Pierrot le Fou
Note moyenne
3,6
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282 critiques spectateurs

5
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 avril 2021
Comme presque toujours chez Godard, dialogues et scénario n’ont pas grand intérêt sur le fond et le surréalisme n’émeut pas car il est artificiel et dépourvu de mystère. Si les réflexions sur la mort ou autre sujet bateau nous semblent totalement ridicules, il ne faut pas oublier qu’elles pouvaient encore passer pour originales à l’époque. La dénonciation de la société est certes encore recevable, mais on ferait cela plus finement aujourd’hui. Mon attitude vis-à-vis des films de Godard en général est inspirée de la pipe de Magritte : « Ceci n’est pas un film ». Je crois qu’on peut ressentir des moments de poésie et de simple jouissance plastique si simplement on oublie qu’il y a une histoire qu’on serait censé suivre. Côté son il y a de très bons moments musicaux, mais je tends à considérer les dialogues comme de simples bruits de voisinage ou du babillage puéril. J’éviterais par dessus tout de rester scotché devant un tel film, car il y a beaucoup à jeter et cela deviendrait un véritable pensum. Il faudrait qu’une bonne fée armée d’une paire de ciseaux n’en fasse non pas l’usage qu’en fait Marianne ou on ne sait qui dans le film mais procède à des coupures sélectives, peut-être seulement du son, dans les moments les plus insupportables et insignifiants, comme par exemple les 2 chansonnettes poussées par l’actrice ou les divers massacres qui émaillent le film, en gardant les séquences éthérées, les trouvailles comme le petit fennec sur la table ou les stations-service plus vraies que des jouets, l’évocation à travers les paysages côtiers, les automobiles ou les bateaux de cette époque déjà bien lointaine, tout cela bien sûr magnifiquement photographié. Et bravo pour le grand éclat de rire final spoiler: où Ferdinand se fait sauter la tronche
pour nous rassurer quant à la faculté d’autodérision du réalisateur. De l’art d’ameublement, comme Satie disait de sa musique, avec en prime de très bons moments, mais rien moins qu’un thriller.
Thibault D.
Thibault D.

4 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2021
Retirez quelques longueurs et ce film est excellent. Du très bon Godard sur le désir de fuite et d'émancipation avec un ton drôle et cruel. Une ode sur l'art portée par un dénommé Ferdinand, ennuyeux et contraignant. La passion est un piège, la folie ne fait que mener l'individu à sa perte.
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 avril 2021
Une narration et des idées incontestablement originales, certes, mais à part quelques séquences réussies, le montage et la mise en scène résolument intellos m’ennuient…Les dialogues sont trop souvent constitués d’aphorismes racoleurs et certains gags sont plutôt douteux. En partie tourné dans la rade de Toulon (j'y habite).
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2021
Avec « Pierrot le Fou », sorti en 1965, Jean-Luc Godard livre un road-movie philosophique totalement incongru. Les deux acteurs principaux, Jean-Paul Belmondo et Anna Karina, livrent quelques réflexions pertinentes, avec certaines scènes loufoques et plusieurs plans de qualité dans lesquels les couleurs rouge et bleu sont omniprésentes. Mais l’ensemble est vraiment noyé dans un fourre-tout incommensurable. Il en devient d’ailleurs difficile de saisir le message que le réalisateur a voulu transmettre tant les codes du cinéma sont bouleversés. Bref, une œuvre déstabilisante.
paganini
paganini

8 abonnés 97 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2021
du godard habituel, bavard, pretentieux, ennuyeux et long. a voir pour sa culture générale? pas nécessairement.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2021
Jean Luc Godard réalise un film ambitieux avec Jean Paul Belmondo. L' egalance de l'acteur français donne du charme au long-métrage.
VAMPIREEE
VAMPIREEE

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2021
C'EST QUOI LE CINÉMA ?


