Simone
Note moyenne
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Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2026
Une comédie hyper visionnaire qui offre une satire caustique inégale mais divertissante du culte de la célébrité et de la manière dont les médias fabriquent des icônes.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2026
Le dernier film du réalisateur Viktor Taransky n'a pas marché, le nouveau est suspendu, et son contrat avec le studio est résilié. Mais un fan , génie de l'informatique, lui offre un logiciel qui permet de créer un personnage virtuel. Taransky donne naissance à Simone, dont il fait son actrice principale.
Le monde du cinéma est sans pitié. Les exigences de ses stars, producteurs et autres parasites à profit qui n'en ont rien à faire du talent et du travail des artistes. Un film est avant tout un produit commercial. Comme l'époque a changé : les actrices d'avant appartenaient aux studios. Plus de place pour les nostalgiques Business is business. La grande famille du cinéma ne fait pas de cadeaux. Elle est prête à abandonner celui-là même qui était auréolé de succès s'il ne rempli plus les salles aujourd'hui. Même pour pour Viktor Taransky.
Il reçoit Simulation One, un logiciel révolutionnaire. Ce programme permet, à l'aide d'un simple clic de souris, d'animer à l'écran une actrice virtuelle au réalisme confondant, S1m0ne. Des acteurs de synthèse, des vecteurs des suites de chiffres de 1 et de 0 … Viktor voulait juste passer un message aux acteurs qui se croient au dessus des œuvres. S'il savait que 20 ans plus tard sa remise en question deviendrait réalité avec cet art virtuel ou artificiel, c'est à votre choix. L' IA à ce jour pour beaucoup, écrivains, traducteurs, scénaristes, doubleurs, acteurs et actrices est de plus en plus une sérieuse concurrente. Il lui vient alors une idée de génie : utiliser les possibilités offertes par ce logiciel pour terminer son film. spoiler: Il l'imagine avec la voix de Jane Fonda jeune, le corps de Sophia Loren, la grâce de la gracieuse Grace Kelly et le visage d'Audrey Heptburn en plus angélique … Un peu moins de Meryl Streep et un peu plus de Lauren Bacall
. Rapidement, la jeune femme séduit les foules et Viktor renoue avec le succès. Une star digitalisée, une dimension autre qui présage la mort du réel. Simone est l'actrice parfaite, pas de caprices, elle ne vieillit pas, fait ses cascades elle-même. Elle a tellement de notoriété que notre cinéaste est dépassé, tout le monde tombe d'admiration devant Simone.
Les effets spéciaux de 2002 sont dérisoires par rapport à ce qui se fait aujourd'hui avec le numérique, alors on va passer sur la mocheté et le grotesque des images virtuelles et plus s'attarder sur la moralité de cette histoire. Taransky est Simone, qui ne fait que se parler à lui même, avec cette infinie possibilité de réalisation de fantasmes narcissiques : il y a de quoi devenir fou.
