La Planète des singes
Note moyenne
3,0
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631 critiques spectateurs

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mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mars 2018
Même si Tim Burton est l’auteur de ce volet de cette brillante saga, il n’en demeure pas moins le pire. Mauvais, sauf pour ses captures de mouvements. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Nicothrash

464 abonnés 3 297 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2017
Un reboot plutôt réussi du roman SF de Pierre Boulle même s'il ne faut pas trop y chercher la touche Burton. Nonobstant le réalisateur donc, le moment est assez agréable et la réalisation très correcte malgré quelques raccourcis et autres errements scénaristiques (les humains parlant par exemple). Mark Wahlberg et l'ensemble du casting assurent pas mal mais ce sont surtout les effets du maquillage qui impressionnent ici et dans la continuité les interprètes de tous les singes. Franchement ça se laisse suivre mais il est évident que ce n'est pas un grand film, pour autant le cahier des charges semble rempli et la dernière scène est toujours aussi amère ...
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 août 2017
[Pour situer la chronologie de l'histoire : année 2029 (première partie spatiale) & année 5021 (crash sur la planète)].
Tim Burton s'attaque à une saga mythique et reprend le concept du film de 1968 pour le mettre à sa sauce. On démarre donc bien avec le crash d'une navette spatiale, passée au préalable par un trou noir, mais les libertés prises par le cinéaste ne tarderont pas à arriver (un seul astronaute, un crash en pleine jungle, des humains sur place déjà dotés de la parole, l'absence d'armes à feu etc...). Cette version de "La planète des singes" s'apparente tout de même à un remake dans un premier temps, mais il en sera en réalité tout autre (et tant mieux, car le chef d’œuvre de 1968 n'en ressent pas le besoin), car en effet, le film ne se situe pas en l'an 3978, mais bien en 5021. Cependant, ce film aura bien du mal à trouver une réelle crédibilité au sein de cette saga. En effet, vu la guerre nucléaire qui a dévasté la population humaine et une bonne surface de la Terre à la fin du vingtième siècle, il sera difficile de s'imaginer que les américains aient orienté leur avenir proche (une trentaine d'années environ) dans la conquête spatiale (sûrement autre chose à faire de plus prioritaire, comme rebâtir leurs villes par exemple). Une suite difficilement envisageable donc, pas un remake non plus, c'est alors une sorte de reboot du premier opus qui qualifierait au mieux cette adaptation de Tim Burton. Avec sa forme qui empiètera grandement sur le fond, notamment avec un léger ton comique par moments desservant l'intelligence du scénario original, des héros auxquels on ne s'attachera pas une seule seconde, des décors étouffants qui conviendront davantage à l'univers d'un "King Kong" qu'à celui de "La planète des singes" en nous forgeant l'impression d'atterrir sur une simple île en présence de singes hostiles tant le film en ressortira vide de tout sens, allant même jusqu'à oublier de dresser le portrait de la nature humaine pour se contenter d'une simple confrontation entre le clan des singes méchants et celui des humains gentils (le film n'ira pas plus loin que cela et délaissera le message essentiel pourtant propre au concept de "La planète des singes"), c'est autant d'aspects qui rendront ce film difficile à visionner (heureusement que les costumes seront là pour relever le niveau), d'autant plus lorsque l'on connaît le bijou de 1968, qui lui, a su parfaitement harmoniser la forme avec le fond et ainsi créer un univers riche et entraînant. Pour le coup, cette version de 2001 n'aura strictement rien à voir avec l'original, même si la trame narratrice en restera proche dans un premier temps avant de dériver dans la plus grande des facilités (la scène du singe atterrissant en plein milieu de la bataille finira par nous achever) et finir sur un final mis en scène de façon laborieuse. Comme quoi, avec un même sujet, il est possible de passer d'un chef d’œuvre au plus lamentable des divertissements. Tim Burton aura au moins eu le mérite de proposer sa vision personnelle de ce récit culte, mais se plantera royalement !
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2017
Je n'étais pas du genre à considérer le film original comme un chef d'oeuvre, mais cela dit je trouvais que c'était un très bon film, alors faire un remake de ce film s’annonçait pour le moins périlleux. Il faut dire que l'on ne retrouve pas la patte de Burton, film de commande oblige. Bien sur ce film se laisse regarder, mais il est immensément moins intelligent et moins subtil que son prédécesseur. Au fond le côté réflexion est élidé pour donner place à plus d'action. Bien sur on peut y voir une réflexion sur le racisme, et une réflexion sur l'Homme qui persécute l'animal, mais ça ne va jamais très loin. Cela reste au fond un produit catalogue qui fait son job de façon très moyenne. Pour ce qui est de la fin, elle change de l'original, elle est réussie, moi que l'original tout de même.
