Le Roi et l'oiseau
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Léo Zambelli
Léo Zambelli

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2025
De la poésie qui ne cache en rien sa satire, à chaque vision de ce film grandiose une nouvelle morale émerge. Métaphore de notre monde, où tout reste à déconstruire, « Le Roi et l’Oiseau » reste et sera à tout jamais mon film d’animation préféré.
sumus75
sumus75

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5,0
Publiée le 16 novembre 2024
Une merveille de l'animation. L'univers et les dessins surréalistes (qui peuvent faire écho aux tableaux de Giorgio de Chirico), les dialogues de Prévert, la musique tantôt émouvante, tantôt excentrique de Wojciech Kilar, les personnages hauts en couleur, se combinent pour créer cette oeuvre unique et décalée, à l'esthétique singulière. À mesure que l'histoire se déroule, on voyage dans le gigantesque château du roi, dont on découvre successivement les différents quartiers, étranges et variés, qui nous donnent à voir la créativité intarissable de Paul Grimault. Un film d'une grande poésie, qui nourrit l'imagination, à voir et revoir.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 377 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Film d'animation, coécrit par Jacques Prévert et Paul Grimault, et réalisé par ce dernier, Le Roi Et L'Oiseau est une très belle œuvre. L'histoire nous fait suivre le roi Charles-V-et-trois-font-huit-et-huit-font-seize qui règne en despote mégalomane sur le royaume de Takicardie. Amoureux d'une charmante et modeste bergère qu'il veut épouser sous la contrainte, celle-ci prend la fuite avec un ramoneur qu'elle aime. Les deux tourtereaux sont aidés dans leur entreprise par un oiseau, enjoué et bavard, s'amusant à narguer Sa Majesté. Ce scénario, adapté du conte La Bergère Et Le Ramoneur publié en 1845 par l'écrivain danois Hans Christian Andersen, s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et vingt minutes. Ce long-métrage est en réalité une nouvelle version de La Bergère Et Le Ramoneur, premier film d'animation français sorti en 1953, désavoué à l'époque par les deux hommes derrière le projet suite à des divergences avec les producteurs, et reprend donc des séquences et des chansons de son modèle paru vingt-sept ans plus tôt. L'intrigue nous embarque dans une traque sans merci donnant lieu à tout un tas de péripéties. Mais elle sait également prendre le temps de se poser afin d'approfondir son propos. Résultat, le rythme alterne entre moments frénétiques et passages plus calmes. Cela se ressent au niveau de son ambiance tantôt reposante, tantôt stimulante. Le ton se veut à la fois amusant, mignon et triste, en plus de bénéficier d'une certaine aura onirique. Il faut dire que le récit traite de réflexions philosophiques à travers cette fable politique et sociale évoquant la liberté à travers cette lutte contre l'oppresseur représenté par le roi. Des thématiques aussi bien destinées aux enfants qu'aux adultes qui comprendront d'avantage toute la subtilité du propos. Cette mésaventure est portée par des personnages appréciables, à commencer par ce Roi délicieusement agaçant. Celui-ci est volontairement caricatural tout comme les serviteurs qui l'entoure. On sera d'avantage attaché à ceux faisant parti du camp des gentils, que ce soit l'oiseau, la bergère, le ramoneur, et tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve. L'automate géant est pour sa part pris entre deux feux. Tous ces protagonistes entretiennent des relations conflictuelles ou bienveillantes selon leurs rapports. Des échanges procurant quelques petites émotions, même s'ils manquent de sentiments plus forts, soutenus par des dialogues égayants et pertinents écrits par le poète. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français se veut qualitative. Surtout, sa mise en scène évolue dans un univers charmant à la faveur d'une très jolie direction artistique. Les personnages ainsi que les environnements avec cet immense palais vertigineux dont la verticalité est très bien exploité et les rues du royaume variés grâce à leur exploration, sont finement dessinés, détaillés et animés. Ce ravissant visuel est en plus accompagné par une somptueuse b.o. signée par le compositeur polonais Wojciech Kilar. Ses compositions, entre mélodies mélancoliques et airs enjoués, sont magnifiques et parfaitement raccord avec les différentes situations et les images. Se mêlent à elles des compositions de Joseph Kosma qui a officié sur la version originelle et qui sont tout aussi belles que celles de son successeur. Cette chasse au couple et au volatile s'achève sur une fin poétique sublime venant mettre un terme à cette grande création artistique. Car oui, Le Roi Et L'Oiseau est un monument du cinéma d'animation qui mérite amplement son statut tant c'est une œuvre mondialement inspirante pour la profession devant à tout prix être admirée par tous les amoureux du septième art.
Eloi Kyry
Eloi Kyry

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2024
Tout simplement magique ! Il restera à jamais mon film préféré ❤️ tout est parfait surtout la musique !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 juillet 2024
Le surréalisme trace à gros traits ce qu'on pourrait avoir du mal à discerner à traits fins. Le Roi et l'oiseau constitue un sacré morceau du cinéma d'animation.

