698 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
54 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
20 critiques
3
16 critiques
2
6 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Y Leca
46 abonnés
1 174 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 10 décembre 2025
D'un roman sans grande originalité traitant d'un amour contrarié par le snobisme puis par un fils possessif, Orson Wells tire une nouvelle démonstration de son sens de la mise en scène, de la photographie, des cadrages et des dialogues. Une belle leçon de cinéma.
Après le succès critique phénoménal de « Citizen Kane » le réalisateur Orson Welles signe un drame malheureusement charcuté au montage par les producteurs autour d’une famille aristocratique à la fin du 19ème siècle. Sans grand reproche d’un point de vue technique, le film souffre surtout d’un récit rendu décousu par une construction laborieuse qui ne rend pas honneur à la finesse de l’interprétation mise en valeur par une écriture pourtant intelligente de nuance.
Le DVD que j'ai acheté pour voir ce qui est pour moi le plus grand film de Welles contenait plusieurs bonus dont un entretien sonore de Welles par Peter Bogdanovitch de 51 minutes autour de son film, tout à fait passionnant. Ce bonus comprenait aussi un entretien de 19 minutes avec le Critique, cinéaste et historien du cinéma français Jean Douchet tout aussi passionnant sur ce film. Enfin ce bonus comprenait aussi un entretien de 19 mn avec Bill Krohn grand critique US sur ce film. On apprend ainsi Welles haïssait Hitchcock à cause de son succès populaire pour ses oeuvres. On apprend aussi que Wells avait une conscience politique anticapitaliste ce qui est manifeste dans le film "La Splendeur des Anderson". On apprend aussi que son film a été amputé de plus de 30 minutes par RKO ce qui enrage Welles car il pense et il a raison que son film demandait ces 30 minutes supplémentaires, ce qui n'empêche pas son film d'être pour moi son plus grand chef d'œuvre même si j'adore aussi Hitchcock. Bill Krohn indique que son film a été filmé et fabriqué au moment de l'attaque du Japon sur Pearl Harbor ce qui a gêné la production à cause des mesures de sécurité décidées par l'es USA. Welles connaissait aussi très bien les milieux grands bourgeois US décrits dans son film et explique à Bogdanovitch que sa grand-mère possédait une maison encore plus grande que celle que l’on voit dans son film. Sa réputation de critique forcené du milieu capitaliste grand-bourgeois dont il est issu l'a rendu mal vu par le le Maccarthysme et comme Charlie Chaplin il a dû quitter les USA pour l'Europe.
Finalement, quand on y réfléchit un petit peu et qu'on y regarde d'un peu plus près, cette splendeur est tout ce qu'il y a d'artificielle. Parce que cette génération Amberson ici présentée est une génération tout à fait minable. Vaniteuse, sans aucun sens des affaires et méprisante pour qui n'a pas les même idées qu'elle. Elle n'a pas d'autre talent que celui de porter un nom autrefois prestigieux. Si je dis ça, c'est parce que j'ai eu la forte impression qu'Orson Welles (cette fois-ci uniquement à l'écriture et derrière la caméra) prend un malin plaisir à voir cette famille se fiche en l'air, victime de sa suffisance. L'impression se confirme d'autant plus au regard du traitement infligé à certains personnages, notamment au fils George. D'abord dépeint comme un roquet arrogant et fainéant, pour finir par être ignoré et moqué par celle qui est l'objet de ses sentiments. Cette "Splendeur des Amberson" n'est en rien une charge contre la haute bourgeoisie Américaine de l'époque, puisqu'elle ne vise qu'une seule famille, mais elle est tellement féroce que l'on en vient à se demander si Welles ne s'est pas inspiré d'une famille qui a réellement existé et qu'il a côtoyée d'assez près.
Somptueux et douloureusement mélancolique, La Splendeur des Amberson capte la disparition d’un monde avec une élégance funèbre qui semble flotter sur chaque plan. Derrière la chronique familiale, Orson Welles orchestre une méditation amère sur le déclin social et l’irruption brutale de la modernité. La mise en scène, d’une fluidité prodigieuse, transforme les salons cossus et les rues enneigées en espaces hantés par le temps qui passe. L’orgueil aveugle du jeune héritier, magnifiquement incarné par Tim Holt, devient peu à peu le symbole d’une aristocratie incapable de comprendre le monde qui change. Malgré les mutilations infligées au film par le studio, il demeure un chef-d’œuvre fantomatique, bouleversant précisément parce qu’on y sent la grandeur d’un film encore plus immense tapi derrière ses fragments.