Le Loubar
Le Loubar

48 abonnés 147 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juillet 2017
En plus de ne pas respecter toute la philosophie misanthrope de l’œuvre originale, le remake de "La planète des singes" signé Burton est un film mal écrit et bourré d'incohérences. En 2029, les membres de la station spatiale Oberon étudient la capacité des singes à piloter des navettes spatiales. Un jeune chimpanzé va s'égarer dans une tempête électro-magnétique et l'astronaute Leo Davidson va tenter de le retrouver mais va à son tour se faire happer par la tempête. Il va s'écraser sur une planète en l'an 5021 (selon son ordinateur de bord [!]) où il va s'apercevoir que les singes sont devenus l'espèce dominante et les hommes une race jugée inférieure, relayée au rang d'esclaves. Comme c'est souvent le cas chez Burton, le personnage principal du film n'a strictement aucune personnalité, c'est juste un mec lambda qui va s'écraser sur une planète de singes et va vouloir la quitter le plus vite possible. Sur cette planète, les hommes sont détestés (surtout par le personnage de Thade qui fait une véritable fixation sur eux), et on ne nous expliquera jamais vraiment pourquoi. Les 2 singes qui décident de secourir Leo le jugent juste "hors du commun", et là encore on ne sait pas vraiment pourquoi.. Là où le film de Franklin Schaffner était un pamphlet social critiquant notamment la violence humaine que les singes refusaient d'imiter, dans celui-ci spoiler: le méchant général Thade tue sans vergogne 2 gorilles qui constituent des témoins presque gênants..
En fait dans ce film les singes se comportent juste comme des hommes et le film n'a par conséquent aucun message et n'analyse rien. spoiler: Vous me parlerez sûrement de la fin, totalement ridicule car en plus de copier de manière inversée la fin légendaire du premier film (où la planète des singes était en fait la planète des humains, ici c'est l'inverse) elle est beaucoup trop métaphorique pour un film aussi vide de sens [c'est encore plus ridicule que le plan final de "la bataille de la planète des singes"])
. En plus de tout ça le film est bourré de facilités scénaristiques évidentes spoiler: (le singe Périclès qui revient comme par magie à la fin, les commandes tactiles du vaisseau qui fonctionnent encore alors que le vaisseau est en ruine depuis des décennies pour ne citer que ça..)
et les personnages sont presque tous totalement vides : le général Thade est méchant, juste méchant, Ari est la rencontre féminine du héros spoiler: (le baiser de fin est d'ailleurs totalement ridicule et n'est là encore une fois que pour glisser un clin d'oeil au premier film)
, ... On pourra toutefois retenir la mise en scène plutôt élégante de Burton dont l'esthétique colle plutôt bien à l'univers : la bataille de fin a beaucoup plus de gueule que celle du dernier opus de la saga d'origine, les costumes des singes sont beaucoup plus convaincants que ceux des vieux films (je salue le design très badass du général Thade interprété par Tim Roth, quel dommage que ce personnage soit aussi vide de sens..) ... pour la plupart car certains sont tout de même ridicules (Ari ressemble plus à une humaine mutante qu'à une jeune guenon). L'exemple typique du mauvais remake, mais aussi du mauvais film tout court.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 juin 2017
Très décevant, je m'attendais à du nouveau mais soit Burton n'a pas eu les coudées franches, soit il a manqué d'inspiration en tout cas le résultat est faiblard tant dans la forme que sur le fond. Ca ressemble plus à un tvfilm on reste assez loin de la qualité de l'original même pour les effets spéciaux.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 669 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2017
Difficile de trouver sa place pour cette Planète des singes de 2001 de Tim Burton car coincée entre la légendaire œuvre originale et les remakes bourrés d'effets spéciaux des années 2010... Trop gentillet et sans véritable folie, ce film ne marque pas, il faut dire que le scénario est assez simple, l'histoire d'une fuite tout simplement et voit sa fin véritablement bâclée, il manque un vrai souffle épique à ce film. Alors peut être que le réalisateur n'est pas le bon ? Quel idée de mettre Tim Burton dont la folie visuelle et narrative n'est pas compatible avec un blockbuster. Quelle idée également de mettre Mark Wahlberg en héros, lui dont le charisme laisse à désirer... En revanche, il est indéniable que les costumes des singes sont magnifiques mais le problème est que les meilleurs acteurs du film (Tim Roth, Helena Bonham Carter ou Michael Clarke Duncan) sont recouverts d'une épaisse couche de latex ce qui les empêche de nous montrer leurs talents. Cette version n'est donc pas mauvaises en soi mais souffre de la comparaison avec les autres versions, dommage.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2017