Simone est intouchable. Elle est impossible de la voir, de lui parler, de la rencontrer, de la photographier, à suivre. Sa gloire débordante, on veut tout savoir sur elle, tout savoir sur quelqu'un qui n'a jamais existé. Jusqu'où notre Frankenstein réalisateur va pousser la supercherie. Il joue avec sa créature ne se rendant pas compte de sa portée et de son influence. Avant Viktor ne vivait que de son travail, là, il il ne vit que pour sa star. Quand il avoue enfin avoir créer Simone, on ne le croit pas. Quand il essaie d'éliminer sa créature, elle encore plus adulée. En voulant tuer Simone c'est lui qu'il assassine, et forcer de comprendre qu'un personnage fictif peut générer autant d'émotions et de sentiments qu'une vraie personne. Ma note est de 3,16 pour un film précurseur ne se doutant pas de la faible avance qu'il avait sur la nouvelle technologie de l'image.
La colère de Bulle de Savon :
La projection de S1m0ne a laissé Bulle de savon dans un état proche de l’éruption volcanique. Cette critique au cœur fleur bleue, capable de pardonner bien des faiblesses à un film pour un regard d’acteur irrésistible ou la grâce d’une actrice magnétique, ne choisit jamais ses séances au hasard : pour elle, le casting est une religion. Avant le scénario, avant la mise en scène, avant même les dialogues, il y a les visages, les corps, les présences humaines. Le cinéma doit vibrer de chair et de regards, pas de pixels.
Alors, devant l’univers glacé imaginé par Andrew Niccol, la colère a éclaté. Bulle de savon fulmine contre ces images virtuelles qui envahissent l’écran et menacent, selon elle, de transformer les acteurs en accessoires inutiles. Elle hurle surtout contre la morale du film : Viktor Taransky n’est jamais véritablement condamné pour avoir fabriqué une actrice inexistante, pour avoir trompé le public, manipulé l’émotion et remplacé l’humain par un fantôme numérique. Non. Ce qu’on lui reproche finalement, c’est d’avoir menti. Comme si la supercherie artistique elle-même n’avait aucune importance. Comme si fabriquer une star artificielle était devenu acceptable du moment que l’opération marketing reste bien emballée.
« Bienvenue dans le monde virtuel », grince-t-elle avec amertume, « ce monde où même la dignité des acteurs ne compte plus. »
Derrière sa colère perce une tristesse presque désabusée. Bulle de savon regarde cette humanité fascinée par ses doubles numériques avec un mélange d’effroi et de fatigue. « Comme si nous n’étions déjà pas assez nombreux sur Terre avec notre lot de tarés… voilà maintenant que chacun peut en inventer d’autres ! »
Dans sa voix, il y a la nostalgie d’un cinéma imparfait mais vivant. Celui où les stars transpiraient, vieillissaient, trébuchaient parfois, bref, existaient réellement.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2026
Ce «Simone » propose quelques bonnes idées mais c’est beaucoup trop tiré par les cheveux. Alors je sais que c’est une satire du système hollywoodien mais dans ce cas le film doit être beaucoup plus drôle. Je suis vraiment mitigé sur ce film. Ce n’est pas mauvais mais il m’a laissé sur ma fin malgré, je le répète, un scénario plutôt original.
didou79
didou79

