Pierrot le Fou
Note moyenne
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282 critiques spectateurs

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JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2014
Quel film ! Godard m'avait conquis avec "À bout de souffle" et je me suis directement tourné vers "Pierrot le fou", considéré comme son long métrage le plus abouti, à juste titre ... C'est l'histoire de Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) et Marianne (Anna Karina), amoureux renaissants fuyant Paris et ses conventions pour le sud de la France désireux de vivre leur aventure, entre quête de liberté spirituelle, délits et confrontation, les amenant inéluctablement vers une route sans fin. À l'instar de "À bout de souffle" cette fois le scénario m'a vraiment enthousiasmé, la dualité des deux protagonistes, l'un est avide de lettres, de philosophie, l'autre est insouciante et frivole, un cocktail détonant de sensibilité passionnelle mais contrasté (la scène de la plage est symptomatique), rares sont les films où les personnages sont aussi travaillés avec autant de sincérité et de complexité. La mise en scène jouit d'un décalage anti conformiste, marque de fabrique de Godard, avec également des regards caméra malicieux comme la fameuse réplique "À qui tu parles ? Au spectateur" ou les déclamations de Marianne "Je me fous de tout, ce que je veux c'est vivre" et de Ferdinand "Nous sommes fait de rêves et les rêves sont fait de nous", renforçant le degré d'immersion du public, au plus près du film et de leurs protagonistes. Visuellement j'ai trouvé ça extrêmement intéressant, avec un jeu de couleurs primaires proche par moment du mouvement néo réaliste, le rouge et le bleu sont très souvent associées et/ou confrontées illustrant parfaitement le thème de l'opposition idéologique. Belmondo et Karina sont juste parfaits dans leurs rôles, tout en authenticité, malice et charisme, un vrai couple emblématique du cinéma, niveau interprétation la courte apparition de Raymond Devos en homme névrosé est exceptionnelle. La fin du film est déchirante, d'une grandeur symbolique frappante de fatalisme, d'une volonté de quitter ce monde inexorablement corrompu pour rejoindre l'éternité pure de l'au delà. La morale est volontairement subversive, d'ailleurs chose étonnante ce long métrage a été interdit au moins de 18 ans à sa sortie pour cause "d'anarchisme intellectuel et moral" en pleine France gaulliste pré 68, on peut donc légitimement le considérer comme avant-gardiste. "Pierrot le fou" est un film majeur, extrêmement intelligent en tout point, brillamment interprété et d'une beauté poétique sans pareil, Godard prouve là son génie mais également son goût pour la provocation et sa haine du conformisme, une œuvre à découvrir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 avril 2014
Ferdinand Griffon, dit Pierrot le Fou, est las de son quotidien. Il partage sa vie avec sa femme et ses deux enfants mais un soir alors qu'il rentre d'une soirée, il décide de partir dans le Sud de la France avec sa baby-sitter, Marianne.
Jean-Luc Godard, dans ce film expérimental, met en scène une très jolie Anna Karina et un Jean-Paul Belmondo passionné et déterminé dans une aventure très spéciale. Le fil conducteur semble être détendu tant on ne comprend pas toujours ce qu'il se trame à l'image, image propre et colorée qui transpose les mots poésie, romance et folie.
Le scénario se compose essentiellement de citations culturelles, de références historiques et d'une sorte de road-movie sans repères et sans réelles valeurs.
Certains crieront à la masturbation intellectuelle et d'autres au génie. Si on se place entre les deux, on passe un moment sympathique.
