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Pulsions
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note moyenne
3,8 1043 notes dont 169 critiques
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Where is she ?

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4,0Très bien • Publiée le 23/05/2016

Les références au maître du suspense Hitchcock ne manquent pas, De Palma y ajoute ses caractéristiques habituelles de voyeurisme, à la limite malsaine. Son thriller es totalement maîtrisé, on comprend assez vite l'identité du tueur mais cela ne nui que très peu au suspense.

ManoCornuta

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4,0Très bien • Publiée le 20/05/2016

L'ombre d'Hitchcock est plus présente que jamais dans ce film de De Palma, qui nous livre un hommage absolument pas déguisé au maître du suspense. Les nombreuses séquences sans dialogue, où seule la caméra intervient, sont formidablement maîtrisées et font passer le message du cinéaste avec virtuosité. Le cinéphile ne pourra que relever les innombrables clins d’œil (essentiellement à Sueurs Froides et Psychose, mais aussi à sa propre filmographie). De Palma a construit sur la base d'un scénario assez schématique et simple, une mise en images redoutablement efficace, servie par de jeunes acteurs brillants et un Michael Caine au flegme purement britannique.

Vince18023

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3,5Bien • Publiée le 16/05/2016

Ici nous retrouvons Nancy Allen jouant avec Michael Caine et Angie Dickinson dans un thriller "érotique" d'une certaine intensité. On peut constater déjà l'hommage au Psychose d'Hitchcock notamment sur le traitement du personnage principal (Spoiler: notamment sur son assassinat et l'ammalgamme entre la douche et l'ascenseur). On peut souigner une mise en scène qui parvient à nous garder en haleine même pendant les 30 premières minutes malgré des événements qui pourraient laisser de marbre en temps normal (Spoiler: je ne m'attendais pas à être aussi attentif en regardant une femme errée dans un musée pendant 10 bonnes minutes...). De plus, ne sachant pas grand chose du film, l'intrigue fut une très bonne surprise avec cette mystérieure blonde tueuse qu'étrangement, j'ai peiné à reconnaître avant l'approchement du dénouement final. Les scènes érotiques sont très bien faites, difficile d'y voir une quelconque vulgarité à notre époque, la musique est toujours calibré habilement à l'intrigue, chacun des personnages sont vrais et ne donnent pas juste l'impression d'être là pour le film. Je ne peux trop en dire sans risquer de spoiler, mais pour ceux qui apprécient ce genre, je le recommande sans hésiter.

AlexPiou1704

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4,0Très bien • Publiée le 14/05/2016

Même si la musique et la photo ont pris un petit coup de vieux, c'est un thriller a l'efficacité redoutable, avec une dimension erotique qui a fait scandale en 1980, mais qui ne choque plus vraiment aujourd'hui. Le suspense en devient à la limite du soutenable en s'approchant de la fin, avec des mouvements de caméra tres lents.. Cependant, le rapport à la transexualité reste quand même super vieillot... Mais Angie Dickinson et Michael Caine sont géniaux Le tout en fait un très bon De Palma, bien flippant malgré tout.

zinv

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3,5Bien • Publiée le 23/04/2016

Bourré de références au cinéma de Hitchcock, Pulsions trouve l'essentiel de son inspiration dans Spoiler: Psychose. C'est un plaisir de retrouver les grandes lignes de ce chef d'oeuvre dans un autre contexte et une autre ambiance en jouant au jeu des différences. Mais cela galvaude également la trame narrative et le suspense dès le premier visionnage. Par ailleurs, le voyeurisme prend ici une tournure dérangeante, à l'image de la scène d'ouverture.

soniadidierkmurgia

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4,5Excellent • Publiée le 24/01/2016