Cette version de la planète des singes est beaucoup moins enthousiasmante que ce qu'on pouvait imaginer de la part de Tim Burton. On n'y retrouve pas vraiment le trait décalé du génial cinéaste. Cela donne plutôt ne version moderne, pas très poétique du classique roman de Pierre Boulle. La version Charlton Heston est donc plus alléchante, mais c'est Tim Burton qui respecte davantage le roman français: la fin de Tim Burton est conforme au livre. spoiler: La version de 1968 reste sur la planète et, dans un grand élan hollywoodien égocentrique vous montre la statue de la Liberté enfouie dans le sable. C'était donc la Terre depuis le début. La version Burton vous montre le héros repartant vers sa planète d'origine, pour revenir sur Terre, déjà évoluée en faveur des primates.
Du coup, cela rattrape en partie le film qui manque d'âme.
Critik D
Critik D

175 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2017
Je n'avais pas envie de voir ce film, autant le dire. J'affectionne beaucoup trop la version de 1968, j'ai adoré le livre et je ne voyais pas l'intérêt de cette adaptation et ce même si le réalisateur est Tim Burton. Mais bon comme je mettais lancé dans le visionnage de la franchise il fallait quand même bien que je le découvre, qui sait je serai peut-être surprise. Bon je ne vais pas tourner autour du pot, j'ai détesté la version de Burton ! Trop de liberté dans le scénario par rapport au roman de Pierre Boulle et même par rapport à la version de 1968, les personnages n'ont plus les mêmes noms, les humains sont civilisés et parlent ! Je ne me souviens pas de tout mais j'ai assez vite décroché. En dehors du fait de mettre les effets spéciaux aux goûts du jour, je n'ai pas vu d'intérêt à ce film. Certes j'ai beaucoup aimé les maquillages et les décors mais c'est certainement la seule chose que je retiens. La griffe de Burton est totalement absente, même la musique de Danny Elfman n'est pas terrible. Un plantage complet. Le film a tourné jusqu'au bout, moi j'ai décroché assez vite, en ne choppant que de rares brides qui m'ont aisément permis de suivre le film. Personnellement je raye ce film de la franchise, je préfère nettement la version de 1968 et ses suites.
Toto INF
Toto INF

42 abonnés 555 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2016
Ayant découvert cette version de la Planète des singes bien avant les originaux, et les reboots, je suis parti avec aucun apriori sur ce film. Et je crois que c'est ce qui m'a grandement aidé à l'apprécier à sa juste valeur.

Forcément, tout le speech de base reposant sur l'inversion du pouvoir entre les Hommes et les singes relève du génie. Montrer à travers les singes la cruauté des Hommes envers les animaux est une idée originale et incroyablement juste ! Tous les éléments amenés entre cette lutte inter-espèce sont pertinents et nous font réfléchir sur notre condition de mammifères.
Niveau décor, costumes, et effets spéciaux il n'y a rien à dire. L'histoire quant à elle permet de détailler la survie d'un humain extérieure à ce système, et comment il va s'en sortir. La conclusion peut être envisagé sous différents angles de lecture, ce qui est un bon point également.

Un très bon film de SF pour découvrir une licence décidemment étonnante et riches de vérités !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2016
Contrairement à certains qui, de toute manière, penserons toujours que la version avec Charlton Heston sera toujours la meilleure (personnellement, je l'ai trouvé pas terrible mis à part les dernières minutes). Ce remake est très bien. C'est pas forcément le meilleur film mais il m'a intriguée jusqu'à la fin. Sans faire un film qui lui ressemble, Tim Burton reste un génie!
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2016
Film plutôt maltraité par la presse alors que c'est plutôt un bon divertissement.
L'histoire, reprenant celle de Pierre Boulle, est bien, sans erreur grossière. La fin est par contre une catastrophe, en comparaison avec celle du film avec Charlton Heston.