GUI92AUME
GUI92AUME

8 abonnés 58 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 mars 2014
Aujourd'hui j'ai vu, contraint par ma classe, au cinéma Pierrot le Fou. Aujourd'hui est le premier jour où j'ai eu envie de quitter le cinéma. Aujourd'hui est le premier jour où j'ai quelque peu perdu foie au cinéma. Mon commentaire est pompeux avec son anaphore et ennuyant et vide n'est-ce pas ? Et bien ce film est exactement cela. Si vous voulez chercher les origines du "pourquoi est-ce que les films français sont des films d'auteurs chiants ?", alors ne cherchez pas plus loin: la Nouvelle Vague. Tout est fait pour plaire à l'élite intellectuel: ça c'est sur ! Un film ultra-référencé, très intelligent, certes, mais le problème c'est que, selon moi, le cinéma est avant tout du divertissement; et ce film ne divertit pas. Et malheureusement l'assume. Des acteurs qui parlent comme des robots en récitant des phrases de poètes, de grands auteurs, un acteur qui parle au publique pour le plaisir de détruire le quatrième mur, en insistant ensuite avec la question de sa compagne qui dit: " qu'est-ce que tu fais ?" et répond " je parle au spectateur". Là le mur est défoncé. L'histoire d'un mec qui retrouve une ex et plaque tout pour partir avec elle en tirant sur des voitures, volant des voitures, coulant une voiture, parlant littérature. Bref, vous aurez compris, j'ai tenu 2 minutes, et je me demande combien de temps le cinéma français va continuer à trainer ce boulet qu'est l'héritage de la Nouvelle Vague.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2014
J'avais hâte de voir "Pierrot le fou", qui a une si bonne réputation mais sachant que je ne suis pas fan de Godard qui pour moi est capable d'alterner le très bon ("A Bout de Souffle") et le très mauvais ("Made In USA"). Et finalement je ne suis pas déçu, bien au contraire c'est un bel hymne à la liberté que nous propose Godard, emmené par un excellent Belmondo (comme souvent à cette époque) et une belle Anna Karina. Il nous fait suivre ce couple entre ses péripéties, ses aventures ou encore ses problèmes, l'ensemble est captivant et parfois fascinant, d'une grande richesse d'écriture, notamment à travers les excellent dialogues. La mise en scène de Godard est inventive et excellente et la narration est originale ("tu parles à qui ? _Aux spectateurs !"). Pas besoin d'aller plus loin, ce n'est pas forcément un film que l'on va détailler mais que l'on va admirer, un film magnifique, à la fois violent, cru, beau, visionnaire, artistique, poétique ou encore fascinant... Superbe.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 décembre 2013
J'avais hâte de voir ce Pierrot le fou, qui a une si bonne réputation (mais je ne suis pas fan de Godard, capable d'alterner le bon et le mauvais). Et je ne suis pas déçu, c'est un bel hymne à la liberté que nous propose Godard, emmené par un excellent Belmondo (comme souvent à cette époque) et une belle Anna Karina. On suit donc ce couple, ses péripéties, ses aventures... Le film est captivant, très bien écrit notamment au niveau des dialogues, la narration est original ("tu parles à qui ? _Aux spectateurs !) et superbe. C'est vraiment bien réalisé, c'est un film difficile à détailler, le scénario n'est pas très développé, mais il n'en reste pas moins captivant (bien évidemment jamais ennuyant), et surtout magnifique. C'est violent, cru, beau, visionnaire, artistique, poétique, fascinant... Superbe.
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 décembre 2013
Heureusement la nouvelle vague n'existe plus........
La révolte en ce temps là, oui pourquoi pas...... et maintenant.......
Maintenant que tous les bourgeois sont de gauche ?
Film 100% prétentieux avec un message politique préhistorique......
Patrick B.
Patrick B.

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 décembre 2013
Pourquoi crier au génie devant ce film décousu et dénué de sens ? Aucun plaisir a voir une telle oeuvre , Aucun !!!
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2013
Esthétiquement c'est un régal, les prises de vues sont somptueuses et Anna Karina merveilleusement mise en valeur. Sorte de road-movie avant la lettre, c'est souvent burlesque, souvent tendre et poétique, parfois surréaliste. On ne s'ennuie pas une seconde (on a même droit à Raymond Devos en guest star). Quant au scénario, le fait qu'il soit incompréhensible (et que Godard s'en tape manifestement) n'a somme toute pas grande importance. Tout au plus pourrait-on reprocher l'overdose de citations culturelle. Probablement le meilleur Godard.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2013
" - Vous parlez trop. C'est fatiguant de vous écoutez. " J'ai pensé pareil, mes yeux étais éblouis mes mon cerveau ne réagissait pas car je connaissais que trop vaguement ou alors pas du tout les sujets qu'ils abordaient.

