Pulsions
Note moyenne
3,7
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201 critiques spectateurs

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maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2017
Que de tension ! J'étais un peu resté sur ma faim avec Furie et autant dire que Pulsions m'a totalement prit de court ... Un thriller palpitant et rondement mené par Brian De Palma qui emploie de nouveau tout ses talents de mises en scènes pour rendre ce film encore plus intense. Les acteurs sont dans la bonne mesure, l'alchimie entre les personnages opèrent et agrémente l'attrait du scénario. Prochaine étape, Blow Out.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2017
Sous forme d'hommage à Hitchcock, Brian de Palma nous livre avec "Pulsions" un thriller angoissant et à mon sens l'un de ses tous meilleurs long-métrage. De Palma reprend la trame narrative du chef d'oeuvre d'Hitchcock "Psychose", mais ne tombe pas dans le copié collé en livrant une oeuvre incontestablement très personnelle. Le réalisateur américain a un faible pour les marginaux qu'il exploite une nouvelle fois dans "Pulsions". De Palma a l'art de mettre en scènes des personnages atypiques et habituellement stigmatisés, dont il fait ressortir le meilleur, en attachant beaucoup d'importance à ne pas porter de jugement sur eux. On pense naturellement tout de suite à Nancy Allen qui interprète une prostitué mais aussi au personnage de Kate Miller, une mère de famille en apparence bien sous tout rapport qui refoule ses pulsions pour justement ne pas être marginalisé à son tour. "Pulsions" est un film qui met en scène des personnages, dont les actes sont jugés moralement condamnables par la société, mais que De Palma présente paradoxalement comme les être les plus humains dans une société décharnée et hypocrite. Le film est donc en ce sens porteur d'un message intéressant et propose en plus de véritables séquences de tension très réussies (la scène du musée est exceptionnelle à ce niveau là). On est pris au jeu du début à la fin, régalé par un film aussi juste dans sa mise en scène que dans son écriture. De Palma s'amuse en rendant cet hommage au maitre du suspense et livre un film pleinement abouti à ne pas manquer.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2017
B. DePalma est un fan de Hitchcock, ça, s'est sûr. L'ombre du Maître a toujours plané au-dessus de son disciple le plus appliqué, quitte à être bien pratique pour certains critiques d'occulter ou de minimiser la grandeur de certaines œuvres du cinéaste américain. Quelques années avant, DePalma avait déjà largement flirté avec le concept de l'hommage/plagiat via "Obsession", il refait le coup ici avec ce thriller glaçant jouant avec le scénario de "Psychose" mais aussi un peu de "Sueurs froides" (le passage dans le musée). Rien de bien méchant car DePalma ne se contente pas de "piquer" certains éléments ou thèmes hitchcockiens, il en rajoute d'autres plus personnels, ce qui en fait plus qu'un simple fanboy. Ainsi, le personnage du nerd qui aide à résoudre l'enquête est largement inspiré par lui-même (oui, DePalma a un gros égo), il fait tourner sa sublime femme d'alors (N. Allen) et il joue avec les codes de "Psychose" dont il reprend un peu la structure (enfin, surtout la 1ère partie). DePalma mixe plusieurs autres influences, telles que le giallo, pour trousser un thriller très esthétisé, plastiquement superbe, avec de bons acteurs et un scénario bien construit, qui propose plusieurs scènes fortes, le tout soutenu par une musique magnifique. Reste que le tout demeure un exercice de style certes brillant, mais limité à ce seul but. Un film envoûtant, plus profond qu'il n'en a l'air dans l'exploration de certaines thématiques, frustrant parfois, mais qui s'impose comme une claque visuelle fascinante. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2017
Ce film n'a pas trop vieilli, mises à part la bande musicale et évidemment la technologie. La mise en scène reste brillante, en particulier les célèbres scènes de l'ascenseur et du musée. Même si c'est clairement inspiré de Hitchcock, et les citations sont nombreuses, Brian de Palma a son style personnel. Bien sûr, il ne faut pas trop prendre au sérieux la psychanalyse de comptoir qui nous est servi, mais se contenter de savourer le suspense et l'humour souvent noir. Michaël Caine est absolument parfait dans son rôle de psy. Les deux victimes, Angie Dickinson et Nancy Allen sont elles aussi à la hauteur. En revanche le personnage du jeune technophile n'était pas indispensable. Mais c'est en constatant qu'on prend un grand plaisir à revoir ce film, même quand on en connait la chute, que l'on mesure pleinement sa qualité.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2017
Thriller Hitchcockien assumé, à la fois très classique et tout à fait implacable. Les références appuyées au cinéma du référent de De Palma n'alourdissent pas le récit et Pulsions se révèle tout entier aussi formel que captivant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 janvier 2017
Grosso modo, le premier quart voire le premier tiers du film m'a fait penser à Psychose, ce qui n'est sans doute pas un hasard lorsqu'on pense à quel point De Palma a été influencé par Hitchcock dans nombre de ses films. Mais "influencé" ne veut pas dire plagieur servile et De Palma a toujours su garder son style, bien à lui.

