Mon AlloCiné
    Leto
    note moyenne
    4,1
    973 notes dont 109 critiques
    23% (25 critiques)
    35% (38 critiques)
    23% (25 critiques)
    10% (11 critiques)
    6% (7 critiques)
    3% (3 critiques)
    Votre avis sur Leto ?

    109 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 534 abonnés Lire ses 1 390 critiques

    4,5
    Publiée le 4 décembre 2018
    A l'heure où cette chronique s'écrit, Kirill Serebrennikov est toujours dans le collimateur des autorités russes et assigné à résidence. Leto, son magnifique film consacré à l'émergence, au début des années 80, de la nouvelle scène rock de Leningrad, n'a pas gagné le moindre prix à Cannes, ce qui restera incompréhensible. Mais qu'importe, ce long-métrage, bourré d'énergie juvénile et mis en scène avec une inventivité permanente, restera dans les mémoires, dans un genre très différent du film précédent de Serebrennikov, l'excellent Le disciple. Leto témoigne d'un bouillonnement musical qui anticipe la Perestroïka, mais se voit aussi comme un hymne à l'amour et à la rébellion contre le conservatisme d'un pouvoir incapable de maîtriser les aspirations d'une jeunesse nourrie aux groupes anglo-saxons. Au-delà de son intrigue à la Jules et Jim, illuminée par la présence d'une actrice aussi radieuse que Julie Christie en son temps, Leto séduit par son aspect de La La Land, toutes proportions gardées, à la soviétique. La musique est bonne, la réalisation survitaminée et le scénario implacable. 2 heures et des poussières de bonheur à taper du pied, s'attendrir et sourire dans ce film en noir et blanc qui passe parfois à la couleur comme pour signifier que la grisaille s'estompe de temps à autre pour céder la place à une euphorie provisoire et mélodique contre laquelle aucun régime répressif ne peut s'opposer.
    Mathias Le Quiliec
    Mathias Le Quiliec

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 226 critiques

    2,0
    Publiée le 21 janvier 2019
    Avant de faire une critique, il me semble nécessaire de le voir une seconde fois tant mon opinion diverge de celle du reste du pays. Partant pourtant avec de belles idées en tête et pensant voir quelque chose entre jeunesse, politique, mélancolie et rock'n'roll je fonce donc au cinoche. Que ne fût pas ma déception, c'est bien simple je l'ai vu il y a un mois et je ne m'en souvient plus, même le noir et blanc chère aux réalisateur désireux de créer une ambiance ne m'a pas envoûté et touché une seconde. On peux s'identifier à tous les pays, toutes les guerres, toutes les coutumes, ou générations quand ceux-ci sont bien fait et permette une identification. Hors là, à part en étant un soviétique et en ayant vécu précisément à cette époque, je ne vois pas comment nos émotions ou notre empathie pourrait se révéler, sûrement pas grâce aux jeux des acteurs ou aux idées farfelu du réalisateur (la musique, les tags, dans les transport, délire incompréhensible). Enfin si on comprend un peu mais c'est mal fait quoi désolé ... Non en vrai je ne crois pas que je me l'imposerai une nouvelle fois !
    Pascale R.
    Pascale R.

    Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 20 janvier 2019
    Nul !!!!! trois accord de guitare sous fond d’alcoolisme et tabagisme . Un vide sidéral . Quelques belles images et effets spéciaux un peu amusants Rien sur leur vie Film très mode qui ne plaît qu’à la branchitude
    poet75
    poet75

