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Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?
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bobmorane63
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5,0
Publiée le 23 mars 2016
Un chef d'oeuvre psychologique signé par un cinéaste de génie nommé Robert Aldrich qui m'épate de films en film à chaque visionnage riche en qualité !! Le générique du début de ce long métrage ne vient qu'après 10 minutes après la présentation des deux héroines en 1911 ou l'une au caractère bien trempé est la star des enfants nommé Baby Jane, après vient 1935 ou sa soeur veut prendre le relais mais est accidentellement tamponner par une voiture dont on ne voit pas le chauffeur et puis le présent (enfin en 1962) ou la deuxième citée plus haut est cloittrée dans un fauteuil roulant chez sa soeur Baby Jane au premier étage tandis que Baby Jane veut redevenir une star. Le suspense prend le pas, Baby Jane séquestre sa soeur par jalousie, par folie en mettant la nounou en congés sans que personne la voit, sans nourriture puis la torturer. Robert Aldrich était un maitre qui savait nous capter avec la tension en souvent ou poser les caméras (style Hitchcock) et on est pris par ce film. Bette Davis incarne d'une folie époustouflante Baby Jane avec aussi Joan Crawford incarnant une soeur plus sage subissant tout et dans la détresse, deux grandes actrices vieillissantes grandioses qu'on est pas près d'oublier. A visionner d'urgence.
Digne des films des années 30, Bette Davis incarne la folie avec brio, l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Le seul petit détail qui gène c'est de ne pas savoir ce que devient le personnage interprété par l'excellente Joan Crawford. Un suspense final qui laisse le spectateur sur sa faim
Une vraie torture psychologique qu'inflige l'une à l'autre. Un duel tendu et acre qui dépasse même les mots. "J'ai vu des rats dans la cave" dit-elle en partant. Devinez la suite. Difficile pour moi de rester neutre car Bette Davis est mon actrice préférée de tout le cinéma américain. Elle joue encore parfaitement de son physique pour paraître quand il le faut aussi inoffensive que sa poupée "baby Jane" (une idée de génie cette poupée modèle!!!! Film passionnant et qui ne résoud pas à un simple duel de "vieilles biques"
Un échange saisissant entre deux grandes actrices de leur époque (qui, paraît-il, se détestaient également dans la vraie vie). Bette Davis campe le rôle d'une folle comme personne, à sa manière.
Une Bette Davis, époustouflante au sommet de son art incarnant l'une des "méchantes" les plus réussies de l'histoire du cinéma. Une histoire bien menée qui nous glace le sang ponctuée par des moments d'horreur pure et de tension intense. Malgré la fin un peu longuette, on se délecte, c'est un chef d'œuvre !
Extraordinaire interprétation de Bette Davis en sœur jalouse et folle, et de Joan Crawford en victime (?) de la folie possessive et destructrice de sa sœur. Tout cela sur fond d'une critique au vitriole d'un Hollywood qui broie les individus et les carrières. Ce film relève du chef d'œuvre d'interprétation et de justesse. De tels films sont désormais bien rares ...
En général j'adore Aldrich comme beaucoup de cinéphiles, j'aime sa mise en scène extrêmement forte par instants qui va fort bien avec le titre de son film ''plein la gueule''. Je sais aussi qu'il est inégal et sans doute pas toujours aussi libre qu'il le souhaiterait. ''Qu'est -il arrivé à baby Jane'' est un de ses films les plus célèbres mais son scénario et la façon dont les séquences sont soit dramatisées soit trompeuses ne me conviennent pas, pour commencer la façon dont est filmé l'accident. Certes, la mise en scène est belle et les acteurs magnifiquement dirigés, rien ne peut leur être reproché. En plus ce qui passe mal en 2014 ce sont les invraisemblances dans un film qui se veut le plus proche du réel que possible, je ne parle pas du comportement de Blanche qui s'expliquera au final et qui compose un seul être pervers avec sa soeur, je parle des personnages secondaires qui n'ont aucun poids même Victor Buono malgré ses 180 kilos que l'on pourrait gommer de cette histoires sans que cela en change un iota, Anna Lee cette charmante actrice chère à John Ford est affublée d'un rôle ridicule, sa fille encore pire et ne parlons pas de la police ou du médecin. Dommage, vraiment dommage car il faut adhérer à 100% à ce genre de film pour en sortir bouleversé toute faute heurtant notre intelligence ne pardonne pas. Pourtant tout l'essentiel du cinéma y était, technique de l'horreur bien a point, méchanceté permanente, humour macabre, deux soeurs attachantes autant à plaindre qu'à blâmer et suspense permanent.
