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Edward aux mains d'argent
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note moyenne
4,4
54912 notes dont 1697 critiques
70% (1184 critiques)
20% (345 critiques)
5% (80 critiques)
3% (57 critiques)
1% (18 critiques)
1% (13 critiques)
Votre avis sur Edward aux mains d'argent ?

1697 critiques spectateurs

pierrre s.

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2,5Moyen
Publiée le 11/12/2016

Sans doute le film le plus connu de Tim Burton, Edward aux mains d'argent, ne m'a pas enthousiasmé. Malgré sa poésie et son humour so Burton, je me suis souvent ennuyé...

alouet29

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1,5Mauvais
Publiée le 05/12/2016

Tim Burton est sans égal et a produit de petites pépites, mais ici, c'est un peu raté, mais si l'on voit dans la majorité des critique : poésie, tendresse, amour, etc... Pour ma part, je vois une histoire fade et sans intérêt.

alicialechat12

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/12/2016

Ma critique ne sera sans doute pas objective , en même temps , j'ai envie de dire que c'est difficile de l'être puisqu'il s'agit de mon avis personnel . Cependant , comme vous pouvez vous en doutez , je considère ce film comme un chef d'œuvre , une petite pépite . On retrouve un univers à la Burton comme je l'aime , cet univers tirant du gothique , poétique , magique tout simplement ! On retrouve d'ailleurs le personnage d'Edward incarné par Jonny Deep à l'époque de ses débuts sur le grand écran . Ce personnage aux mains de ciseaux est torturé , fragile , timide qu'il en possède les caractéristiques d'un personnage romantique . A travers son œuvre Burton en dénonce certains travers de notre société tel que la peur de la différence , Burton appuie d'ailleurs fortement sur la conformité de la société ainsi que la méchanceté dont peut faire preuve l'humain . Au départ , Edward devient un véritable phénomène de foire , réduit au stade ' d'outil ' mais également adulé pour sa différence par certains Spoiler: cependant cela va se transformer en une certaine méchanceté , jalousie également et Edward va devenir l'indésirable ,il va être chassé . Malgré le fait qu'Edward est une œuvre inachevé dépourvue de mains , il n'en reste pas moins plus 'humain ' que n'importe qui d'autres . D'ailleurs il est un peu comme un enfant du moins c'est comme ça que je pourrais le comparer , c'est comme si il venait tout juste de naître mais n'a pas encore découvert le monde , il s'en émerveille , ne connaît que l'innocence Pour parler des contrastes, ceux-ci illustrent également parfaitement le film . On passe de l'univers d'Edward , son château se présentant dans un registre Gothique ,.. . Tandis que la banlieu montre toute cette conformité de la société à cause de sa ressemblance. Je ne peux également pas omettre la bande son de Danny Elfman qui achève d'habiller l'ensemble et de donner à ce film toute la poésie qu'il s'en dégage .

Venavem

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4,0Très bien
Publiée le 16/11/2016

Vous dire que ce film est sublime, c'est un peu comme vous dire que Le Pen est méchant, que Trump sera un mauvais président et que la guerre c'est mal....En bref c'est correct. Et c'est peut-être ce qui frappe dans ce film, c'est qu'il est correctement sublime par les sentiments qui se dégagent de chaque personnages et de ce que l'on ressent à la fin. En ce jour de célébration internationale de la tolérance, comment ne pas rendre hommage à ce film qui montre la force de ce sentiment indémodable.Voilà regardez ce film, c'est un conseil parce que cette critique est tellement raté que je préfère vous laisser les rênes de votre vie. Allez Ciao

Kevin R.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/11/2016

Tim Burton au sommet de son art, sans parler de Johnny Depp qui survole cette oeuvre exceptionnelle. Rempli de cliché sur la société des années 60, conformisme, jalousie humaine ou encore sensibilité, ce film a tout. Le rôle d'Edward joué par Johnny Depp est d'une douceur, d'une sensibilité et d'un amour pour les autres inégalé. Edward n'a pas de mains oui, mais contrairement à la plupart des personnages présents dans le film, qui sont eux "humains" dans le sens propre du terme, il a un cœur, et ce n'est pas ça le plus important? Grandiose.

