Pulsions
Note moyenne
3,7
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201 critiques spectateurs

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14 critiques
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Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2022
Il s'agit de la version "unrated", c'est à dire avec les plans sur le pubis d'Angie Dickinson, mais aussi sur ses seins (qui sont en fait ceux de sa doublure corps). Le film est très direct dans ce qu'il montre: sexe, lacérations aux rasoirs. Mais ses qualités ne sont pas exclusivement là.
Passons outre les morceaux de bravoure dont Brian de Palma est un spécialiste: la séquence dans le musée (de la pure mise en scène), la séquence chez l'inconnu jusqu'à la redescente dans l’ascenseur et le meurtre (pareillement, séquence sans dialogue de pure mise en scène et montage); la séquence de Nancy Allen chez le psy Michale Caine à la fin, superbe de tension contrôlée et d'interprétation. Nous pourrions rajouter la séquence de la douche, surprenante parceque débutant le film et mettant l'emphase sur le personnage d'Angie Dickinson, qui disparaitra bientôt pour faire basculer la narration sur d'autres personnages.
Le film fonctionne, car ses personnages sont intrigants, attachants ou paumés, ou pas. Angie Dickinson, Nancy Allen, Keith Gordon, Michael Caine génial dans une interprétation toute en retenue et moues subtiles, Dennis Franz très bien dans un rôle peut présent à l'écran, mais important. Brian de Palma est un grand directeur d'acteur, ce qui est fondamental pour que sa mise en scène baroque et peu subtile fonctionne.
Et bien sur, constituant essentiel, la musique de Pino Donaggio, très organique tout en étant symphonique, nourrie les scènes pour démultiplier leur impact. De la belle ouvrage très pensée.
Anonyme M Ciné
Anonyme M Ciné

96 abonnés 1 712 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 mars 2022
un très mauvais film. tout tourne autour d'une fille qui a des fantasme et qui se fait violer ou agressé sexuelement autant dire qui c'est ultra malsains. c'est super super long le film n'avance a rien. nul.
Thomas B
Thomas B

7 abonnés 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2021
Oeuvre majeure dans la filmographie de Brian De Palma, Pulsions est un hommage particulièrement réussi a Alfred Hitchcock. En effet, difficile de ne pas penser à Sueurs Froides (pour la partie se déroulant au musée) ou encore à Psychose (pour les séquences de la douche notamment) quand on visionne ce long-métrage. La mise en scène pleine de sensualité et d'érotisme est un véritable plaisir à visionner, la BO Pino Donnagio est sublime et l'histoire tient en haleine du début jusqu'à une fin bien surprenante. Quant au casting, il est tout simplement éblouissant. Une oeuvre vraiment magnifique qui est visionner sans modération !
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2021
De Palma rend un plein hommage à Hitchcock avec son "Dressed to Kill", un thriller à suspense fort haletant sublimé par une BO de Pinno Donaggio qui serait presque d’aussi bonne qualité que ce qu'a pu faire Bernard Hermann. Le réalisateur américain plagie le maître du suspense en y apportant sa touche personnelle. De nombreuses scènes sont de petits bijoux de cinéma notamment la scène de filature dans le musée MOMA ou encore la course poursuite dans le métro new-yorkais. L'ambiance est sensuelle et charnelle (scène de la douche, ébats dans le taxi), la caméra du réalisateur suit les formes dénudées des corps de Angie Dickinson et de Nancy Allen pour notre plus grand plaisir. De Palma réussit à mettre en scène un scénario oedipien où transparaît la présence de son double Peter, un jeune homme passionné de science et utilisant divers gadgets pour enquêter sur le meurtre de sa mère. Peter agit exactement comme le réalisateur qui, dans sa jeunesse, a suivi et filmé son père afin de prouver qu'il trompait sa mère. Tout comme « Body Double", « Pulsions » est une oeuvre de voyeurisme à haute teneur sexuelle accompagnée d'un suspense et d'une tension insoutenable. Le meilleur film de De Palma, selon moi, il y insuffle son propre style, ses propres obsessions et y glisse quelques éléments purement autobiographiques. Un chef d'oeuvre
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2021
Sans doute l un des meilleurs films de De Palma en tous cas surtout au niveau de la réalisation. La scène de l ascenseur est stupéfiante. Michael Caine est une nouvelle fois incroyable. Du cinéma indispensable !
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 décembre 2020
Qui se sera intéressé à l'oeuvre de Brian De Palma, lui aura trouvé deux aspects majeurs.
Il y a le De Palma obsédé par l'ambiguité sexuelle, le double et le voyeurisme, et il y a le De Palma réalisateur de films de commande.
Le mérite du bonhomme tient au fait qu'il aura longtemps su concilier ses thématiques majeures avec les desideratas des studios. Ainsi, trouve-t-il toujours le moyen d'aborder la thématique du voyeurisme dans ses films jugés à tort comme ses moins personnels. Des séquences entières de Scarface, L'impasse, Les Incorruptibles ou encore Mission Impossible reposent sur une focalisation subjective et souvent sur plusieurs points de vue simultanés.

