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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 novembre 2007
Ce film est excellent, autant par les acteurs qui sont criants de vérité que par le suspens et la tension extrême qui vous tient en haleine tout le long du film, de rebondissements en rebondissements. Un Kevin Costner magistral, comme on aime à le voir. Reste en plus la dimension historique, très bien rendue. A voir absolument !
1962, la Guerre Froide bat son plein. Au mois d'Octobre, lors d'une mission de routine, les Américains découvrent l'implantation de missiles soviétiques à tête nucléaire sur l'île de Cuba. Treize jours durant, la menace d'une guerre nucléaire aura lourdement pesé sur la planète. Trente-neuf ans plus tard, Kevin Costner, producteur et acteur engage Roger Donaldson à la réalisation d'un projet conséquent se voulant être une reconstitution minutieuse des fameuses négociations. Ainsi se présente "Thirteen Days", thriller politique sortant régulièrement des sentiers battus, ne cédant que rarement à la facilité des conventions Hollywoodiennes. Et pour cause : extrêmement bien documenté, il offre dans sa première heure une brillante analyse politico-historique d'une situation complexe jamais survolée, détaillée jusque dans ses aspects les plus sombres sans omettre de lier logiquement le déluge d'informations tombant sous le nez du spectateur. Il incombe toutefois à celui-ci d'être un minimum instruit sur les événements, auquel cas il risquerait à la fois de décrocher et tomber dans de fausses informations. L'ambiguïté sur les responsabilités de chaque camp est bien rendue, un temps tout du moins grâce à un lot de rôles secondaires exemplaires dans leur capacité à faire avancer le film. Vient ensuite un portrait plus humain des protagonistes exposés, pas spécialement creusé mais assez intelligent tout de même pour ne pas tomber dans la caricature. La seconde partie, un brin plus spectaculaire cède aux facilités de mise en scène et comporte plusieurs scènes clichés. De plus se dessine de temps à autres une prise de position trop nombriliste un peu agaçante (Kennedy sauveur du monde, c'est un peu plus compliqué que ça) tant elle oublie de lever son nez pour comprendre les motivations de l'autre camp. Pas franchement grave car l'interprétation est plutôt bonne et que le point de vue historique vaut plus que le détour. Un vrai bon film.
Treize jours est un documentaire mis en scène comme un thriller. De fait, si son propos est plutôt instructif, les effets de mise en scène et le suspens ne prennent jamais, le spectateur connaissant pertinemment la fin dès le début du film...
Un solide casting (Kevin Costner parfait, Bruce Greenwood étonnant en JFK, Steven Culp excellent en Bobby Kennedy tout comme Dylan Baker en McNamara...), un scénario passionnant (malgré quelques égarements pas toujours utiles comme la mort du pilote) qui relate la crise des missiles à Cuba de façon très détaillée et une mise en scène impeccable font de ce "Treize jours" un film qui vaut tous les documentaires de la télé.
Donaldson alterne le bon et le moins bon. En tout cas sa nouvelle collaboration avec Costner (après un SENS UNIQUE convaincant) est une réussite. En dépit de ses 2H20 le film reste assez captivant tenu par un trio de comédiens (dont Costner) de haute volée. Par moment on pense un peu à 24H Chrono mais avec beaucoup moins d'action. En tout cas, la tension est maintenu et le film ne prône jamais le triomphalisme à l'américaine. Un bon thriller et une interessante leçon d'histoire. Allez 3* même si cela ne les vaut pas totalement.
Après un générique magnifiant l'effroyable splendeur d'une explosion thermo-nucléaire, Donaldson nous plonge dans ces deux semaines où le monde a failli ne plus jamais voir le jour. Le parti-pris est celui d'une équipe Kennedy de jeunes hommes brillants soudés contre les faucons va-t'en-guerre bien plus terribles alors en ces temps de guerre froide, et un Kroutchev qu'on ne verra pas, mais dont l'ombre menaçante est le deus ex machina du film. Depuis les anecdotes tragiques du U2 abattu par les SAM russes à Cuba jusqu'aux intrigues d'alcôves dans les salons des Nations Unies, un vrai bon film historique, parfois un peu trop à la gloire du mythe Kennedy, mais très documenté et bien servi par un casting efficace et une mise-en-scène rythmée. A mettre en perspective avec notre époque où la peur de l'apocalypse demeure malgré tout moins présente...
C'est un film qui permet de comprendre d'une façon simple un grand moment de l'histoire et de redécouvrir une fois de plus la si mystérieuse dynastie Kennedy. Un moment agréable et instructif ...
En 1962, les avions de repérage américains survolent Cuba et prennent une série de clichés qui démontrent l'installation en cours de bases de lancements de missiles soviétiques ayant une portée sur le territoire américain. Kennedy, pris au piège par l'opinion et l'armée, va être obligé de réagir : comment faire pour que ces missiles quittent le territoire cubain (pour rassurer l'électorat), sans risquer la guerre? Pour résoudre cette question brûlante, il réunit une équipe dans une commission ad hoc qui délibère en secret à la maison blanche. Le film est tiré des "kennedy tapes", les enregistrements qui furent réalisés en 1962 au sein de cette commission. Les dialogues en sont directement inspirés, et parfois même ils en sont la reproduction servile. Ce premier point est capital : à aucun moment, au sein de la commission, les choses ne sont sucrées ou ridicules, tout transpire le réalisme et l'adrénaline. Les discussions sont plus fasicnantes et palpitantes que les scènes d'action. Le sucré est laissé à l'arrière plan, dans la famille du conseiller personnel (interprété par Kevin Costner). Jusqu'au bout on tremble, fasciné par ce chassé croisé diplomatique où le seul mode de communication entre USA et URSS est au large de Cuba, à travers les signaux des bâteaux américains et russes. La solution trouvée est diplomatique, à l'issue d'une tractation faite sur le fil du rasoir. Tout est précis et documenté. Certaines scènes ont volontairement filmées en noir et blanc (les scènes d'extérieur de la maison blanche). La musique est rare, les plans fixes fréquents. La tension monte d'elle-même, inutile d'en rajouter. Bruce Greewood interprète remarquablement et sobrement ce président - kennedy - qui a peut-être évité une guerre nucléaire en restant jusqu'au bout accroché à son idée : ne pas faire la guerre. C'est une sorte de paradoxe, puisque le courage ici consiste précisément, envers et contre tous, à ne pas se battre. A méditer.
Friand de films ayant rapport avec la politique Américaine, je ne pouvais passer à côté de Treize jours. Malgré un casting peu connu et une histoire dont beaucoup connaissaient la fin, ce film réussit à tenir en haleine du début à la fin. A noter la nouvelle grande prestation de Kevin Costner, ENCORE une... pour ceux qui le prennent pour un has been. A noter un petit défaut, nous n'avons là que la version Américaine de l'histoire, celle du prétendu camp des "gentils". Quelques incursions du côté Russes auraient étayé le récit.
Bruce Greenwood fait une belle prestation dans le rôle de JFK. Pas facile d'être convaincant mais il s'en sort très bien. Kevin Costner, c' est toujours un plaisir de le voir jouer. La réalisation est comme il faut, le scénario est bien tenu, ce qui nous fait travailler la cervelle. En bref, ce film m'a plu et il est fort passionnant et intéressant.