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Pulsions
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3,8 1020 notes dont 164 critiques
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soniadidierkmurgia

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4,5Excellent • Publiée le 24/01/2016

Quand il met en chantier “Pulsions », Brian De Palma âgé de 40 ans a réalisé douze longs métrages depuis 1966 dont quelques succès assez retentissants comme « Phantom of the Paradise » (1974), « Carrie » (1976) ou « Furie » (1978) qui le placent parmi les réalisateurs qui comptent même si spécialisé dans le cinéma de genre, il se situe dans l’esprit de la critique américaine un cran en dessous de ses « copains barbus » du nouvel Hollywood (expression empruntée à Billy Wilder alors qu’il évoquait ses difficultés à monter « Fedora ») qui ont à leur actif des succès mondiaux qui leur ont valu l’adoubement de la critique et la reconnaissance des festivals (« Taxi Driver » pour Scorsese, « Le Parrain » pour Coppola et « Les dents de la mer » pour Spielberg). Pas étonnant dès lors qu’il soit engagé sur des projets ambitieux comme « Cruising » ou « Le Prince New York », tous deux finalement réalisés par William Friedkin et Sidney Lumet. Frustré comme il le dit lui-même par sa difficulté à monter le projet autour du livre qu’était en train d’écrire Robert Daley sur sa propre expérience de commissaire délégué face à la corruption qui gangrénait le NYCPD dans les années 1970 (cf, « Le Prince de New York »), il rédige très promptement le scénario de « Pulsions » à partir d’articles et de livres sur le phénomène de la transsexualité qui l’intrigue et le fascine. Comme toujours chez De Palma, l’histoire est agrémentée d’éléments autobiographiques (ici le jeune héros joué par Keith Gordon accro aux nouvelles technologies, clone du De Palma adolescent qui espionnait caméra à la main son père adultère). Son agent, vend illico le scénario aux enchères pour 200.000 dollars (somme rondelette à l’époque). « Pulsions » est désormais sur les rails. De Palma, même s’il s’en défend, puise une nouvelle fois son inspiration de mise en scène chez Hitchcock, ouvrant et concluant son film par un hommage appuyé à la fameuse scène de la douche de « Psychose » (1960). Idem pour les thèmes qui rythment l’action comme le voyeurisme, le sexe refoulé puis réprimé ou l’obsession pour les femmes blondes. C’est d’ailleurs en référence à « Psychose » qu’il construit le premier tiers de « Pulsions », réussissant à crée le même sentiment de malaise indéfini que l’on ressentait face à Janet Leigh, héroïne furtive de « Psychose », secrétaire en fuite après avoir dérobé le magot de son patron. Mais nous sommes en 1980, soit vingt ans après le film choc que fut « Psychose » et De Palma peut maintenant exposer clairement les fantasmes sexuels qu’Hitchcock se contentait de suggérer avec son habituel sens de la dérision. L’accomplissement sexuel est clairement la quête de Kate Miller (Angie Dickinson), sémillante quinquagénaire dont nous allons partager pendant une demi-heure grâce à la virtuosité de la caméra de De Palma (Ralf D. Bode à la photographie) le très troublant, sensuel et maladroit cheminement vers le plaisir. Spoiler: D’abord par une scène d’onanisme sous la douche qui en ouverture nous dévoile quel sera le ton du film mais aussi le degré de frustration atteint par cette femme recourant à la psychanalyse pour tenter de calmer le flot d’émotions contenues qui la submerge. Ensuite par une scène d’anthologie au Metropolitan Museum