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LEMON
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2,0
Publiée le 24 juin 2026
scénario complexe avec de multiples rebondissements à en perdre le fil, scènes de baston et de fusillades invraisemblables, personnages caricaturaux avec des méchants très méchants, il parait que c'est l'un des meilleurs films des frères Coen !
Avec Miller's Crossing, Joel Coen et Ethan Coen revisitent le film de gangsters avec une élégance formelle et un goût prononcé pour les intrigues labyrinthiques. Le personnage de Tom Reagan, incarné par Gabriel Byrne, évolue dans un monde de loyautés fluctuantes et de manipulations constantes. Le film impressionne par sa mise en scène et ses dialogues ciselés, mais la complexité de l’intrigue peut parfois nuire à la lisibilité. Les Coen privilégient la sophistication narrative et l’atmosphère au détriment d’une véritable implication émotionnelle. Reste un polar stylisé et ambitieux, fascinant par sa construction, mais dont la froideur peut tenir à distance.
C’est l'histoire d’un beau brun ténébreux qui se fait tabasser tout le temps. En dehors de ça il est tiraillé entre son amour pour une poule et son amitié pour son boss. Cela se déroule dans un film d’une rare beauté avec décors, lumières et dialogues aux petits oignons.
Entre film noir, intrigue de malfrats (avec règlements de compte, paris truqués, luttes de territoires) et satire burlesque, le récit désacralise la figure du mafieux tout en conservant des enjeux sérieux pour des personnages complexes (pris entre de fort humains voire romanesques sentiments et les exigences de leur condition) ainsi qu'une latente tension, exercice d'équilibriste permis par une réalisation au cordeau sachant exploiter tous les aspects de la mise en scène, tant la musique (symbolique) que l'éclairage (oppressant), le décor (excellente reconstitution), les placements de caméra (mettant en valeur les situations critiques ou hésitantes des protagonistes) ou la brillantissime direction d'acteurs. Décalé, cynique, ambigu!
Les frères Coen confirment dans ce film leur talent pour l’écriture, instillant dans cette histoire de gangster de multiples rebondissements, construisant un personnage principal complexe, brillamment interprété. Tout repose sur le jeu des comédiens, les dialogues qui prennent une saveur toute particulière, maniant à la perfection cynisme et dérision sans tomber dans le cliché. Une œuvre singulière.
"Miller's Crossing" est une immersion des frères Coen dans l’univers du crime organisé des années 20. L’intrigue est un jeu complexe de loyautés, de trahisons et de manipulations. Malgré sa richesse, la densité du scénario alourdie néanmoins le rythme. Les performances sont solides, surtout Gabriel Byrne, subtil et intense dans le rôle principal.
Quoi qu'un peu trop bavard à mon goût, on reste dans ce qui fait le charme des films des frères Coen, à savoir des personnages aux caractères bien trempés et singuliers, des thèmes sombres et sérieux ponctués de situations à l'humour pince-sans-rire assez déroutant. C'est dans l'ensemble que je n'ai pas été particulièrement captivé, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, dans l'environnement. Trop de personnages déjà, vite perdu. Trop propre également, trop costumé, il manquait quelque chose de réaliste. Je n'ai pas ressenti d'émotion particulière. A l'exception de quelques moments bien précis me laissant penser : "ah, pas mal !", ce n'était pas le pied non plus.
J'ai eu du mal à entrer dans le film car la première partie est peu accrocheuse. Mais une fois l'histoire bien en place et les protagonistes présentés, tout s'enchaînent très vite. La trame est géniale, avec pas mal de retournements auxquels on ne s'y attends pas . La mise en scène est splendide, ainsi que les dialogues. Ce qui est intéressant par ailleurs, c'est que les frères Coen ont réussis à récupérer les codes du genres tout en les détournants avec un humour noir. Enfin la reconstitution est minutieuse et merveilleuse. L'immersion dans l'Amérique d'avant guerre est totale. Une très belle réussite, dans mon top 3 des films des frères Coen.