    Suivre son activité 183 abonnés Lire ses 147 critiques

    4,5
    Publiée le 5 décembre 2018
    Liberté ! C’est ce vocable, c’est cette revendication, qui viennent à l’esprit à la vision de ce film enthousiasmant d’un cinéaste qui, il faut le savoir, est assigné à résidence depuis plus d’an dans l’attente d’un procès pour détournement de fonds : une accusation qui, sans nul doute, n’est qu’une manœuvre destinée à nuire à un artiste jugé dérangeant. Dans la Russie de Poutine, ultra réactionnaire, les libertés que s’octroie le cinéaste homosexuel et défenseur des minorités Kirill Serebrennikov ont tout pour déplaire au pouvoir en place. Du point de vue de l’atteinte aux libertés, la Russie d’aujourd’hui paraît même plus coercitive que du temps de Brejnev. Or c’est précisément cette période-là, celle du début des années 80, que revisite, à sa manière, le cinéaste. Il le fait par le biais d’une exploration de la scène rock qui émerge alors à Leningrad. L’un des chanteurs, un eurasien du nom de Viktor Tsoï, devint même, avec son groupe new wave du nom de Kino, une véritable star dans son pays. Ce chanteur charismatique occupe une place importante dans le film de Kirill Serebrennikov, mais il n’est pas le seul. Le cinéaste a soigneusement évité le piège du biopic pour lui préférer une suite de variations totalement libres évoquant la scène rock de cette époque-là. Au cœur du film, on ne trouve pas un homme unique, aussi fascinant soit-il, mais plutôt un trio. Avant qu’apparaisse Viktor Tsoï, c’est un autre chanteur qui se produit sur scène, un chanteur qui, même s’il n’a pas connu autant de succès que celui-ci, ne manque ni de charme ni de talent. Il se nomme Mike Naumenko et il est père d’un bébé qu’il a eu avec sa compagne Natasha. Dans la Russie soviétique du temps de Brejnev, tout est sous contrôle, bien entendu. Les chanteurs de rock sont admis sur scène, mais le public est prié de ne manifester aucun enthousiasme. Chaque chanson doit être examinée par un comité de censure. Le cinéaste se fait un plaisir de filmer ces scènes confinant à l’absurde. Mais il fait davantage, car, dans sa mise en scène comme dans sa réalisation, le film offre un festival d’inventivité et d’audaces de toutes sortes. Tourné en noir et blanc comme pour mieux illustrer la grisaille de l’époque, le long-métrage intègre, à plusieurs reprises, des séquences en couleur qui surgissent comme une prémonition de la liberté qui surgira dans le pays, quelques années plus tard, quand ce sera la perestroïka. Tout entier imprégné de musique, le film prend, à plusieurs reprises, des allures de comédie musicale : les passagers d’un train comme ceux d’un autocar se mettent tout à coup à chanter comme dans les meilleurs films de ce genre. À cela s’ajoutent même des éléments d’animation insérés dans l’image, ce qui donne à ces séquences un caractère fabuleux et totalement enchanteur. À d’autres moments, ce sont, par exemple, les paroles d’une chanson qui apparaissent à l’écran, en particulier celles de la chanson titre « Leto » (qui veut dire « L’été »). Le cinéaste ne se refuse rien. Sa façon de filmer est originale, elle est libre comme le sont les personnages du film qui, malgré la chape de plomb du régime soviétique, savent trouver ou inventer leurs espaces de liberté. Liberté fragile, risquée, toujours menacée et pas seulement du fait des apparatchiks. Quand Viktor rejoint la communauté de chanteurs et musiciens rock, on devine aussitôt que son charme n’indiffère pas Natasha, la compagne de Mike. Le cinéaste filme avec élégance les échanges des uns et des autres, donnant à Natasha un rôle qui ne se limite jamais à celui d’une simple muse ou d’un simple faire-valoir. S’il est un personnage qui symbolise le mieux la liberté dans ce film, c’est peut-être davantage cette jeune femme, plus encore que les chanteurs et musiciens de rock. Ce qui n’empêche pas le film d’être tout entier envahi d’une irrésistible ferveur musicale, pour notre plus grand bonheur de spectateur.
    Marie M.
    Marie M.

