Qui a peur de Virginia Woolf ?
Note moyenne
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77 critiques spectateurs

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QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2024
Une nuit d’automne, un chemin jonché de feuilles mortes, une petite conversation débridée sur fond d’ivresse. Il y a déjà dans les premières scènes quelque chose d’usé, de fatigué, de décadent. Puis le confinement dans la maison révèle un foyer de rancœur, de violence latente. Personnages de ce quasi huis clos étouffant (tiré d’une pièce d’Edward Albee) : Martha et George. Elle, fille d’un doyen d’université, gâtée et capricieuse, harpie hystérique, monstre de vulgarité et de méchanceté. Lui, professeur d’histoire, ambitieux raté et humilié, plutôt passif et cynique. Le film est une grande scène de ménage éthylique et cruelle. Les insultes, les révélations intimes, la tension et la violence morale s’intensifient à mesure que les bouteilles se vident. On jure, on crache, on casse, c’est un véritable saccage. Une apocalypse du couple, où explosent les frustrations, les désillusions, avec une impudeur absolue, entre dégoût et hallucination. Ce jeu de massacre est doublé d’un jeu troublant sur la vérité et le mensonge. On raconte beaucoup d’histoires dans ce film, nourrissant des mystères douloureux : le récit d’un double parricide, l’évocation d’un fils dont on ne sait s’il est vivant ou mort, ou même s’il a jamais existé. Au petit jour, après un voyage chaotique au bout de la nuit, les masques tomberont, révélant une vérité déchirante et pathétique.
On sort sonné de ce film, règlement de comptes aux allures de match de boxe, mais aussi drame psychanalytique autour de la procréation, lourd de névroses, de refoulements, de catharsis. Sans éviter tous les pièges de la théâtralité, Mike Nichols (dont c’est le premier long-métrage) atteint ici une intensité rare. La photo en noir et blanc, très contrastée, est superbe. Quant aux acteurs, Elizabeth Taylor et Richard Burton, ils n’ont pas peur des outrances, mais sont extraordinaires. L’actrice, qui a obtenu un Oscar pour ce rôle, n’est plus une chatte sur un toit brûlant, comme dans le film de Richard Brooks (1958), mais un fauve déchaîné dans une maison en feu, champ de bataille de toute une vie.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2013
Une confrontation et un jeu d'acteurs hallucinants entre deux monstres du cinéma Richard Burton et Liz Taylor qui se font des reproches et même la guerre totale toute une nuit abreuvés par des litres de whisky et avec pour seul témoin un autre couple plus jeune . Le film de 2h10 avec un tel sujet finit quand même par souffrir de quelques longueurs .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2013
Un chef d'oeuvre, un monument incontournable du début de la période "contestataire" du cinéma américain!
Un duo d'acteurs génial (surjoué ai-je entendu? Chacun a l'hystérie et la perversion à sa mesure!), parfait (le couple joue bien sûr sur ses tensions réelles), quelques moments de calme avant les tempêtes (imaginez le film sans ces "ralentissements" et il devient insupportable) et un crescendo jusqu'aux dernières minutes. ACCROCHEZ-VOUS A VOTRE FAUTEUIL !!!
La plus longue scène de ménage de l'histoire du cinéma, la déliquescence des rêves d'un couple, le rêve américain alcoolique.
Je l'ai vu et montré une quinzaine de fois,
A VOIR ABSOLUMENT pour TOUS les apprentis ACTEURS !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 août 2013
4/5 : duo d'acteur mythique entre Liz Taylor et Richard Burton, même si on a accusé la première de surjouée, le rendu final est de très (très) grande classe. La seul ombre au tableau serait la longueur du film, 2h10, trop pour éviter certaines longueurs, même si la richesse du dialogue entre les acteurs nous les fait oublier allègrement.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juin 2013
Le mythe Taylor-Burton. Le célèbre couple, à l’image déjà électrique, pourrit ici davantage son image en l’espace de deux heures de film. Ils empestent l’alcool, manifestent la plus abjecte antipathie, et sont d’une infâme cruauté. C’est là qu’on parle à juste titre de « performance ». Car si à l’époque le couple était l’un des plus bankable d’Hollywood, et se faisait tout sage devant la caméra, il prend ici la liberté de vulgariser son image avec un brio indescriptible. Mais ce film, aussi cruel soit-il, regorge également de mélancolie, et abrite en lui une part cachée de douleur (...).