Pour leur troisième film, les frères Coen visitent un autre pan du cinéma, après le drame intimiste (Blood simple) et la comédie burlesque (Arizona Junior) et nous plongent dans les années de la Prohibition, au moment où une guerre des gangs est sur le point de se déclencher.
Miller's Crossing est avant tout un film d'ambiance où l'intrigue, assez alambiquée, est finalement secondaire : un joueur invétéré et malchanceux est l'éminence grise d'un boss du crime irlandais, avant de passer au service d'un autre, italien, avec, au milieu, une femme et son frère. Les dialogues sont ciselés, l'interprétation juste et les décors nous permettent de rentrer tout de suite dans l'histoire.
Manque de rythme et d'action pour en faire un grand mais Miller's Crossing est un bon film des frères Cohen. Pas gai pour un sous, avec un personnage principal détestable (impossible de s'attacher à lui), ce film de mafieux est réussi pour son jeu d'acteur et son scénario complexe et très bien ficelé. Le récit en devient imprévisible, plus prenant et tendu malgré les dialogues qui auraient mérité d'être raccourcis. Un résultat bon mais pas de quoi s'extasier non plus...
Considéré comme une des plus belles réussites des frères Coen, Miller 's crossing a pourtant accusé le poids des ans. Le ton a du mal à être trouver, entre l' esprit de sérieux de l'entreprise et le goût du cartoon des deux frères. De plus le personnage de Gabriel Byrne n'est jamais attachant, ce qui enleve de la profondeur au récit. Les décors quant à eux sentent souvent la carton pâte. Non, ce qui sauve le film, c'est l'incroyable nombre de trahisons en tout genre, qui monte l'incroyable immoralité de cette faune, et l'humour férocement noir des Coen.
Troisième long-métrage des frères Coen, Miller’s Crossing est un brillant film de gangster qui nous fait suivre le parcours de Tom Reagan (Gabriel Byrne), voyou réputé pour son intelligence, qui navigue entre deux clans concurrents au gré de son intuition et de l’évolution des rapports de force, au risque de se brûler les ailes (et de se faire brûler la cervelle). Superbement mis en scène, bénéficiant d’une lumière et de décors magnifiques, le film nous plonge non sans cynisme et humour noir dans l’atmosphère des clubs clandestins au moment de la prohibition aux États-Unis, tout en introduisant une forme de nonchalance et de détachement de son personnage principal, qui poursuit son étrange trajectoire malgré plusieurs passages à tabac. Une myriade d’acteurs géniaux (Albert Finney, John Turturro, Jon Polito, Marcia Gay Harden, Steve Buscemi...).
Troisième film pour Joel et Ethan Coen, « Miller’s Crossing » est un très bon petit film de gangsters. Le rythme relativement lent colle très bien avec l’ambiance générale violente et très noire du film, la plupart du film se passe en intérieur, les lieux sont très fermés et les rares scènes en extérieur se passe souvent de nuit. Le scénario est très sophistiqué et ne manque pas de suspense et de rebondissements.
Quel film ennuyeux et vide. C’est vraiment d’une nullité absolue. J’ai du mal à comprendre les critiques dithyrambiques. Joel Coen, Ethan Coen sont des réalisateurs vraiment surestimés. Deux heures de perte de temps... Passez votre chemin. Miller's Crossing c’est le croisement entre l’ennui et la neurasthénie. Fuyez !
La filmographie des Coen est marquée par plusieurs relectures contemporaines et originales du film noir. Largement inspiré de l’œuvre de Dashiell Hammett, le complexe scénario de « Miller’s Crossing » vogue sur cette tendance. Même si j’ai eu un peu de peine à rentrer dedans, je me suis progressivement laissé happer par leur film qui a fini par me faire une forte impression. Emmenée par le trop rare Gabriel Byrne, la distribution est du même acabit, tout comme la photographie clair-obscur de Barry Sonnenfeld.