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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 janvier 2007
film lent, sous-joué, sans une once d'originalité. Tout est prévisible, et on a le sentiment de regarder un téléfilm de deuxième partie de soirée. Un film à éviter absolument.
Les acteurs jouent vraiment très bien, j'ai découvert Laetitia Chardonnet qui est superbe. Mais j'ai trouvé le film trop lent et bizarre dans le message qu'il fait passer.
Un bon début avec une intrigue et une atmosphère prenantes mais la suite d'invraissemblances et la lenteur de la deuxième parties sont décevantes. Dommage, c'était bien parti.
Deuxième réalisation de Patrick Bouchitey, Imposture est un film très réussi. Le réalisateur-scénariste-acteur s'attarde sur l'aspect psychologique de ses personnages, crée une tension durant tout le film et surtout révèle une actrice très prometteuse en la personne de Laetitia Chardonnet. On pouvait peut-être s'attendre à un film violent car Imposture fait penser (du moins dans son postulat) au film de Rob Reiner, Misery. Il n'en est rien. La violence est surtout dans la réflexion et les motivations de ses personnages, dans la façon dont Serge regarde Jeanne attachée au fond de cette cave. Imposture est aussi un film sur l'ambition, sur l'envie de réussite. Un film qui égratigne le milieu littéraire et la création ("J'ai des consignes ! Ah ? Des cons signent ?"). Patrick Bouchitey, bien que composant un personnage qui aurait pu être repoussant, n'arrive jamais à rendre son personnage antipathique, ce qui est diaboliquement paradoxal. Le personnage de Serge est toujours sur le fil, frustré, stréssé, mal dans sa peau... et pourtant le spectateur ne le déteste jamais. Devant le phrasé toujours original de Bouchitey, Laetitia Chardonnet joue sur le non-dit et le mutisme le plus expressif. La réalisation est très correcte, l'interprétation excellente, les dialogues soignés (" j'ai appelé le male Vice et la femelle versa "), le thème original, Imposture est loin d'en être une et s'impose déjà comme un des meilleurs films français de l'année.
Mesdemoiselles et messieurs les etudiants, surtout ceux de littérature, ne surtout pas donner le brouillon d'un roman a lire a votre professeur pour avoir son avis avant de le publier, il peut vous enfermez dans un grenier d'une maison abandonné au milieu d'une foret pendant des mois et peut vous volez les droits d'auteurs et profiter de la notorieté du livre. C'est le cas avec ce film noir et sadique, réalisé et interpreté par le realisateur de "Lune froide", et plus connus du grand public dans un second role marquant dans " La vie est un long fleuve tranquille" d'Etienne Chatillez, j'ai nommé Patrick Bouchitey. On suit le film de bout en bout, malgré une fin decevante que j'attendais plus tragique voir brutal. A noter dans le role difficile de la victime, une grande actrice et peut etre une des revelations du cinema francais dans les prochaines années, Laetitia Chardonnet.
Serge Pommier enseigne brillamment les Lettres, est critique littéraire et na quun seul but dans sa vie : devenir écrivain. Mais le chef-duvre ne vient pas, comme sil nétait pas fait pour cela. Jusquau jour où lun de ses jeunes étudiantes vient lui demander son avis sur un roman quelle vient décrire. Il accepte à contre cur, et ne le lira quaprès que la demoiselle ait insisté longtemps pour connaître son avis. Et, bien évidemment, le jour où il sy atèle, cest la révélation : létudiante a écrit un chef-duvre, un livre comme Pommier rêve den écrire un depuis des dizaines dannées. Et cest là que lengrenage sordide se met en route : Pommier sassure que personne dautre que lui na lu ce livre, kidnappe la jeune femme et la séquestre dans une maison abandonnée en pleine campagne. Il ira jusquà détruire le disque dur de son étudiante, en mettant le feu à la maison parentale. Pommier présente alors le livre à son éditeur, et une fois publié, celui-ci rencontre un succès dépassant de loin ses espérances les plus folles. Sa seule zone dombre sappelle alors Laetitia, une jeune femme emmurée, traitée et nourrie comme un chien, avec laquelle le faux écrivain va pourtant et peu à peu lier une relation des plus étranges Adaptant lécrivain José Angel Manas, Bouchitey parvient à réaliser un vrai polar à la française, empruntant beaucoup aux premiers Bernard Rapp et sinspirant de « Misery » Un film imparfait, mais qui se regarde pourtant avec une angoissante boule au fond du ventre
E-pa-tant ! Voilà un film truffé d'invraisemblances dont plusieurs personnages disparaissent du scénario au milieu de l'intrigue, mais on s'en moque parce que ça marche. Des acteurs excellents, en particulier L. Chardonnet très expressive dans un rôle en partie muet et P. Bouchitey qui n'arrive pas à rendre son personnage antipathique, une lumière sombre, la musique de Mozart lancinante, beaucoup de non-dits remplacés par les changements de décors, une maison fascinante, un dénouement malicieux et imprévu... tout est captivant.
Dommage que le film s'essoufle un peu à ses trois quarts sinon j'aurais volontiers mis trois étoiles, surtout pour l'interprétation de Bouchitey et de Laetitia Chardonnet. Un film dérangeant mais original. Le méchant a l'air gentil et c'est ce qui rend le déroulement du film intéressant.
Suspense efficace de bout en bout avec cependant quelques invraissemblances ou absences d'explications qui pourraient freiner le plaisir de certains à entrer complètement dans ce film. Réflexion pertinente sur la création artistique par l'écriture, sur la possible et redoutable stérilité en corrolaire d'une trop forte attente ou face à l'injonction commerciale sur fond de dérapage vers la folie. Duo excellent d'acteurs excellents !
Imposture est un film intelligent qui à l'inverse d'autres films n'utilise pas des effets de violence pour les scènes de sequestration. Celle-ci serait peut-être plus une métaphore d'un écrivain raté qui aimerait s'approprier le génie d'un autre. La violence est celle du pouvoir de la création, de notre impuissance à créer nous-mêmes et envier le talent d'autrui. Les non-dits, les silences sont très bavards et ambigus. On sent une réelle complicité des deux entités. Bravo!
Un film plutôt étonnant avec deux acteurs en parfaite osmose. Malgré une idée de base qui aurait pu tirer aux convenus et attendus, Bouchitey sort des sentiers battus une histoire à la fois intelligente et sensible à tendance masochiste, menant à un final intéressant.
Le scénario est intéressant, c'est surement pour ça que le film est bon. Y a des moments.. on se demande un peu où on va.. mais on est forcés de suivre, et heureusement à la fin, l'histoire retombe à peu près sur ses pattes. Bouchitey est pas mal (en vrai ou faux alcoolique?!), et Laëtitia Chardonnet surprenante, un rien de Jodie Foster, un soupçon de Bohringer, et une ultra féminité.
J'ai passé un super moment de cinéma, très beau film, P. Bouchitey et L. Chardonnet y sont excellents. Rarement vu scénario aussi subtil,aussi fin, des dialogues qu'il faut écouter pour les apprécier, une musique qui colle au dénouement, bref je me suis régaler et je regrette que Bouchitey se fasse si rare, car c'est un grand acteur. Evidemment je recommande fortement ce film, mais comme d'habitude ce sont les grosses machines rigolardes et bien grasses du cinéma français (ou américain d'ailleurs) qui vont faire la une du box office. C'est fortement injuste et cela me fait enrager.Courez-y !