Pierrot le fou, est sûrement l'un des plus grands films du cinéma français, de référence, dirigé par un immense réalisateur, qu'est Godard. Ce film peut d'une manière prétentieuse prétendre réfléchir à ce qu'est véritablement le cinéma. Certains diront que c'est un film qui ne joue que de cela et que seuls soi-disant grands cultivés peuvent comprendre, mais, moi qui n'en fais pas parti, je ne suis pas d'accord. Pierrot le fou, est l'exemple parfait du film d'auteur, qui par sa métrise, et son univers rempli de nature, pas seulement humaine, va jusqu'au bout d'une idée réfléchie et travaillée, celle de vouloir caractériser le cinéma de manière générale en transcendant les codes instaurés avant la période de la Nouvelle Vague. Ce film est profondément humain, comme tout les films de Godard il réfléchit sur qu'est ce que l'homme et jusqu'où peut-il aller ? Godard est pour ma part le cinéaste caractérisant parfaitement ce renouveau du cinéma français, qui en a permis la transformation:
- Un cinéma d'avantage littéraire,
- Un cinéma tuant les codes instauré.
- Un cinéma plus ouvert et moins introverti.
Godard métrise d'une superbe façon le son, et le travaille, en le plaçant sans cesse hors champ, hors caméra, il joue de ce son extradiégétique, et l'amène à casser l'atmosphère instauré par les dialogues des acteurs/actrices.
Comme de nombreuses scènes où l'un parle, et en même temps un bruit retentit, hors caméra, effaçant ainsi le discours de celui-ci.
De même lorsque Ferninand, parle à Marianne, et que la caméra la fixe en gros plan, nous n'entendons pas les dires de Belmondo.
Comme dans chacun des films de Godard, les personnages ne sont qu'objet d'une idée et illustrent une image, définie par leurs gestes, et leurs dialogues. C'est comme si Godard faisait réfléchir ses personnages, et laissait libre court à leur imagination mais qu'en même temps il leurs imposait un objectif et les menaient finalement à la mort, en ayant réfléchit tout au long du film sur leur vie ainsi que sur leur fin. Enfin ce qui est intéressant c'est la manière dont le spectateur est accaparé et dont le cinéaste utilise les retours faces caméra, le specteur est amené ainsi à réfléchir avec les personnages, et c'est ici que l'on peut se rendrent compte, qu'il ne faut pas s'arrêter au soit disant "cinéma prétencieux", car je pense que c'est surtout un film qui permet la réflexion et en absorbe la digression.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 novembre 2020
Difficile de nier l'audace de mise en scène ou la déstructuration novatrice des codes cinématographiques dans une ambition de mêler fantasmes artistiques, réalités désabusées et transcription de ressentis mais il faut bien admettre que ce rythme haché, cette absence décomplexée de scénario et la dimension conceptuelle revendiquée donnent un aspect visuel très désagréable au film, de même que les interludes chantés passablement hors de propos. Le modernisme ne justifie pas tout, et surtout pas de nous couper des personnages et ainsi de toute implication émotionnelle - malgré le jeu convaincant de ce couple très cinématographique par ailleurs. Se noyant sous les références, assumées ou cachées, Godard s'autorise un onanisme cérébral lassant alors que le parcours de Ferdinand-Pierrot, inéluctablement entraîné par ses désillusions et son désarroi vers une fin tragique, aurait dû fournir la matière d'un drame intense. Une expérience à réserver aux fans hardcore!
Fran Abi
Fran Abi

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2020
Le style Jean-Luc Godard est très particulier dans lequel je n'étais pas habitué, on est très loin des " professionnel, solitaire, marginal flic ou voyou". Les jeux d'acteur des deux principaux comédiens est tout de même très bon.
jerome s.
jerome s.

8 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2020
Le film ne ma pas trop emballer mais je me doit d'être honnête, ce n'est pas un mauvais film, il est certes lent mais elle accompagne ce sentiment de liberté que les personnages sont a la recherche kit a transgresser la loi. On danse entre des dialogues a la fois réaliste et irréaliste mais c'est la concept de la liberté qui veut ça. Le plus gros reproche que je lui ferait c'est le côté incompréhensible de certaine scène, de dialogue de mise en scène, c'est assez étrange. Avec une fin ... je n'ai pas compris ( il s'est senti trahi voir même assassiné par Karina, c'est ça ?) pourquoi ce peindre le visage en bleu ?
Pour résumé, il faudrait que je le revoie parce que la ... a vous de faire votre propre avis.
Jérôme S
Jérôme S