Alexis D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/11/2016

Ce film de Tim Burton est un véritable chef d'oeuvre, qui raconte l'histoire extraordinaire d'Edward, un garçon peu ordinaire puisque en effet Edward n'est pas tout à fait un "homme", dans le sens où il a été "fabriqué", c'est une oeuvre inachevée pourvue d’effroyables ciseaux mais il est dans le fond plus humain que n'importe qui. Burton appuie fortement, jusqu'à l’exagération, les travers d'une société de conformisme et de jugements perpétuels. Un film poignant et naïf, mais à la fois triste et terrible, terrible dans la justesse de la représentation de la jalousie, de l'hypocrisie et de la méchanceté de l'homme qui sont trois caractères prédominants chez l’être humain, trois caractères qui commandent notre société. Au niveau de l'histoire, on va suivre Edward qui est un personnage créé pour donner de l'amour aux gens, une personne pleine de sensibilité, mais sa difformité l’empêche de recevoir tout cet amour en retour. Edward vit donc seul dans un sinistre château jusqu'au jour où Peg Boggs (Dianne Wiest), représentante en cosmétiques, se présente à sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle décide de l'emmener au sein de son foyer situé dans une tranquille banlieue américaine. Edward commence alors à partager la vie de Peg, de son mari Bill (Alan Arkin) et de leur fils Kevin (Robert Oliveri) âgé de 12 ans. Il devient très vite le nouveau centre d'intérêt du quartier et est d'abord accueilli à bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines... Il va se développer une jolie et très touchante romance entre Edward et Kim Boggs, mais tout ne se passera pas forcément bien... Edward est un personnage tragique, poétique, romantique mais aussi incompris, chassé, réduit a la simple utilisation d'outil. Johnny Depp est bouleversant dans son premier grand rôle, dans ce personnage de créature incapable de pouvoir s'adapter au monde méprisant des humains. La mise en scène est sobre mais efficace. C'est magistralement interprété, tristement drôle par moments et surtout poétique, d'une poésie gothique, romantique et tragique dont seul Tim Burton a le secret. La photographie est belle et il y a de beaux décors, costumes et maquillages. C'est un film vraiment poignant. C'est en définitive l'un des meilleurs films de Tim Burton

Sir Boris G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/11/2016

Un chef d'oeuvre absolu qui a fait rentrer Tim Burton et Johnny Depp dans la cour des grands ! Un film profondément humain qui fait passer un message sur la différence et le rejet en passant essentiellement par l'émotion et des petits symboles, c'est là sa force. J'ai l'habitude de dire que ce film est l'équivalent de Elephant Man dans le fond et son exact opposé dans la forme. En effet, la où Lynch mettait en scène ce thème par du noir et blanc, de la sobriété et du réalisme (une histoire vraie), Burton fait passer les mêmes choses avec une intensité comparable par un film fantastique totalement haut en couleur et extravagant. Comme quoi, la misère n'est pas plus belle au soleil contrairement à ce que dit Aznavour. Au contraire toutes ces couleurs amènent de l'innocence (entre autre) au film et donc de l'intensité dramatique. Un très grand film à mettre dans toutes les âmes !

Tigwen A.

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4,0Très bien
Publiée le 09/10/2016

