lavermine
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5 - Chef d'oeuvre
C'est un film délicieux, il me donne presque envie de boire à ce chocolat fait par une Isabelle Huppert toujours aussi digne et gracieuse ! J'ai trouvé que les plans s'enchaînaient assez rapidement, enfin que les scènes étaient intenses. Ce qui laisse au spectacteur l'entreprise d'imaginer eux même une dynamique assez rythmé. Une espèce de doux crescendo pour notre vue complété par un ravissement des oreilles (musique classique liszt la marche funèbre). L'apparence si convenable de cette famille est si bien interprétée par nos quatre acteurs Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, et Rodolphe Pauly. Dès le départ, on se pose déjà des questions. Guillaume Polonski (rodolphe pauly) et son air soumis, gentillet qui est bien d'accord pour faire ci, pour faire ça. Pourquoi le fait il ? ça en devient presque anormal toute cette obéissance tellement consentante. Ce début de film est si marqué par cette bonne apparence qu'il nous agace agréablement, nous titille à maintes occasions. Pour nous faire susciter cela, les dialogues sont également entraînants. La scène au café où on apprend la découverte de Jeanne sur l'échange qui aurait pu avoir lieu à sa naissance avec Guillaume Polonski est d'un naturel effrayant tellement les mots ont été bien choisis. Si je n'avais pas une capacité de recul, j'en oublierais que c'est un film. Sans oublier la voix d'anna mouglalis qui égaye encore davantage ces dialogues (à noter que l'accent d'isolde barth malgré peu de scènes est aussi agréable). Plus on s'enfonce dans ce film, plus ya anguille sous roche. Chabrol a réussi à nous faire douter de cette bienveillance, davantage que jeanne. Ses soupçons de départ sont d'autant plus inquiétant que cette dernière confie la chose à son copain d'une manière si dévinsolte, en continuant de chérir et d'aimer celui ci, sans l'ombre d'une peur ("Ah bon ? tu m'en as pas donné quand même ce médicament, dit jeanne à son copain en parlant de la drogue des violeurs) alors que la situation peut être plus grave que cela (mais peut être que cela correspond à "the chocolate cobweb" de charlotte armstrong, je n'ai pas vérifié). En tout cas, il y a un impact sur les spectateurs. Finalement on est convaincu quand chabrol nous montre un plan explicite où Mika (Isabelle huppert) renverse la casserole sur Guillaume Polonski. Les choses deviennent encore plus nettes lorsque le cadre est légèrement de travers donnant lieu à un saisissement de la part des trois personnages guillaume, jeanne et mika. L'apparence en est tout à fait ébranlée. Merci Chabrol !
Ajoutée le 21 sept. à 21h40
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