Mais ce n'était que le début car l'évidence se pointe assez vite. D'ailleurs il n'y a pas que l'évidence qui rapplique puisque l'histoire ce décide à venir aussi. La musique frénétique, les paysages et décors magiques, la beauté et la folie d'une femme, l'humour décapant de l'homme ce Pierrot, non il s'appel Ferdinand font que tout cela me tord les boyaux ( c'est un compliment, sa veut dire que j'ai aimé ). L'amour, rarement quelqu'un ma aussi montré, prouvé ou fait ressentir ce sentiment que Godard l’apogée étant bien sur A Bout de Souffle mais ici c'est encore avec un autre regard qu'il me parle.

Une fin ... surprenante mais non pas un choc, si l'on m'avais dit au début le dénouement j'aurais halluciné mais non pas que je suis déçu au contraire, c'était étrange beau et con et surtout marrant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 novembre 2013
Pierrot le fou, c'est l'envie folle d'un Godard fou. Un scénario fou, narrant la folle histoire d'un jeune couple fou. Aventures folles, dialogues de fou... voilà ce qu'y attend Ferdinand le fou et sa folle Marianne. C'est donc une réalisation de fou, accompagné de couleurs folles que nous, spectateurs fous, nous admirons follement. Bleu, jaune, vert, rouge... remplissent cet écran blanc qui nous montre une histoire noire. Un jeune fennec et un perroquet fou complètent cette brochette de folie. Regardant cette folle écriture, nous réfléchissons. Devant les folles mises en scènes de ce Godard fou, nous admirons les courbes folles, de la belle Marianne. Nous écoutons attentivement les folles répliques de Pierrot le fou. Des répliques poétiques, des scènes magnifiques, de superbes musiques, aucun hic, dans la mise en scène si mythique des aventures de notre couple anarchique, traversant le pays dans leur engin mécanique.
Pierrot le fou, film référence se référant aux références littéraires. Pierrot le fou, film bleu blanc rouge. Pierrot le fou, film imaginatif. Pierrot le fou, film évasif. Pierrot le fou, film explosif.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 octobre 2013
Qu'est-ce que "Pierrot le Fou"? La question a de quoi se poser devant ce mystère du cinéma. Plusieurs scènes sont assemblées les unes derrière les autres, plus ou moins drôles, le plus souvent très lourdes, et puis... Voilà pour ce qui est de la mise en scène, aussi inexistante que l'intérêt pour l'histoire de ce couple en fuite. Une vague idée de la liberté semble tout de même émerger de ce film, même si son exposition fleurte avec le ridicule. Un exemple: une voiture roule sur la route, mais comme il ne faut pas faire comme tout le monde, le conducteur change sa trajectoire et file droit dans la mer. Fallait- il rire ou pleurer ? Ni l'un, ni l'autre, puisque c'est l'indifférence qui l'emporte. Mais devant tout cette perplexité, il faut avouer que quelques scènes parviennent à créer une certaine poésie, et parviennent à émouvoir. Mais la plupart du temps, le spectateur est exclut devant cette abstraction, que seule une élite particulière pourrait comprendre. Godard est donc un directeur d'acteurs génial, mais un cinéaste aux qualités extrêmement limitées.
Jimmyc
Jimmyc

183 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2013
Jean Paul Belmondo est l 'image et l 'image représente Jean Paul Belmondo ..L 'oeuvre suprême du cinéaste est ici le tableau de la fin d 'un amour passionné et final entre Anna Karina et Jean-luc Godard ,elle est aussi la plus poussée en matière de transgression des codes .Le sphinx Belmondo incarne Ferdinand Griffon et Ferdinand Griffon est l 'ombre de Jean -Luc Godard ,comme si les mots de son héros étaient siens de manière permanente .Mais au delà de la férocité des images le metteur en scène offre à Anna Karina son plus beau cadeau .Et même si le tourbillon des instants magiques opère indubitablement vers une destinée tragique conduisant le personnage principal au meurtre, il réside également ici un immense parfum d'amour envers son héroïne Celle-ci est filmée avec une passion sans retenue tout au long de l 'oeuvre ..Même ses chuchotements lui donne forme et sa mort ,vie .Une forme d'espoir que Jean -Luc Godard à souhaité probablement s'offrir Jean-Paul Belmondo lui ,est flamboyant, plongé dans une dimension d 'espace entre réalité et fiction ,il traverse la pellicule sans jamais perdre haleine mais tout en parlant peu et cela le plus souvent possible il est celui qui est et celui qui n'est pas ..il est présent sans jamais l 'être vraiment .Il représente la face solaire tout en incarnant le coté obscur ..Il se perd dans les dédales d'un amour dévastateur tout en restant le plus souvent éloigné de celui ci ..
