Placé entre l'excellent "Bienvenue à Gattaca" et le sublime "Lord of war", "Simone" fait ici figure de cours de récréation pour le talentueux Andrew Niccol. Certes le réalisateur laisse une fois encore libre court à son imagination et à son sens inné de l'anticipation, mais cette réalisation, à force d'hésiter entre critique et farce hollywoodienne, tourne court. Difficile de retrouver ici tout le génie d'Andrew Niccol, son sens aigu du récit quasi Scorsesien qu'il emploiera plus tard pour monter "Lord of war". Pouvait sans doute mieux faire !
Simone est aussi réussi que Bienvenue à Gattaca de Nichol. Le film est très bien mis en scène, une belle photo, une musique discrète ; le tout donnant une image belle et mystérieuse d'Hollywood. Al Pacino est une nouvelle fois parfait. Le concept de créer une actrice factice est une belle idée et Roberts, fort jolie, trouve un vrai rôle important de cinéma . La scène de destruction de son image par un virus est un passage inouï et, il faut le dire, très émouvant. Simone est aussi souvent très drôle avec ses fans transis et un peu naïfs voire stupides. A noter aussi l'hilarante et pasolinienne scène où Simone mange avec les cochons, belle et décalée. Le film n'est cependant pas exempts de faiblesses. Le début de Simone est un peu faible (nous avons du mal à rentrer dans le film) et le dénouement avec l'arrestation du metteur en scène accusé de meurtre assez prévisible. Les retrouvailles du couple à la fin font un peu mélo. Sur le plan des références, on pense à AI de Spielberg, à Truman Show de Peter Weir. La problématique du film est d'affimer que ce n'est pas seulement les hommes qui font Hollywood mais l'usine à rêves qui créeent les hommes. Une belle forme de cinéma pour un film intéressant.
J'ai plutôt aimé ce film. Al Pacino est excellent ,comme à son habitude, le reste du casting est satisfaisant. La satire sur le "star-system" et les "people" est drôle mais surtout très juste. Tellement juste qu'elle devient effrayante parfois; la bêtise de nos contemporains n'a rien à envier aux foules adoratrices de Simone. Par conte la romance entre Victor et son ex-femme est parfois ennuyante. Le film est aussi trop long et trop lent. Un bon film.
Quand la fiction dépasse la réalité et qu'un homme est dépasser par sa création virtuelle, vous obtenez ce gentil film remplit de bon sentiment dont Al Pacino permet de transposer les sentiments forts et puissants entre le créateur et sa créature.
Comme dans Gattaca et Truman, l'idée de base est forte, et la réflexion qui en découle au cours du film est intéressante! Al Pacino est vraiment bon, et je dois bien dire qu'il porte tout le film sur ses épaules... Dans les secondes rôles, Evan Rachel Wood se distingue. Mais le film manque de rythme et de souffle pour tenir les 2h... Dommage! Mais le film est tout à fait recommandable!
Une bonne reflexion sur la virtualité croissante de notre monde. Mais tout parait trop artificiel pour susciter une totale adhésion. L'image est belle, Al Pacino est comme il faut, mais il manque quelque chose.
Simone est un film très intéressant qui fait réfléchir sur le rôle des stars, et sur l'idôlatrie qu'ils inspirent. On en vient à se poser des questions : qui sont réellement les acteurs? Quelle est leur importance dans la réalisation d'un film? Sont-ils réellemment indispensables? Car le fait qu'un personnage virtuel puisse prendre une telle ampleur remet en cause la présence d'acteurs en chair et en os dans les films. En effet, ne serait-il pas plus pratique pour un réalisateur de tout faire par images de synthèse? Cela nuirait-il au cinéma? Quoi qu'il en soit, on passe un très bon moment devant Simone, qui sait alterner les scènes drôles et les scènes plus sèrieuses. On en vient même à s'interroger sur l'existence réelle du personnage virtuel, notamment dans les dialogues étranges et insolites entre elle et son créateur dans les studios. Al Pacino est excellent dans ce rôle, oscillant avec la schizophrénie. Le seul bémol est que la fin de ce film est de moins bonne qualité que le début. On prend tout de même plaisir à revoir plusieurs fois ce long-métrage d'Andrew Niccol.
Petit navet hollywoodien pas crédible pour deux sous. Le scénario pouvait être intéressant mais les invraisemblances sont hallucinantes. Al Pacino trouve un emploi qui ne le met franchement pas en valeur. Reste que ça se laisse suivre, si on laisse vraiment son esprit critique de côté.
ROBOT IS THE FUTURE. un monde virtuelle crée autour de nous sans le savoir,avec une fin crédible:la continuation de l'illusion, le film fait référence au (Roi Nu)d'Eugenis Schwarz -La vérité est synonyme de l'Illusion-le film est réalisé par un habitué de ce genre: Andrew Niccol (Scénariste de Truman Show)et porté par le Monstre sacré d'Hoolywood: Al Pacino, GENIAL!