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Claricewins
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2,5
Publiée le 10 juillet 2010
Un film qui aurait pu être un peu plus palpitant, car il y a quand même une bonne idée de base. Les personnages sont ambigüs, même si on devine dès le début le caractère trouble de Mika. Le personnage de Jacques Dutronc est lui aussi très louche, surtout à la fin, quand il n'a pas vraiment l'air de s'inquiéter que son fils est en danger (un coup de fil, ça suffit pas !). Quand à la réalisation, rien de bien extraordinaire.
Je suis surpris de la notation plutôt faible de ce film qui est pourtant conforme aux autres réalisations de Claude CHABROL. On y retrouve les ingrédients habituels de l'auteur, à savoir une atmosphère lourde, des personnages louches et souvent bizarres et une description acerbe de la bourgeoisie. Isabelle Huppert incarne avec un grand talent une femme vénéneuse à souhait, et Jacques Dutronc est remarquable dans un rôle de pianiste de concert. J'ai passé un bon moment, même si le scénario parait moins fouillé que d'habitude.
L'un de plus mauvais film qu'il m'ait été donné de voir. Scénario confus et acteurs extrèmements mauvais. On croirait voir de jeunes premiers. On dirait que leur seul but, après avoir déblatéré leur texte, était de vite passer à la scène suivante. Qu'est ce que c'est mal joué ! Aucune émotion dans les scènes. Et le tout fimé sur un rythme soporifique. Certaines scènes en sont même risible de médiocrité (par exemple, la descente en voiture des deux jeunes à la fin du film). Les américains nous servent régulièrement des navets mais la, il faut avouer que Chabrol a fait très très fort dans ce domaine. Bref, une catastrophe cinématographique.
Dans l'art chabrolien, dans cette peinture sociale où la bourgeoisie française se dissèque, chavire le vrai et le faux, dans le brouillard permanent du réalisme et de l'onirisme. Ne jamais prendre au premier degré son fantasme cinématographique est l'une des clés essentielles à la compréhension d'une oeuvre bien plus abstraite que concrète; l'interprétation substitue ce désir de comprendre. Merci pour le chocolat est le jouet d'une histoire étrange. Mika Muller, hantée par la formidable Isabelle Huppert, dirige une société de chocolats alors que son mari, André Polonski, inspiré par le grand Jacques Dutronc, est un pianiste virtuose. Paradoxalement, le nom du premier ressemble à une marque de chocolat bien réelle, et non fictive, tout comme le prénom de ce dernier qui rappelle un peu trop celui de Roman Polanski. Le décor est avant tout psychologique et s'enlise progressivement une ambiance expérimentale. En effet, ce couple est absent dans beaucoup de domaines, comme la vie en ménage tout simplement, pour symboliser une ambiance somnambulique. Leur fils est la somptueuse allégorie de cette humeur générale, et qui englobe la totalité du film; la mère l'exprime par une boisson qu'elle lui donne quotidiennement, qui l'endort à moitié, tel un somnambule qui prendra consciences par la suite de son état. Cette cruauté inexplicable s'enchaîne à une intrigue parallèle où une jeune fille venue de nulle part pourrait être la véritable fille d'André Polonski. Une rivalité entre le fils et la nouvelle venue explose l'édifice familial, la vérité est perpétuellement remise en question. Pourtant, les deux caractères s'allient contre la mère qui pourrait être l'objet d'une vengeance envers son propre fils, qui ne serait d'ailleurs peut-être pas le sien. Ces bouleversements, ces intrusions dans le cadre de cette famille bourgeoise, qui semblait si tranquille, sans histoire apparente, révèle le sombre tableau de personnalités équivoques. Ambivalent et complexe.
