La Femme d'à côté
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119 critiques spectateurs

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Manon
Manon

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2020
Les non-dits et le hors-champs de ce film font toute sa sensualité, j'ai trouvé que ce film était bien représentatif de la passion amoureuse.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2020
Bernard mène une vie tranquille, dans une maison de campagne avec sa petite famille. Jusqu'à l'arrivée d'un nouveau voisin, dont la femme n'est autre qu'une ex de Bernard, avec qui il a eu une liaison tumultueuse des années auparavant. La réunion des deux anciens amants sera compliquée... Il est un peu difficile de rentrer dans "La Femme d'à côté", le film se centrant surtout sur la passion adultérine dans des couples bourgeois et pépères. Sans compter que Gérard Depardieu a tendance à exagérer lorsqu'il joue le mari posé qui cache un homme qui ne demande en fait qu'à exploser. De plus, François Truffaut a cherché à placer son intrigue dans une sorte d'environnement irréel, où les protagonistes semblent osciller entre leurs maisons proprettes, ou un terrain de tennis qui semble au milieu de nulle part, avec en fond des emplois originaux (contrôleur aérien pour l'un, moniteur de gros bateau pour l'autre !). Un choix intéressant et original, mais qui n'aide pas à nous faire adhérer à cette histoire, au pitch par ailleurs tiré par les cheveux (le côté improbable de la situation ne sera jamais expliqué). Néanmoins, "La Femme d'à côté" reste un beau film, avec une mise en scène subtile qui bouscule quelques conventions (l'introduction notamment). Et Fanny Ardant est excellente dans le rôle titre, une femme qui pense simplement recréer des liens et va déchaîner un tourbillon de passion.
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2020
Ce film, réalisé par François Truffaut et sorti en 1981, est une nouvelle bonne surprise ! Je profite bien évidemment de la mise à disposition de la plupart des films du réalisateur sur Netflix pour compléter les films que je n'avais pas encore vu et je dois dire que jusqu'à maintenant, je suis toujours agréablement surpris. C'est donc ici l'histoire de deux anciens amants qui se retrouvent voisin de manière fortuite. Bien évidemment, l'histoire ne s'arrête pas à ça mais va bien plus loin dans le côté psychologique des personnages. Sans en être spécialement passionnant pour autant, le film souffrant à mon goût de trop de scènes assez longues, le film arrive tout de même à captiver son spectateur du début à la fin car nous voulons avoir le fin mot de l'histoire, tout simplement. Ce n'est pas un thriller qui nous scotche à notre siège mais il arrive à développer une ambiance assez énigmatique pour nous absorber. L'ambiance est effectivement assez étrange, il règne tout le long du film un climat presque oppressant qui pèse sur les personnages autant que sur le spectateur. La fin est quant à elle assez surprenante car la trame n'est pas vraiment prévisible mais laisse vraiment place à la surprise et au suspense. Nous retrouvons comme dans beaucoup de films de Truffaut, les thèmes de l'amour compris et incompris, le désir et bien-sûr celui de l'érotisme plus ou moins appuyé en fonction des films. En ce qui concerne les acteurs, nous avons Fanny Ardant, alors révélée par ce film, Gérard Depardieu, Véronique Silver etc. qui jouent très bien. "La Femme d'à côté" n'est donc pas le meilleur du réalisateur mais reste en tout cas très bon !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2020
Un très bon film. Pièce du patrimoine français. Point d'effets spéciaux ou autres artifices inutiles. L'essentiel est là pour nous scotcher : l'histoire, construite en toute cohérence sur le tissus qui lies les hommes entre eux, et les situations qui en découlent. Le talent du metteur en scène et des acteurs. Une belle œuvre.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2019
Filmer la passion de manière dépassionnée et presque cérébrale, c'est risquer d'éteindre toute émotion pour le spectateur, mais c'est également prouver l'aspect inexplicable de ce sentiment puissant, destructeur. Si une brèche personnelle se fait jour dans la tragédie, alors le ressenti de ce couple devient perceptible, douloureusement. Une expérience à tenter, ne serait-ce que pour le fabuleux duo Depardieu/Ardant, si bien nommée...(au a près^^)
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2019