Avec "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?", Robert Aldrich signe un chef d'oeuvre de tension et de suspens. Les deux actrices, Bette Davis et Joan Crawford, livrent chacune une prestation incroyable quoique par forcément joué quand l'on connait l'animosité qui régnait en les deux anciennes stars. Le talent d'Aldrich et de son équipe a fait le reste pour nous livrer cette oeuvre génialement cruelle.
Chef-d'oeuvre du cinéma américain des années 60, "Qu'est-il arrivé à Baby Jane?" est un film où la tension est palpable et le suspense est omniprésent. Les deux soeurs, interprétées par les inoubliables Bette Davies et Joan Crawford, crèvent l'écran. Je trouve que cette oeuvre cynique et cruelle, en avance sur son temps, n'a pas vieilli. Psychologiquement dure, elle nous marque à jamais.
Quelle bonne surprise fût ce Baby Jane ! Classé parmi les films "à voir avant de mourir", je lance le dvd sans lire une ligne du résumé. Commençons par le scénario, parfaitement ficelé, nous sommes tenu en haleine jusqu'à la fin, avec un générique surprenant nous laissant imaginer la fin du film. Robert Aldrich nous mène légèrement en bateau la première heure pour finalement mieux nous faire jouir la deuxième. Question acteur la réputation du casting n'est plus à faire, Bette Davis éclabousse le film de tout son talent, Joan Crawford lui donne parfaitement la réplique. Je n'ai vu Bette Davis que dans EVE, j'avoue être de plus en plus impressionné par son jeu (sérieuse, malade mental ou froide) et son faciès expressif d'actrice parfaite (notamment quand elle fait ses gros yeux, déjà un avant goût dans EVE), considéré comme l'une des meilleurs actrices toute générations confondu. Bref Aldrich lui offre ici à un rôle à sa mesure, son meilleur (à mes yeux après 2 films). Si tout cela marche à merveille c'est surtout grâce à la présence en face de Joan Crawford, grande rivale de Bette Davis dans la vie. En voyant des bonus ou en lisant certaines anecdotes sur leur relation avant de visionner le film, vous permettront sûrement de l'appréhender différement et de trouver, pour le coup, certaines scènes mythiques. C'est le premier film que je vois avec Joan Crawford, une présence iconique avec la classe et la sobriété caractérisant ces "femmes fatales" des deux décennies précédentes, campant ici une handicapé en fauteuil roulant vivant de ses succés passé. Quelle belle femme (57 ans ici !) ne les faisant pas du tout, même sous le maquillage final là montrant fatigué et mourante, elle rayonne. Impressionnant. Les seconds rôles sont magnifiquement utilisé pour chaque rebondissements, servant au fil conducteur sans être impressionnant dans le jeu pour autant (la voisine aurait mérité un rôle prépondérant). La réalisation ne contient aucune fausse notes, le noir et blanc est brillamment utilisé (jeux d'ombres, apparence physique, atmosphère générale) avec quelques plans intéressants, faisant pratiquement figure de film d'horreur par moments. Je trouve réducteur de qualifier Baby Jane de caricature ou de copie ratée de Sunset Boulevard. Oui il lui ressemble beaucoup (la démesure de Bette Davis + quelques scènes), le scénario et surtout la mise en scène de Billy Wilder étant certes supérieurs. Mais que sont Gloria Swanson et William Holden face aux tornades dévastatrices Crawford et Davis ? Des fourmis ou presque (second degré). Sunset Blvd à fait rêvé les cinéphiles pour de nombreuses raisons, mais Baby Jane, plus accessible, permettra aux cinéphiles comme au non initiés de prendre un pied terrible, d'être accroché au canapé devant un drame d'une noirceur qui mériterait un plus grand respect. Pour moi la folie au féminin c'était Gena Rowland dans "Une femme sous influence", mais ça c'était avant Bette Davis dans Baby Jane. A voir pour la culture et pour l'histoire du septième art. Très bon film à vous =).