1 abonné 66 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 octobre 2020
Alors je ne sais pas si c'est parce que je ne suis pas du tout cinéma d'auteur, mais j'ai pas trop compris ou Godard voulait en venir avec ce film et je ne comprends pas cet emballement autour de ce film. En allant pas jusqu'à le descendre par respect pour la carrière de Godard et Belmondo ce n'est pas un film que je regarderai en boucle.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2021
C'est du Godard donc toujours un peu spécial, ses facéties (dans le son, la coupe...) et les longues citations littéraires en rebuteront plus d'un, sa prétention crève l'écran. Mais si on est réceptif à son "délire", on passera un moment difficilement oubliable tant ses acteurs sont marquants, tant ses personnages attachants et tant ce film est beau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 août 2020
Pierrot le Fou est un film français dramatique réalisé en 1965 par Jean-Luc Godard. Il est protagonisé par Jean-Paul Belmondo et Anna Karina, qui jouent les rôles de Pierrot et Marianne respectivement. Le film s'agit de la relation entre Pierrot et Marianne, pendant son voyage de Paris à la Méditerranée. Ce n'est pas une histoire d'amour, c'est une histoire sur le non-conformisme, l'aventure et la recherche d'un mode de vie différent. Ce film est excellent non seulement pour les performances et la complexité des personnages principaux, mais pour son esthétique aussi. C'est très belle et significative et pour moi, les différents éléments esthétiques comment l'image, les couleurs, la musique, et les dialogues eux-mêmes, font le film passionnant, original et superbe.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2020
Pierrot le fou est une comédie dramatique française réalisée par Jean-Luc Godard en 1965. Employant un format d'image 2,35:1, il s'agit d'un film appartenant au genre du road movie et d’une figure emblématique de la Nouvelle Vague, tournée en couleur sur une pellicule standard au format 35 mm. Le film narre le voyage fantaisiste de Ferdinand dit « Pierrot », un homme de nature lunaire incarné par Jean-Paul Belmondo, à travers la France en compagnie de son amie Marianne (Anna Karina). Ils vont notamment se retrouver poursuivis par des gangsters à la mine patibulaire.
La séquence proposée montre le départ des deux amis de l’appartement parisien de Marianne, qui les mènera jusqu’au sud de la France. La fin de l’extrait nous les montre sur l’autoroute, partis pour les bords de mer. Il est au total composé de 23 plans différents présentés dans un ordre linéaire, et avec une bande-son hétérogène entremêlant bande originale extra-diégétique, narration et dialogues intra-diégétiques. A chaque changement de plan, le réalisateur utilise le cut. Il y a à la fois des plans fixes et mouvants. D’abord, nous pouvons dire qu’à l’instar de l’ensemble du film, cette séquence est une ode à la liberté. Effectivement, nous remarquons qu’à de nombreuses reprises Godard s’autorise divers exercices avec d’autres arts. Notamment, aux plans 2, 3 et 4, présentant des inserts sur l’ « ami Pierrot » et autres figures emblématiques enfantines appartenant à l’ouvrage de Ferdinand, faisant allusion à la peinture et à la comedia del’arte, éléments que nous pouvons retrouver d’emblée sur l’affiche du film. Le chef opérateur du film, Raoul Coutard, s’inspire en grande partie du peintre abstrait Nicolas de Stael pour la conception du personnage de Pierrot le Fou et les symboliques des couleurs picturales. Nous constations bien évidement l’analogie entre Ferdinand et Pierrot, son alter ego (plan 2, 0:09), Colombine pour Marianne (plan 3, 0:11), et enfin les deux réunis sur un même plan (plan 21-22, 5:06). Dès lors, nous écoutons les voix-off de Ferdinand et Marianne, par la suite entrecoupées d’un plan-séquence instrumental complexe débutant par un homme allongé mort sur un lit (plan 7). Dans celui-ci, Ferdinand passe devant un mur sur lequel figure les capitales OASIS, faisant allusion à un monde idéal qui lui est pour le moment inaccessible. Marianne tient dans ses mains le livre sur Pierrot. Ferdinand finit par débouler dans la pièce et essaye de distraire l’oncle afin que Marianne puisse l’assommer. Pendant que Ferdinand traîne le corps hébété, la musique s’interrompt et les deux voix-off interviennent de nouveau. Marianne observe la vue du balcon, s’empare d’un fusil dans l’appartement puis retourne sur le balcon d’où la voix off réplique : « C’est moi, Marianne ». Le monde