Les Sept Samouraïs
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Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2025
Ce qui fait des 7 samouraïs un classique du cinéma, c’est son scénario original co-écrit par Akira Kurosawa, Shinobu Hashimoto et Hideo Oguni qui donnera lieu 5 ans plus tard à une reprise américaine célèbre de Jon Sturges : les sept mercenaires (et une troisième de Antoine Fuqua en 2016)
Après la seconde guerre mondiale, les forces d’occupation américaines interdisent les jidai-geki, films d’époque mettant le plus souvent en scène des samouraïs, l’évocation de ce passé guerrier et glorieux pouvant encourager des velléités de résistance. Kurosawa avait déjà fait l’expérience de cette censure avec son film tourné en 1945 « Les Hommes qui marchèrent sur la queue du tigre« qui n’obtint son visa d’exploration qu’en 1952. « Rashomon » tourné en 1950 sera ainsi le premier film de Kurosawa de ce type sorti en salle avant la fin de l’occupation américaine en avril 1952.
En 1954, la situation est donc différente et Kurosawa se lance dans ce projet.
L’intérêt de ce scénario a été de créer une situation historiquement improbable oú des samouraïs sont engagés par des paysans pour les protéger d’une bande de bandits. D’ailleurs il ne s’agit pas, en réalité, de samouraïs mais de ronins, samouraïs n’ont attaché à un maître. Leur position sociale est bien moins enviable. Ainsi, il devient possible de faire engager ces guerriers par des paysans.
Ce scénario ouvre de nombreuses possibilités et ramifications en mettant en lien 2 castes que tout semble séparer. Ignorantes l’une de l’autre, méfiantes l’une envers l’autre, elles coexistent sans autre interaction que lors de conflits. Mais Kurosawa dessine un lien ténu entre elles. Paysans et guerriers ne sont-ils pas l’essence du Japon ? Ne partagent-ils pas la même force : « Tomber 7 fois et se relever 8 fois » proverbe qui symbolise la persévérance face aux vicissitudes de l'existence. Exprimé par le bushido pour les samouraïs, un code de conduite morale qui n’exclue pas le recours à la ruse et la traitrise. (Comme le montre la scène du voleur retranché dans la case). Du côté des paysans, nul code, mais la nécessité vitale de s’adapter pour survivre et la résilience (ainsi sera exprimé la condition paysanne dès le début du film). Oui, le paysan ment, est peureux, se tait, courbe l’échine et n’hésite pas à détrousser les samouraïs blessés qui chercheraient refuge dans le village. Mais ne s’agit-il pas aussi ici de ruses et de traîtrises nécessaires ? Ne cherche-t-il pas lui aussi à se relever ? L’un serait-il honorable et l’autre pas ? C’est bien ici le sujet remarquable du film. Au contact l’une de l’autre, la frontière entre ces deux castes tend à devenir moins perméable, même si elles restent chacune sur 2 voies irrémédiablement séparées.
Le véritable coup de génie, c’est d’avoir intégré le personnage de Kikushiyo qui renforce symboliquement le lien entre ces 2 castes. Pas samouraïs et plus paysans, il est habité par la colère. Critique de la faiblesse, de la lâcheté et de l’hypocrisie des paysans, il n’en est pas moins critique de l’arrogance et de l’égocentrisme des samouraïs, car, dit-il, ce sont les samouraïs et leurs guerres qui ont façonné le paysan tel qu’il est. Qu’aurait-il pu faire d’autre, interroge-t-il ?
Un scénario complexe sous une apparente simplicité qui n’a pas manqué d’interpeller John Sturges dans les 7 mercenaires.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 décembre 2024
Revu en salle en versions 4K restaurée j'ai pris une plus grosse gifle qu'avec la version DVD standard d'où évolution de ma notation.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
L'un des plus hauts sommets à gravir pour tous les amoureux de cinéma du monde entier. Ces "7 samouraïs" n'était justement pas qu'un film de samouraïs. Même si de manière moins évidente que dans d'autres films antérieurs ou postérieurs, celui-là brassait absolument tous les thèmes chers au Maître nippon. Absolument tous. Et offrant par la même occasion une toute nouvelle image à la figure du samouraï. Mais à part ça, que dire de plus ? C'est un monument, un vrai de vrai. Une date à marquer d'une croix blanche. Tout du long de ces plus de 3 heures de bobine, c'est toute une grammaire qui s'en retrouve considérablement chamboulée. Je crois que, même si pour une fois le temps fait son oeuvre correctement, on a encore du mal à réaliser pleinement l'énormité de l'impact que Kurosawa a eu sur le cinéma.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Magistrale Fresque d'Akira Kurosawa qui bien que datant de 1955 n'a rien perdue de sa superbe !
A noter que c'est un film qui donna lieu à un Remake à savoir "Les "7 mercenaires" de John Sturges avec Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaughn et James Coburn dans les rôles principaux!
petitfute033
petitfute033