66 abonnés 308 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2025
Film méconnu avec al Pacino et pourtant il est excellent et mérite d'être connu et l'histoire est originale et captivante
J'aime ce film
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2025
Un réalisateur sur le déclin en conflit avec son actrice principale décide d’avoir recourt à une actrice virtuelle qu’il crée pour la remplacer. Sur ce pitch, Andrew Niccol livre un film inabouti. Pas vraiment une satire du monde d’Hollywood, mais plus une parabole sur les apparences qui gouvernent notre société. Seulement l’ensemble est naïf, accusant de nombreuses longueurs. Au final le film n’apporte pas grande chose d’intéressant, il est juste ennuyeux.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2025
"S1m0ne", comédie romantique d'anticipation américaine réalisée par d'Andrew Niccol, sortie en 2002.
Un film bien réalisé, une très belle photo, avec une bonne distribution, Al Pacino, le mannequin Rachel Roberts, Catherine Keener et la jeune Evan Rachel Wood. Un très bon scénario, écrit par le réalisateur, auquel on doit des bons films, comme "Gattaca", "Lord of War" ou "Time Out". De bons scénarii aussi, dans "The Truman Show" ou "Le Terminal". Avec toujours de l'anticipation et du .
De l'humour, un propos devenu de plus en plus intéressant sur l'utilisation des IA, notamment au cinéma.
Une satire de l'industrie cinémato-médiatique. Hollywood, la promo, la carrière, la dictature des stars et des producteurs …
Et si un programme numérique simplifiait tout cela ? Un bon film visionnaire, d'il y a 20 ans.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2025
Simone (ou S1m0ne) est une excellente satyre dramatique signée Andrew Niccol.
Andrew Niccol avait signé le scénario du Truman Show et ça se voit, le film est dans la même veine, une histoire de science-fiction à la fois terre-à-terre et poétique.
A revoir le film plus de 20 ans plus tard, on trouve dans le film quelque chose de quasi-prophétique dans l'avènement du numérique et de ses possibilités et dans le fonctionnement du star-system.
Le retournement de situation vers la fin du film spoiler: (où la police inculpe Taransky pour le meurtre d'un personnage qui n'existe pas)
est très drôle.
A voir
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2024
Comédie dramatique de science-fiction, écrite et réalisée par Andrew Niccol, S1m0ne est un long-métrage aussi intrigant que réussi. L'histoire nous fait suivre Viktor Transky, un réalisateur hollywoodien sur le déclin, qui doit faire face au départ de la vedette capricieuse de son film. C'est alors que son studio, dont son ex-femme est la productrice, refuse de continuer à le financer. Résigné, l'homme est abordé par Hank, un admirateur le suppliant d'utiliser son programme développé pendant huit ans permettant de créer des acteurs virtuels parfaitement réalistes. Après un refus et par un hasard de circonstances, il se met à utiliser le logiciel et relance totalement sa carrière. Seulement, il ne s'attendait pas à ce que son succès soit aussi problématique, surtout que dans le même temps deux personnes enquêtent sur l'actrice impalpable. Ce scénario est plaisant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. On assiste pendant tout ce temps à une machination partant d'un bon sentiment, qui va se transformer en véritable malédiction. En effet, la supercherie va totalement échapper à son créateur et ainsi lui porter préjudice. Il va alors tenter par tous les moyens de cacher cette star que les médias et la foule veulent voir en chair et en os. Cette intrigue est notamment intéressante pour les réflexions qu'elle soulève et les questionnements qui en ressortent quant à l'utilisation d'une image virtuelle aux dépens du public sans qu'il le sache. Une thématique avant-gardiste vraiment passionnante sur les possibilités nouvelles qu'apporte cette technologie. Tout cela est raconté sous le ton de la satire et provoque quelques sourires. L'ensemble est très bien porté par un Al Pacino dépassé par sa créature factice incarnée par Rachel Roberts. Catherine Keener, Winona Ryder, Jay Mohr, Evan Rachel Woods ou encore Pruitt Taylor Vince complètent la distribution. Mais les deux visages que l'ont voit le plus à l'écran sont ceux des deux rôles principaux qui entretiennent une relation ambiguë. Le rapport avec son ancienne épouse fonctionne bien également. Tous ces individus parviennent à procurer quelques émotions, même si cette romance virtuelle aurait pu être encore plus belle et profonde en creusant l'aspect dramatique. En l'état, l'entre deux rend le tout un peu neutre. Il aurait été préférable d'aller carrément franchement dans l'un ou l'autre aspect. Mais on ressent tout de même quelques petits sentiments, amenés entre autre par des dialogues de bonne facture, même si là encore ils ne vont pas assez loin dans le côté touchant. Sur la forme, la réalisation du cinéaste néo-zélandais s'avère bonne, sans briller pour autant. Sa mise en scène manque de personnalité mais évolue dans des décors appréciables. Hélas, le visuel n'est pas très attirant à cause d'un étalonnage aux teintes trop marquées, assez repoussant. Ces images peu reluisantes sont accompagnées par une b.o. signée Carter Burwell, dont les compositions bénéficiant d'une grande présence à l'écran sont agréables, même si les notes sont assez quelconques et manquent d'identité. Cette tromperie virtuelle s'achève sur une fin satisfaisante, venant mettre un terme à S1m0ne, qui, en conclusion, est un film au sujet pertinent, méritant donc d'être regardé.
Missions Ciné Club
Missions Ciné Club