Sa gestuelle est minimaliste il reste simplement didactique tout en apportant à son personnage des mouvements radicaux .L'image défile et défile encore alors que le "Sphinx "s'arrache de sa vie simple pour la compliquer d 'avantage ...La poésie du récit absorbe le spectateur dans une spirale désordonnée ou l 'ordre est bien établi ..la folie de l 'oeuvre au delà de sa façon "puzzle "est le bilan de la vie ,vide ,pleine ,colorée ,grise ,amoureuse ,triste ,joyeuse ,il y a du sens dans le non sens et des mots cachés dans les masques portés par les personnages ,des envies ,des regrets dans les dialogues qui ne sont pas prononcés ...Ce monument du cinéma français(oeuvre admirée par Tarantino et autres Scorsese) sorti en 1965 fût un véritable ovni cinématographique et prouvait que l'art français n 'était pas "A bout de souffle " ....
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juillet 2013
J'étais un peu dubitatif au début, tant ce film ressemble au premier abord à une tentative auteuriste complètement vaine, alignant les références sans en tirer parti, puis je me suis vite laissé emporter par cette épopée grandiose et pleine d'humour. "Pierrot le Fou" est un film incroyablement intelligent, servi par des acteurs remarquablement vivants et garni de scènes inoubliables. Une leçon de cinéma, pure œuvre d'art et film pop par excellence.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juillet 2013
Taxè d'anarchisme moral et intellectuel, il y a pourtant tellement de choses à dire sur ce film mythique du cinèma français! Au-delà de la vision du mètrage, pourtant marquante, on se souvient avant tout du titre ècrit partout sur les murs. En 1965, "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard devint un cri de guerre, un signe de ralliement, l'identification à une gènèration et à une èpoque! Dans ces annèes prè et post 68, c'ètait en quelque sorte la grande èpoque avec un metteur en scène qui osait tout! Film anarchique, d'une beautè extraordinaire et qui est le rèsumè d'une sèrie d'oeuvres que certains trouveront irritantes, mais que beaucoup trouveront passionnantes, "Pierrot le fou" n'en finit pas de fasciner les cinèphiles du monde entier! De même qu'il est une entreprise iconoclaste qui fait voler en èclats les structures du rècit, fondèes sur la psychologie des sacro-saints « personnages » . Plus Godard avance dans son travail, plus il malmène les cadres ètroits du cinoche classique et de la reprèsentation! Or, ce n'est pas seulement à la forme que le cinèaste s'en prend mais aussi au contenu! Les images et le langage sont directs, dèpouillès de tout scrupule idèaliste! Ce sont ceux d'un amoureux de la femme (un peu moins ici), dont le lyrisme poètique ne dissimule jamais la base sexuelle de l'amour! Ici, les deux hèros sont d'abord liès par une passion charnelle! Jean-Paul Belmondo (juste inoubliable) incarne mieux qu'un autre ce personnage un peu fou, image indèlèbile de la nouvelle vague qui joue sa propre destruction! A ses côtès, Anna Karina est magnifique de prèsence dans une histoire qui repose entièrement sur les èpaules des deux interprètes! Avec la participation exceptionnelle de Raymond Devos dans sa dernière partie, "Pierrot le fou" est un tournant capital, cet adieu dèfinitif à un certain cinèma et à une certaine culture. « Dèsespoir, amour et libertè. L’amertume. L’espoir. La recherche du temps disparu. » Merci Jean-Luc, merci Bèbel, merci Anna...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 juin 2013
Godard nous offre un film singulier, poético-philosophique mais trop difficile d’accès.
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