Miller's Crossing
Note moyenne
3,9
4930 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

215 critiques spectateurs

5
48 critiques
4
82 critiques
3
52 critiques
2
27 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2015
Troisième films des frères Coen, Miller's crossing fait partie de leur veine sérieuse. Effectivement, si l'humour est dans quelques plans, c'est essentiellement un film noir traditionnel qui utilise les clichés du genre pour lui rendre hommage. Joel Coen (Ethan n'étant pas crédité officiellement à la réalisation) et son directeur de la photo Barry Sonnenfeld (le futur réalisateur de Men in black) montrent une parfaite maitrise visuelle et offre des séquences très puissantes spoiler: (la tentative d'assassinat de Leo, la scène où Tom doit exécuter Bernie dans les bois, la séquence des escaliers de la fin...)
. De même, le casting est une source de plaisir car elle nous permet d'observer à la tache d'excellents acteurs tels que Gabriel Byrne, John Turturro, Albert Finney ou Steve Buscemi ainsi que les caméos de Sam Raimi et de Frances McDormand. Toutefois, le plaisir apporté par ces deux aspects est atténué par un scénario très bavard qui peut faire décrocher le spectateur. C'est d'autant plus dommage que les meilleures séquences sont celles qui sont plus axées sur le visuel. Malgré cela, il faut reconnaitre objectivement que Miller's crossing est une œuvre de pur cinéma qui montre une réelle personnalité de cinéaste.
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2015
Les frères Coen réalisent ici un film absolument sublime : certains plans sont d'une beauté telle qu'ils resteront inoubliables. Le scénario est complexe mais toujours clair, les symboles de la mafia et de ce milieu de gangster sont totalement maîtrisés et magistralement mis en exergue par une photographie inouïe (notamment les chapeaux, mais aussi les armes, les trench coat...), les acteurs sont époustouflants avec une mention spéciale pour Gabriel Byrne et John Turturro. Même l'affiche est grandiose.
Un pur délice.
Der Metzgermeister
Der Metzgermeister

45 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2015
C'est incroyable comme Miller's Crossing m'a fait penser au second Parrain. Tout d'abord car le héros n'accorde sa confiance à aucun de ses collaborateurs ( ce film traite largement de la relation de confiance et de peur, deux facteurs essentiels pour pouvoir survivre dans ce genre d'univers ), et aussi car il est tourmenté par tout les choix qu'il fait. Miller's Crossing aurait pu être un autre film de gangster classique, une oeuvre de plus dans la filmographie des Cohen, mais en y incorporant quelques finesses, il devient rapidement plus distingué que les autres. Tout d'abord il y a cette touche d'humour ( noir ou pas ) qui caractérise si bien l'empreinte de Joel, ces relations ambiguës entre chaque personnages, et une violence omniprésente. La scène de fusillade au domicile de Leo illustre parfaitement les notions citées : la scène est sanglante, mais elle démontre aussi l'aptitude et la clairvoyance des personnages. Leo aurait très bien pu se faire plomber dans son pieu, mais au final la débrouillardise qu'on lui attribue permet de ne pas se conformer aux règles précédemment installées par les films plus anciens. Pour le reste, ce film noir perd de temps en temps de son allure, la faute à des échanges parfois trop longs ou encore le manque d'ambiance : certes il y a des gros caïds, des sbires, etc. Mais je ne parvenais pas trop à distinguer la pègre Irlandaise de la pègre Italienne. Il faut dire aussi que le héros change de camp comme de chemise, mais bon, tout cela fait bien sûr parti de sa stratégie qui vise à faire s’entre tuer ces deux clans. Bon mais on aurait pu mieux faire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mars 2015
le cérébral et ténébreux Gabriel Byrne apporte son intellect dans un monde de brutes peuplé de gangster .Tout en ambiguïté, on le suit à travers une intrique policière savamment concoctée par les frères Cohen sans que l'on sache tout au long du film s'il est animé par une éthique personnelle ou s'il s'agit simplement d'un opportuniste trahissant à tour de bras. Tout cela est accompagné de la " Cohen touch "faite d'un mélange de noirceur et d'humour confinant à la loufoquerie ( à l'image du personnage de Bernie à la fois jubilatoire et inquiétant incarné par le génialissime John Tuturro) Un des films les plus réussis des frères Cohen et peut être le plus poétique grâce à la beauté picturale de sa mise en scène( faite de clairs obscurs et de couleurs tirées vers le sombre )et la sophistication de son scénario et de ses dialogues
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2015
Il ne manque plus que le film se passe à New York et on se retrouve dans le monde Scorsese. En effet pour cette fois les frères Coen se lance dans le film de Gangster, toujours aussi noire mais toujours et toujours aussi bon.