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2013
Dommage on a l'impression qu'Albee est passé à côté d'une grande pièce par des tics d'auteur. Ces intentions ne sont pas claires dès le départ et auraient bénéficié d'une exposition limpide comme une vodka on the rock. Tu veux jouer aux mensonges, à l'illusion, à inventer une chicane, une folie une vie,alors que ce soit clair dès le départ et ensuite amuse toi!De la clarté s.v.p. Quand Ionesco place une pièce après 10 répliques on a compris l'intention, le style, le niveau et on le regarde aller. Ici les personnages alcolos prennent le dessus et emportent la pièce dans une routine faîte certes de brillance parfois, mais aussi d'ennui. On se promène et le dernier jeu final comme la réconciliation finale sonnent faux, terriblement faux. L'auteur revient sur terre et le dit bien maladroitement: On ne demande pas si tout va bien après avoir fait accroire à une mère que son fils est mort dans un jeu cruel, c'est complètement raté et ça vous a des airs racoleurs à faire vomir. En fait le film finit avant et cette finale bonbon aurait eu de quoi faire peur à tout auteur le moindrement lucide sur ses intentions . Pour finir je dirais que des personnages alcolos ne font pas une pièce, des engueulades crues non plus et la folie qui éclate comme du pop-corn à tout moment n'est pas gage de réussite; il faut un loup lancé sur sa proie et une proie lancé sur le loup pour que le ballet fonctionne clairement dans une suite de mensonges inventés qui forment un crescendo rapide. Une heure et demi eut été amplement suffisant pour orchestrer ce ballet. Au-delà l'auteur succombe à ses personnages et est lui même enivré de sa plume.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2013
Un couple de quadragénaire rentre à la maison après une soirée un peu arrosée. Lui, prof d’université ; elle est la fille du doyen. Pour finir la soirée, un jeune couple les rejoint chez eux pour boire un dernier verre. Lui arrive frais moulu sur un premier poste de prof de biologie ; elle est une épouse suiveuse dévouée.
Le couple phare, Burton-Taylor, joue à se martyriser et à se détruire avec une violence inouïe devant le jeune couple. Mike Nichols joue l’ambiguïté assez longtemps ; est-ce un jeu ou un couple est-il au bord de l’implosion ? Lorsque Elisabeth Taylor déclare : « Total war » ; on comprend a lors que ces 2 ne se supportent plus. Le jeune couple entre alors scène et les renvoie à la genèse de leur propre histoire tel un effet miroir : les compromissions initiales, la problématique autour du désir d’enfant,… Tous deux embourbés dans leur rancœur, démons et névroses ; ils attendraient un peu de compréhension de leur conjoint ; mais comment est ce possible alors que celui-ci est en partie responsable de la situation ? Ce couple est dans le mur depuis bien longtemps ; et on se demande, spectateur, si le jeune couple a conscience de prendre la même voie.
On peut se demander quelle part de leur propre relation tumultueuse Taylor-Burton ont mis dans cette interprétation d’une énergie folle.
Un film destructeur sur le couple ; assez dur à supporter par les horreurs qu’il laisse entendre dans un couple où l’autre est votre pire ennemi. 5 Oscars à l’époque et un film qui avait choqué par une vision novatrice de la violence verbale destructrice dans le couple.
Yves G.

1 848 abonnés 4 027 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 mars 2013
Voilà des années que je voulais voir le film de Mike Nichols qui ressort à la Filmothèque.
Film mythique qui voit deux monstres sacrés revivre à l'écran la relation tumultueuse qu'on n'ignore pas qu'ils vivent à la ville.
George (Richard Burton) est un vieux professeur qui n'a pas connu la carrière universitaire dont il rêvait : Martha (Elizabeth Taylor) est la fille du doyen de l'Université qui espérait, en épousant jadis le meilleur élève de papa, se trouvait un substitut de père. Il la déteste de l'avoir vampirisé. Elle le méprise pour s'être laissé émasculer.
Ils invitent un jeune couple qui vient de s'installer sur le campus. Nick et Honey leur renvoient l'image de ce qu'ils étaient quinze ans plus tôt : pleins d'ambitions et d'espoirs. Mais leur cynisme violent ne fera qu'une bouchée de ces victimes innocentes : Honey se révèlera une cruche obnubilée par la maternité, Nick un arriviste de la pire espèce.

Adapté d'une pièce à succès dont il n'arrive pas à dépasser la lourde théâtralité, "Qui a peur de Virginia Woolf ?" a mal vieilli.
Le jeu de Elizabeth Taylor, qui lui a pourtant valu un Oscar, est criard et outré. C'est Richard Burton, plus en retenue, qui s'en sort le mieux des deux.