of Art de New York (scène tournée en réalité à Philadelphie), variation virtuose autour de la scène du musée de « Vertigo » où une partie de cache-cache tout à la fois mutine et onirique met Kate Miller sur la piste de son accomplissement. La quête effrénée trouvera son acmé dans le cri de jouissance lâché en pleine circulation après un abandon aux foucades d’un inconnu sur le siège arrière d’un taxi. Spoiler: Mais comme Hitchcock avait choisi de livrer sauvagement Janet Leigh à la lame tranchante de Norman Bates (Anthony Perkins) après nous avoir mis en sympathie avec elle, De Palma nous prive d’Angie Dickinson à peu près dans les mêmes délais et de manière aussi brutale, une cabine d’ascenseur remplaçant la célèbre cabine de douche. La pulsion sexuelle vécue de manière coupable par Kate Miller, sa réprimande en deux temps par la découverte tout d'abord de la maladie transmissible de son partenaire puis ensuite par la fin tragique de la candidate au plaisir seront fortement reprochées à De Palma comme l'affirmation de sa part d'une position antiféministe dans la droite ligne de la reprise en main puritaine qui sourd depuis la fin du flower power née quelque part aux abords de Cielo Drive, là-même où Sharon Tate, la femme de Roman Polanski, avait trouvé la mort sous les coups de poignard des séides de Charles Manson (le 9 août 1969). Une régression brutale bientôt confortée par l'apparition du Sida, vue par les milieux réactionnaires comme le réveil de la volonté divine du retour à un ordre établi. Extrapolation erronée selon De Palma d'une critique toujours prompte à faire dire aux films plus que leurs auteurs avaient en tête. La polémique qui liguera contre le réalisateur les milieux féministes et gay (transposition sur l'homosexualité de son approche répressive de la transsexualité) suivie de la mini bataille d'Hernani que se livrent les critiques Pauline Kael, fervente avocate de De Palma depuis ses débuts, et Andrew Sarris l'accusant d'être un Hitchcock aux petits pieds. Tous ces remous feront beaucoup pour le succès du film qui sera le plus rentable de la carrière du réalisateur sans aucun doute conscient au préalable du parti à tirer de la marque transgressive des thèmes choisis. La suite du film consacrée à la traque du tueur s'éloigne quelque peu de l'esprit hitchcockien, nous rappelant que De Palma est de la génération des Spielberg, Dante et autres Lucas, mêlant humour potache de l'adolescence et emprunt aux slashers qui font rage depuis l'avènement du "Halloween" de John Carpenter (1978). Cette deuxième partie du film est tout aussi virtuose grâce à l'acuité visuelle de De Palma dont les effets parfois jugés tocs comme le split-screen ou l'utilisation d'une lentille bifocale pour juxtaposer deux plans distants montrent aujourd'hui toute leur pertinence et leur originalité pour donner à "Pulsions" toute sa force suggestive. Le duo formé par Keith Gordon et la pulpeuse Nancy Allen (femme de De Palma) est complètement opérationnel grâce à l'incongruité et l'ambiguïté de leur association (un geek de prime abord asexué et une prostituée). Michael Caine et Angie Dickinson qui s'immiscent pour la première fois dans l'univers "de palmien" sont bien sûrs parfaits et n'ont pas eu à regretter ces deux rôles marquants de leur filmographie. Ajoutez à tout cela la musique envoûtante de Pino Donaggio, fidèle compositeur de De Palma depuis "Carrie" et vous obtenez la preuve qu'un cinéma hautement référentiel peut trouver le chemin de l'originalité si le mélange est réalisé par un savant alchimiste.