Après s'être fait remarqué par un Soeurs de sang portant déjà les germes de son cinéma futur et avoir subjugué les fantasticophiles avec Phantom of the paradise et Carrie par sa mise en scène stylisé, De Palma rend un premier hommage à sa grande idole Hitchcock, et son Vertigo, à travers Obsession, oeuvre dérangeante sur fond de complot et d'inceste.
En 1980, il livre sa version toute personnelle du chef d'oeuvre indétrônable qu'est Psychose, avec Dressed to kill (Pulsions).
Il ne l'a d'ailleurs jamais caché aux critiques, Pulsions est son hommage aux méfaits de Norman Bates.
Ainsi, la structure narrative adopte dans une première partie le point de vue d'une héroïne dont le sacrifice scénaristique en cours de métrage (à la manière de Marion Crane), servira de catalyseur et de point de départ à une nouvelle intrigue.

Kate Miller est une femme qui, à l'aube de la cinquantaine, doute sérieusement de son potentiel de séduction. Méprisée par un époux mou du slip, inquiète pour son geek de fils qui passe ses nuits à peaufiner sa dernière invention, elle confie ses doutes et ses névroses à son psychothérapeute compatissant. Lors d'une visite au musée, elle tombe sous le charme d'un inconnu et finit par passer une nuit d'amour chez le don Juan avant de quitter en douce son appartement. C'est dans l'ascenseur de l'immeuble qu'elle sera assassinée par une femme aux lunettes noires et aux coups de rasoir faciles. Seul témoin du meurtre, Liz Blake, une prostituée, sortant de l'un de ses "rendez-vous" et qui semble la seule à avoir vu la meurtrière. Laquelle mettra un point d'honneur à vouloir la tuer elle-aussi avant qu'elle n'en dise trop à la police.

Le parallèle avec Psychose est évident. Kate Miller est Marion Crane. Son meurtre dans l'ascenseur fait écho à celui mythique de la douche, quant à l'identité de l'assassin et son mobile...
Rien de bien neuf, pourrait-on dire. Et se serait se tromper, tant De Palma transcende comme à son habitude une intrigue des plus simplistes par une mise en scène audacieuse, multipliant les entrées dans le champ et les points de vue via des panoramiques aériens et des effets de split-screens (déjà expérimentés dans le formidable climax de Carrie) qui ne seront curieusement popularisés que vingt ans plus tard par le biais de la série 24.

Virtuose de la caméra, De Palma sème avec malice des éléments de réponse susceptibles d'aiguiller le spectateur ne serait-ce que sur l'identité de l'assassin (le personnage interrogeant son reflet dans le miroir dès qu'il est mis à l'épreuve et tenté par le sexe). Il s'appuie sur la technique de la multi-angularité pour souligner les différents enjeux d'une seule séquence (voir la scène où Nancy Allen découvre le corps d'Angie Dickinson dans l'ascenseur, puis la présence de l'assassin derrière la porte qui se referme).