Je n'avais jamais vu ce film jusqu'à ce soir, et je dois avouer que jusque très tard dans le film, je me suis demandée ce que je faisais devant. Puis j'ai compris. Beaucoup de spectateurs mécontents, bien souvent hermétiques à Burton, ont comparé ce long métrage à un Frankenstein, mettant en scène une bête qui ne sait pas s'intégrer. La qualité des décors, des costumes et des acteurs a aussi beaucoup été critiquée, mais je pense qu'il y a méprise sur plusieurs sujets. Tout d'abord, non, Edward n'est pas une bête rejetée de tous : il est simplement un être particulier à la recherche d'une acceptation qu'il trouve ! Spoiler: Le quartier entier finit par l'apprécier, l'accepter, et s'il finit rejeté, c'est simplement à cause de la frustration d'une femme et de la jalousie malveillante d'un adolescent pas vraiment sûr de lui.. Alors oui, cette morale se retrouve dans tout le film et est assez générale, mais que voulez-vous ? C'est un conte, et à chaque conte sa morale. Quant aux décors, costumes et comportements des personnages, il faut remettre les choses dans leur contexte : cette histoire ne se passe pas en 2005, en 2010, en 2016.. Elle se passe avant. Il suffit de voir les tenues et les voitures. Sans vraiment être une experte de la mode de ces années là et des voitures, il semble évident que cette histoire prend place avant les années 2000. D'ailleurs, le film est sorti en 1990, pour répondre aux nombreuses critiques quant aux effets spéciaux. Quant au jeu d'acteurs, il correspond à la psychologie des personnages, ainsi qu'à l'époque de tournage et à l'époque où se déroule l'histoire. ****POTENTIEL(S) SPOILER(S)**** Spoiler: Mais la beauté de ce film réside dans deux choses : tout d'abord dans le personnage torturé d'Edward, dont les mains sont une malédiction comme une bénédiction, mais aussi à la fin de ce conte innocent, qui, comme ceux qui ont suivi le savent, explique pourquoi il neige. La structure de cette histoire rappelle celle de Peter Pan : un garçon pas comme les autres touchent le coeur d'une fille, un garçon difficile avec une particularité. A la fin, dans Edward aux mains d'argent comme dans Peter Pan, on reste sur notre fin avec les adieux que font les filles aux héros, des héros qu'elles ne reverront plus, et enfin, elles racontent cette histoire à leurs petites-filles. Ce qu'il faut saisir avec ce conte-ci, c'est sa poésie. Certains plans sont d'une beauté incontestable (comme la danse sous la neige ou encore Edward que l'héroïne retrouve dans son repaire à la fin du film) et d'une sensibilité émouvante : Edward, en même temps qu'il perd son inventeur - donc son père, celui qui l'a élevé, éduqué - perd aussi sa seule chance d'avoir des mains. Au bout de ses bras se trouve l'objet de nombreuses blessures ayant marquées son visage à vie, et avec ce poids énorme sur les épaules comme dans le coeur, il doit supporter le regard de gens. Mais le pire de tout, c'est qu'il est accepté et ensuite seulement, rejeté, ce qui sonne comme une trahison. Heureusement, le geste de l'héroïne à la fin, infiniment beau et poétique, le sauve, le laissant seul dans un immense château.. Mais heureux. En fait, ce film ne rappelle pas temps Frakenstein, d'après moi, mais plutôt La Belle et La Bête : une femme trouve un "monstre" dans un château abandonné mais tout de même infiniment beau, elle voit la beauté dans ses yeux, l'aide..Et finalement le sauve. Et comment peut-on résister à un mixte entre Peter Pan, La Belle et la Bête et un soupçon (il faut bien l'avouer) de Frankestein ? Qu'on accroche ou non Tim Burton, qu'on finisse par détester ou adorer ce film, je pense qu'il faut le voir, car dans tous les cas, il reste un film de culte très intéressant pour qui a la patience - et prend le temps - de l'interpréter. Et si vous réussissez à l'interpréter, alors quelque soit votre point de vue sur ce film, vous n'aurez pas perdu 1h40 : ce film vous aura donné 1h40 d'une réflexion pure, simple et attendrissante.

Attigus R. Rosh

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/08/2016

Superbe film réalisé par un Tim Burton au top. L'histoire est très belle, autour de la thématique du mouton noir. Le tournant dramatique est très bien et l'histoire se termine de manière sublime. Les quelques touches d'humour sont très bien amenées. Les personnages, celui d'Edward en tête, sont extrêmement attachants. Johnny Depp est excellent dans le rôle-titre (le rôle de sa vie, avant celui de Jack Sparrow). La musique de Danny Elfman est céleste, déchirante, la simple écoute de la bande originale peut faire tirer des larmes aux plus insensibles. On ne peut pas demander mieux de la part de Tim Burton.

Toto INF

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4,0Très bien
Publiée le 28/08/2016

Tim Burton dans toute sa splendeur ! Un film émouvant, traitant de l'acceptation de soi, de la différence, et de sa place dans la société, d'une manière très poétique. Que dire de plus, si ce n'est qu'il faut le voir !

.Lea.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/08/2016

Le plus beau film de Tim Burton, touchant et féerique, avec une mise en scène et des décors superbes

Al D.

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 17 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/06/2016

Un superbe film de Tim Burton, beaux costumes, effets parfaits, histoire superbe, décors parfaits et très bons acteurs ! Je vous conseille vivement de regarder ce film qui est un chef-d'oeuvre

Léna G.