Yannickcinéphile

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4,5Excellent • Publiée le 31/12/2015

Un film de très belle facture que Pulsions, film qui pour moi a un petit bémol, sa conclusion. Pour être très franc elle n’est pas aussi surprenante que cela, on peut aisément s’en douter car le film propose peu de personnages. Cela gomme un peu le suspens. Mais enfin, pour le reste c’est du très bon, digne des meilleurs gialli. Le casting est sublime, évidemment, avec un trio principal composé de Dickinson, excellente dans son rôle et d’une beauté lumineuse, de Nancy Allen, actrice toujours très talentueuse que je regrette de ne pas avoir vu dans davantage de rôles marquants, et Michael Caine, qu’on ne présente plus. Celle qui tire quand même son épingle du jeu c’est Nancy Allen, et elle forme un duo de premier ordre avec le moins connu Keith Gordon, qui ne manque pas de se trouver une place au milieu du reste du casting prestigieux. Pour ma part j’ai trouvé que les acteurs étaient réellement bien utilisés, avec des personnages consistants, et je trouve personnellement qu’il y a deux très beaux portraits de femmes dans ce film. Le scénario comme je l’ai dit est un peu affadi par sa conclusion pas très surprenante. Mais pour le reste le film est doté d’une narration fluide, le film ne manque pas de rebondissement mais sait aussi prendre son temps quand il le faut. Pulsions est réellement bien maitrisé dans son récit, et c’est important dans ce genre de film car en plus il y a deux parties bien distinctes, qui auraient facilement pu se heurter et ne pas se fondre correctement. Sinon bon travail sur la psychologie des personnages, sujet original, tensions, perversité, bref, que du bon ! Visuellement Brian de Palma signe un film de très belle qualité. Sa mise en scène pleine d’inventivité, aux cadrages audacieux, à la magnifique exploitation des jeux de miroir, est une très grande réussite qui donne tout de suite une personnalité au film, et le rend fascinant. Comme je dis souvent un film c’est avant tout un travail visuel, c’est l’arme déterminante et on sent ici toute l’importance de la mise en scène, mais aussi celle des décors et de la photographie, tout aussi fouillés et impeccables dans Pulsions. Une bande son magnifique complète le tout comme une cerise sur le gâteau. En clair Pulsions est un métrage qui m’a vraiment séduit, et c’est peut-être car tout du long il m’a réellement plu que la fin m’a paru en-dessous. La sortie est un peu trop facile, dommage, mais enfin, cela ne doit pas ternir la qualité du reste. 4.5.

DanielOceanAndCo

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 30/09/2015

Quel sentiment étrange que j'ai eu en découvrant "Pulsions" de Brian De Palma!! Alors même que le film se déroulait sous mes yeux et que j'y voyais une sorte de remake non-officiel de "Psychose" d'Alfred Hitchcock, ce qui fait d'ailleurs que j'ai deviné la fin durant la première partie, je n'ai pu m'empêcher d'être fasciné de la première à la dernière seconde d'un film que j'ai trouvé passionnant et qui possède quelques séquences d'anthologie (le premier meurtre, un must du genre). L'intrigue est génialement amené, le rythme est soutenu, le suspense fonctionne et le casting est magistral à l'image de l'immense Michael Caine qui livre une prestation nickel. Bref, quelques jours après avoir découvert ce film, il me hante encore et je pense pour longtemps encore, un chef d'œuvre, même s'il s'inspire ouvertement d'un autre chef d'œuvre de Hitchcock!!

Christophe B.

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1,5Mauvais • Publiée le 15/09/2015

C'est quand même très "léger" comme intrigue...et ça a surtout mal vieilli. Bref, comme film a twist, y a beaucoup mieux

gregbutton

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3,0Pas mal • Publiée le 23/08/2015

DU Hitchcock, un cran en-dessous. Certaines scènes sont trés trés proches, trop parfois. Le parallèle est trop présent si bien qu'on joue au jeu des 7 différences, qui sont bien là. Et pourtant je ne suis pas un grand fan de Psychose.