Cependant, dans ce film, il manque la petite touche de délire, la petite touche d'humour noire bien satirique habituel dans les film des Coen. On ne retrouve pas la folie délirante qu'on apprécie dans leurs films (ou du moins que j'apprécie dans leurs films).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 janvier 2015
Miller's crossing est un film malheureusement méconnu des frères Coen qui marque leur seul réalisation dans le genre du film de gangster. Comme à chaque fois chez les deux frères, les décors sont mis en valeur ( la forêt de Miller's crossing ), et le scénario est très complexe ( il faut se souvenir de chaque personnage, ce qui vous oblige à regarder le film en une seule fois pour comprendre ). L'évolution des personnalités de chaque personnage est très travaillée, dans un monde où le crime organisé règne. Les dialogues sont très bien écrits, et les scènes de fusillades, bien que peu nombreuses, son bien réalisées. En plus de ça, le casting est excellent ( Gabriel Byrne, trop rare, Marcia Gay Hayden, John Tuturro et Albert Finney ). Le tout est un excellent film de gangster et l'un des meilleurs films des frères Coen, qui mériterait d'être plus reconnu. A voir.
uyuni
uyuni

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2015
Miller's crossing, c'est un bois où les mafieux de la prohibition américaine font disparaître les gênants. Tom Reagan (le monolithique Gabriel Byrne), un manipulateur tantôt génial, tantôt bidon, est amené a y aller souvent. On suit son dangereux manège entre les gros bonnets irlandais et italiens et c'est passionnant. Mais bon sang, que l'intrigue est compliquée à suivre ! Chaque personnage nomme une dizaine d'autres dans chaque dialogue avec des surnoms pour certains en prime ! Cela gâche considérablement un film dont les fans des frères Coen apprécieront l'humour noir, le "non sense", quelques répliques cultes, John Turturo, la courte apparition de la Frances McDormand et les bases des chefs d'oeuvres à venir.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2014
Cette vision de « Miller’s Crossing » a été un peu particulière, étant donné que je venais de lire « La moisson rouge » de Hammett, sans savoir qu’il avait inspiré les frères Coen pour ce film noir. Cela me permet de signaler, déjà, une qualité : voici un bon exemple d’influence positive de la littérature sur le cinéma. Sans passer par l’écueil d’une adaptation officielle, les cinéastes reprennent la substantifique moëlle du roman (« nettoyer » une ville en faisant se monter les différents gangs les uns contre les autres), mais l’introduisent dans un autre espace, avec des autres personnages biens à eux. Ces gangsters coeniens sont tour à tour terrifiants (surtout « Eddie the Danish », sorte de personnification du mal, précurseur de Javier Bardem dans « No Country For Old Men ») et tour à tour drôles (comme le mafieux Johnny Caspar qui ne cesse de se réclamer d’éthique dans ses discours !). Cet humour est toujours bienvenu et efficace lorsqu’il intervient dans ce qui reste avant tout un vrai film noir. L’atmosphère est très prenante, et si la mise en scène peut sembler parfois classique (comparée à la folie baroque des meilleurs films des frangins), elle explose quelque fois lors de scènes-clés visuellement très fortes. C’est bien sûr le cas de la célèbre scène dans les bois ou encore au motif omniprésent du chapeau ; mais je pense surtout au braquage de la maison de Leo (Albert Finney). Séquence quasi-muette, débutant par un splendide raccord sur la fenêtre, nous faisant passer d’une scène intime à la scène sanglante, et se poursuivant avec les duels entre les gangsters et le maitre de la ville, finissant par les terrasser tout en restant en robe de chambre, le cigare à la main. De la pure jouissance cinématographique ! Et peut-être peut-on voir, d’ailleurs, une auto-parodie de cette scène dans « Burn After Reading », lorsque John Malkovitch se retrouve lui aussi, mais de façon ridicule, en robe de chambre avec un flingue dans une main et un verre d’alcool dans l’autre !