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4,5Excellent
Publiée le 06/06/2016

Edward aux mains d'argent, sorti en 1990, pourrait se résumer bien simplement à une adaptation à la sauce Burtonienne du mythe de Frankenstein. Edward est un jeune homme reclus dans un grand château aux allures gothiques, implanté sur une colline qui surplombe une banlieue moderne. Créé de toute pièce par un savant décédé, il a tout d'un humain, si ce ne sont ces deux mains, pourvues de ciseaux remplaçant ses doigts. Il va être l'objet de la curiosité d'une ville entière lorsqu'il va intégrer tant bien que mal le quotidien d'une famille de cette bourgade. Edward va être plus ou moins adopté par cette communauté, jusqu'à ce qu'un malheureux accident fasse tout dégénérer. J'ai découvert ce film du haut de mes dix ans, en sixième donc. Aujourd'hui, j'ai dix-huit ans, et je ne m'en suis toujours pas remise. Je me souviens encore de la façon atroce dont mon cœur s'est brisé lors de la scène finale, et des étoiles mêlées aux larmes dans mes yeux face à la fabuleuse Ice Dance. Edward aux mains d'argent est le premier film à avoir profondément marqué mon âme d'enfant, me faisant découvrir à la fois la magie du cinéma, le caméléon Johnny Depp et l’œuvre de Burton dans toute sa splendeur. Je trouve ce long-métrage d'une richesse thématique, visuelle et émotionnelle phénoménale, ainsi que d'une grande efficacité quant à sa capacité à émerveiller tout en dénonçant quelque chose de très fort, problème toujours présent dans la société actuelle: la discrimination. Burton nous présente alors une satire de la société, mettant en scène une jolie banlieue typiquement américaine dont les maisons sont toutes parfaitement bien alignées et dans laquelle les hommes partent tous au travail le matin tandis que leurs femmes vaquent à leurs occupations à la maison, qui consistent principalement à se tenir informées du moindre petit ragot. La société critiquée ici est celle qui refuse la différence, après avoir pourtant été attirée par celle-ci. Ce conte décalé, comme de multiples œuvres de Burton, puise beaucoup d'inspiration dans divers mouvements artistiques. On y retrouve ainsi l'expressionnisme allemand: en effet, nous pouvons voir une source d'inspiration dans Métropolis, qui présente également une figure de scientifique effectuant des expériences sur un corps d'apparence humanoïde dans son laboratoire, ou encore Nosferatu avec l'image du château isolé au sommet de la colline. Cette dernière œuvre permet de faire le lien avec un second mouvement, le mouvement gothique. On revisite ici tous ses codes: ambiance sombre, adaptation du mythe de Frankenstein, architecture du château éloigné de toute trace de vie... Enfin, la poésie décalée du film est ponctuée de touches romantiques donnant du baume au cœur, ainsi que d'une bonne dose de surréalisme. Tous ces éléments font d'Edward aux mains d'argent un film qui ne se regarde pas avec les yeux, mais qui se ressent avec l'âme, et l'un des rares films au palmarès de mes favoris. Dans ce film, chaque personnage est emblématique d'une idée, porteur d'un message. Commençons par le plus important, le personnage principal. Edward est profondément bon, symbole même de l'innocence qui ne connaît pas le mal. Sa perception du monde est erronée car il a toujours vécu en deçà. Il représente le Monstre, une créature ou un individu dont l'apparence, le comportement, surprend par son écart avec les normes d'une société. Le monstre, du latin monstranum, est celui qui va être montré, exposé au monde: on le donne en spectacle tel une bête de foire. Coté apparence, avec ses entailles plein le visage, ses vêtements et ses cheveux noirs, ce personnage est en nette opposition avec tous les autres qui sont quant à eux très colorés au niveau vestimentaire. Il tentera tant bien que mal de cacher cette différence aux yeux du monde et de s'habiller de la même manière que les autres, cependant cet essai se terminera sur un échec, et il déchirera lui-même ces vêtements qui ne lui correspondent pas avec ces ciseaux. Ce geste peut être considéré comme emblématique: même s'il tente de s'intégrer à cette société, sa différence fait et fera toujours de lui un étranger au sein de celle-ci. Le noir sur ses vêtements, en plus d'accentuer le contraste entre le jeune homme et le reste des protagonistes, peut être assimilé au deuil qu'il porte depuis la mort de son Père, à l'austérité et à l'abandon. Contraste également avec sa peau très pale, synonyme de pureté. Les ciseaux sont ici pour lui rappeler le cadeau perdu dans la scène d'ouverture, les mains. La main établit le contact hum-main, et c'est bel et bien cela dont le jeune homme va être privé tout au long du film. Effectuer un baise-main, demander la main de quelqu'un... Toute une gestuelle de reconnaissance, de dignité part effectivement des mains. Elles sont aussi le symbole du toucher, qui est également refusé à Edward et donne naissance à la réplique culte: «Hold me. -I can't...». Grâce à nos mains, tout un patrimoine génétique est à notre portée, notamment avec les empreintes digitales qui marquent notre unicité en tant qu'individu. La main donne, reçoit, elle fait le lien, tout simplement, et le jeune homme en est privé. Cependant, si Edward est monstrueux d'apparence, il reste profondément humain dans son fond intérieur. Tout le contraire des habitants du quartier dont les maisons, vêtements et autres excentricités colorées cachent la noirceur de leurs âmes. Nous assistons ici à la première collaboration d'une très longue série entre Johnny Depp et Tim Burton. Et quelle merveilleuse performance que celle du jeune homme, qui nous fait ressentir toute la solitude et la fragilité de ce personnage mélancolique sans avoir besoin de toucher un seul mot. Sortant des sentiers battus, l'acteur tenait à jouer ce rôle afin de se dégager de cette image de bad-boy pourfendant les cœurs de ces jeunes demoiselles. S'il nous fend tout de même le cœur par sa performante, tout en retenue et en justesse, nous pouvons considérer cela comme chose faite, car son talent d'acteur est ici révélé