Le pouvoir représenté par la verticalité du château, au sein duquel vit le roi et les classes dominantes qui s’accommodent de son règne tyrannique. Le personnage est tellement égocentrique qu'il n'est pas capable de voir plus loin que le bout de son nez – littéralement. Il détient un pouvoir de vie ou de mort sur ses sujets, qu'il peut précipiter dans le vide – ou, vu autrement, les faire descendre de l'échelle sociale – en appuyant sur un bouton.

Sa mégalomanie se retrouve aussi dans ses tableaux. Il a la main mise sur l'art et interdit toute œuvre portant atteinte à son image. La preuve avec le peintre qui a l'audace de dessiner son strabisme.

Et pourtant, nichés en haut de son gigantesque château, se trouvent d'autres tableaux, ayant résisté à l'épreuve de la censure. La profonde tristesse de cette situation – qu'on apreçoit lors de la scène où il brise son miroir –, c'est qu'en plus de répandre le malheur autour de lui, le roi est un être malheureux, qui ne s'aime pas lui-même. Tant et si bien que c'est son portrait, au défaut optique corrigé, qui finit par le remplacer.

L'homme jette son dévolu sur une bergère, elle-même éprise d'un ramoneur. Leur fuite – désaccord avec l'autorité royale – les entraîne dans une longue descente du château, les amenant à se cacher dans les bas fonds.

Comme dans Métropolis, une vie prolétarienne existe sous la vie des classes dominantes. À la différence que ces habitants vivent sans soleil, dans la précarité, condamnés à travailler sans relâche pour le roi. On les voit s'échiner à pousser des charges lourdes, travailler à la chaîne dans des usines. La production des statuettes du roi n'est pas sans rappeler, par la forme des esquisses, celle des obus pendant la guerre.

Le parallèle avec 39-45 va plus loin lorsque le roi met en marche son robot géant. Détenant toujours les pleins pouvoirs sur les ouvriers, il condamne le ramoneur et l'oiseau à travailler avec les autres, prétextant que "le travail, c'est la liberté". Sinistre adage qui n'est pas sans rappeler celui qui était inscrit à l'entrée des camps de concentration nazis…

Mais, à force d'union, par un usage motivant de l'art (félins galvanisés par la musique), les classes populaires se liguent et mettent en branle la tyrannie monarchique. L'oiseau, symbole de liberté, pour qui le roi n'avait aucune emprise, s'unit aux autres pour renverser les rapports de force. Idée que, même si sa situation n'était pas aussi précaire que celle du monde du dessous – le roi a, malgré tout, abattu sa compagne à la chasse, et ne cesse de piéger ses oisillons –, ses intérêts convergent avec ceux des prolétaires.

La dernière image est sublime : le géant de fer, après avoir été recontrôlé par les classes inférieures, détruit le château, son mépris et le pouvoir qu'il représente. Il aplanit une structure galvaudée par l'argent et l'autorité. Puis sa main s'approche de la cage à oiseau, libère la créature, et écrase la prison d'un poing déterminé – symbole évident de la lutte ouvrière.
Julien Weber
Julien Weber

63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2024
Meilleur film d'animation - pour avoir influencé Ghibli entre autres - Prévert + Grimault = Bombe poétique sans précédent et à ce jour inégalée.
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2025
Il est des films qui, en s’élevant au-dessus de leurs conditions de naissance, de leurs cicatrices de production et même de leur propre médium, deviennent des mythes. Le Roi et l’Oiseau, de Paul Grimault et Jacques Prévert, fait partie de ces rares récits que l’on n’oublie jamais, pas parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils touchent à quelque chose d’essentiel. Un noyau dur d’humanité, de beauté, d’insolence, de poésie. C’est un film qui vise le ciel — et qui, presque, l’atteint.

Ce n’est pas une œuvre de consensus. Ce n’est pas un objet de musée. C’est un film libre, imparfait avec panache, profondément risqué, dont les fragilités mêmes deviennent une partie de sa grandeur. Tout y est né d’une résistance : résistance artistique, d’abord, face aux carcans de l’animation disneyenne ; résistance politique, ensuite, face aux tyrannies visibles et invisibles ; résistance enfin, et peut-être surtout, à la trahison, au découragement, au temps qui passe.