L'amour, François Truffaut n'a cessé de le filmer mais "La femme d'à côté" en dévoile une part de violence inédite dans l'oeuvre du cinéaste. Pourtant, cet amour fou par lequel étaient liés Bernard et Mathilde (Fanny Ardant et Gérard Depardieu au sommet de leur art) avait été temporairement brisé par la séparation des amants, et ce pendant des années avant que le hasard – le destin – ne finisse par les rapprocher. Sauf qu'ils sont désormais tous les deux mariés, une condition qui semble peser dans l'esprit de Mathilde alors que Bernard laisse exploser son tourment intérieur dans une scène brutale, premier virage amorcé vers une issue fatale. Truffaut ne joue pas sur un quelconque suspense – la fin est donnée dès l'ouverture – mais s'emploie alors à rendre compte d'une douleur insoutenable dont les deux personnages ne ressentent jamais la même intensité au même moment. Car quand Bernard comprend qu'il ne pourra jamais partir avec Mathilde, c'est elle qui tombe en dépression et qui s'identifie de plus en plus à l'histoire de la narratrice, Madame Odile Jouve. Cette dernière avait fait une tentative de suicide quand elle comprit qu'elle n'avait aucune chance de revoir l'homme qu'elle aimait et qui l'avait quittée : ce geste désespéré est à la hauteur de la force de la passion vécue, équivalence dont Mathilde va prendre la mesure. Que ce soit par des phrases lapidaires et explicites, de longues justifications ou au contraire des gestes et des réactions symboliques, "La femme d'à côté" est toujours d'une grande justesse dans sa mise en scène de cette histoire d'amour fou, synthétisée dans la réplique magnifique qui clôt le film : "ni avec toi ni sans toi".
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2019
François Truffaut a prôné un certain nombre de principes de la nouvelle vague : sortir d’un cinéma traditionnel qui misait sur les acteurs vedettes, mettre la caméra dans la rue, laisser place à l’improvisation, au réalisme, à la spontanéité, à l’irrévérence.
Il livre là, longtemps après c’est vrai, mais une nouvelle fois, un film « qualité Française » qui mise sur sa compagne Fanny Ardant et la star Gérard Depardieu, qui met en scène des petits bourgeois, qui se déroule en intérieurs ou dans un club de tennis (!), avec un scénario et des péripéties convenus : rien d’inventif dans ces tergiversations et hésitations des personnages, ni dans cette passion qui débouche successivement et bien traditionnellement sur le scandale, la maladie et la mort.
Ceci dit le film n’est pas dénué de qualités et reste intéressant (le personnage le plus attachant se révélant être Madame Jouve, un « second rôle »), mais il lui manque, soit la finesse d’analyse, soit l’ampleur tragique, qui génèrent l’émotion profonde et fait les grands films.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2019
C’est « l’amour à mort » version Truffaut.
C’est trouble et en même temps sensuel.
Il y a la raison qui ne peut rivaliser avec la passion. La douleur physique et l’oubli des autres.
C’est superbe. Quel magnifique duo d’acteurs.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2019
L'ayant vu à sa sortie, mais il ne m'en restait rien 38 ans plus tard. Revu ce Truffaut avec plaisir, l'intérêt venant principalement du duo Ardant/Depardieu jouant avec talent toute une gamme des sentiments attraction-répulsion entre les deux anciens amants devenus voisins par hasard. Le suspense monte progressivement façon Hitchcock, on se doute pourquoi. Le final est osé (pour l'époque), Truffaut s'est lâché! Cependant la France des années 70, c'est pas toujours glamour et le soufflé risque de retomber, une fois consommé. TV2 - mai 2019
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mai 2019
Bouleversant,magnifique ...sans doute l’un des plus beaux films de Truffaut,si ce n’est le plus beau . Je savais que le conflit entre Éros et Thanatos était au cœur de son œuvre, mais je ne l’ai jamais vu raconté d’une manière aussi tragique ,sublime et si simple a la fois. Cette simplicité ,nourrie par la sensibilite des acteurs, est la grande force du film : la passion inoubliable ,le désir réprimé en vain («ni avec toi ,ni sans toi»),les chansons qui disent toujours la vérité ...tout cela nous parle à tous .
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2019
Un très beau drame de François Truffaut avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant . Un magnifique film. Un mélodrame majestueux.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2019
Truffaut savait merveilleusement dépeindre les rapports amoureux mais non-dits. de l'hésitation à l'évitement jusqu'à l'inévitable, l'amour guide ces personnages racontés avec simplicité mais avec une grande profondeur et beaucoup de grâce. un film sur la passion où le couple Depardieu et Ardant est superbe dans ce cinéma de genre.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2019
J'attendais pas mal de ce film, surtout à cause de sa distribution Depardieu que j'avais adoré dans le Dernier métro et Ardant qui m'avait fait bonne impression dans Vivement Dimanche. Cependant si j'ai vraiment adoré le début, avec son terroir, ses maisons en pierre, les somptueux dialogues, la seconde partie du film m'a lassé.

