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Robin M
84 abonnés
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3,5
Publiée le 22 février 2011
Réalisé par le très connu Costa-Gavras, ce long-métrage est une totale réussite ! Cet historico-drame tiré d'une histoire vrai est ahurissant tant dans le fond que dans la forme en traitant un point important de la seconde guerre mondiale pas encore amené à l'écran: le rôle de l'Eglise dans le massacre Juif. On peut quand même dire que l'Eglise a quand même fermer les yeux sur un des plus grands génocides de l'Histoire de l'homme. Costa-Gavras réunit dans ce film intelligent et subtile de brillant acteurs souvent peu connu en France, à l'exception de l'exceptionnel Mathieu Kassovitz qui rentre dans une soutane pour donner vie à homme d'Eglise (Ricardo Fontana) qui veut que l'Eglise se réveille face à ce massacre, mais on retient surtout en tête d'affiche l'étonnant colonel SS porté par Ulrich Tukur. La musique récurrente du film est tout simplement un pur idylle musical avec cette once de "suspense grave" dans ce morceau. Des plans suggestives d'une rare beauté apporté par Costas-Gravas sont tristement grandioses. La violence est de plus suggestives, c'est peut-être pire mentalement mais ce n'est pas un film où le spectateur est un voyeur morbide, nous ne pouvons que saluer Costas-Gavras pour cette idée remarquable. Un petit bijoux que la seconde guerre mondiale (dont on croyait les sujet épuisés jusqu'a la moelle) pas jugé à sa juste valeur de film historique et grandiose. Sauf au César où il reçoit de droit le César du meilleur scénario original ou adaptation. A voir mais peut-être pas à revoir car bien que comme je l'ai dit la violence suggestives est quand même bouleversante. Un film tragique et bouleversant donc qui d'ailleurs à entraîner une polémique sur l'Eglise qui ensuite avouera sa faute.
Je ne peux mettre plus d'une étoile à ce film qui laisse à penser, si on ne vérifie pas, qu'il s'agit d'une reconstitution historique. En fait, il n'en est rien. Si Kurt Gerstein a bien existé en tant qu'officier SS, le personnage joué par Mathieu Kassovitz (un juif jouant le rôle d'un jésuite, tentative d'humour ou gaffe d'un réalisateur lui-même juif ?) est une pure invention. Par ailleurs, j'ai trouvé que les interrogations et le conflit intérieur de l'officier SS étaient bien mal traduites, sans doute parce que beaucoup d'éléments historiques restent flous. Enfin, le Pape semblant se désintéresser de la cause juive faute d'une avalanche de preuves, alors qu'il a été remercié après guerre par des juifs éminents pour son action, tout cela sent le bâclé. Costa-Gavras aurait dû s'attacher, dans ces circonstances dramatiques ne pouvant à mon sens supporter de fiction, à essayer de coller au maximum à la réalité. Seul point positif, les Allemands n'étaient pas tous mauvais, comme en atteste la réhabilitation de Kurt Gerstein, et ce film met au moins ce point en lumière.
Le film raconte une histoire qui n'est pas tendre avec l'Eglise. Mais l'inconvénient de ce film c'est qu'il ne fait que raconter une histoire, sans plus.
Je ne connaissais pas les film de Costa-Gavras et ce film sur la dissimulation de la vérité sur les camps d'extermination est une agréable surprise. Ulrich Tukur est un acteur que j'aime beaucoup et je l'ai trouvé admirable dans ce film, il est dommage que Mathieu Kassowitz n'ait pas autant de naturel et de talent dans ce film. C'est le seul bémol du film que j'ai trouvé.
Bien sur un film sur l'Holocauste ce n'est pas très originale tout à déjà été dit mais ici Costa-Gavras raconte comment l'église catholique n'a pas réagit. On voit aussi toute la partie diplomatique de ces atrocités, une oeuvre nécessaire.
N'importe quoi, genre les Chrétien ont aider les nazis à exterminer les juifs. C'est ridicule de voir sa, la famille de ma grand-mère on cacher des juifs pendant la guerre et pourtant il étaient chrétien! En plus croix chrétienne = croix gammer mais putain il devrait avoir honte! Les nazis était justement anti Judéo-Chrétien! Jésus-Christ est juifs alors les chrétien sont pas du tout antisémite! Je comprends pas qu'un film comme celui existe, c'est ridicule je le redi.
Ce film est faux de bout en bout ! Pourquoi tent de haine envers un homme, le Pape Pie XII, qui a sauvé des milliers de gens, juifs et non juifs pendant la guerre ?
je vous mets la liste des juifs qui ont remercié Pie XII au lendemain de la guerre :
En 1943 Chaim Weizmann, qui deviendra plus tard le premier président israélien, écrit que « le Saint-Siège prête son puissant soutien afin d'améliorer le sort de mes frères persécutés ».
