654 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
80 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
15 critiques
3
31 critiques
2
24 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
azurtlse
4 abonnés
48 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 24 août 2023
Tous les acteurs excellent dans ce film que j'ai vu plusieurs fois, Jean Poiret est magistral, l'intrigue passionnante comme l'ambiance de petite ville de province, le cinéma que j'aime!
Un petit film policier sans grande envergure mais pas mal quand même. L'enquête manque un peux de relief et je trouve le film un peux mou mais sinon sa se regarde.
Un flic aux méthodes très « brutales » mène une enquête sur le meurtre d’un boucher dans un village sans histoire. Le film met trois plombes à commencer. Pendant une heure, il ne se passe pas grand-chose, ça manque clairement de rythme. L’inspecteur arrive beaucoup trop tardivement et trouve le coupable après deux ou trois interrogatoires musclés. Même si le dénouement est intéressant, celui-ci est très mal amené. J’ai donc trouvé ce film complètement bancal malgré quelques idées intéressantes. On est plus proche d’un téléfilm.
En 1985, Claude Chabrol s'attaque à l'oeuvre de Dominique Roulet avec "Poulet au vinaigre". Sous l'angle du polar, le cinéaste poursuit son exploration de la bourgeoisie de province, et de ses faux semblants. Confrontant une fils postier vivant avec sa mère infirme avec un petit cercle de notables, le cinéaste dévoile un monde de magouilles et de rancoeurs tenaces. Le film, sans être un sommet dans l'oeuvre de Chabrol, reste captivant. Apparaissant au bout de 40 minutes, Jean Poiret excelle dans le rôle de l'inspecteur Lavardin, sorte de faux calme amateur de bonne chère. On en sort plutôt rassasié.
Bon film policier signé Chabrol Un style bien à lui . Secret , vengeance dans une petite bourgade . Une distribution de très haut niveau. Poiret est excellent , Bouquet fait du Bouquet... Superbe .
Après sa période glorieuse des années 1969 à 1974 durant laquelle il met en scène cinq films policiers très sombres où il fustige les mœurs étriquées de la bourgeoisie à travers l’observation des relations adultérines où des déviances sexuelles de ses membres, Claude Chabrol connaît un passage à vide à trop vouloir se disperser. En 1978, il se relance avec « Violette Nozière » qui relate le parcours complexe et sordide de celle qui défia la chronique judiciaire entre 1934 et 1935, convaincue d’avoir empoisonné son père et sa mère. Il collabore alors pour la première fois avec Isabelle Huppert qui l’accompagnera au total pour sept films. Vient ensuite « Les fantômes du chapelier », adaptation de Georges Simenon tout-à-fait remarquable avec Michel Serrault et Charles Aznavour. Le réalisateur prouve au public mais sans doute aussi à lui-même qu’il n’est jamais meilleur que lorsqu’il ausculte les âmes via des intrigues policières où son sens du détail et l'atmosphère distillée font mouche. Alors revenu au premier plan, il continue dans la même voie lorsqu’il rencontre Dominique Roulet auteur d’une série de romans policiers mettant en scène un inspecteur iconoclaste, sorte d’inspecteur Harry sauce bourguignonne sans le magnum 44 qu’il a remplacé par un humour cynique et une brutalité verbale tout aussi efficace. Jean Poiret qui endosse le rôle est l’acteur idéal, doté d'une élégance chafouine pouvant en un clin d’œil se transformer en langage ordurier et coups de bottin généreusement distribués. Mais l’inspecteur Lavardin arrive bien tardivement dans ce « Poulet au vinaigre » qui démarre sur un rythme de sénateur un peu pesant, permettant toutefois à Chabrol de dresser un portrait acéré d’une bourgeoisie normande ratatinée sur elle-même au sein de laquelle trônent un Jean Topart, un Michel Bouquet et une Stéphan Audran délectables à souhait. Jean Poiret débarque dans cette torpeur générale où tout ce petit monde grenouille pendant que les cadavres s’empilent. Les affaires sont dès lors rondement menées par le biais de face-à-face jubilatoires remplis de perversité et de dérision entre l’inspecteur et les principaux suspects. Notamment les deux entretiens successifs entre Poiret et Topart puis avec Bouquet valant leur pesant d’or et faisant monter d’un cran la qualité d’un film parfaitement honorable qui n'atteint toutefois pas celle des cinq pièces maîtresses évoquées plus haut. On admirera au passage la beauté de la toute jeune et regrettée Pauline Lafont qui en sus de la gouaille de Bernadette, sa mère, semblait aussi en posséder le talent avant qu’elle ne se perde à jamais dans ses Cévennes natales.
