Un grand film noir à l'ancienne, pleine d'ironie, de références et de bonne idées. Le scénario est habile et fluide et la lenteur du film est suave. Et n'oublions pas un casting splendide, Billy Bob Thornton en tête, absolument magnifique en coiffeur zen.
Dans un magnifique noir et blanc, Joel et Ethan Coen signent une oeuvre sombre et mélancolique. Non dénué d'humour pour autant, The Barber est un voyage vers la déchéance, dans lequel la seule issue semble être la mort; libération d'un personnage ayant garder trop de secrets pour lui. Billy Bob Thornton est ainsi parfait dans le rôle de ce barbier, froid et impassible. Frances Mcdormand est tout aussi convaincante, ainsi que la plupart des seconds rôles. Les répliques sont parfois teintées de philosophie, le tout nous embarquant dans un polar dramatique surprenant. La mise en scène est très réussie, malgré un rythme finalement assez lent. Les musiques sont subtiles, même si le piano devient parfois redondant. Mais The Barber est une expérience à ne pas rater, étrange et parfois poétique.
Histoire extraordinaire d'un homme ordinaire, The Barber est l'un des tout meilleurs films des frères Coen à ma connaissance et à ce jour. Billy Bob Thornton est prodigieux dans un personnage qui ne fait que refléter le vide de l'existence humaine et l'incapacité de répondre aux questions qui le hantent. La caméra des frères Coen est toujours aussi inquisitrice, toujours aussi serrée sur l'objectif, sans laisser au spectateur la moindre liberté de regarder autre chose que ce qu'elle leur impose. Le scénario est très travaillé et soigné jusqu'au moindre détail, de même que la photo, en noir et blanc, références (au polar) obligent. Un grand film.
J'ai particulièrement apprécié les éclairages de ce noir et blanc qui donne toute la profondeur à ce film noir justement. Chaque plan est soigné (presque trop) à la limite de la perfection : il n'y a aucune invention à ce niveau-là mais fallait le faire tout de même. L'histoire est bien ficelée et Ed Crane n'est pas loin de fumer sa cartouche de clopes (tout le monde fumait à cette époque-là, ce qui ajoutait une certaine prestance, virilité...)
Bobines de noir et blanc à l'ancienne, acteurs aux petits oignons (l'éberlué B.B. Thornton, le massif James Gandolfini...), mise en scène noire et enfumée, personnage principal qui descend aux enfers, petites sautes de rythme parfois aussi, mais dernier grand film des frères Coen.
Très bon film des frères Coen ( comme souvent ). La réalisation est d'une grande classe et la photographie en noir et blanc est somptueuse. The barber ne serait-il pas une sorte d'adaptation de L'étranger de Camus ?
Avec "The Man Who wasn't there" les frères Coen rendent hommage aux films noirs de la grande époque tout en développant un véritable conte philosophique. Le film possède une mise en scène exceptionnelle (avec en particulier un jeu sur les lumières et une gestion du noir et blanc impressionnants), un scénario qui tient en haleine, de très bons acteurs (avec un personnage principal intéressant et attachant), un casting de luxe : James Gandolfini (connu pour son rôle de Tony Soprano), Frances McDormand, Richard Jenkins (le père mort de Six Feet Under), Scarlett Johanson (!). Le film possède aussi l'humour décalé si caractéristiques des films des frères Coen.
les frères Coen sont vraiment des cas. un humour à froid irrésistible, des histoires de cupidités bêtes, crades et méchantes. L'avocat du film est peut-etre le personnage le plus drole que j'ai pu voir à l'écran ces dernieres années.
D'entrée, la mise en scene soignée, parfaite et parfois pleine de pudeur des Frères Coen ne trompe pas, on se dit qu'on tiens là un grand film. Mais quand le jeu des acteurs se révèle on reste impressionné par tant de maîtrise.
Grand fan des géniaux frères Coen, c'est peut-être celui ci mon préféré. Bien sûr, comme d'habitude un gars dérape un tout petit peu et ça part en sucette. Mais c'est un tel régal cette mise en scène. Et puis j'adore ce cinéma à contre courant, avec ce type qui fume cigarette sur cigarette pied de nez j'imagine au courant anti fumeur limite fascho des US, ce cinéma des gens moyens, loin de ces bimbos insipides. Dans tout les "bons" films, la petite Scarlett serait devenue une méga star de la musique, et bien non, elle est juste moyenne, et en plus elle s'en fout! Le frères Coen sont au cinéma ce que Mozart est à la musique.
On retrouve ici la lenteur des films des frères Cohen. Film excellemment soigné, casting de qualité, le noir et blanc donne vraiment l'impression d'être dans les années 50, les textes du narrateurs sont parfaits, malgré tout ça il manque un démarrage...