Il faut rappeler le contexte. Le Roi et l’Oiseau est le fruit d’un combat de plus de trente ans, qui débute avec La Bergère et le Ramoneur en 1953, un film amputé de son âme, sorti contre la volonté de ses créateurs. Grimault et Prévert, refusant de renoncer, reprennent les morceaux. Et, avec une détermination qui force l’admiration, ils reconstruisent leur vision — cette fois, sans concession. Ce que l’on découvre en 1980, c’est le résultat d’une alchimie unique entre la rigueur d’un artisan, la tendresse d’un poète, et la rage d’un homme trahi qui refuse de voir son rêve s’éteindre.

Et ce rêve, quel est-il ? Celui de voir un dessin animé français ne pas simplement exister, mais dire quelque chose du monde. Ce n’est pas un conte innocent : c’est une allégorie, limpide mais jamais lourde, d’un pouvoir totalitaire grotesque, qui se fracasse contre l’obstination de deux petites figures d’amour, et la gouaille d’un oiseau facétieux. C’est une œuvre qui ose croire que la beauté peut être subversive, que l’humour peut être une arme, que l’imaginaire peut libérer.

L’univers visuel est d’une richesse rare. Les perspectives impossibles, les volumes oniriques, les architectures tyranniques de Takicardie semblent sorties d’un rêve à mi-chemin entre Giorgio de Chirico, Escher et les cauchemars bureaucratiques de Kafka. Rien n’est réaliste, tout est signifiant. Le monde du Roi est vertical, autoritaire, minéral. Celui des amoureux est courbe, instable, végétal. Il ne s’agit pas d’opposer noir et blanc : Grimault orchestre une symphonie de nuances, et l’animation — fluide, artisanale, vibrante — nous fait glisser de l’absurde à l’émouvant sans heurt.

Et puis il y a l’Oiseau. Figure centrale, fil rouge, narrateur malicieux. C’est lui le contre-pouvoir. Il est un clown anarchiste, un moineau de cabaret, un père en deuil, un stratège. Sa voix, moqueuse et tendre, s’élève au-dessus du vacarme mécanique des trappes et des fanfares nuptiales pour rappeler que le monde peut être léger, même dans la noirceur. Il n’est pas parfait. Il n’est pas toujours juste. Mais il est vivant. Et dans ce monde d’apparences glacées, cela suffit à le rendre immense.

Le couple central — la Bergère et le Ramoneur — n’a pas la même épaisseur. Ce sont des archétypes : un peu figés, un peu idéalisés. Mais c’est précisément cette candeur qui fait leur force. Face au grotesque du Roi, leur simplicité devient un acte de foi. Leur fuite, un acte politique. Et leur silence, un acte poétique. Ils sont peut-être les moins bavards du film, mais leur présence est constante : ils sont les battements de cœur, les motifs récurrents, les notes graves dans une partition aux envolées lyriques.

Parlons musique, justement. La composition de Wojciech Kilar est une caresse continue. Elle épouse l’image sans l’écraser. Elle traverse le film comme une rivière souterraine, tour à tour mélancolique, malicieuse, triomphante. Elle ne surligne rien, mais elle tisse un lien invisible entre les séquences : de la fuite sur les toits à la démolition du palais, du regard d’un automate à la libération d’un oisillon.

Il y aurait tant à dire encore. Sur la scène de l’usine, qui pastiche Les Temps modernes tout en affirmant une singularité profonde. Sur la galerie de personnages grotesques et tendres, caricatures d’un monde en ruine. Sur l’Automate, sublime figure de ferraille, capable d’écraser un empire mais aussi, d’un simple geste, d’ouvrir une cage.

Mais ce qui emporte le film, ce qui l’élève, c’est qu’il n’est jamais un manifeste. Il est une offrande. Il n’assène pas de leçon : il raconte, il suggère, il propose. Il fait ce que seuls les grands films peuvent faire : il change la façon dont on regarde le monde. Il fait croire, l’espace d’un instant, que la poésie peut fissurer la pierre. Que le rire peut renverser les trônes. Que les cages peuvent être ouvertes.

Et s’il reste quelques coutures visibles, des transitions heurtées entre 1953 et 1980, elles ne blessent pas le film : elles lui donnent une chair. Elles sont les cicatrices d’un combat victorieux. Un film trop lisse aurait été faux. Le Roi et l’Oiseau est vrai. Profondément. Radicalement.