Les dialogues à bâtons rompus, trop écrits, finissent par étourdir à force d'ironie mordante et de méchanceté à peine voilée. On pense à "Conséquence ou vérité" auquel on jouait quand on avait 14 ans.
Les changements de décors ne parviennent pas à donner à l'argument du film plus d'épaisseur qu'il n'en a : Martha et George s'aiment autant qu'ils se haïssent et camouflent une cicatrice.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 février 2013
Qui a peur de Virginia Woolf ? est devenu un film mythique.
Pour ses qualités dramatiques propres et pour le jeu de ses acteurs flirtant avec la perfection.
Mais également pour la personnalité des deux principaux interprètes. Avec un demi-sourire plus ou moins goguenard, comment ne pas imaginer en effet que Taylor et Burton transposaient à l'écran ce qu'ils vivaient ensemble en privé ? Comment ne pas croire surtout que ces deux icônes du septième art jouaient et surjouaient ce reflet exagéré, parfois monstrueux, d'eux-même ?
Parfois touchant, souvent amusant, ce couple perdu en pleine névrose n'en est pas moins glaçant. Chacun se débat avec ses propres démons, ses déceptions, ses échecs ses lâchetés, et il n'y a que l'autre en face à qui les reprocher encore et encore. Chacun recherche chez l'autre la compréhension dont lui-même est incapable de faire preuve. Et de ces deux amertumes, de ces deux dysfonctionnements, naît, plus qu'un couple bancal, une troisième névrose en roue libre.
Et d'un homme et d'une femme surgit soudain une véritable machine de guerre que rien ne semble pouvoir arrêter. "Total war", dit-elle. Et de ces moments-là, on ne se relève jamais indemne. A vouloir blesser l'autre à tout prix, c'est une part de nous-même qui jamais ne se remet tout-à-fait. Pas comme avant en tout cas. Même si au petit matin, Burton demande doucement: "Are you OK ?"
www.roma-ostia.blogspot.fr
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 février 2013
Ce film de théâtre filmé ennuie au plus haut point. Les performances des deux actrices principales ne suffisent pas à combler l'absence de vision cinématographique du réalisateur sur un spectacle, peut-être fort bon au théâtre, mais qui n'avait pas sa place sur un écran de cinéma.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 janvier 2013
Ce film est long, vraiment trop long. On s'enlise dans un huit-clos où deux alcooliques se chamaillent et se plaignent de leur vie pendant des heures. Ce film n'a pas dû coûter cher à produire...! Je n'ai pas eu le courage de regarder jusqu'à la fin. Un bon point pour les acteurs, quand-même.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2012
Si l'argument est simple : (un couple où la femme porte la culotte et pratiquant "l'amour vache" se livre à une scène de ménage à répétition devant deux invités qu'on leur a imposés), la direction d'acteur est à couper le souffle, les seconds rôles sont très bons, Richard Burton est encore meilleur, quant à Elisabeth Taylor elle est tout simplement époustouflante.
yannick R.
yannick R.

119 abonnés 966 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2012
Une performance d'acteur impressionante. Liz Taylor et Richard Burton jouent à merveille ce couple d'alcooliques en crise. Drôle, tragique et émouvant.
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2012
Adaptée d'une pièce de Edawrd Albee ce film est aussi le premier du réalisateur Mike Nichols juste avant son autre chef d'oeuvre "Le lauréat" quelques mois après. Le premier atout du film est évidemment son couple vedette, Liz taylor et Richard Burton semble en effet le duo idéal pour cette histoire de couple en crise, qui sé déchire méchamment malgré un amour sincère mais fantôme. Liz Taylor accepta même de prendre 10 kg pour ce rôle. Tandis qu'ils rentrent tard et ivres chez eux ils se rappellent que des invités arrivent, ces derniers, un couple, vont être témoins, et acteurs malgré eux d'une scène de ménages inouïe, où se mêlent violence psychologique et agression stupide des dialogues. Une destrcution de l'autre qui fait d'autant plus mal qu'on sait qu'ils s'aiment mais qui ne savent plus ni assumer ni le montrer. Magnifique huis clos oppressant et hystérique qui atteint pourtant un paroxysme de tendresse aussi beau que triste. Liz taylor et Richard Burton sont alors au sommet. Un petit bijou où le carnage (cité dans le film) sera repris par Polanski dans son film ... "Carnage" (2011) !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 août 2012
Elizabeth Taylor est magnifique! Elle est stupéfiante dans ce rôle et c'est vraiment elle qui porte tout le film. Honnêtement je n'ai pas tout compris au film (mea culpa) mais je crois l'avoir cerné globalement.
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