13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2023
Un film plutôt réussi,
Une ambiance troublante mais néanmoins intéressante.

Le réalisateur joue avec les couleurs, le décor et la musique
Un film qui révèle les vrais dangers de l'intelligence artificielle.
Mais pourtant à la fin pas comme dans n'importe quel autre film,
L’IA n'est pas démasquée, personne ne sait que c'est une intelligence artificielle mise à part le réalisateur, Viktor Taransky, son ex-femme et sa fille.
Ils sont même pour l'idée de créer une ribambelle de personnages fictifs !
Ce n'est pas une mauvaise idée mais quand ils se feront débusquer alors ce sera vraiment la fin.

On peut parfois avoir le sentiment de tourner en rond de ne pas avancer parfois de s'ennuyer ! Mais la façon de tourner ce film est telle que même sans action on se laisse prendre au jeu.
D'ailleurs une mention spéciale à la musique en fond qui est toujours en accord avec le moment du film.

En résumé le réalisateur signe un bon film, ambiance, décors, musique et thèmes abordés, d'accord on le paie avec le moral, ce film est d'une très bonne qualité

Pas déçu, plutôt content.
Le cinéma de John
Le cinéma de John

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2023
Al pacino est bon mais le sujet du film est un peu naz et con con. Même un peu long et ennuyeux. Dommage. Tout le monde à l ère idiot à croire en cette " Simone ".
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2022
Un metteur en scène qui se fait lâcher par l’actrice principale de son film en cours de tournage ainsi que par son ex-femme productrice tombe par hasard sur S1m0ne, un outil informatique de réalité virtuelle qui remplace les acteurs en chair et en os et qui pourrait le sauver. Al Pacino est savoureux en imposteur stratège, maniant la supercherie avec humour dans cette fable originale et intelligente, satire sociale caustique qui nous fait réfléchir à la vanité des acteurs et aux paradoxes de la réussite.
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2021
Le film nous propose une idée excellentissime, c'est à dire créer de toute pièce une actrice virtuelle mais aussi tout ce qui rend la chose crédible: des interviews, des fausses apparitions etc...Toutefois, j'ai trouvé que ce film, qui date de 18 ans, accuse un peu son âge, malgré (ou en raison) d'un sujet à l'époque novateur: la vie virtuelle que tout un chacun peut avoir sur les réseaux. Ici, les choses sont acceptées trop facilement; alors que de nos jours, ça ne passerait pas, les gens sont en moyenne un peu moins crédule au sujet de tout ce qui touche au numérique qu'au début d'internet. Il y a aussi le fait que "Simone" devient trop vite une immense star, et une star planétaire qui plus est: de nos jours, ce genre de succes story n'existe plus, en tout cas pas aussi vite ou pas dans ces proportions. Le film repose sur la suspension d'incrédulité quant à la possibilité de faire passer un ensemble de pixels pour quelqu'un de bien vivant, une star mondiale qui plus est; mais chez moi ça n'a que partiellement marché: il y a des moments, par exemple avec la doublure, où c'est crédible; mais à d'autres moments non...Par ailleurs, le film accuse quelques longueurs. Donc le film m'a laissé une impression mitigée...
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mars 2021
Andrew Niccol est un excellent scénariste qui a commencé dans le monde du cinéma en signant le script de "The Truman Show" pour ensuite réaliser son premier long métrage "Bienvenue à Gattaca". Deux films au ton satirique, critiquant chacun un ou des aspects de notre société. Pour sa deuxième réalisation, "S1m0ne", le cinéaste s'attaque cette fois au monde du cinéma, sa superficialité, ce monde dicté par l'image et l'argent,... Un propos fort, intéressant et intelligemment traité. Malheureusement, l'intrigue s'essouffle dans sa seconde partie et perd de son intérêt.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2021
Simone est concept très mince sur lequel était accroché l'un des pires films jamais réalisés. C'était trop sentimental plein de technologie médiocre et peut à peine être qualifié de satire car franchement ce serait une insulte pour un satiriste de le considérer comme tel. Pacino passe tout son temps à courir partout l'air décoiffé en se tenant la tête (il se demande probablement comment il en est arrivé là et quel genre de dégâts cela va faire à sa réputation). D'une certaine manière nous sommes censés accepter que les gens aiment tellement cette personne qu'il a créée (avec un demi-disque dur et sans aucune connaissance informatique) qu'ils ignorent le fait évident qu'elle n'est pas réelle. Naturellement l'adolescente pré-pubère peut récupérer le travail de génie qu'il a mis des années à créer en quelques frappes de clavier...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 mai 2020
Tout comme son compère De Niro et son " mafia blues , très réussi ) Al Pacino s'essaie a la comédie dans ce long métrage plutôt marrant,il faut le dire,même si il est vrai que l'acteur italo américain reste plus crédible dans les polars et les films dramatiques.
J'ai pas rigolé franchement,mais j'ai souri souvent et aimé cette prestation d'un Pacino convaincant dans l'ensemble.
Son actrice virtuelle,qu'il créé de toute pièce pour redonner souffle a sa carrière,l'entrainera dans des situations loufoques a souhait.
Petite réussite donc , a voir au second degré et sans être trop exigeant avec l'acteur principal qui a semblé bien s'amuser à jouer dans ce film unique en son genre....
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