C’est une œuvre que l’on porte avec soi longtemps après l’avoir vue. Qui grandit, qui se transforme, qui se transmet. Une étoile tordue, mais éclatante. Une étoile française, rare. Une étoile qui ne cesse de luire.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2024
« Le Roi et l'Oiseau » est indéniablement un chef-d'œuvre de l'animation, fruit de la collaboration exceptionnelle entre Paul Grimault et Jacques Prévert. Ce film d'animation parvient à créer une harmonie unique entre poésie, humour et une esthétique colorée, le démarquant ainsi dans le panorama cinématographique. Il mêle habilement des éléments surréalistes à une histoire captivante, offrant une expérience riche qui interpelle aussi bien les adultes que les enfants. La restauration du film, permettant de retrouver les couleurs originales, renforce l'aspect visuel et témoigne de l'impact esthétique intemporel de l'œuvre. « Le Roi et l'Oiseau » propose un voyage magique et profondément engageant dans un monde où l'émerveillement coexiste avec l'angoisse. C'est un pilier de l'animation qui mérite d'être découvert (ou redécouvert) par les nouvelles générations, même si cela peut s'avérer difficile. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
clara qtd
clara qtd

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 janvier 2024
Un film dérangeant, sinistre, et anxiogène, qui m’aura traumatisé toute mon enfance. Surcoté car différent c’est tout. Mais différent dans le mauvais sens du terme
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2024
D'un côté, il y a le roi et de l'autre il y a l'oiseau. Dessin animé drôle et très poétique . très belle histoire, une dystopie intéressante, un message politique évident. Tout est réuni pour séduire un large public, les petits certes mais aussi les grands. Même s'il possède de grands moments de poésie, je m'attendais à mieux de "Le Roi et l'Oiseau" de Paul Grimault et Jacques Prévert car Jacques Prévert et meilleur pour écrire ce qu'il fait d'habitude mais la pour un film c'est autre chose et cela ce ressent grandement notmmanet dans les dialogue et l'écriture en elle même. En revanche, les qualités de ce film sont sa fabuleuse aura poétique et sa magnifique bande originale. Une histoire simple sur le principe mais touchante et pleine de bon sentiment et des répliques que l'on ne retrouverait plus dans les films d'animations de maintenant... Mais qui implicitement, valent parfois dire plus qu'un petit couplet rigolo. Les chansons, les personnages, l'idée générale, vraiment c'est bien, et pour un film de 1979 c'est encore mieux. Vraiment ce dessin animé était pas mal .
quelqu'un
quelqu'un

1 abonné 61 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2024
Construit sur le cadavre de la bergère et le ramoneur, ce film a très mal vieilli, et ce, probablement dès sa sortie en 1980 tant le style rappelle les années 50 de l'original.
On peine à ressentir de l'empathie pour les personnages en difficulté et ceux auxquels on pourrait s'attacher ne se retrouvent jamais en position délicate.
Il y a probablement une seconde lecture très riche et intéressante, mais si l'histoire de base ne me donne pas envie d'y retourner, c'est très dommage...
Je précise que je n'ai pas d'attachement nostalgique à ce film, l'ayant découvert seulement maintenant, cela doit probablement jouer dans mon ressenti pour ce film.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 520 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2023
Comme je le précise souvent dans les critiques des films de mon enfance : Il n'est pas simple d'être objectif avec les œuvres que l'on connait depuis toujours.

Mais là il ne s'agit pas d'un simple film, non : Il s'agit là d'un chef d'œuvre.

Poétique, bien dessiné, original, qui n'accuse pas la moindre ride, intemporel, la musique est belle et par dessus tout : Ce film a donné envie au grand Miyazaki de faire du cinéma, excusez du peu.

Peut-être le meilleur film d'animation français. Cocorico !
Julie Sarah
Julie Sarah

2 abonnés 95 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2023
Classique inoubliable de nos enfances. Evidemment. Musique magnifique, art, muet (sans voix) si je me souviens bien...
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2023
Œuvre charnière de l'animation française et même mondiale (une source d'inspiration pour Miyazaki notamment), Le Roi et l'Oiseau est un vrai chef d'œuvre. Pour son ambiance singulière, grande poésie et lyrisme, musiques marquantes, regard sarcastique et en même temps assez tragique sur l'aristocratie (des airs de Louis XIV) voir même sur les autocraties tout cour. Grimault et Prevert livre là une œuvre magique et marquante, pas idéale néanmoins pour un public trop jeune. Le rythme très lent aura également tendance à ennuyer certains, d'autant que l'animation a de l'âge. Mais personnellement, je l'avais vu une première fois dans ma jeune adolescence et 7 ou 8 ans plus tard son souvenir était encore bien frais.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2022
Un très bon film d'animation français très ambitieux et novateur avec les voix de Jean Martin , Agnès Viala , Renaud Marx et Hubert Deschamps.
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