Que c'est lourd, mal fait que ce film. Un scénario qui ne tient pas. Chabrol franchouillard terriblement détestable. Seule Isabelle Huppert apporte un peu de chair au film, pour le reste... Aucun intérêt même si Chabrol essaie de penser son Hitchcock, mal. En bon fils de pharmacien ayant voulu pimenter son chocolat de quelques benzodiazépines ou autre, la recette ne fonctionne pas. Le comique du film arrive en toute fin de générique avec un avertissement des plus étonnants concernant l'usage de ce type d'Hypnotiques. Sic.
Merci pour le chocolat est un très beau film de Claude Chabrol. Le scénario fonctionne très bien et on est pris dans le film dès le début. Une mise en scène irréprochable de la part du réalisateur, une belle distribution avec notamment à l’affiche de ce film Isabelle Huppert, Jacques Dutronc ou encore Anna Mouglalis. Bref un très beau film que je conseille pour tout public, 15 / 20.
Chabrol livre avec « Merci pour le chocolat » un de ses films les plus épurés. Finies les ambiances chafouines de la bourgeoisie de province souvent moquées dans ses films dès les années 60. A l’aube du 2e millénaire Chabrol fait un constat désarmant de la tristesse qui inonde ces immenses demeures où chacun semble vivre à côté mais sans véritable besoin de l’autre. Huppert devenue une habituée du maître, est une mante religieuse qui tue ses proches sans mobile apparent de façon mécanique comme elle semble vivre. Elle tue mais elle le fait en douceur en truffant son chocolat de somnifère. Il faut dire que l’on est en Suisse où il ne fait pas bon avoir un mot plus haut que l’autre. Bien entendu, quand la jeune Anna Mouglalis vient se rappeler au passé trouble de son mari et commence à tout doucement s’incruster on peut deviner que la potion maléfique ne va pas trader à ressurgir. Telle une araignée qui tisse sa toile elle tend son piège à sa jeune victime trop sûre d’elle. C’est ce que toute la critique a admiré du film. De mon côté le personnage joué par Dutronc me semble plus intrigant et maléfique. Visiblement il devine ce qui va arriver y compris à son propre fils et il ne fait rien pour ralentir la machine infernale. Au contraire il semble même se servir de l’absence de tout sentiment de culpabilité de sa femme pour assouvir au travers d’elle ses propres instincts meurtriers. Pour illustrer ce propos, Chabrol conclut de façon admirable son film avec un plan qui semble tout d’un coup nous indiquer les terribles liens qui unissent les deux époux. Magnifique mais tout de même un peu froid.
Claude Chabrol en dilettante dans toute les acceptions du terme. Il a construit son film à partir d'une idée intéressante mais avec un scénario peu travaillé, sachant sans doute qu'il pourrait s'appuyer sur la prestation de Huppert dans un rôle routinié pour elle. En utilisant Dutronc pour son faux coté détaché et en bénéficiant du talent de la jeune Anna mougladis aérienne (pourquoi aérienne? Je ne sais pas, mais pourquoi pas?) il sort finalement un film correct sans plus.
Je n'ai pas l'habitude de ce genre de film, aussi j'ai regardé celui-ci pour voir ce que ça donnait. Je peux déjà dire une chose : on sent que le sujet est maîtrisé par Chabrol. Ensuite, les acteurs, Isabelle Huppert en tête (mention spéciale), sont dans un bon jour. Enfin, la mise en scène est de qualité. Mais comme ça m'a paru aussi un peu étrange comme film, un ovni, et que je n'ai pas hyper apprécié, je mets 2 étoiles. Certes, je reconnais là un très bon réalisateur, mais je n'adhère pas à sa façon de filmer. A voir.