Lors d'une rencontre avec le Pape à la fin de la guerre, Moshe Sharett, le second Premier ministre israélien, dit « mon devoir était de leur dire merci à lui et à l'Église catholique au nom de tous les juifs pour tout ce qu'ils avaient fait dans les pays occupés ».
Le Grand Rabbin d'Israël Isaac Herzog envoie un message en 1944 où il déclare que « le peuple israélien n'oubliera jamais ce que le Pape et ses délégués font pour nos malheureux frères et soeurs dans les heures les plus sombres de notre histoire. Ils sont inspirés par les principes de la religion qui sont les fondements de la vraie civilisation. C'est la preuve de l'existence de la Providence divine dans ce monde ».
En septembre 1945 Léon Kubowitzy, Secrétaire général du Congrès juif mondial, remercie personnellement le Pape pour ses diverses interventions et fait don, au nom du Congrès, de 20 000 $ aux oeuvres du Vatican « en reconnaissance de l'aide apportée par le Saint-Siège aux juifs persécutés par le fascisme et le nazisme ».
l'Union des Communautés juives italiennes déclare que le 17 avril sera la « Journée de la Reconnaissance » pour l'aide apportée par le Pape pendant la guerre.
Le 26 mai 1955 l'Orchestre philharmonique d'Israël se rend au Vatican pour y interpréter la Septième Symphonie de Beethoven et exprimer ainsi la reconnaissance éternelle d'Israël envers le Pape pour l'aide apportée aux juifs pendant l'Holocauste.
Ce film jette un colosse de la mare des avis que l'on peut se forger sur la seconde guerre mondiale. Il est magnifiquement tourné et sa relevance de faits réels abasourdi. "Amen" devait exister pour montrer une autre facette de l'holocauste et c'est réussi.
Le jeu des deux acteurs principaux est splendide. Enfin, la scène des wagons de fret, vides, avec les portes ouvertes, qui ponctue le film sur toujours le même rythme musical est mémorable.
Sur les traces de la liste de schindler,amen raconte l'engagement d'un officier ss pour enrayer l'abomination des camps,épaulé par un jeune jésuite aussi déterminé que lui à avertir l'opinion chrétienne internationale dans l'espoir d'un hypothétique soulèvement populaire.Même s'il apparait peu vraisemblable de conférer au seul pape la possibilité d'enrayer le processus nazi (si tel était le cas,il pourrait à loisir stopper toutes les guerres du moment),le film de costa gavras a au moins le mérite de complexifier une problématique trop souvent réduite à sa plus simple expression (les gentils contre les méchants),en montrant le sacrifice d'un nazi s'élevant contre la barbarie de son camp.Sujet de réflexion hautement symbolique tout comme le rappel au publique des "autres" victimes du nazisme que furent les handicapés mentaux,les tsiganes,les communiste et les traitres à la nation.Un rappel hélas fort douloureux pour qui sait quelles tragédies se déroulent aujourd'hui même à l'autre bout du monde.Tragédies que,à l'instar des "lâches" du film,nous feignons de ne pas voir. Militants politiques fervents ou adeptes religieux en tout genre,il n'y a pas plus élémentaire que l'axiome pratiqué par tous: charité bien ordonnée commence par soi même!
Un film qui va droit au but en décrivant une bonne galerie de personnages cyniques à souhait. Costa-Gavras dénonce de manière virulente, sans grande subtilité donc, mais avec beaucoup de cœur et sans tomber dans le voyeurisme.
Costa-Gavras est un cinéaste qui s'est toujours préoccupé du fond politique de ses films,au détriment parfois de la forme.Parfait pour "Amen.",dont la portée réside dans la froideur de ces hommes.Cardinaux comme SS détiennent le pouvoir de vie ou de mort.Durant la seconde guerre mondiale,des actes atroces ont été commis.On le sait.Il est bon de le rappeler.Costa-Gavras fait renaître la polémique sur le silence du Vatican à propos de l'extermination desJuifs.Les représentants du Dieu catholique ne ressortent pas grandis.Alors même qu'ils étaieent au courant de l'Holocauste,ils n'ont pas bronchés,préservant leurs privilèges et leur ascendance sur le peuple.Les Nazis,eux,étaient fous à lier c'est différent.Tellement convaincus de la supériorité de leur race que les chambres à gaz leur apparaissaient froidement logiques.Tous coupables,c'est ce que nous dit Costa-Gavras.On suit la lutte perdue d'avançe d'un jésuite protégé du Pape(Matthieu Kassovitz,tout en tiraillements intérieurs)et d'un professeur chimique SS(Ulrich Tuhur,délicieusement ambïgu).Dénoncer les actes commis,obtenir justice:leur seul et unique but.On connaît la suite."Amen."apporte matière à réflexion,grâce à des dialogues éloquents.Dommage que le film soit tourné en anglais alors que les protagonistes sont allemands ou italiens... Un témoignage salutaire.