Ricco93

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 27/04/2015

Lors de la première vision de Pulsions (Dressed to kill, 1980), ce qui saute aux yeux est la proximité du film de Brian De Palma avec le chef-d’œuvre d'Alfred Hitchcock Psychose (Psycho, 1960) et les autres références qui émaillent le film (Sueurs froides du même Hitchcock, La Nuit des masques de John Carpenter ou encore le cinéma de Dario Argento). Mais il serait dommage de réduire ce polar à ces simples hommages et de ne pas voir tout le travail du réalisateur. Effectivement, De Palma fait preuve une fois de plus d'une parfaite maîtrise du cadre et du montage, aspect qui ressort de plus en plus à chaque nouvelle vision. Il n'hésite pas à user de toutes les possibilités que lui offre le cinéma (les fameux split-screens qu'affectionne le réalisateur, l'utilisation de d'optique à double focale, les travellings, les vues subjectives...) comme a pu lui enseigner le maître du suspense. De plus, le travail sur le scénario est très rigoureux. Ainsi, toute personne ne connaissant pas le film ayant inspiré celui-ci sera surpris par le retournement de situation central. Evidemment, le spectateur connaissant Psychose sera moins étonné mais, en contrepartie, savourera le travail référentiel qu'effectue le réalisateur de Carrie. Les acteurs, quant à eux, sont parfaitement mis en valeur (notamment les deux actrices principales, Angie Dickinson et Nancy Allen, filmée toutes deux avec amour), ce qui leur permet de d'offrir de splendides prestations. Pour tous les spectateurs estimant qu'un film doit avant tout représenter la personnalité du cinéaste, il faut signaler que De Palma parsème son film de références personnelles comme le fait que la chambre de Keith Gordon remplie d'inventions reproduise celle de De Palma jeuneSpoiler: ou comme la séquence de drague au musée, qui en plus d'être une référence directe à Sueurs Froides (Vertigo, 1958) d'Hitchcock, renvoie au fait que De Palma lui-même draguait dans les musées quant il était plus jeune. Film n'hésitant d'ailleurs pas à traiter des sujets peu évoqués à l'époque Spoiler: (les maladies vénériennes, le transsexualisme...), Pulsions se révèle donc être un des sommets de l’œuvre de Brian De Palma.

gabdias

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4,0Très bien • Publiée le 21/03/2015

Toute scène ressemblante de près ou de loin à Psychose d'Hitchcock serait une coïncidence purement fortuite ou un hommage appuyé de Brian de Palma à son maître à penser. Un thriller haletant, brillamment filmé redonnant une vision profonde sans fioriture, sans tomber dans la caricature ou la facilité à ce genre cinématographique.

Letranspercefilm

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4,0Très bien • Publiée le 24/02/2015

Tout comme Obsession été une sorte d'adaptation de Sueur froide a la sauce De Palma, Pulsion est une sorte d'adaptation de Psychose a sa sauce. Et sa sauce on la connais ! Dans le thème déjà, le sexe et la sexualité a toujours été présent dans l'oevre de De Palma, mais ici ça l'est encore plus, et il réussi a bien le filmé, c'est ni trop prude ni trop vulgaire. La mise en scène est la mise en scène habituel de De Palma, c'est a dire split screen, camera subjective et store vénitien, qui sont ici très bien utilisé. Et bien sure il y a le twist final comme souvent chez De PalmaSpoiler: (le rêve). Sinon coté scénario, l'inspiration de psychose est omniprésente mais tout est modernisé, notamment le fait que la transsexualité soit abordé de façon plus frontal. Les acteurs sont très bon, Michael Caine, Nancy Allen et le encore jeune Keith Gordon sont excellent. Pulsion est donc un très bon thriller avec tout les poncifs de De Palma.

Chan Laivy

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3,0Pas mal • Publiée le 23/01/2015

Ce film n'est définitivement qu'une pâle copie de Psychose. Certes certains moments ont un suspens assez pesant ou une construction intéressante (Scène de la douche, scène du musée) mais le reste n'est qu'un concentré de clichés assez mal pensés. En effet, le scénario est assez (voir très) mauvais, les acteurs le sont également, les personnages sont ridicules et on voit la fin du film arriver gros comme un éléphant dans un corridor ! De Palma nous a pondu bien mieux.

João J.

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3,0Pas mal • Publiée le 07/11/2014

Scénario tortueux et torturé poussé à l'extrême, plans ingénieux comme seul De Palma sait les faire, ce film est aussi un de ceux ou le réalisateur tire trop sur les situations abracadabrantes. L'interprétation est suffisamment bonne pour nous tenir en haleine tout de même et on frissonne dans certaines scènes. Un film presque rococo mais tout même vénéneux.

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