Le cauchemar d'une ancienne actrice estropiée prisonnière de sa sœur névrosée : le résultat se révèle assez impressionnant par sa capacité à aller crescendo et à générer un suspense appréciable. On retiendra l'interprétation brillante de Bette Davis dans le rôle de Baby Jane, terrifiante et principale attraction du film. Bon point également pour la réalisation inspirée de Robert Aldrich. Un classique qui a assez bien vieilli et mérite le détour !
Je suis heureux d'être tombé par hasard sur ce film pas tout jeune. L'histoire est très bonne et les actrices principales sont excellentes, surtout Bette Davis. Effrayante de démesure, elle incarne une femme vieillissante qui sombre dans la folie, chute provoquée par le désespoir de la perte de sa gloire passée. La force du scénario est de ne pas en faire un personnage fondamentalement détestable, mais de permettre aussi au spectateur de ressentir de la pitié pour elle. Le film pose aussi ce sujet intéressant : que ressentent les anciennes gloires qui tombent dans l'oubli ?
Jalousie exacerbée, maltraitance sadique, voyage cruel vers la folie... Qu'est-il arrivé à Baby Jane est un film monstrueux, interprété par deux anciens monstres sacrés, Bette Davis et Joan Crawford, qui n'ont pas eu besoin de se forcer pour s'affronter devant la caméra, tant elles se détestaient dans la vraie vie... Ce film de "freaks" s'inscrit par ailleurs au coeur de la trilogie sur le cinéma de Robert Aldrich, succédant au Grand Couteau (1955) et précédant Le Démon des femmes (1968). Une trilogie très critique à l'égard de Hollywood, marquée par une certaine violence et une certaine outrance, pas toujours très heureuses. Cet opus ne déroge pas à cette constante, puisque le drame psychologique, lorgnant vers le thriller voire l'épouvante, n'est pas loin de grand-guignolesque parfois. Il n'en demeure pas moins marquant et assez tétanisant. Il y a quelque chose d'indiciblement malsain, ambigu et fascinant dans ce rapport de force féminin. La méchanceté haineuse du "bourreau" et la retenue timorée de la "victime" sont troublantes. La complexité psychologique de leurs rapports est savamment développée en huis clos (ou presque) par Robert Aldrich, au gré de révélations sur le passé et d'événements présents qui font monter crescendo la tension, jusqu'à un dénouement qui nuance terriblement les données manichéennes du drame. Difficile d'oublier la dernière scène du film, la chanson de Baby Jane, vieille femme restée enfant, psychopathe, terrifiante, touchante. Bette Davis trouvait là le rôle le plus halluciné et hallucinant de sa carrière. Robert Aldrich, quant à lui, trouva dans ce film l'occasion de relancer sa carrière après quelques ratés. Si l'on veut rester dans l'esprit du film, on peut poursuivre notamment avec Qui a peur de Virginia Woolf ? (de Mike Nichols), pour son côté "règlement de comptes déchirant", et Misery (de Rob Reiner), pour son côté "séquestration sadique".
Un film dont j’attendais beaucoup et qui m’a au final déçu. Aldrich tient là un sujet en or et je trouve qu’il ne va pas au bout des possibilités qu’il lui offre. Le début est pourtant très bon ; la tension monte petit à petit jusqu’à l’épisode du rat assez mémorable. Et alors qu’on s’attend à ce que le film passe la seconde, il fait au contraire marche arrière. Les scènes de Bette Davis avec le pianiste m’ont parues assez futiles, à part pour illustrer sa folie mais il y avait d’autres moyens de la montrer. Quant à la fin, elle est assez ridicule. Bref, le scénario s’enlise au fur et à mesure que le film avance, ce qui est dommage. La confrontation Davis/Crawford n’est pas assez poussée, alors que ce sont clairement les meilleurs moments du film. Avec deux actrices de ce talent, il y avait moyen d’aller bien plus loin dans la violence psychologique ! Il faut aussi dire que le film date des années 60, et sans doute était-ce déjà très dérangeant pour l’époque. Mais aujourd’hui, un film comme Misery m’a paru nettement plus réussi dans le genre. Le film demeure bon de part le jeu des actrices (surtout Bette Davis, Joan Crawford ayant un personnage plus effacé) et la mise en scène, mais ce n’est clairement pas un chef d’œuvre impérissable.