Quand il met en chantier “Pulsions », Brian De Palma âgé de 40 ans a réalisé douze longs métrages depuis 1966 dont quelques succès assez retentissants comme « Phantom of the Paradise » (1974), « Carrie » (1976) ou « Furie » (1978) qui le placent parmi les réalisateurs qui comptent même si spécialisé dans le cinéma de genre, il se situe dans l’esprit de la critique américaine un cran en dessous de ses « copains barbus » du nouvel Hollywood (expression empruntée à Billy Wilder alors qu’il évoquait ses difficultés à monter « Fedora ») qui ont à leur actif des succès mondiaux qui leur ont valu l’adoubement de la critique et la reconnaissance des festivals (« Taxi Driver » pour Scorsese, « Le Parrain » pour Coppola et « Les dents de la mer » pour Spielberg). Pas étonnant dès lors qu’il soit engagé sur des projets ambitieux comme « Cruising » ou « Le Prince New York », tous deux finalement réalisés par William Friedkin et Sidney Lumet. Frustré comme il le dit lui-même par sa difficulté à monter le projet autour du livre qu’était en train d’écrire Robert Daley sur sa propre expérience de commissaire délégué face à la corruption qui gangrénait le NYCPD dans les années 1970 (cf, « Le Prince de New York »), il rédige très promptement le scénario de « Pulsions » à partir d’articles et de livres sur le phénomène de la transsexualité qui l’intrigue et le fascine. Comme toujours chez De Palma, l’histoire est agrémentée d’éléments autobiographiques (ici le jeune héros joué par Keith Gordon accro aux nouvelles technologies, clone du De Palma adolescent qui espionnait caméra à la main son père adultère). Son agent, vend illico le scénario aux enchères pour 200.000 dollars (somme rondelette à l’époque). « Pulsions » est désormais sur les rails. De Palma, même s’il s’en défend, puise une nouvelle fois son inspiration de mise en scène chez Hitchcock, ouvrant et concluant son film par un hommage appuyé à la fameuse scène de la douche de « Psychose » (1960). Idem pour les thèmes qui rythment l’action comme le voyeurisme, le sexe refoulé puis réprimé ou l’obsession pour les femmes blondes. C’est d’ailleurs en référence à « Psychose » qu’il construit le premier tiers de « Pulsions », réussissant à crée le même sentiment de malaise indéfini que l’on ressentait face à Janet Leigh, héroïne furtive de « Psychose », secrétaire en fuite après avoir dérobé le magot de son patron. Mais nous sommes en 1980, soit vingt ans après le film choc que fut « Psychose » et De Palma peut maintenant exposer clairement les fantasmes sexuels qu’Hitchcock se contentait de suggérer avec son habituel sens de la dérision. L’accomplissement sexuel est clairement la quête de Kate Miller (Angie Dickinson), sémillante quinquagénaire dont nous allons partager pendant une demi-heure grâce à la virtuosité de la caméra de De Palma (Ralf D. Bode à la photographie) le très troublant, sensuel et maladroit cheminement vers le plaisir. Spoiler: D’abord par une scène d’onanisme sous la douche qui en ouverture nous dévoile quel sera le ton du film mais aussi le degré de frustration atteint par cette femme recourant à la psychanalyse pour tenter de calmer le flot d’émotions contenues qui la submerge. Ensuite par une scène d’anthologie au Metropolitan Museum of Art de New York (scène tournée en réalité à Philadelphie), variation virtuose autour de la scène du musée de « Vertigo » où une partie de cache-cache tout à la fois mutine et onirique met Kate Miller sur la piste de son accomplissement. La quête effrénée trouvera son acmé dans le cri de jouissance lâché en pleine circulation après un abandon aux foucades d’un inconnu sur le siège arrière d’un taxi. Spoiler: Mais comme Hitchcock avait choisi de livrer sauvagement Janet Leigh à la lame tranchante de Norman Bates (Anthony Perkins) après nous avoir mis en sympathie avec elle, De Palma nous prive d’Angie Dickinson à peu près dans les mêmes délais et de manière aussi brutale, une cabine d’ascenseur remplaçant la célèbre cabine de douche. La pulsion sexuelle vécue de manière coupable par Kate Miller, sa réprimande en deux temps par la découverte tout d'abord de la maladie transmissible de son partenaire puis ensuite par la fin tragique de la candidate au plaisir seront fortement reprochées à De Palma comme l'affirmation de sa part d'une position antiféministe dans la droite ligne de la reprise en main puritaine qui sourd depuis la fin du flower power née quelque part aux abords de Cielo Drive, là-même où Sharon Tate, la femme de Roman Polanski, avait trouvé la mort sous les coups de poignard des séides de Charles Manson (le 9 août 1969). Une régression brutale bientôt confortée par l'apparition du Sida, vue par les milieux réactionnaires comme le réveil de la volonté divine du retour à un ordre établi. Extrapolation erronée selon De Palma d'une critique toujours prompte à faire dire aux films plus que leurs auteurs avaient en tête. La polémique qui liguera contre le réalisateur les milieux féministes et gay (transposition sur l'homosexualité de son approche répressive de la transsexualité) suivie de la mini bataille d'Hernani que se livrent les critiques Pauline Kael, fervente avocate de De Palma depuis ses débuts, et Andrew Sarris l'accusant d'être un Hitchcock aux petits pieds. Tous ces remous feront beaucoup pour le succès du film qui sera le plus rentable de la carrière du réalisateur sans aucun doute conscient au préalable du parti à tirer de la marque transgressive des thèmes choisis. La suite du film consacrée à la traque du tueur s'éloigne quelque peu de l'esprit hitchcockien, nous rappelant que De Palma est de la génération des Spielberg, Dante et autres Lucas, mêlant humour potache de l'adolescence et emprunt aux slashers qui font rage depuis l'avènement du "Halloween" de John Carpenter (1978). Cette deuxième partie du film est tout aussi virtuose grâce à l'acuité visuelle de De Palma dont les effets parfois jugés tocs comme le split-screen ou l'utilisation d'une lentille bifocale pour juxtaposer deux plans distants montrent aujourd'hui toute leur pertinence et leur originalité pour donner à "Pulsions" toute sa force suggestive. Le duo formé par Keith Gordon et la pulpeuse Nancy Allen (femme de De Palma) est complètement opérationnel grâce à l'incongruité et l'ambiguïté de leur association (un geek de prime abord asexué et une prostituée). Michael Caine et Angie Dickinson qui s'immiscent pour la première fois dans l'univers "de palmien" sont bien sûrs parfaits et n'ont pas eu à regretter ces deux rôles marquants de leur filmographie. Ajoutez à tout cela la musique envoûtante de Pino Donaggio, fidèle compositeur de De Palma depuis "Carrie" et vous obtenez la preuve qu'un cinéma hautement référentiel peut trouver le chemin de l'originalité si le mélange est réalisé par un savant alchimiste.