Ainsi, au contraire de Hitchcock, il n'a jamais eu de problèmes à montrer de la fesse et du sang, tout en restant élégant... et peut-être maniéré parfois, ici et là. Un peu provocateur également, notre bon vieux Brian, puisqu'à l'époque, montrer l'agitation troublante d'une milf décolorée sous la douche en proie à ses vapeurs, était certainement assez "nouveau" : une scène -quand elle n'est pas censurée- qui est toujours aussi "intéressante" ma foi.

Michael Caine est un choix judicieux dans un rôle tout aussi trouble, de même que la si charmante Nancy Allen qui passe sous la douche elle aussi (décidément, on est gâtés !).

La mise en scène très posée et fluide participe à l'atmosphère et reste agréable mais abuse de ses effets de manches qui n'en apparaissent que plus téléphonés encore : c'est une chose que Brian De Palma a su raffiner au fil des ans, de façon plus ou moins inégale il est vrai. Ici, le plus horripilant restera cette musique criarde qui en fait beaucoup trop, à tel point qu'on se demande si on est pas en train de mater un Scary Movie... ce qui se révèlerait particulièrement insultant.

Quoi qu'il en soit, Pulsions sait mantenir la tension, celle qui rend attentif, il assume sa perversité souterraine ainsi que son côté voyeur mais se révèle peu surprenant dans l'ensemble et presque trop conventionnel. De Palma a fait assurément sensiblement mieux dans son épaisse filmographie.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
J'avais Dressed to Kill depuis des années, mais je n'avais jamais pris la peine de le voir, allant même jusqu'à oublié que c'était Pulsions de De Palma en VO lorsque je le voyais dans ma "collection numérique tout à fait légale" et qu'est-ce-que c'était brillant. Je le disais hier encore avec Phantom of the Paradise, mais De Palma sait prendre ses influences, ici on n'est pas loin de Psychose pour en faire quelque chose qui lui est propre, qui a son identité et qui dépasse par conséquent le simple hommage tout à fait stérile.

De plus le film est incroyablement stressant, j'ai lu le synopsis (surtout si on lit celui d'Allociné qui détaille le film jusqu'à 10min de la fin...), comme beaucoup de gens avant de voir le film, je savais donc que l'héroïne que l'on suit au début n'allait pas être l'héroïne durant tout le film, qu'elle allait se faire tuer, comme dans Psychose, ce qui est d'ailleurs annoncé par une prémonition, et c'est fou comme De Palma joue avec ça, notamment dans le musée, où l'on ne sait pas trop ce que c'est, si c'est une jeu sexuel, si c'est de la peur, si c'est un jeu de chasseur et de proie... Tout ça est très ambigüe, le spectateur, comme l'héroïne ne savent pas sur quel pied danser. La séquence de course poursuite (?) dans le musée est juste magistrale, parce que ça met une tension de fou alors qu'en vrai c'est rien du tout, c'est deux types qui se tournent autour : "vais-je te rendre ton gant ou pas ?", mais en sous-texte le spectateur comprend : "vais-je te sauter ou te buter ?".

De Palma c'est vraiment le roi de la tension et il le fait avec trois fois rien, pour trois fois rien et ça fonctionne du feu de dieu.