Deuxième opus de O. Welles et adaptation d'un roman qui valu le prix Pulitzer à son auteur, il est parfois considéré par certains comme la meilleure réussite du cinéaste. A titre personnel, je place Welles dans les sommets du septième art.
Mutilé d'environ 45 minutes à sa sortie ( il reste 88minutes dans sa version officielle), il s'inscrit dans ce qui constitue ( selon moi) le fil conducteur de la filmographie de son auteur : l'origine du Mal.
C'est la troisième bobine ( donc la partie finale de " la splendeur des Amberson" ) qui fut sérieusement coupée pour tenter de plaire au public ( ce fût tout de même un échec commercial).
Figurant aujourd'hui dans les rangs de la cinéphilie parmi les titres majeurs du cinéma américain des années 1940 ( et même au delà) il montre le talent immense de Welles qui met en scène à 25 ans un tel joyau.
Le scénario s'attache à décrire la déchéance d'une famille richissime. Welles qui fut orphelin de mère à 9 ans puis de père à 15, connait l'impact des blessures émotionnelles qui avancent masquées dans le jeu social ( la photographie en noir et blanc de Stanley Cortez laisse au plan métaphorique la place à l'ombre, à l'écran) .
"La splendeur des Amberson" est finalement une variation sur les mêmes thèmes ( conséquences toxiques de blessures émotionnelles, vanité des choses) mais de manière sans doute plus explicite que dans "Citizen Kane".
grand spectacle doté s'un souffle mélodramatique incontestable, la Splendeur des Amberson bénéficie d'un scénario dense, de dialogues brillants, et d'une mise en scène soyeuse. Le film prend le tour d'une grande saga, ou derrière le destin de cette famille arcbouté, se dessine les grands changements, industriels notamment, de la fin du 19e siècle . C'est donc un film riche ,on sent qu'il a influencé le Megalopolis de Coppola, mais il est vrai qu'il souffre de quelques coupes franches réclamé par les studios ,avec des ellipses douteuses, et le final apparaît expédié. Cela reste assez majestueux
"The Magnificient Ambersons" est connu pour avoir été fortement charcuté durant sa post-production. RKO profitant du fait qu'Orson Welles travaillait sur un autre projet au Brésil, afin de couper dans son dos près d'une heure de film et de retourner la fin ! On sent bien que cette version cinéma de 1h28 en avait davantage sous le capot, et que le final est en décalage avec le reste. On raconte notamment qu'un acte supplémentaire serait manquant. Mais il ne sert à rien de se lamenter sur l'heure supplémentaire, dont les négatifs sont très certainement perdus à jamais. En l'état, la version de 1h28 est un excellent film, et peut être considéré comme majeur dans la filmographie de Welles. Ce qui n'est pas peu dire ! D'abord, le film bénéficie d'un excellent scénario. L'histoire de la dégringolade progressive d'une riche famille américaine, au début du 20ème siècle. Leur oisiveté, leur arrogance, et leur déconnexion avec le monde réel leur coûtera très cher alors que la société s'industrialise. C'est bourré de réflexions pertinentes sur la société US. Les 1h28 ont le mérite de passer très vite, l'intrigue avançant à toute allure. Et les personnages sont immédiatement prenants. Dont Joseph Cotten en ingénieur excentrique qui va prendre du galon. Ou Tim Holt, très à l'aise en héritier à la jeunesse pourrie gâtée et désormais parfaitement infect ! Et puis il faut évidemment souligner la mise en scène. Un peu comme dans "Citizen Kane", Orson Welles livre une œuvre très moderne (mais certes pas aussi formidable). Des plans-séquences et des travelings pour suivre des dialogues, exploitant le plus souvent des ombres et des intérieurs ostentatoires. Des contre-plongées de bel effets. Des idées originales. Et certaines compositions assez hallucinantes (ce mouvement de caméra dans l'escalier !). Du tout bon.