au grand jour. Ainsi, tout le monde a pu découvrir le caméléon aux multiples facettes. Après Ed Wood, ce film est le deuxième long-métrage pouvant être considéré comme une autobiographie du réalisateur, car il est possible de voir dans le personnage d'Edward un véritable double de Tim Burton. En effet, ce dernier est, tout comme le jeune homme, un artiste considéré comme un outsider au vu des normes imposées par la société. Il est très intéressant de noter que le savant qui crée Edward est joué par Vincent Price, un acteur ayant fortement influencé le réalisateur, idole de son enfance, héros de ses rêveries gothiques et morbides. En effet, dans son premier court-métrage indéniablement autobiographique, Vincent, le protagoniste est tout comme lui un enfant solitaire et rêveur, étranger au monde réel, dont la passion pour ledit Vincent Price vampirise l'imaginaire. Nous pouvons donc voir dans ce choix de casting une métaphore de Price en tant que père rêvé de Burton, qui le construit et le fait devenir le personnage marginal que nous chérissons tant. Vincent Price est ici l'Inventeur d'Edward, le Dieu. Oublié de tous du haut de sa colline, il tente de créer l'homme parfait et meurt avant de l'avoir achevé. Comme précisé plus haut, les apparences sont trompeuses dans ce long-métrage. Edward, le fils qu'il s'est créé, viendra prendre sa place sur la colline à la fin du film et fera tomber la neige sur la terre, donnant au monde les rêves qui lui manquaient. Nous pourrions nous demander si le Créateur n'avait pas par inadvertance donné naissance à un monstre. La réponse est non, car le jeune homme cache une âme pure et innocente sous ses apparences monstrueuses. S'il fait le mal, c'est uniquement par inadvertance et maladresse. Winona Ryder est aussi du voyage. Burton faisait jouer la jeune actrice pour la première fois dans Beetlejuice. Étant à l'époque la petite amie de Johnny Depp, leur complicité à l'écran n'est donc pas feinte et ajoute même une petite touche de magie au film. Le regard de la jeune fille envers Edward évolue en opposition avec le regard de ses pairs, passant de la méfiance à l'amour. Diane Wiest joue ici le rôle de Marraine la bonne fée, étant clairement le personnage le plus emblématique du conte dans ce long-métrage. Edward ne l'effraie pas et elle l'adopte immédiatement, le prend sous son aile, allant même jusqu'à l'accueillir chez elle et à lui présenter sa famille. Elle incarne à l'écran l'image de la Mère qui manque au jeune homme. Passons au dernier élément, mais pas des moindres, dans la symbolique des personnages: le bon peuple. Les gens cantonnés à leurs belles certitudes, habitudes, qui pensent tout savoir. Ce film interroge la définition-même de ce qu'est un monstre, et c'est finalement ce beau monde qui va se comporter de façon monstrueuse envers Edward, constat dur et désespéré de la nature humaine. Spoiler: La scène durant laquelle la foule se rassemble afin de le chasser jusqu'à son propre château dans lequel il s'est réfugié en est véritablement emblématique. La curiosité et l'adoration ont cédé leur place à la peur, et ils veulent désormais détruire le jeune homme, au prétexte d'un acte qu'ils l'ont poussé à commettre contre son gré. Fantastique, ce conte l'est. Brutal, aussi, lors des explosions de violence d'Edward. Car si le jeune homme est profondément gentil, il se heurte à la méchanceté du monde. Le rejet du monde pousse Edward à se haïr lui-même, et le plan dans lequel il déchire la tapisserie de la salle de bain avant de se regarder dans le miroir ne peut que nous déchirer le cœur. Penchons-nous quelques instants sur la symbolique du miroir. Le miroir reflète la vérité, supposé montrer l'âme de celui qui se tient devant. Edward se retrouve confronté à son reflet, ainsi il se rend compte qu'il n'aura jamais sa place dans ce monde, qu'il y est manipulé. Le jeune homme taillade la tapisserie de rage et cela donne lieu à une tension de plus en plus palpable qui atteindra son apogée dans le climax du film Spoiler: avec le meurtre de l'ex petit ami de Kim, moment frappant de cruauté. Cependant, en parallèle avec cette violence dévastatrice, Burton nous offre ici des scènes à la féerie tout simplement splendide. Le rêve déborde de l'écran et vient toucher nos âmes, porté par une bande-son merveilleuse. Les émotions sont décuplées et on ne visionne plus le film: on le vit. En cela, les scènes du final et de la danse de Kim comptent parmi celles qui m'ont le plus touchée à ce jour. Le personnage d'Edward est conscient de sa différence et l'utilise afin de créer malgré tout. Il s'exprime à travers ce handicap qui lui permet de faire de l'art, de sculpter formes ou visage avec sa simple imagination ou, finalement, de faire tomber de la neige (un autre symbole de pureté) sur un quartier tout entier. Ce long-métrage met ainsi en avant l'un des thèmes emblématiques de la filmographie de Tim Burton: la solitude, la différence. Rentrer dans un moule ou être confronté à la solitude infinie sont les seules options possibles. C'est le message et la critique que semble nous faire passer le cinéaste, critique qui transcende les années afin de venir s'inscrire, toujours aussi frappante de vérité, dans la modernité de la société. Comme souvent chez Burton, la beauté se cache ailleurs. Ici, dans le cœur du jeune homme et non pas sous les couches de maquillage des mégères du quartier. Je tiens tout particulièrement à accorder une mention spéciale à Danny Elfman. En tant que parfaite indécise, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les préférences. Cependant, je n'hésiterais pas une seule seconde avant d'affirmer qu'Elfman est mon compositeur favori. Son travail sur le film est absolument magistral, époustouflant... Magique, tout simplement. Il me suffit d'entendre les premières notes de la fabuleuse Ice Dance pour replonger immédiatement dans cet univers féerique, qui ne manque jamais de me donner des frissons. Je redeviens l'enfant que j'étais lors du premier visionnage de cette oeuvre, les yeux écarquillés devant le film qui a fait naître en moi la passion du cinéma.