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2024
Film chargé d'une poésie comme ont en fait plus, magnifique images, ambiance du Japon féodal superbement retranscrite. Toshiro Mifune incroyable. A regarder.
Ed_Shine
Ed_Shine

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2024
Découvert lors de la ressortie en salle, Les Sept Samouraïs est irrévocablement un des films les plus influents de l'Histoire du cinéma moderne, repris et réadapté par un nombre incalculable de cinéaste. Cela est en très grande partie grâce au concept simple mais très efficace du film, qui permet aux différents protagonistes de briller par leur caractère et leur charisme (surtout Mifune) . Un autre élément qui porte le film est sa réalisation: Akira Kurosawa sait iconiser ses personnages grâce à la composition de l'image, offrant un terrain de jeu authentique à ses personnages pour leurs combats prenants. Ces points permettent de rendre le film mémorable et agréable à regarder.
En résumé, à voir absolument.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2024
Sans doute le titre (1954) le plus grand public du cinéaste et aussi un de ses meilleurs opus, il fait l'objet d'une ressortie en salle en version intégrale ( 200 mns environ).

Au XVIème siècle, un village de paysans japonais recrute sept samouraïs pour les protéger d'une bande de voleurs.

Surtout constitué de scènes d'action, Kurosawa laisse dans quelques rares moments échapper de la bouche de ses personnages une replique qui fait mouche.

La dernière du film notamment dont le sens sera vaguement repris dans le titre d'un de ses films suivants " les salauds meurent en paix".

Pour Kurosawa les gens courageux et vertueux ne sont pas les gagnants de l'histoire humaine. Ce n'est pas toujours faux, malheureusement.

Les aficionados du cinéma du patrimoine ne manqueront pas cette version étendue d'un des titres majeurs, d'un des plus éminents cinéastes de l'histoire du septième art. Rien de moins.
philippephilou
philippephilou

7 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2024
Juste un chef-d’œuvre…
Un film à voir absolument pour comprendre le réel sens de la vie …
Il a été longtemps considéré comme l’un des meilleurs films du monde, et il l’est certainement toujours…
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juillet 2024
Tout d'abord la restauration 4K de 2024 est tout bonnement prodigieuse pour un film de 70 ans. Le noir et blanc est splendide et rend hommage à un film presque parfait. Les plans, les décors, le montage paraissent des années 2000 alors que le film date de 1954. On voit les nombreuses inspirations de Star wars dans plusieurs scènes. Le film est long mais hormis 20 minutes peut être de trop il tient bien les 3 heures
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2024
“Les sept mercenaires” était en fait le remake américain de ce grand classique japonais, “Les 7 samouraïs”, datant de 1954 et durant 3h30 en version intégrale, avec entracte au milieu.
L’histoire : un petit village de paysans pauvres se fait régulièrement pillé et saccagé par des bandits. Sept samouraïs se font embaucher pour le défendre, pour seulement de la nourriture en échange.
On suit donc avant l’entracte toute la partie pleine d’humour et d’émotion du recrutement des samouraïs puis la préparation de la défense du village. Il y a ensuite une partie d’attente des bandits qui est essentiellement du remplissage. Le seconde partie du film est donc l’arrivée des bandits et les combats, et en revanche j’ai trouvé ici que c’était trop court, ou bien trop rapide et facile (manque de réelles difficultés).
Au final le film n’est pas trop long dans le sens qu’on s’ennuie peu, car on adore suivre les personnages (tous superbement interprétés), ces 7 samouraïs attachants, courageux, drôles et taquins. Les dialogues sont savoureux et le concept est stimulant. Le final est joli et intéressant, spoiler: mais par contre je n’ai pas compris l’intrigue du “au final ils ont bien de tout”
.
L’intrigue de la fille aux cheveux courts n’est pour moi pas scandaleuse dans le sens que c’était en effet la mentalité à l’époque, c’était une réalité.
En revanche, les combats dans lesquels les gens meurent sans avoir été touchés, les armes ne font pas de bruit et il n’y a pas de sang, ça c’est un défaut car c’est ce qu’on appelle des effets spéciaux qui ont vieilli (un peu comme les transitions). En outre, certaines scènes sont tellement exagérées et surjouées que ça en devient pathétique.
Par contre le noir et blanc est très beau, Kurosawa filme d’une main de chef, la bande son, très particulière, apporte beaucoup aux films avec ces leitmotifs à base de percessions, d’airs enjoués et de voix graves et sombres qui renforcent beaucoup l’intensité de l’oeuvre.
Mais surtout, nombreux sont les passages et détails, aussi petits soient-ils, qui ont inspiré tellement de réalisateurs par la suite, ce qui achève de faire des “7 samouraïs” une oeuvre qui a révolutionné le cinéma et à voir au moins une fois dans notre misérable existence.
Cinévore24

446 abonnés 943 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2024
Il trônait depuis un bout de temps dans le Top des grands classiques que je voulais absolument découvrir au cinéma.
C'est désormais chose faite...et c'est un ptit bijou 
3h30 de très grand cinéma, et à tous les niveaux (narration, réal, cadrage, interprétation, montage).
Mengzi
Mengzi

1 abonné 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2024
Un film rediffusé au cinéma pour les 70 ans de sa sortie. Et pour un film de 1954, on est sur un vrai très bon film. Pas chiant, pas moche, pas mal mis en scène - en fait tout est bien. Les décors - à taille réelle - sont biens, de même que les acteurs, la réalisation, le scénario, le rythme, les rebondissements. Des scènes de recrutement de samouraïs aux scènes de bataille, en passant par de multiples sous-intrigues, cette version de 3h30 était vraiment très plaisante à voir. On peine à comprendre comment un film aussi ancien peut être aussi bien - surtout au vu des nombreux films anciens, chiants et sans rythme, avec un sens du spectacle aux oubliettes, encore plus lorsque ces films sont d'origine étrangère. Pour un premier Kurosawa, ça donne envie d'en voir plus !
Bertrand Lartigue
Bertrand Lartigue

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2024
Magnifique !!!!! Ce film n'a pas vieilli .l'histoire est magnifique et la réalisation est somptueuse.
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2024
Les sept samouraïs d'Akira Kurosawa est une œuvre magistrale du cinéma qui transcende les genres et les époques. Ce film, sorti en 1954, est un épique tableau de la bravoure et de l'honneur, ancré dans la période tumultueuse de Sengoku au Japon. À travers une histoire de lutte et de survie, Kurosawa nous livre un chef-d'œuvre qui demeure aussi puissant et pertinent aujourd'hui qu'il l'était à sa sortie.

Dès les premières images, on est immédiatement transporté dans ce monde, grâce à la photographie en noir et blanc qui confère une gravité et une beauté intemporelles à chaque scène. Les décors authentiques et le réalisme scrupuleux des costumes renforcent cette immersion, nous plongeant au cœur de la vie des paysans et des samouraïs.

Le scénario, d'une richesse inégalée, est structuré en deux actes majeurs : la recherche et la préparation des samouraïs d'une part, et la défense héroïque du village d'autre part. Chaque personnage, magnifiquement interprété par des acteurs tels que Toshiro Mifune et Takashi Shimura, est finement dessiné, avec des motivations et des arcs narratifs profondément humains. Mifune, dans le rôle de Kikuchiyo, apporte une énergie brute et un charisme indéniable, tandis que Shimura incarne avec sagesse et gravité le chef des samouraïs, Kanbei.

L'une des forces de Les sept samouraïs réside dans sa capacité à fusionner l'esthétique et la narration. La mise en scène de Kurosawa est d'une précision et d'une inventivité qui ont défini de nouveaux standards dans le cinéma mondial. L'utilisation des multiples caméras pour capturer les scènes d'action dynamiques, notamment la bataille finale sous la pluie, est une innovation qui ajoute une profondeur et une intensité visuelle à l'ensemble.

La musique de Fumio Hayasaka, avec ses leitmotivs distincts, enrichit encore l'expérience, soulignant les moments de tension, de triomphe et de tragédie. Chaque note résonne avec l'émotion brute des scènes, créant une symbiose parfaite entre l'image et le son.

Les sept samouraïs est plus qu'un film d'action ; c'est une exploration profonde des thèmes de l'honneur, du sacrifice, et de la communauté. Les interactions entre les samouraïs et les paysans offrent une réflexion poignante sur les différences sociales et la solidarité face à l'adversité. Le film met en lumière la complexité des relations humaines, la dualité entre le besoin de se protéger et le désir de combattre pour une cause juste.

En fin de compte, ce qui fait de Les sept samouraïs une œuvre incontournable, c'est son humanité. Kurosawa n'hésite pas à montrer la vulnérabilité de ses héros, leurs doutes et leurs peurs, ce qui les rend d'autant plus héroïques. La conclusion du film, bien que teintée de mélancolie, est une célébration de l'esprit humain et de la résilience.

Sans aucun doute, Les sept samouraïs est un pilier du cinéma mondial, une œuvre qui continue d'influencer les réalisateurs et de captiver les spectateurs. La vision de Kurosawa, son attention aux détails et sa capacité à raconter des histoires universelles à travers des contextes spécifiques font de ce film un chef-d'œuvre éternel.
Jessie23
Jessie23

34 abonnés 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 octobre 2025
Chef d'oeuvre absolu, à voir impérativement dans une vie de cinéphile.
Ce film est un classique qui a largement inspiré nombre de metteurs en scène contemporains. Du grand Art.
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