Il ponctue par ailleurs son métrage de deux scènes magistrales.
La première est celle du jeu de séduction et de "drague-moi si tu peux" dans le musée, où il laisse transparaître sans une seule ligne de dialogue les doutes et les contradictions du personnage d'Angie Dickinson.
La seconde est cette course-poursuite amorcée par une course en taxi et se poursuivant dans le métro.
Il faut voir le personnage de Nancy Allen, fuyant à la fois l'assassin et une bande de petites frappes, attirer l'attention d'un agent de sécurité sur ses poursuivants. Par le bais d'un coup d'oeil à gauche et à droite de la rame arrêtée, alors que l'agent regarde à chaque fois dans la direction opposée, c'est d'abord l'assassin qui monte dans la rame en bout de quai puis le groupe de voyous de l'autre côté. Ni l'agent de sécurité, ni le personnage de Nancy Allen ne les a vu monter dans le train. Il n'y a que le spectateur qui en sait plus que les personnages.

Malin, De Palma appuie sa mise en scène par l'utilisation judicieuse des talents techniques du personnage de Keith Gordon. Ainsi, le spectateur épouse-t-il son point de vue "voyeuriste" sur plusieurs séquences dont la première est la conversation "en privé" de l'inspecteur de police et du thérapeute. Tout ce qu'ils se disent semblent nous être rapporté par le personnage de Gordon, qui écoute la conversation via un dispositif de preneur de sons. De simple témoin sur l'essentiel de ses scènes, celui-ci passe de manière surprenante à celui de Deus ex machina en surgissant là où on ne l'attendait pas pour sauver le personnage de Nancy Allen. Avant de réinvestir le simple rôle de témoin passif de l'action et donc, côtoyant au plus près le spectateur.

Et même si en bout de métrage la révélation de l'identité de l'assassin ne surprend personne, c'est encore sur une alternance de point de vue que De Palma apporte la réponse.
(Petit spoiler : Pulsions ne traite que de frustration sexuelle et d'antagonisme avec le refoulé. Le personnage de Liz (Nancy Allen) de par son gagne-pain et sa sexualité débridée apparaît ainsi comme le parfait contre-point de l'assassin et même de sa première victime. A peine regrettera-t-on la simplification du terme "transsexuel" et son amalgame avec celui de "schizophrène" dans une séquence explicative qui renvoie au final de Psychose).

Pulsions est en définitive un concentré du talent désormais révolu de De Palma pour mettre en forme et en images un récit ultra-référentiel et révérencieux au maître du genre. Transcendant de fort belle manière un scénario minimaliste par une mise en scène intelligente et perverse, autrement plus explicite et agréable que n'importe quelle ligne de dialogue trop explicative, De Palma n'avait en définitive pas de quoi rougir à la comparaison avec son idole. Pulsions est un autre de ces joyaux filmiques qui jalonnent la carrière de ce cinéaste, dont les derniers métrages hélas n'apportent plus rien, si ce n'est un poids mort au gigantesque et somptueux édifice que représente son oeuvre.
cinéman
cinéman