Étrangement, on perçoit très peu le style Burton derrière ce film (des décors moins gothiques, des personnages moins fantasques, …), ce qui est au final pas plus mal, certaines caractéristiques des films à la Tim Burton n'aurait pas collé avec l'histoire et l'atmosphère du film.
Les acteurs sont plutôt corrects. Mark Wahlberg est très convaincant et Helena Bonham Carter est très touchante. Quant à Tim Roth, il est particulièrement effrayant.
La musique de Danny Elfman, relativement discrète par rapport à d'habitude colle très bien à l'atmosphère tribale que le réalisateur veut insuffler au film.
Les effets spéciaux et surtout les costumes et maquillages sont de très bonne facture et font preuve de beaucoup de réalisme. On s'ennuie peu.
Ce film était pas mal du tout.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2021
Tim Burton a longtemps été réticent à l'idée de revisiter un tel classique de la science-fiction. Il considérait (et considère toujours) la pratique comme une hérésie. Mais sa version de "La Planète des Singes" n'a rien à voir avec la version de Schaffner en 1968. Elle part bien évidemment de l'illustre idée de base de Pierre Boule, l'auteur du film qui a inspiré la saga au grand écran : un astronaute échoue sur une planète inconnue où les singes, doués de raison et de la parole, dominent les êtres humains réduits à l'esclavage. Mais les similitudes s'arrêtent là : une toute nouvelle histoire, des nouveaux personnages et surtout une nouvelle fin, tel est le pari du film. La séquence d'ouverture se situe spoiler: en 2029, sur une station orbitale, l'Oberon. De nombreuses études scientifiques sont menées par une équipe de chercheurs pour établir la capacité qu'ont les singes de piloter des capsules spatiales. A cet effet, les primates sont génétiquement modifiés et pris en charge par des pilotes expérimentés. Le capitaine Leo Davidson est chargé d'encadrer le chimpanzé Périclès, malgré ses réserves quant au réel intérêt des recherches. Son animal est cependant désigné pour aller étudier des tempêtes électromagnétiques en capsule. Malgré la préparation et toutes les précautions prises, le chimpanzé se perd dans les orages et disparaît des écrans de contrôle. Bien décidé à prouver à ses supérieurs qu'un vrai pilote était bien plus qualifié pour cette tâche, Leo Davidson part à la recherche du singe. Mais il est également aspiré par plusieurs vagues d'orages et perd le contrôle de son vaisseau. Il finit par s'écraser sur une planète inconnue voisine, dans une épaisse forêt. Il se retrouve très vite au milieu d'une vraie chasse à l'homme où un groupe d'humains en haillons est poursuivi par une horde de primates, vêtus d'armures et munis d'armes en tous genres. Finalement mis en cage avec ses congénères, Leo Davidson découvre qu'il a atterri dans un monde où les singes, doués de la parole, dominent les hommes devenus leurs esclaves
... On ne peut s'empêcher d'apprécier les personnages, comme Leo Davidson, le héros du film. Celui-ci se distancie vite des autres par son esprit rebelle : il refuse sa situation de pantin, qui réduit son ego (et aussi sa fierté). Voilà pourquoi, lorsque son singe Périclès (les noms des personnages ne sont pas innocents) se perd dans l'orage électromagnétique, il n'hésite pas à partir à son secours, bien que ses supérieurs le lui aient interdit formellement. Par amour pour son singe ? Peut-être. Pour prouver sa bravoure et ses capacités à ses supérieurs ? Sans doute. Ses motivations sont floues et le seront jusqu'à la fin du film, mails il fait un héros charismatique et assez attentionné. Son arrivée sur cette nouvelle planète, après s'être perdu à son tour dans les tempêtes électromagnétiques, va signifier pour lui comme une nouvelle naissance; son vaisseau ressemble à un œuf dont il s'extirpe, il s'extrait ensuite de l'eau (le liquide amniotique), enfin, il se défait de sa veste telle une mue. Mais sa transformation n'a pas déjà eu lieu pour autant (il en faudrait plus pour le déstabiliser). La planète des singes est conforme à celle imaginée par Pierre Boule. A l'instar de notre monde, cette planète est cosmopolite et complexe : divisée en deux races, les humains et les singes, eux-mêmes scindés en différents groupes ethniques et sociaux. Politiquement instable, elle permet au groupe minoritaire, les singes, de vivre dans la richesse, laissant aux humains