Avec Pulsions, Brian de Palma signe un thriller passionnant et passionné. Un psychiatre, brillamment interprété par Michael Caine, voit une de ses patientes violemment assassinée par l’un de ses anciens patients à l’aide d’un rasoir.
Après moult enquêtes et courses-poursuites, l'assassin s'avère être le médecin lui-même, schizophrène et pris d'une obsession qui n'est pas sans rappeler Psychose d'Alfred Hitchcock.
Ce tueur, transsexuel, ressemble fort à la détestable Fran Adamson dans Complot de famille d’Hitchcock ; car, il faut bien l’admettre, aimer de Palma, c’est avant tout aimer Hitchcock. Quelque soit son film, de Palma lui rend hommage avec déférence. Que ce soit Body Double, Carrie au bal du Diable ou même Mission : Impossible, le maître du suspens est toujours présent… Et bien évidemment, Pulsions ne fait pas exception à la règle. Il serait long de lister tous ces points-communs, allant de scènes de douche à la Psychose aux personnages tout-droit sortis du Cabinet du Dr Ewards.
Malgré tout cela, de Palma nous livre un film incroyablement frais et régénérant, qui, bien que n’étant pas son plus plébiscité, a inspiré des générations de films par la suite ; ne serais-ce que Le silence des agneaux, pour n’en citer qu’un. Eh oui, Bran de Palma n’est pas seulement un cinéphile, il est également et incontestablement un génie du cinéma.
Ceux qui croient que de Palma ne fait que des pastiches paresseux d’Hitchcock ont tord, en témoignent la beauté des plans, les jeux de miroirs, et la superbe direction d’acteurs.
Ce film est donc un joyau à regarder encore et encore, et qui vous donnera des sueurs froides…