Bref, à travers cette galerie de personnages types, les Coen construisent un grand film noir, à l’ancienne, et réunissent déjà (c’était leur troisième film) l’essence de ce qui fera leurs univers, et leurs meilleurs films. Indispensable pour les amateurs des frangins !
dai72
dai72

190 abonnés 2 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2014
Un film de gangster comme on aime en voir avec son lot de fusillades, de personnages atypiques, de meurtres en tous genres, de dialogues à la fois plaisant et tranchant. Malheureusement, l'histoire tourne un peu en rond, comporte quelques longueurs qui, à mon sens, auraient pu être évitées. Cependant, on ne s'ennuie pas et le fil du scénario est bien respecté et garde son suspens jusqu'au bout !!
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2014
Dans le rôle principal de Tom Reagan nous retrouvons l'excellent jeu de Gabriel Byrne. Tommy est un bookmaker fauché accumulant des dettes. Il est protégé par son ami Leo, le parrain , la brute au grand cœur brillamment interprétée par Albert Finney.
Cet amitié va être mise a mal lorsque Tommy devient amant de la belle Verna Bernbaum, petite amie de son copain Leo. Marcia Gay Harden est excellente dans le rôle de Verna.
L'atmosphère est plus que tendue et la guerre va donc éclater entre Leo et Tommy. Dans cette ambiance de Prohibition, , tous les décors sont sombres, la majorité des scènes sont tournés en intérieur; les scènes d'extérieur sont prises de nuit, les dialogues sont crus et réalistes.
Outre ses problèmes de dettes , l'autre souci de Tommy est Bernie Bernbaum(John Turturro ), le frère de Verna qui implore sa protection. Tommy va régler ce problème par un rendez-vous dans les bois de Miller's Crossing.
A noter également les bonnes prestations de Steve Buscemi dans le personnage de Mink et de Jon Polito dans le rôle de Johnny Caspar .
Une fiction très réussie ou l'action ne manque pas et ou les règlements de comptes ne se comptent plus. Scénario, comme à l'habitude, très sophistiqué des frères Coen, aux nombreux rebondissements et au suspense incroyable.
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2014
"Miller's Crossing" est un pur film de gangsters des frères Coen, dans un style bien à eux : galerie de personnages décalés, voire loufoques, humour noir, répliques cinglantes, etc... Mais ici c'est le scénario qui m'a le plus convaincu : complexe et brillant. Il y a aussi la réalisation, comme toujours d'une grande maîtrise, avec même un grand moment de poésie lors de ce plan où un chapeau est emporté par le vent à l'horizon. Enfin, les acteurs : Gabriel Byrne est charismatique et assez flippant de sang froid, mais ce sont Jon Polito, absolument hilarant, et John Turturro, vicieusement frappé, qui m'auront le plus marqué. Une histoire de trahisons à l'ère de la prohibition pleine de rebondissements qui, si elle a du mal s'installer (trop bavarde pendant un gros premier quart d'heure), devient complètement géniale au fur et à mesure que l'on cerne bien tous les personnages et la virtuosité du scénario. Chapeau bas !
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Troisième film des frères Coen, Miller's Crossing est aussi l'un de leurs plus inspirés. Vibrant hommage rendu au film noir, ainsi qu'à son pendant littéraire (puisqu'il est notamment inspiré du travail de Dashiell Hammett, pionnier du genre), cette histoire de règlements de compte entre des poids lourds de la pègre à l'époque de la Prohibition a tout de la révérence, bourrée qu'elle est de références savoureuses, à commencer par une ouverture en forme de clin d’œil au Parrain. Le tribut est d'autant plus marqué que Miller's Crossing ne se donne pas de carte d'identité précise : les personnages sont archétypaux, le lieu n'est jamais défini, les grandes lignes dramatiques caractéristique du gangster movie sont toutes retracées avec malice par les Coen, qui se proposent d'en créer une sorte de quintessence et réussissent, aussi fou que soit le pari. Car en plus de son talent pour remettre en lumière des piliers narratifs, symboliques et thématiques typiques du film noir, Miller's Crossing finit, porté par la redoutable mécanique de son scénario par se les réapproprier. Pour deux raisons : le traitement absurde choisi par les Coen brothers fait à nouveau mouche - se révélant même souvent hilarant, et l'intrigue est ficelée d'une main de maître. Hallucinant de constater combien ce récit sait viser large et rester personnel, développant ses propres thèmes : la violence de la nature trouble de l'homme, propos