le choix entre la vie sauvage ou l'esclavage. La religion et les mythes y tiennent un rôle important : les humains se languissent de leur messie qui viendra les délivrer (et qu'ils voient en Leo) et les singes ont basé leur civilisation autour de Semos, le premier des singes selon la fable. Toute innovation intellectuelle est considérée comme un danger et celui qui l'emporte est celui qui crie le plus fort ou qui emploie la force avec le plus de violence. Dans cette société, on trouve : un chimpanzé tyran, Thade, assoiffé de gloire et de pouvoir, une guenon humaniste, Ari, à l'esprit rebelle (mais bien différent de Leo : elle se révolte pour son prochain, là où Leo se révolte pour lui-même), une jeune femme fougueuse, Daena, ou encore un orang-outang, Limbo, dont les seules questions sont d'ordre financier, etc... Leo découvre finalement qu'il est le créateur de son cauchemar. Si cette planète et ce monde existe, c'est par sa faute : spoiler: son équipage s'est à son tour engouffré dans les orages pour tenter de le sauver, après avoir perdu sa trace. Arrivée des centaines d'années plus tôt que leur pilote dans cet environnement hostile, l'équipe a, peu à peu, perdu sa suprématie sur les singes, génétiquement modifiés, qui se sont établis comme nouveaux maîtres
… Pour la première fois du film, Leo est pensif. Il semble enfin comprendre que ses actes ont une portée : il est l'unique cause de sa perte. A ses côtés, Ari lui souffle alors ces mots : "nous sommes vivants grâce à toi". Une réplique digne de Daniel Waters (scénariste de "Batman le défi") et qui va résonner dans la tête de Leo. Thade enfermé dans sa cage (symbole d'une violence que l'on croit sous contrôle, voire révolue, raison pour laquelle le jeu de Tim Roth est si peu nuancé : Thade, c'est la violence brute et sanglante qui se tapit en chacun de nous et que l'on arrive à refouler, du moins relativement), Leo pense avoir mené à bien son intervention sur cette planète qui lui a appris à aimer (ses sourires et la tendresse destinés à Ari) et se décide donc à retourner auprès de sa patrie, y retrouver la chaleur de son foyer et ses points de repères. Mais, à son retour, c'est une autre Amérique qui accueille Leo… Il s'agit bien de la même planète Terre, identique à celle qu'il a connu et que nous connaissons. Rien n'a changé. Sauf Leo lui-même : son humanisation lui a ouvert les yeux. Il peut désormais voir à l'intérieur de ses compatriotes et les découvre tels qu'ils sont : des animaux, des descendants de Thade, Thade justement, qui remplace Lincoln, emblème national du "Grand Homme" aux Etats-Unis pour nous montrer la face intrinsèquement barbare de l'Amérique (et de l'Occident aussi). Leo a beau ne plus comprendre ce monde qui l'entoure, il devra vivre avec. Comme nous tous. Une fin vraiment marquante donc, pour ce film de science-fiction qui est un divertissement intelligent et remarquablement efficace, réalisé d'une main de maître par le grand génie Tim Burton, avec un casting en or (Tim Roth, Helena Bonham Carter et Mark Wahlberg en tête)
Maxime F
Maxime F

49 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2016
Beaucoup plus beau que les précédents film, en particulier les maquillages qui ressemblent vraiment à des singes, et plus rythmé et centré sur l'action. En revanche niveau scénario, le film est largement en dessous des premiers films. Le tout est très basique, avec certains éléments complètement tordus ( en particulier la fin). Il y a mieux et il y a pire.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2016
En voilà un projet bien difficile, à savoir s'attaquer à sa façon à la Planète des Singes et devant passer derrière l'œuvre de Franklin J. Schaffner. Tim Burton se montre plutôt prudent, peut être trop, ne sachant pas imprégner son propre style au livre de Pierre Boule et proposant ainsi un spectacle, certes plutôt efficace, mais qui manque totalement de sensation, tension, originalité ou encore émotion. De plus, il n'est guère aidé par des acteurs ayant du mal à se fonder dans leur rôle, manquant soit de charisme, ou étant dans une exagération parfois un peu lourde. C'est dommage car le potentiel est immense et il y a tout de même quelques choses intéressantes, notamment dans la reconstitution ou certains personnages, mais c'est bien évidemment insuffisant...
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