« Poulet au vinaigre » de Claude Chabrol (1985) est un policier bien mou, mièvre, cousu de fil blanc ! Pauline Lafont tire son épingle du jeu et pour ma part, l’inspecteur Lavardin / Jean Poiret aux techniques peu orthodoxes, finit par être agaçant même s’il nous livre le secret d’une recette pour les œufs au plat !
C’est du pur Chabrol, un crime, une critique acerbe de la bourgeoisie provinciale, ses travers, ses convoitises, ses mesquineries, ses cachoteries. L’humour noir et un côté pince sans rire définissent parfaitement ce film à l’image du personnage de l’inspecteur Lavardin interprété pr l’excellent Jean Poiret qui relance complètement le film quand il apparaît. On peut cependant reprocher un manque de rythme et un manque de nuance chez certains personnages mais on s’amuse quand même.
Une énième enquête policière pour ce film de Claude Chabrol utilisant à nouveau l'inspecteur Lavardin (Jean Poiret). Le milieu rural est encore le lieu propice à toutes les bassesses. Le casting est excellent avec une Stéphane Audran jouant une veuve devenue handicapée et complètement folle, Michel Bouquet interprète un notaire véreux et menteur. Je découvre avec beaucoup d'étonnement Pauline Laffont, une actrice à la plastique absolument superbe mais disparue trop tôt à l'âge de 25 ans dans des circonstances mystérieuses. Un bon Chabrol
J'aime assez la psychologie des personnages (mère nostalgique du mari, fils qui fait ce qu'il peut) mais ça reste moyen et maladroit dans la façon dont c'est raconté. 2,8/5
6 197 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 25 avril 2021
Chabrol prend un plaisir à tourner en dérision la bourgeoisie française et cela m'échappe. Le plus souvent il emploie des acteurs qui peuvent jouer leurs rôles et mâcher du chewing-gum en même temps. De sorte qu'une fois en que vous avez vu une demi-douzaine de ses films la loi des moyennes s'applique et il réalise un film à peu près correct. Celui-ci donne l'impression d'être le numéro trois ou quatre après le dernier film décent. Mais pour être juste et après avoir vu l'inepte Belvaux trébucher et tâtonner tout au long du de cette histoire comme un aveugle essayant de monter un escalier en spirale après avoir descendu du cinquième étage il est difficile de comprendre pourquoi il s'est tourné vers la réalisation. Alors est ce un poulet au vinaigre ou une dinde a l'Evian a vous de choisir...
Ce film caustique, cynique et aussi policier de C. Chabrol reprend les ingrédients classiques des films de Chabrol en y ajoutant un côté policier bien venu. Comme toujours, en province, et en Normandie plus précisément, on suit un groupe de petits bourgeois, mené par C. Bouquet, qui veut racheter par tous les moyens une vieille maison où vivent le facteur (L. Belvaux) et sa mère handicapée (S. Audran). Avec cette petite musique classique et aussi classique des films de Chabrol, on évolue en terrain connu. Belvaux est parfait dans son rôle de facteur déluré, maladroit et timide. Lorsque l''inspecteur Lavardin arrive enfin, on ne sait d'où d'ailleurs, car il semble avoir tous les pouvoirs, et pas de hiérarchie, il va mettre à jour ces petites manigances et résoudre, à sa manière, les quelques meurtres qui se produisent. Chabrol s'intéresse vraiment qu'aux personnages je trouve. Ils sont présentés succinctement à chaque fois mais ce sont eux qui font l'histoire et pas l'inverse. En tout cas ça donne envie de revoir la série des Dossiers de l'inspecteur Lavardin.
C.Chabrol et une adaptation des enquêtes de l’inspecteur Lavardin, un polar honnête dans un cadre de la bourgeoisie de province, l’interprétation est souvent too much malgré pourtant un casting 5 étoiles et expérimenté. Au final un espèce de téléfilm policier au dénouement simpliste.
Malheureusement même pour un film policier ça a mal vieilli! Le scénario est sympa mais la réalisation quand même assez nulle! Dur d'accrocher et rester concentré, plein de longueurs qui ne servent à rien alors que le début était passionnant, du mal à s'y retrouver avec les mobiles et 2 personnages que l'on voit très peu et qui se ressemblent un peu, le flic est pas crédible et Poiret pas vraiment bon, le facteur n'en parlons pas! Les seuls qui m'ont paru convaincants sont Pauline Laffont et la mère.