negro, alors à un moment il faut bien que la jeunette meure histoire de recadrer le récit, qui hormis le nom des personnages n'avait strictement rien à voir avec le fameux mythe... Eurydice expire donc après une partie de cache cache avec la Mort en collants, et le malheureux Orphée s'en va la rechercher en enfer -on se contentera de spots rouges en guise de symbolique- pour mieux la perdre (séquence d'un ridicule mémorable). Et ouf, le film s'achève enfin sur des mots doux adressés à la défunte Eurydice (qu'on est sensés prendre pour de la poésie) et la mort réjouissante (et risible une fois de plus) d'Orphée. Au final, seuls les jolis paysages nous font oublier le catastrophique scénario, tandis que la musique tant vantée peine à nous surprendre. Une grosse baudruche qui se dégonfle dès le premier quart-d'heure, et qu'on doit donc subir les presque 1h30 restantes. Très dispensable. [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film qui joue sur deux tableaux, d'abord il dépeint l'esprit de folie qui règne sur Rio pendant le carnaval et c'est très réussi coloré rythmé par la samba et joyeux. Et ensuite la variation sur le thème du mythe grec d'Orphée et le récit devient étrange et inquiétant. Cette oeuvre est une belle curiosité à découvrir.
Ayant remporté la Palme d'or et l'Oscar du Meilleur Film étranger, les récompenses les plus prestigieuses qui soient, je m'attendais à beaucoup mieux de ce film. C'est une très bonne idée de départ de transposer le mythe d'Orphée et d'Eurydice dans le Brésil contemporain, la profusion de couleurs est un régal pour les yeux et les acteurs sont pas mals. Mais le côté folklorique jusqu'à l'overdose du film devient au bout d'un certain temps assez insupportable. Le carnaval donne juste ici l'impression de ne servir de prétexte à cela. Même en ne demandant pas à ce que ce soit une oeuvre néoréaliste, des trucs, comme le fait qui suffit de donner un baiser à l'épicier pour ne pas payer sa note ou pouvoir se payer des costumes de carnaval style Louis XV alors qu'on habite une favela, sont trop gros pour que cela puisse donner un résultat un minimum crédible. Tout n'est pas à jeter. Il y a certains instants réussis comme la scène qui se déroule dans le bâtiment des disparus, d'une poésie que n'avait pas dû renier Jacques Prévert s'il avait vu le film. Enfin malgré ces quelques instants, "Orfeu Negro" est une déception.
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3,0
Publiée le 21 octobre 2010
Palme d'or au festival de Cannes en 1959, "Orfeu Negro" est une transposition pittoresque du mythe d'Orphèe dans le Brèsil du carnaval de Rio, interprètèe brillamment par Breno Mello, Lourdes de Oliveira et Marpessa Dawn! C'est encore un cinèaste français, Marcel Camus, qui retrouve ici le goût de l'aventure, plus ou moins exotique, dans une lutte contre la mort qui remporta lors de sa sortie en salles un grand succès international! "Orfeu Negro" doit essentiellement son succès à la musique de Antônio Carlos Jobim et Luiz Bonfá, où alternent des sambas au rythme trèpidant et une belle mèlodie de guitare! Une Palme d'or inattendue...
Merci au Grand action d'avoir eu la bonne idée de projeter ce film dont je n'avais jamais entendu parler, et que je suis allé voir presque par hasard. Une merveille. Foncez !