Ce film du réalisateur légendaire Orson Welles est très plaisant, avec beaucoup de dynamisme avec ses nombreux angles de prise de vue, des acteurs très bon, et une réalisation brillante. 9n regrettera seulement le scénario qui est, selon moi, un peu faible dans ce qu'il veut représenter et dans sa conception de la narration d'un récit qui peut s'avérer très quotidien.
Techniquement excellent, tant par la maîtrise du contraste entre noir et blanc que par la symbolique de la mise en scène et le jeu des acteurs, le film pèche cependant par manque d'émotion et de cohérence scénaristique, présentant des personnages aux réactions excessivement sacrificielles ou égoïstes - quoi que cela souligne parfaitement le clair-obscur caractériel. De même alors que le début du récit promettait une critique acerbe du microcosme bourgeois de l'époque, la dimension sociétale s'étiole au profit des problématiques sentimentales, certes inscrites dans un contexte moral historiques, mais plombées par un académique romanesque peu enthousiasmant. Dispensable.
Film intéressant , mais qui a souffert de coupures de production très importante, fut renié par Welles et largement tourné par Robert Wise . L'ensemble est donc inégal mais réserve tout de même de beaux moments .
Une œuvre superbe d'Orson Welles une fois de plus, qui signe là un film complexe sur les relations familiales. Les acteurs sont exceptionnels et à eux seuls parviennent à véhiculer toute l'émotion qui se dégage d'une telle histoire. Un peu avant l'heure, le cinéaste montre la difficulté de rebâtir une famille après la perte d'une moitié, et donc l'impossible recomposition familiale. Sans doute pas le plus beau des films de Welles sur la forme, mais l'histoire tient plus que la route.
Mon premier Orson Wells avant Citizen Kane ce qui signifie que je vais peut être surestimer le film mais une chose est sûre, la splendeur des Amberson est un super classique. L'histoire d'un sale gosse pourri gâté venant d'une famille de riches devant finalement faire face à un funeste destin est superbement mis en scène par M.Wells. Même si techniquement le film à vieilli avec de nombreux plans fixes ou manquant parfois de précision avec également des raccords hasardeux et pas toujours compréhensible. En plus, on remarque une absence troublante d'ambiance sonore. Cependant, ce qui frappe et touche le plus est ce désir de contextualiser, d'ancrer les personnages dans un contexte précis ( les Amberson figés dans leur âge d'or tandis que le personnage de l'humble inventeur des VOITURES, Eugene Morgan est tourné vers l'avenir et cherche à avancer du mieux qu'il peut ) ce qui engendre un décalage entre les personnages que l'on suit et leur univers vieillissant face à un monde qui progresse (davantage visible lors des dernières scènes). L'histoire paraît simple mais est très bien développée à travers des personnages tous bien exploités visant à élargir la vision de George (le sale gosse et protagoniste) pour qu'il comprenne ses erreurs. Ainsi, tous les personnages ont leur place et ils sont sublimés, en particulier Eugène, par des dialogues très intelligents faisant réellement avancer l'intrigue. Ainsi, mis à part la technique et surtout l'époque du film, je ne vois rien de plus à lui reprocher . Surement inférieur à Citizen Kane , "la splendeur des Amberson" reste un très bon film d'Orson Wells . Ps: Orson Wells donne sa voix au narrateur mais aussi au crédits de fin ou il mentionne les contributeurs du film ( cela ne dure qu'une minute, ce n'est pas long)
Un film romantique et dramatique poignant.Tout d'abord un jeune homme s'est épris d'une jeune femme de haut rang mais cette dernière lui a préféré un autre. Les deux se sont mariés mais chacun de son côté ,ils ont eu un enfant chacun et sont devenus veuf et veuve par la suite et à des dates différentes. Deux décennies après ils se sont rencontrés et avaient toutes les chances de rattraper le temps perdu , chose que n'a pas accepté le fils de la femme.
Deuxième film d'Orson Welles après Citizen Kane. Le scénario est plus classique ais la mise en scène reste novatrice et inventive. Le personnage principal est délicieusement détestable. Bon film