49 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2020
Vintage et décalée avec un psychiatre qui fait guise de psychopathe. Le film a plutôt vieilli, on comprend moins l'interdiction aux mineurs aujourd'hui, mais l'ambiance reste pesante, anxiogène et assez spéciale.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2020
Si l'influence d'Alfred Hitchcock sur la filmographie de Brian De Palma a toujours plané, cela est particulièrement marquant pour plusieurs œuvres du réalisateur américain dans les années 70/80, telles que "Obsession", "Body Double", ou encore ce "Dressed to Kill". Là, on s'intéresse à une mère de famille frustrée sexuellement, qui après un adultère sulfureux, va faire une bien mauvaise rencontre... Outre un chassé-croisé langoureux au musée rappelant "Vertigo" (et apparemment, également inspiré de l'expérience de De Palma, qui appréciait de draguer au musée !), la trame reprend plusieurs éléments de "Psycho". Pour autant, comme d'habitude, De Palma ne se contente pas de singer son maître spirituel, mais aborde avec son propre style un scénario de thriller qui tient presque ici du giallo : une héroïne mêlée à un meurtre par hasard, un tueur mystérieux à l'arme blanche rutilante, un assassinat sanglant et graphique, des rebondissements parfois rocambolesques, la police au second plan, etc. Le tout filmé à sa façon, tel un voyeur, jouant régulièrement avec le spectateur (ce n'est par exemple par le corps d'Angie Dickinson que l'on voit nue en gros plan sous la douche dans les premières minutes, mais une doublure bien plus jeune !). Travelings maîtrisés, doubles focales troublantes, split screen, les ingrédients usuels de De Palma sont là aussi, permettant de distiller une ambiance prenante et une tension permanente. La musique réussie de Pino Donaggio aidant également. Ainsi, la fameuse séquence de meurtre est par exemple tout aussi éprouvante que la pression qui la précède. Au niveau acteurs, on retrouve Nancy Allen, habituée de De Palma, qui fait preuve de beaucoup de sensualité. Angie Dickinson étonne en femme délaissée qui se laisser aller le temps d'un flirt, Keith Gordon est attachant en jeune prodige de l'électronique et de l'optique (personnage inspiré de la jeunesse de De Palma), et Michael Caine livre une prestation aussi flegmatique qu'intrigante en psychiatre ennuyé par l'un de ses patients. Enfin, "Dressed to Kill" aborde un thème relativement nouveau à l'époque : la transsexualité. Mélange de psychologie, de trouble d'identité, et de travestissement, on comprend que ce sujet cinégénique ait séduit De Palma !
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2020
J'ai beaucoup aimé toutes les ambiguïtés que le films installe. En commençant par le titre qui joue sur les pulsions sexuelles et les pulsions meurtrières. Il y a vraiment des scènes marquantes par leurs réalisations et leur non-dits. C'est une super expérience cinématographique que je ne peux que conseiller !
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2020
Un Brian de Palma sans surprise très proche de Body double et de Blow Out entre autres.
C'est dommage pourtant car je trouvais que le film commencait vraiment bien. L intrigue est bonne mais assez prévisible
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2020
Mi thriller, mi érotique, “Pulsions” est un long métrage de Brian De Palma qui suit une femme lassée par sa relation avec son mari et qui se met à fantasmer sur un inconnu dans un musée ou son psychiatre. Assassinée atrocement par une femme blonde dans un ascenseur, une call-girl est témoin du crime. Les soupçons de la police se portent alors sur elle, mais celle-ci est traquée à son tour par la tueuse. Le fils de la première défunte va alors mettre au point une caméra pour découvrir l’identité de la tueuse. Certainement le film le plus chaud du cinéaste, le point de départ de “Pulsions” se déroule dans une douche avec gros plan sur des seins et savon qui glisse jusqu’à l’entre-jambe. Cette audace dans les plans lui vaudra tout de même une interdiction aux moins de 16 ans. Il faut dire que les scènes frôlent également le fantasme du viol et que les hommes sont la caricature des machos sexistes. Parodie ou mauvais film, De Palma s’amuse à jouer avec nos nerfs en manipulant la tension malsaine qui réside perpétuellement dans l’intrigue. Véritable hommage à “Psychose” de Hitchcock de par sa construction, “Pulsions” est un thriller psycho-schizophrène mené avec intensité.
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Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mai 2020
Dressed To Kill est l'un des meilleurs thrillers jamais réalisés. Ses rapports avec le sexe et la violence en font un film pour adultes. Brian De Palma une fois de plus prouve pourquoi aucun autre réalisateur ne peut égaler son utilisation de la caméra pour raconter une histoire. Il réalise de nombreuses scènes sans dialogues et il raconte une grande partie de son histoire strictement à travers l'utilisation de ses visuels et de la brillante partition de Pino Donnagio. Les performances solides de sa distribution, sa superbe direction et peut-être l'une des meilleures musique de film jamais écrite, font de Dressed To Kill un incontournable...
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2023
De Palma rend hommage à Hitchcock dans ce thriller freudien aussi fascinant qu'angoissant, servi par une mise en scène virtuose et rythmé par la sublime et lancinante B.O de Pino Donaggio. 4,25
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 novembre 2019
les fans de de palma dont je suis ne seront
Pas déçus par pulsions qui reste un de ses
meilleurs films mise en scène virtuose comme
d habitude avec des scènes cultes notamment
celle du musée ou celle de l ascenseur
comment ne pas être fasciné par angie dickinson en proie a ses perversions sexuelles
a noter également au générique Nancy allen
actrice fétiche de de palma et un Michael caine
Inquiétant a souhait
petit aparté ( carrie body double blow out
les incorruptibles pulsions )
quel filmographie
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
La megasexy Angie Dickinson, véritable bombe sexuelle, se fait dézinguer par un impuissant.
Un des meilleurs films de son auteur.
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