J'aurai cependant un défaut, c'est que parfois on voit à quoi pense le personnage, sauf qu'on n'avait pas besoin de le voir, on avait compris, lorsque la fille cherche sa culotte on a compris qu'elle la cherchait, et on a compris qu'elle a compris où elle l'avait laissé, pareil pour la bague, on n'avait pas besoin de cette information jetée de manière aussi grossière sur l'écran. Et ça jure d'autant plus avec le reste que les séquences sont assez longues et détailles ce qui fait que l'on comprend sans qu'on nous le dise. ll y a peut-être un ou deux deus ex machina (dont un qui est préparé, mais qui, lorsqu'il arrive, fait vraiment deus ex machina) mais rien de bien grave non plus.

Je pinaille, parce que c'était réellement excellent, jouissif à souhait, notons par ailleurs une séquence à la fin où les spectateurs voyeurs sont représentés comme des aliénés juste bons à encourager des meurtres sordides. Voilà qui remet chacun à sa place.

Mais je pense que finalement la séquence la plus tendue c'est la séquence de toute fin, absolument parfaite, en plus on voit des seins... De Palma maîtrise exactement ce qu'il fait, c'est absolument glaçant tant la tension est à son comble. Limite c'est dommage que De Palma n'ait pas fait (à ma connaissance) de réel film d'horreur, parce que là on en est pas loin et finalement la tension exacerbée fait bien plus peur que n'importe quel navet, remake de slasher des années 80 qui sortent de nos jours.

Notons par ailleurs que Madmoizelle.com doit adorer ce film et vu que je suis Charlie, ça me réjouit au plus au point.
Juliano
Juliano

17 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 juillet 2018
Pour assouvir ses pulsions, la blonde mystérieuse tranche avec sa lame les responsables de ses désirs. Le voyeurisme à la sauce giallo.
Kinshaw.
Kinshaw.

16 abonnés 187 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 juin 2016
Que ça a mal vieilli! Typique des films des années 80, la musique classique à tout va, stridente à volonté. Le scénario éthiquement limite, une autre époque clairement ! J'ai été très déçue par les clichés dépeints dans le film, certes érotique, le scénario est surtout très macho, la femme, objet du désir de l'homme, le transexuel, sous l'angle du pathologique.. tout ça est très bas de plafond.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2016
Les références au maître du suspense Hitchcock ne manquent pas, De Palma y ajoute ses caractéristiques habituelles de voyeurisme, à la limite malsaine. Son thriller es totalement maîtrisé, on comprend assez vite l'identité du tueur mais cela ne nui que très peu au suspense.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2016
L'ombre d'Hitchcock est plus présente que jamais dans ce film de De Palma, qui nous livre un hommage absolument pas déguisé au maître du suspense. Les nombreuses séquences sans dialogue, où seule la caméra intervient, sont formidablement maîtrisées et font passer le message du cinéaste avec virtuosité. Le cinéphile ne pourra que relever les innombrables clins d’œil (essentiellement à Sueurs Froides et Psychose, mais aussi à sa propre filmographie). De Palma a construit sur la base d'un scénario assez schématique et simple, une mise en images redoutablement efficace, servie par de jeunes acteurs brillants et un Michael Caine au flegme purement britannique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 mai 2016
Ici nous retrouvons Nancy Allen jouant avec Michael Caine et Angie Dickinson dans un thriller "érotique" d'une certaine intensité. On peut constater déjà l'hommage au Psychose d'Hitchcock notamment sur le traitement du personnage principal ( spoiler: notamment sur son assassinat et l'ammalgamme entre la douche et l'ascenseur
). On peut souigner une mise en scène qui parvient à nous garder en haleine même pendant les 30 premières minutes malgré des événements qui pourraient laisser de marbre en temps normal ( spoiler: je ne m'attendais pas à être aussi attentif en regardant une femme errée dans un musée pendant 10 bonnes minutes...
). De plus, ne sachant pas grand chose du film, l'intrigue fut une très bonne surprise avec cette mystérieure blonde tueuse qu'étrangement, j'ai peiné à reconnaître avant l'approchement du dénouement final. Les scènes érotiques sont très bien faites, difficile d'y voir une quelconque vulgarité à notre époque, la musique est toujours calibré habilement à l'intrigue, chacun des personnages sont vrais et ne donnent pas juste l'impression d'être là pour le film. Je ne peux trop en dire sans risquer de spoiler, mais pour ceux qui apprécient ce genre, je le recommande sans hésiter.
AlexPiou1704
AlexPiou1704