cher aux Coen, mais aussi ses tendances masochistes, mises en lumière par le personnage de Gabriel Byrne, qui est sans arrêt physiquement mis à mal, mais pourtant s'enfonce toujours plus dans les bas fonds du Milieu. La relation tourmentée de l'acteur de Usual Suspects, très bon dans la peau de cet homme souvent imperturbable et ambigu, avec Marcia Gay Harden (un peu plus ordinaire pour sa part) appuie aussi cette propension à l'autodestruction. Le propos ne se résume donc pas à une simple peinture de l'attrait de l'argent, d'ailleurs peu développée tant le but paraît plutôt d'exposer un non sens, une absence de raison nécessaires pour que les protagonistes (mus seulement par leurs incohérence humaines) commencent à s'entre-déchirer. D'ailleurs les causes de tous ces contentieux demeurent floues, sinon obscures. Pas de doute, on est donc bien chez les Coen et leur humanité à la dérive. Une sensation de chez soi rappelée par des seconds rôles toujours aussi développés, dont je retiens surtout la prestation démente de Jon Polito en parrain à-demi psychopathe, celle non moins remarquable de John Turturro en petite crapule à l'importance clé, ainsi que celle d'Albert Finney en boss à la fois intraitable et au grand cœur. Une galerie développée de façon homogène, chaque personnage participant activement à la construction d'une intrigue sans temps mort, qui semble exploiter chaque possibilité en donnant une sensation d'achèvement rare. Le tout soutenu par une mise en scène très centrée sur les personnages sans pour autant s'enfoncer dans le plan-plan, n'oubliant pas n'ont plus de développer les effets comiques au besoin. Je regrette tout juste que la photographie ne soit pas à l'avenant, car bien que loin d'être ignoble, largement dépassée par d'autres œuvres du genre picturalement plus soignées. Il est vrai que la reconstitution n'est pas l'intérêt premier de Miller's Crossing, qui semble en outre éviter de développer une personnalité visuelle trop marquée qui pourrait nuire à sa vocation commémorative. Puis ce troisième long est avant tout un bijou d'écriture, à déguster pour ses situations savoureuses, son humour noir percutant, son engrenage diabolique et ses répliques cultes à la pelle. Les Coen au meilleur de leur forme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2014
La plus grande qualité de se film est sans doute sa posture vis-à-vis du genre préexistant du film de gangster. Evitant les pièges dramatiques qui rendent ces films habituellement linéaires et prévisibles, le scénario brillant et l'univers décalé permettent de rafraîchir tout le genre et démontrent encore une fois la maîtrise des Cohen, plus brillants que jamais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2014
Avec les frères Coen jamais de mauvaise surprise, on oscille entre le bon et l'excellent. "Miller's Crossing" boxe encore dans une autre catégorie, c'est pour moi un chef d'oeuvre absolu de l'Histoire du cinéma. Un scénario labyrinthique d'une richesse incroyable tournant autour d'un personnage (Mink, interprété par le génial Steve Buscemi) n'apparaissant qu'une seule fois dans une scène minuscule ! Une mise en scène brillantissime. Une reconstitution extraordinaire des Etats-Unis des années 30 (décors, costumes, voitures, et jusqu'aux expressions argotiques de la pègre et des flics de l'époque). Des acteurs tous magnifiques (mention spéciale à John Turturro et Jon Polito). Sont évoqués, de manière parfois très indirecte, des thèmes beaucoup plus généraux (notamment l'homosexualité). Ce film est aussi une parabole de l'Histoire des Juifs lorsque l'orage gronde, que dans le paysage les "amis" se font de plus en plus rares et les "méchants" de plus en plus féroces... En prime sur le DVD une interview euphorisante de Barry Sonnenfeld (chef opérateur) fourmillant d'explications et d'anecdotes sur le tournage du film. En bref, un enchantement !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2014
Troisième film des frères Coen et on est loin de "Arizona Junior". En effet, l'humour est absent de ce log-métrage, et laisse la place libre au thriller. Le film prend son temps au début pour qu'on retienne les noms et les visages, et si on les retient pas, impossible d'apprécier la suite. La réalisation est parfaite, extrêmement soignée, avec des très beaux mouvements de caméra. Les acteurs sont tous très bons. Le scénario est bien, mais je trouve qu'il y a très un peu trop de discutions. Bref, un bon film sur la prohibition et un bon Coen.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse