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La Vie criminelle d'Archibald de La Cruz
note moyenne
3,8
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19 critiques spectateurs

Estonius
Estonius

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4,0
Publiée le 10/11/2013
Curieux film constituant une sorte de thriller psychanalytique et dont la richesse se révèle vraiment après sa vision complète. Une sorte de fable sur le destin, sur le petit quelque chose qui peut ou ne peut pas faire basculer une vie. Très intéressant, mais on regrettera juste la satyre militaro religieuse non pas sur son fond mais sur sa forme (plaqué là comme un cheveu sur la soupe en forme de blabla convenu entre notable)
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 22/03/2013
« La vie criminelle d’Archibald de la Cruz » n’est pas un des films les plus populaires de Luis Bunuel dont la dernière partie de sa carrière est restée davatange dans les mémoires. On retrouve pourtant dans « Archibald » les deux grandes préoccupations du réalisateur espagnol que sont le sexe et la mort. De par sa construction le film rappelle les nouvelles de Guy de Maupassant qui telle « La chevelure » mettaient en lumière les obsessions qui encombrent nos esprits de manière très imagée. On pense aussi au « Blue Velvet » de David Lynch où Dennis Hopper, chef de gang déjanté défaillait au simple toucher d’un bout de tissu en velours pourpre. Archibald de la Cruz a lui été envoûté par une boîte à musique magique offerte par sa mère quand il était enfant. La légende attachée à cette boîte à musique veut qu’elle donne le pouvoir de tuer la personne à laquelle pense son propriétraire au moment de sa mise en route. La mort de sa nourrice par les hasards de la guerre civile au moment même où l’enfant reçoit la bôite crée chez Archibald une relation très particulière aux femmes et à la mort. C’est un voyage dans les fantasmes qui jonchent l’âme humaine que Bunuel propose au spectateur qui peut constater qu’Archibald est resté prisonnier de son premier contact avec la sexualité et la mort. Une série d’actes manqués donneront à Archibald l’illusion de revivre ce moment intense, l’empêchant de développer une relation apaisée avec le sexe opposé. C’est après une psychanalyse par procuration avec le magistrat auquel il est venu se dénoncer qu’il pourra enfin avancer libéré de ses chaînes. Le film de Bunuel compagnon de route des surréalistes est un vrai manifeste pour les théories freudiennes et qui au passage égratigne toutes les institutions comme l’église, la bourgeoisie ou l’éducation. Le tout est filmé avec une très grande sobriété qui fixe l’attention sur le sujet. Un film à découvrir.
Newstrum
Newstrum

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4,0
Publiée le 08/06/2017
Un des films les plus éclairants de Bunuel sur sa vision du monde où il montre comme à son habitude les fantasmes que s'efforcent de recouvrir les conventions sociales. Beaucoup d'idées dans ce film ludique et stimulant où l'humour noir est roi. hautement recommandable. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
Mr-Orange
Mr-Orange

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4,5
Publiée le 11/01/2013
SPOILERS Avec La Vie Criminelle d'Archibald de la Cruz, Luis Bunuel porte au final un regard presque optimiste (ironie toujours présente cependant), plus pondéré mais toujours sur l'impuissance masculine vis-à-vis de la femme. Si l'histoire de base, ou plutôt comment le titre français vend le film, est assez surréaliste on se surprend à s'identifier au personnage principal, cas typique d'une personne souffrant de trop d'anachronisme provoquant une impuissance sociale, qui fantasme de posséder une boite musicale permettant de tuer indirectement ceux qui l'ont déçu ou qui profitent de lui. Le gentil homme sous l'armure. Ernesto Alonzo campe son personnage et merveille et lui livre une prestation on ne peut plus crédible. Mais pourquoi ce film, avec cette fin, n'est pas le film testament de Bunuel ? Cette fin, offrant une solution à tous ses films ? Peut-être parce que Bunuel, contrairement à Archibald à la fin, n'est pas guéri. Il a vécu le poids d'une société qui désirait de meurtre.
QuelquesFilms.com
QuelquesFilms.com

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3,5
Publiée le 19/11/2012
D'après un roman de Rodolfo Usigli. C'est le dernier film de la "période mexicaine" de Buñuel. Le réalisateur se plaît ici à développer l'idée d'une criminalité et d'une culpabilité par intention, avec un certain humour noir et une ironie qui fait parfois écho à sa carrière personnelle (lui qui a souffert de la censure), notamment lorsqu'il fait dire à un commissaire de police : "La pensée n'est pas délinquante." Sur le plan dramatique, le thème fantastique de la boîte à musique magique est amusant, même s'il ne tient pas toutes ses promesses. Il sert de prétexte à une intrigue où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur : culpabilité empreinte de catholicisme, frustration sexuelle, fétichisme (il est question d'un mannequin en cire qui perd une jambe...), etc. Entre résonances religieuses et psychanalytiques, Buñuel réalise un film sur l'impuissance, celle d'un homme qui n'arrive pas à assouvir ses désirs pour les femmes et qui n'arrive pas non plus à les tuer de ses propres mains, la mystérieuse boîte à musique (ou le hasard) s'en chargeant à sa place...
ygor parizel
ygor parizel

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4,0
Publiée le 14/07/2012
Oeuvre empreinte d'étrangeté et de fantastique. Le scénario est plutôt bien imaginé, la réalisation également. Cela manque peut-être un peu de noirceur.
Parkko
Parkko

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3,0
Publiée le 16/10/2011
Je préfère Bunuel sur sa fin de carrière je pense (enfin pas l'extrême fin car par exemple des films comme Cet obscur objet du désir ne m'ont pas plu). Son début surréaliste me parle moins peut-être. Mais le film n'en reste pas moins bon. Déjà il faut avouer que le scénario est vraiment sympa. C'est très étrange (comme souvent avec Bunuel) et plein de symbolique. Derrière la caméra Bunuel se montre par contre plus sobre que parfois, c'est surprenant d'ailleurs de voir que l'étrangeté de son scénario ne soit pas relayé par une mise en scène plus audacieuse (alors que Bunuel sait le faire).
Moorhuhn
Moorhuhn

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4,0
Publiée le 08/10/2011
Le seul Bunuel que j'ai vu, l'Age d'Or, ne m'avait pas beaucoup plu mais ça m'intéressait de découvrir un Bunuel dans un jour moins « surréaliste ». Ensayo de un Crimen n'est pourtant pas banal et se permet de raconter une histoire qui m'a plutôt amusé malgré son aspect assez effrayant. Le personnage principal m'a énormément plu. Ce tueur en séries qui tue sans vraiment tuer est un homme atypique. Les pulsions meurtrières l'habitent depuis un épisode tragique de sa jeune enfance et font de lui un être plutôt dérangé malgré sa classe apparente, il est intéressant de voir comment Bunuel se joue de ses autres personnages en basant leurs jugements de ceux-ci sur l'apparence du « héros » mais pas sur sa nature intérieure maléfique, ce qui les conduira à la perte. Pourtant ce personnage principal n'est pas non plus pourri jusqu'à l'os, il sé découvrira même une humanité en voulant se dénoncer pour les crimes qu'il n'a pas commis mais qu'il a imaginé et en découvrant la joie de vivre et l'amour. Le film bénéficie également d'une très bonne mise en scène avec plusieurs passages marquants, je retiens celui où il commet son seul meurtre : sur un mannequin de cire et le moment où il est incapable d'écraser un insecte, signe de sa « guérison ». Oui sur le papier le scenario peut sembler bidon mais l'ironie et le second degré avec lesquels est traité le film rend tout ceci joyeusement jouissif. Un très bon film, j'ai beaucoup aimé.
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 31/08/2011
Une véritable petite perle de la part du grand Luis, pas très loin même d'un petit chef d'oeuvre. Difficile de ne pas se laisser emporter par les aventures de cet homme qui aimerait bien être le "Ted Bundy mexicain" (anachronisme, je sais !!!) mais qui à cause d'une maudite boîte à musique se retrouve tueur en série sans avoir jamais réussi à tuer personne en fait. Oui, situation totalement surréaliste mais il ne faut pas oublier qu'on est aussi chez le cinéaste le plus surréaliste de tous les temps. Un clin d'oeil à Hitchcock avec la scène du verre de lait, des séquences marquantes comme l'incinération du mannequin, un jeu d'acteurs qui tient parfaitement la route, une dénonciation de tous les rouages de la Société sans y avoir l'air, une mise en scène élégante, un érotisme latent, un surréalisme à tout épreuve et, attention hyper-rare chez le cinéaste, un fin délicieusement optimiste. Franchement, un plaisir à l'état pur.
Karutso
Karutso

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3,0
Publiée le 03/07/2011
Le film met en valeur la névrose d'un homme, qui veut et qui croit avoir la possibilité de tuer. Le film est en lui même une métaphore, critique d'une société, mais est, selon moi, principalement la confrontation entre réalité/rêve, dont le héros touche et qui pourrait nous être aussi défavorable (car souvent favorable, mais ce n'est pas montré dans le film). Le début est très bon. Le petit garçon qui veut tuer la nurse et, par le plus grand des hasard, celle-ci meurt. C'est à ce moment précis qu'il entre dans l'irréel. La petite boîte à musique, l'emblème de ce pouvoir, se re-verra plusieurs autres fois et, du fait de la dernière scène avec cette dite boîte, montrera l'évolution du personnage. Le milieu du film est pas mal, mais en lui même il ne vaut pas plus. Heureusement, la fin est géniale.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11/07/2010
La puissance de ce Bunuel réside dans son apparente légèreté. Un thriller qui joue avec ses ingrédients contraires : un Archibald sans la carrure d'un assassin, un mannequin de cire en guise de victime, des rêves et fantasmes comme scènes de crimes. Le déclenchement: un petit garçon, dehors la révolution, la nurse tuée sous ses yeux... La culpabilité inversée mise en scène avec fraîcheur. Ceux qui s'attendent à voir un thriller noir classique seront forcément déçus.
theglide
theglide

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4,0
Publiée le 02/04/2010
yoyo
benoitparis
benoitparis

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4,0
Publiée le 12/07/2009
Bunuel est de loin le cinéaste qui a adapté avec le plus de finesse le freudisme au cinéma et l’enfance est l’âge de la perversité polymorphe On ne retrouve pas la simplicité et la rigueur réaliste de « El » dans l’exposé s’un cas pathologique. Il y a par contre une inventivité et un humour noir remarquable. Certaines séquences (le mannequin) annoncent curieusement le giallo, ou le meilleur cinéma d’épouvante italien.
stebbins
stebbins

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3,5
Publiée le 25/03/2009
Réalisé pendant la période la plus prolifique de son auteur, ce petit film frappe par son efficacité. Luis Bunuel y explore une nouvelle fois les tréfonds de l'âme humaine... Cependant, La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz n'a pas la noirceur et le pessimisme de Los Olvidados : il s'agit d'un homme coupable de se sentir coupable, d'un être tiraillé entre ses frustrations empiriques et ses fantasmes morbides. Archibald connaîtra pourtant la rédemption et l'amour ( fruit de ses tourments ). A sa manière, Luis Bunuel dynamite les codes de son propre courant artistique : ici, la surréalisme n'apparaît pas directement dans le réel, il s'insinue dans l'espace mental du protagoniste ( nous sommes loin des visions du Chien Andalou ). En cela, la petite boîte à musique fait pertinemment le lien entre les rêves d'Archibald et ses actes. Cette vie criminelle n'est donc que potentielle, il s'agit d'une projection : le protagoniste restera un assassin en puissance. L'étrange optimisme de ce film réside donc dans sa catharsis. Quoi de plus sain que d'exorciser ses pulsions meurtrières à l'écran, espace exemplaire de tous les exutoires ? Cette éventualité peut-être valable pour le cinéaste lui-même ( encore ne faudrait-il pas tomber dans la psychologie facile ) mais surtout pour le personnage d'Archibald ( qui exprime indirectement ses fantasmes par les visions auxquelles le spectateur assiste ). Un très bon film.
loulou451
loulou451

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4,0
Publiée le 10/02/2009
Avec ce film, Bunuel disait adieu à sa période mexicaine... Quel dommage ! Car elle fut sans doute sa période la plus prolifique, bien supérieur à ses autres films qui l'engluent dans un satyre sociale, lourde et le plus souvent maladroite. Ici encore, les obsessions du réalisateur sont encore maîtrisées, canalisées, voire enfouies dans les ficelles du scénario, n'apparaissant au final que pour creuser la profondeur psychologique de son héros. Le résultat est un film, certes, toujours étrange, mais maîtrisé de bout en bout.
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