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2016
Même si la musique et la photo ont pris un petit coup de vieux, c'est un thriller a l'efficacité redoutable, avec une dimension erotique qui a fait scandale en 1980, mais qui ne choque plus vraiment aujourd'hui. Le suspense en devient à la limite du soutenable en s'approchant de la fin, avec des mouvements de caméra tres lents.. Cependant, le rapport à la transexualité reste quand même super vieillot...
Mais Angie Dickinson et Michael Caine sont géniaux
Le tout en fait un très bon De Palma, bien flippant malgré tout.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 avril 2016
Bourré de références au cinéma de Hitchcock, Pulsions trouve l'essentiel de son inspiration dans spoiler: Psychose
. C'est un plaisir de retrouver les grandes lignes de ce chef d'oeuvre dans un autre contexte et une autre ambiance en jouant au jeu des différences. Mais cela galvaude également la trame narrative et le suspense dès le premier visionnage. Par ailleurs, le voyeurisme prend ici une tournure dérangeante, à l'image de la scène d'ouverture.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2016
Quand il met en chantier “Pulsions », Brian De Palma âgé de 40 ans a réalisé douze longs métrages depuis 1966 dont quelques succès assez retentissants comme « Phantom of the Paradise » (1974), « Carrie » (1976) ou « Furie » (1978) qui le placent parmi les réalisateurs qui comptent même si spécialisé dans le cinéma de genre, il se situe dans l’esprit de la critique américaine un cran en dessous de ses « copains barbus » du nouvel Hollywood (expression empruntée à Billy Wilder alors qu’il évoquait ses difficultés à monter « Fedora ») qui ont à leur actif des succès mondiaux qui leur ont valu l’adoubement de la critique et la reconnaissance des festivals (« Taxi Driver » pour Scorsese, « Le Parrain » pour Coppola et « Les dents de la mer » pour Spielberg). Pas étonnant dès lors qu’il soit engagé sur des projets ambitieux comme « Cruising » ou « Le Prince New York », tous deux finalement réalisés par William Friedkin et Sidney Lumet. Frustré comme il le dit lui-même par sa difficulté à monter le projet autour du livre qu’était en train d’écrire Robert Daley sur sa propre expérience de commissaire délégué face à la corruption qui gangrénait le NYCPD dans les années 1970 (cf, « Le Prince de New York »), il rédige très promptement le scénario de « Pulsions » à partir d’articles et de livres sur le phénomène de la transsexualité qui l’intrigue et le fascine. Comme toujours chez De Palma, l’histoire est agrémentée d’éléments autobiographiques (ici le jeune héros joué par Keith Gordon accro aux nouvelles technologies, clone du De Palma adolescent qui espionnait caméra à la main son père adultère). Son agent, vend illico le scénario aux enchères pour 200.000 dollars (somme rondelette à l’époque). « Pulsions » est désormais sur les rails. De Palma, même s’il s’en défend, puise une nouvelle fois son inspiration de mise en scène chez Hitchcock, ouvrant et concluant son film par un hommage appuyé à la fameuse scène de la douche de « Psychose » (1960). Idem pour les thèmes qui rythment l’action comme le voyeurisme, le sexe refoulé puis réprimé ou l’obsession pour les femmes blondes. C’est d’ailleurs en référence à « Psychose » qu’il construit le premier tiers de « Pulsions », réussissant à crée le même sentiment de malaise indéfini que l’on ressentait face à Janet Leigh, héroïne furtive de « Psychose », secrétaire en fuite après avoir dérobé le magot de son patron. Mais nous sommes en 1980, soit vingt ans après le film choc que fut « Psychose » et De Palma peut maintenant exposer clairement les fantasmes sexuels qu’Hitchcock se contentait de suggérer avec son habituel sens de la dérision. L’accomplissement sexuel est clairement la quête de Kate Miller (Angie Dickinson), sémillante quinquagénaire dont nous allons partager pendant une demi-heure grâce à la virtuosité de la caméra de De Palma (Ralf D. Bode à la photographie) le très troublant, sensuel et maladroit cheminement vers le plaisir. spoiler: D’abord par une scène d’onanisme sous la douche qui en ouverture nous dévoile quel sera le ton du film mais aussi le degré de frustration atteint par cette femme recourant à la psychanalyse pour tenter de calmer le flot d’émotions contenues qui la submerge