Un thriller pépère où on a la ferme impression que Claude Chabrol s'endort sur ses lauriers.Dans la quiétude de Lausanne au bord du Lac Léman,une famille bourgeoise recomposée distille le trouble dans l'esprit d'une jeune pianiste,persuadée que le mari(Jacques Dutronc,à tâtons)est son père.Rien à dire,le climat est vénéneux à souhait.Et c'est grâce à Isabelle Huppert,glaciale,en épouse calculatrice et presque perverse.C'est d'ailleurs l'un des rares atouts du film."Merci pour le chocolat" est figé dans le marbre.Austère et distancié,il ennuit malgré les hommages prononcés à Hitchcock et au huis clos.Chabrol cherche à décrypter les certitudes familiales qui s'effondrent et la souffrance sourde qui pousse à de drôles d'actes.La partie suspense n'est absolument pas crédible.Le personnage d'Anna Mouglalis n'a pas la jugeotte d'arrêter de conduire alors qu'elle se sait potentiellement sous l'emprise d'un somnifère!Et je ne parle pas des clichés sur la Suisse,le chocolat traditionnel et la précision horlogère.Faiblard donc,surtout pour Chabrol.
Quel ennui! En plus de quelques acteurs mauvais ( Dutronc et surtout l'acteur qui joue son fils), on a affaire à une histoire peu credible et qui ne tient sur pas grand chose, rajoutons à cela le milieu confiné bourgeois suisse et tout cela est cotonneux sans saveur.On devrait assister à une histoire diabolique avec Isabelle Huppert tissant sa toile d'araignée ( elle s'en sort pas si mal cependant) mais la mise en scène et le scenar sont tellement fades ( la fin platissime!) que tout est raté.
Entre maladresse et bonnes idées, Claude Chabrol élabore un polar noir et cruel au scénario quelque peu lacunaire mais porté par la force du secret qui semble peser sur chacun des personnages. On appréciera la construction de l’image sur le mode analytique : d’Isabelle Hupert tricotant une toile de laine noire, telle une araignée tisseuse et dangereuse, à cette ultime scène, en écho, de l’araignée Hupert recroquevillé et vaincue. Chabrol assemble ses partitions, en piquant sembles t’il, quelques notes à Alfred Hitchcock, tant le style de narration peut parfois se retrouver. Toutefois, « Merci pour le chocolat » à un goût bien amer : le scénario reste prévisible, et les acteurs peu convaincants.
Nouveau triomphe de Claude Chabrol (après quelques ratés cependant); le récit est énigmatique à souhait (le personnage d'Isabelle Huppert reste de marbre à la toute fin) et donne immédiatement envie de se replonger dans l'oeuvre du maître.
S'il ne fallait retenir qu'un film de Chabrol (dur dur) ce serait "Merci pour le chocolat", surtout quand on est féru de piano. Autant le cadre est magnifique et lumineux, autant l'ambiance est sombre et pesante. Tous les acteurs sont parfaits, d' Isabelle Huppert à Anna Mouglalis en passant par Jacques Dutronc, sans oublier son fils dans le rôle du parasite. On est tenu en haleine jusqu'à la fin pour avoir la confirmation de ce que l'on soupçonne pendant tout le film...
La film Merci Pour La Chocolat est très bonne. Chabrol est très intelligent, parce que la film contient beaucoup de suspense. C’est un polar très intéressant aussi. Nous nous rencontrons un jeune femme, Jeanne (Anna Mouglalis). Elle est une pianiste et elle est très douée. Elle commence penser qu’elle est la fille de André Polonsky (Jacques Dutronc), un pianiste aussi. Avec Polonsky est s’épouse, Mika (Isabelle Huppert). Elle semble être une bonne femme. Elle offre la chocolat chaque nuite, pour son mari et son fils. Mais, Jeanne ne sait pas que le chocolat contient de drogue Robypnol. Qui est Mika? Elle n’est pas un personnage facile. Dans la film, André semble un zombie: de raison: Robypnol, avec possiblement. Mais, Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, et Anna Mouglalis sont très bons acteurs. Le film contient de bonne musique aussi. Jeanne et André, tous les deux jouent le piano – Les Funerailles, c’est le chanson que ils ont joués. Le scénario est très intéressant. Les dialogues dans le film sont très importants dans le film. En général, le film est très créé, et Chabrol est un homme de génie !!