Yannickcinéphile

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4,5Excellent • Publiée le 31/12/2015

Un film de très belle facture que Pulsions, film qui pour moi a un petit bémol, sa conclusion. Pour être très franc elle n’est pas aussi surprenante que cela, on peut aisément s’en douter car le film propose peu de personnages. Cela gomme un peu le suspens. Mais enfin, pour le reste c’est du très bon, digne des meilleurs gialli. Le casting est sublime, évidemment, avec un trio principal composé de Dickinson, excellente dans son rôle et d’une beauté lumineuse, de Nancy Allen, actrice toujours très talentueuse que je regrette de ne pas avoir vu dans davantage de rôles marquants, et Michael Caine, qu’on ne présente plus. Celle qui tire quand même son épingle du jeu c’est Nancy Allen, et elle forme un duo de premier ordre avec le moins connu Keith Gordon, qui ne manque pas de se trouver une place au milieu du reste du casting prestigieux. Pour ma part j’ai trouvé que les acteurs étaient réellement bien utilisés, avec des personnages consistants, et je trouve personnellement qu’il y a deux très beaux portraits de femmes dans ce film. Le scénario comme je l’ai dit est un peu affadi par sa conclusion pas très surprenante. Mais pour le reste le film est doté d’une narration fluide, le film ne manque pas de rebondissement mais sait aussi prendre son temps quand il le faut. Pulsions est réellement bien maitrisé dans son récit, et c’est important dans ce genre de film car en plus il y a deux parties bien distinctes, qui auraient facilement pu se heurter et ne pas se fondre correctement. Sinon bon travail sur la psychologie des personnages, sujet original, tensions, perversité, bref, que du bon ! Visuellement Brian de Palma signe un film de très belle qualité. Sa mise en scène pleine d’inventivité, aux cadrages audacieux, à la magnifique exploitation des jeux de miroir, est une très grande réussite qui donne tout de suite une personnalité au film, et le rend fascinant. Comme je dis souvent un film c’est avant tout un travail visuel, c’est l’arme déterminante et on sent ici toute l’importance de la mise en scène, mais aussi celle des décors et de la photographie, tout aussi fouillés et impeccables dans Pulsions. Une bande son magnifique complète le tout comme une cerise sur le gâteau. En clair Pulsions est un métrage qui m’a vraiment séduit, et c’est peut-être car tout du long il m’a réellement plu que la fin m’a paru en-dessous. La sortie est un peu trop facile, dommage, mais enfin, cela ne doit pas ternir la qualité du reste. 4.5.

DanielOceanAndCo

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 30/09/2015

Quel sentiment étrange que j'ai eu en découvrant "Pulsions" de Brian De Palma!! Alors même que le film se déroulait sous mes yeux et que j'y voyais une sorte de remake non-officiel de "Psychose" d'Alfred Hitchcock, ce qui fait d'ailleurs que j'ai deviné la fin durant la première partie, je n'ai pu m'empêcher d'être fasciné de la première à la dernière seconde d'un film que j'ai trouvé passionnant et qui possède quelques séquences d'anthologie (le premier meurtre, un must du genre). L'intrigue est génialement amené, le rythme est soutenu, le suspense fonctionne et le casting est magistral à l'image de l'immense Michael Caine qui livre une prestation nickel. Bref, quelques jours après avoir découvert ce film, il me hante encore et je pense pour longtemps encore, un chef d'œuvre, même s'il s'inspire ouvertement d'un autre chef d'œuvre de Hitchcock!!

Christophe B.

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1,5Mauvais • Publiée le 15/09/2015

C'est quand même très "léger" comme intrigue...et ça a surtout mal vieilli. Bref, comme film a twist, y a beaucoup mieux

gregbutton

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3,0Pas mal • Publiée le 23/08/2015

DU Hitchcock, un cran en-dessous. Certaines scènes sont trés trés proches, trop parfois. Le parallèle est trop présent si bien qu'on joue au jeu des 7 différences, qui sont bien là. Et pourtant je ne suis pas un grand fan de Psychose.

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