. Ensuite par une scène d’anthologie au Metropolitan Museum of Art de New York (scène tournée en réalité à Philadelphie), variation virtuose autour de la scène du musée de « Vertigo » où une partie de cache-cache tout à la fois mutine et onirique met Kate Miller sur la piste de son accomplissement. La quête effrénée trouvera son acmé dans le cri de jouissance lâché en pleine circulation après un abandon aux foucades d’un inconnu sur le siège arrière d’un taxi. spoiler: Mais comme Hitchcock avait choisi de livrer sauvagement Janet Leigh à la lame tranchante de Norman Bates (Anthony Perkins) après nous avoir mis en sympathie avec elle, De Palma nous prive d’Angie Dickinson à peu près dans les mêmes délais et de manière aussi brutale, une cabine d’ascenseur remplaçant la célèbre cabine de douche. La pulsion sexuelle vécue de manière coupable par Kate Miller, sa réprimande en deux temps par la découverte tout d'abord de la maladie transmissible de son partenaire puis ensuite par la fin tragique de la candidate au plaisir
seront fortement reprochées à De Palma comme l'affirmation de sa part d'une position antiféministe dans la droite ligne de la reprise en main puritaine qui sourd depuis la fin du flower power née quelque part aux abords de Cielo Drive, là-même où Sharon Tate, la femme de Roman Polanski, avait trouvé la mort sous les coups de poignard des séides de Charles Manson (le 9 août 1969). Une régression brutale bientôt confortée par l'apparition du Sida, vue par les milieux réactionnaires comme le réveil de la volonté divine du retour à un ordre établi. Extrapolation erronée selon De Palma d'une critique toujours prompte à faire dire aux films plus que leurs auteurs avaient en tête. La polémique qui liguera contre le réalisateur les milieux féministes et gay (transposition sur l'homosexualité de son approche répressive de la transsexualité) suivie de la mini bataille d'Hernani que se livrent les critiques Pauline Kael, fervente avocate de De Palma depuis ses débuts, et Andrew Sarris l'accusant d'être un Hitchcock aux petits pieds. Tous ces remous feront beaucoup pour le succès du film qui sera le plus rentable de la carrière du réalisateur sans aucun doute conscient au préalable du parti à tirer de la marque transgressive des thèmes choisis. La suite du film consacrée à la traque du tueur s'éloigne quelque peu de l'esprit hitchcockien, nous rappelant que De Palma est de la génération des Spielberg, Dante et autres Lucas, mêlant humour potache de l'adolescence et emprunt aux slashers qui font rage depuis l'avènement du "Halloween" de John Carpenter (1978). Cette deuxième partie du film est tout aussi virtuose grâce à l'acuité visuelle de De Palma dont les effets parfois jugés tocs comme le split-screen ou l'utilisation d'une lentille bifocale pour juxtaposer deux plans distants montrent aujourd'hui toute leur pertinence et leur originalité pour donner à "Pulsions" toute sa force suggestive. Le duo formé par Keith Gordon et la pulpeuse Nancy Allen (femme de De Palma) est complètement opérationnel grâce à l'incongruité et l'ambiguïté de leur association (un geek de prime abord asexué et une prostituée). Michael Caine et Angie Dickinson qui s'immiscent pour la première fois dans l'univers "de palmien" sont bien sûrs parfaits et n'ont pas eu à regretter ces deux rôles marquants de leur filmographie. Ajoutez à tout cela la musique envoûtante de Pino Donaggio, fidèle compositeur de De Palma depuis "Carrie" et vous obtenez la preuve qu'un cinéma hautement référentiel peut trouver le chemin de l'originalité si le mélange est réalisé par un savant alchimiste.
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