semble alors s’ouvrir à elle par le biais du plan de demi-ensemble sur la terrasse du balcon. Le plan-séquence prend fin. Cette séquence est un mécanisme complexe nuisant quelque part la liberté des personnages, d’où le fait que leur voix-off soit brusquement éclipsée pour laisser place à une musique stridente et peu festive (l’une des seules présentes de tout le film, par ailleurs). Une fois le personnage de l’oncle éliminé, la narration extra-diégétique revient à la normale, confirmant la gêne représentée par Franck. Nous pouvons alors parler d’une ode à la liberté pour le cinéaste, dont le mouvement cinématographique a toujours eu pour valeur de transgresser les règles narratives. Ensuite, cette même impression réitère avec la série d’images débutant par le plan 14 (3:13), sur lequel les héros s’arrêtent à une station d’essence. Ferdinand demande au garagiste de « faire le plein et en silence ». Or, nous savons qu’il est démuni d’argent… cet élément annonce la suite de l’histoire. L’image est suivie par un plan rapproché épaules sur Ferdinand et Marianne (plan 15, 3:29) dans la voiture, se chuchotant des choses. Au plan suivant (plan 16, 3:44), Marianne sort du véhicule et en ouvre le capot. Alors que le garagiste enfonce sa tête dedans, elle lui ferme le capot sur le dos et l’étouffe. Marianne demande à Ferdinand de l’aider à se débarrasser du corps du garagiste. Un autre garagiste arrive sur les lieux, et Marianne compare alors leur situation à une scène de Laurel & Hardy : effet de mise en abîme, revenant nombre de fois par la suite. Cette séquence déjantée démontre bel et bien que Pierrot le fou est l’une des pierres angulaires du road movie, une ode à la liberté pour les personnages, dont les péripéties sont faire-valoir de leur union, transgressant leurs modes de vie habituels. Enfin, par le biais de cette séquence, Godard essaye avant tout d’établir un dialogue avec son public. Effectivement, d’un point de vue visuel et sonore, le film établit un contact avec le spectateur, plus particulièrement en faisant appel à son imagination. Premièrement, les plans 5 et 6 (0:19), insert sur le bureau dans son ensemble puis sur le pistolet, amorcent le récit de genre film noir qui va ponctuer l’intrigue. Puis s’ensuit toute une série de plans qui se démarquent par un montage alterné entre la position des deux protagonistes, et celle des gangsters auxquels ils sont confrontés (plans originaux 8 à 13, 2:45 à 3:12). Le plus intéressant d’entre eux est une plongée sur les gangsters au pied de l’immeuble, intervenant à plusieurs reprises. Cette série de plans d’ensemble ou demi-ensemble rapide s’accompagne par une suite d’énumérations prononcée par les personnages en extra-diégétiques, créant ainsi un dialogue entre les personnages et le spectateur à qui ils semblent s’adresse (étant donné que par discrétion ils ne peuvent parlent entre eux) : « […] sortir d’un mauvais rêve, partir en vitesse […] ». Ainsi, la narration de cette séquence suscite beaucoup d'interrogations mais n’a d’autre but que de susciter ovations de la part d'une catégorie de public s’identifiant aux personnages, à l’ère de mai 68. Godard détourne des sujets de société tabous à travers une série de symboles et de citations philosophiques.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 juillet 2020
Quand je pense cinéma et beauté des images , je pense à des rouges, à du technicolor, des films américains et surtout à Pierrot le Fou.
Entre une péloche superbe, un excellent travail de Coutard, JP Belmondo au sommet de son art et la beauté de la mannequin Anna Karina, la mise en scène nerveuse et le style Godard, des dialogues absurdes mais mythiques : attention chef-d'oeuvre !!
Le meilleur film de Godard, une légende que pas mal de cinéastes glorifient encore.
Delon aura eu Melville avec le samouraï, Belmondo , Godard avec ce film.
Contrairement à ce qu'on a pu lire ici ou là sur le travail de Godard, qui ne sait pas ce qu'il va tourner le lendemain, les dialogues non définis, il faut comprendre ses films comme des films muris par ses années de critique de cinéma, des oeuvres désirées depuis longtemps par un critique frustré à qui, un jour, on donne les moyens de faire un long métrage.
c'est donc un objet surtravaillé, trop même, pratiquement dédié à la critique des professionnels du 7ième art, un film qui rend perplexe les autres pays et qui assoit le cinéma français sur la première ou seconde marche. Bravo JL.
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