https://thewritingsonthewallsite.wordpress.com/

AV ciné

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4,0Très bien
Publiée le 29/04/2016

Un très beau grand classique de Tim Burton ! L'histoire est très bonne et l'univers un peu gothique est appréciable. Johnny Depp nous offre une superbe performance et Winona Ryder est très agréable et surtout très belle ! Dianne Wiest est très sympathique et Anthony Michael Hall est convaincant. Les images sont satisfaisantes et les décors sont réussis, comme pour le très original quartier résidentiel avec les maisons de chaque couleur, le quartier résidentiel est d'ailleurs plutôt bon. Le costume d'Edward est bien fait et Johnny Depp est vraiment très bien grimé. Tous les ciseaux qu'Edward à la place des mains sont très corrects et l'ambiance est plaisante. La bande originale est très belle et il y a de l'émotion. La morale sur l'acceptation de chacun avec ses différences est très bonne et la romance entre Edward et Kim est vraiment magnifique ! Un film donc très réussi avec un Johnny Depp absolument génial et une histoire touchante ! Ce film est tout simplement l'un des meilleurs films de Tim Burton ! On passe un merveilleux moment !

J.Dredd59

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/03/2016

Pour moi le meilleur Burton, on a tout son univers : le gothique, l'amour, la dénonciation de la société trop modélisée, les desperates housewives américaines, Johnny Depp qui joue bien, une actrice décalée (Wynona Ryder dans un de ses meilleur rôle d'ailleurs), une superbe musique dans le ton, un scénario solide et sympa, une trame un peu classique mais efficace et de bons effets spéciaux. Bref une réussite qui mériterait plus de publicité, davantage qu'un étrange Noël de M. Jack, mais Disney n'est pas derrière ici...

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