    Suivre son activité 15 abonnés

    5,0
    Publiée le 9 juin 2018
    "L’été" nous dévoile la rencontre entre Viktor Tsoï, jeune musicien en quête de reconnaissance, et Mike Naumenko, leader du groupe Zoopark. De cette rencontre va naître une relation tout en égo et musique, le rapport de maître à élève toujours sous-jacent. Superbement filmé en noir et blanc, le film déborde d’énergie et de musique rock des 80’s. Le réalisateur s’amuse dans sa mise en scène en ajoutant de l’animé (ici expérimentations graphiques à même la pellicule) ou en brisant le quatrième mur par des « ceci n’a jamais existé » lors de scènes rêvées impossibles dans l’URSS de ces années-là. Il dynamise son film, rendant palpable l’extase et la vigueur de cette bulle créative où naviguent ces deux stars du rock soviétique. La caméra pénètre dans un univers méconnu, difficilement imaginable dans un Leningrad à l’aube des années 80. Sur fond de riffs de guitare, "L’été" marie avec grâce politique, Histoire, musique et amour. A la fois sobre et puissant, "L’été" est un film rock jusqu’au bout des ongles où résonnent romantisme, révolte et ébullition créative. de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress
    pitch22
    pitch22

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 509 critiques

    2,0
    Publiée le 18 janvier 2019
    J'ai du mal à donner une note à LETO car c'est un film mélancolique aux jolis accents rêveurs (des sortes de clips punk fantasmés le parcourent) mais aussi un film qui n'a pas vraiment d'histoire et qui se contente d'une très longue suite de scènes, parfois vaines en terme de propos (comme cette love story inachevée, timide), pour donner à voir cette période de la vie du groupe pseudo-rock dans ces années où l'on devait s'acclimater aux conditions de la censure idéologique. Le noir-et-blanc, qui imprime un air à la fois classe et triste à l’ensemble, ne fait pas tout. Paradoxalement, ça manque de chair, de caractère. On reste sur sa faim, avec des infos déprimantes sur le devenir de ses membres après 1989, auxquels on s'était toutefois attaché.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 618 critiques

    2,5
    Publiée le 28 janvier 2019
    Ce film russe mise tout sur un esthétisme hyper pointu et travaillé. Un joli noir et blanc en format scope que Serebrennikov agrémente d’effets colorés et de surimpressions crayonnées ; un vrai look type clip des eighties. Apportant beaucoup de soins à son image, il en est de même aux choix musicaux qui rendent bien hommage aux artistes rock, punk et new wave des 70’s et 80’s. On est dans un film musical, la musique est un personnage du film ; in ou off, son mariage avec l’image est toujours judicieux (« perfect day » est merveilleux entre autres). Par contre, l’apparition du personnage récurrent annonçant que cela ne s’est pas passée comme çà finit par contre par être lassant. Aussi le triangle amoureux se voulait original avec le maitre devenant muse et fan de son élève au point de l’aider à prendre sa place au panthéon du rock russe et prendre sa place même dans son lit conjugal. Mais cette histoire et les personnages ne sont pas aboutis, l’écriture est poussive et en fait on finit à mi-parcours par se faire chier. Après reste l’instantané d’une Russie dans les prémices de la Pérestroika avec une jeunesse cadenassée qui n’attend que de desserrer le frein à main. Mais l’esthétisme et la Grande Histoire en filigrane ne suffisent pas à faire un film abouti. Tant pis mais merci pour cette succession de clips tous réussis dont n’aurait pas pali les Lou Reed, Stones,… tout-un-cinema.blogspot.com
    mat niro
    mat niro

    Suivre son activité 38 abonnés Lire sa critique

    2,0
    Publiée le 28 décembre 2018
    Il est bien difficile de noter ce film du réalisateur russe Kirill Serebrennikov (toujours assigné à résidence dans son pays), tant l'esprit rock'n'roll qu'il veut insuffler à son œuvre ne suscite guère d'émotion à travers ses personnages. L'ambiance de l'époque est retranscrite à merveille et l'on revisite avec plaisir l'univers du rock mais cela reste assez terne malgré l'esthétisme de la réalisation. Un biopic sur un groupe qui va devenir Kino dont la quête de liberté m'a laissé de marbre. Une grosse déception pour un film aux critiques dithyrambiques.
    Laurent C.
    Laurent C.

    Suivre son activité 164 abonnés Lire ses 290 critiques

    4,0
    Publiée le 9 décembre 2018
    Leto en russe veut tout simplement dire L’été. Justement, voilà un film absolument novateur dans la forme qui vient raconter l’été d’une nouvelle scène de Rock’n’roll dans l’Union Soviétique des années 80, quelques décennies avant la chute de l’empire communiste. Si des espaces alternatifs se créent sous le manteau des autorités, les organisateurs veillent à ce que les jeunes gens ne dansent pas trop et ne diffusent pas leur attrait pour une musique réputée capitaliste. Pour autant, des disques de tous les chanteurs de la scène New Wave se vendent dans un marché de la contrebande et permettent à des jeunes gens de se rêver dans l’habit de ces chanteurs qui passionnent les foules. « Leto » est un biopic qui réinvente totalement le genre. Car le réalisateur ne cherche pas seulement à retracer l’histoire de ce groupe alternatif, il mêle histoire d’amour et clips musicaux absolument enivrants. En réalité, il s’agit autant d’une comédie musicale que d’une hagiographie d’un groupe de Rock. La mise en scène brille d’une étonnante originalité qui montre un plaisir manifeste du cinéaste à jouer avec les images, les sons et les dialogues.
    larramendy
    larramendy

    Suivre son activité 3 abonnés

    0,5
    Publiée le 17 janvier 2019
    Quelle déception! On suit les errements de rockeurs russes au gré de leurs beuveries et amours partagées. J'espérais de la bonne musique et là encore j'ai été très déçu: la bande son est aussi criarde que très mauvaise. Comme cela a été le cas pour Cold war -nul, les critiques ont certainement été influencés, comme souvent, par le contexte historique, par ailleurs survolé. A éviter!
    Jérôme H
    Jérôme H

    Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 5 août 2018
    Un vrai moment de grâce visuel et sonore! Ce film est une claque aux idées reçues et nous replonge avec ivresse à une époque où ce rock débordant de générosité et d'énergie était encore bridé par le pouvoir en place.
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 302 critiques

    4,5
    Publiée le 4 décembre 2018
    Ça pourrait être l’enfer moderne de la répression culturelle d’un mouvement toléré du bout des lèvres. Mais pour cette jeunesse encore bercée par les promesses de la perestroïka, leur musique, rock et punk mâtinée de new-wave exprime toute leur joie de vie et l’urgence d’en faire état. Sous l’œil et l’oreille plus ou moins réprobateurs des vieux de la vieille orphelins de la « grande Russie » et sceptiques sur l’avenir d’un Gorbatchev déjà bien vacillant. C’est à travers leurs propres compositions que Mike et Viktor vont alors bousculer les traditions en opposition à un pays qui recrute ses jeunes pour aller faire la guerre en Afghanistan. Ce film en noir et blanc, sautillant sur des musiques barbares, a déjà traversé des siècles et des générations. Il va griser des nostalgies, soulever des interrogations et projeter sur l’avenir une sorte d’espoir de l’utopie. C’est déjà un grand film Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    Simon S
    Simon S

    Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 5 décembre 2018
    Baroque, exaltant, inventif, Un formidable courant d’énergie, d’ébullition créatrice malgré la chape de plomb toujours écrasante du régime de l'époque.
    domit64
    domit64

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 27 critiques

    4,5
    Publiée le 10 décembre 2018
    Une réalisation tout en finesse, un scenario qui tient la route sans tomber le classique biopic ou le pathos. Tout est juste. Ce film tourné en noir et blanc pour dénoncer la grisaille de la vie dans l’union soviétique de l’époque, laisse un peu de place à quelques scènes en couleurs, en signe d’espoir et annonçant la pérestroïka. Des prises de vue exceptionnelles et la scène du train est mythique. Artistiquement et cinématographiquement au top. Un film qui deviendra sûrement culte.
    Maxime B
    Maxime B

    Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 4 septembre 2018
    Mon coup de coeur du festival de Cannes! Super musiques et bon rythme qui ne nous laisse pas décrocher du film.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top