Le film se divise donc en deux parties, une première partie sur le retour de l'amour de jeunesse, l'amour qui a fait mal, qui détruit, l'amour dont on ne sait s'il peut tenir et si on peut revenir indemne et une seconde partie où justement, cet amour compliqué... se révèle compliqué... et pour les deux personnages principaux. Et je dois dire qu'en général dans les films, sans doute parce que c'est pas forcément très bien fait, ben des gens qui dépriment, ça m'ennuie fortement. Tout se ralentit, il n'y a plus de passion et j'ai l'impression que les réalisateurs ne savent pas quoi en faire. Alors c'est nécessaire pour le final tragique, mais clairement pendant trois quarts d'heure, ben c'est un peu mou, je dirais même que c'est moins bien dialogué, moins inspiré...

Mais le début est vraiment pas mal du tout, on cette narration, avec cette femme qui s'adresse directement au spectateur pour lui raconter l'histoire, mais surtout tout ça a de la vie, beaucoup de vie. Et il y a une phrase très belle que je vais citer de tête que prononce Depardieu. Il dit qu'il ne comprend pas ce que vient faire Ardant ici, dans le film elle vient d’emménager à côté de chez lui, ici il y a des trucs vrais, des arbres, des cailloux... Et c'est vrai que tout le reste est normal, beau, mais de la beauté ordinaire des choses et puis on a Ardant qui débarque avec son large sourire, comme une star de cinéma... et qui vient bouleversé l'ordre naturel des choses.

Et donc je suis partagé entre cette première partie que je trouve plus inspirée et la seconde... morne... Néanmoins j'ai beaucoup aimé l'histoire d'amour parallèle qui se déroule avec la narratrice, cette vieille femme avec ses béquilles. Il y a là une histoire toute simple, tragique elle aussi, mais moins exubérante, plus réelle aussi et donc finalement plus douloureuse que celle Depardieu/Ardant. En tous cas elle m'a plus touché.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 août 2018
[Spoiler] À film simple, critique simple ; on peut résumer La Femme d'à côté en une ligne : la nouvelle voisine de Gérard Depardieu est son ancienne amante, sauf que tous les deux sont maintenant en couple. C'est donc une histoire sans histoire, qui va évoluer presque indépendamment de son cadre ; ce qui va importer, c'est la romance qui va se reconstruire et tout emporter sur son passage. Des regrets ? Un peu. Les couples vont s'entrecroiser pour que Depardieu et Fanny Ardant se retrouvent ensemble ; leur couple ne fonctionne pas à l'écran, mais ce n'est que pour mieux refléter l'impossibilité pour les personnages de vivre ensemble. On sent à peine monter le symptôme Roméo et Juliette, tandis que les deux amants se cherchent comme dans un labyrinthe émotionnel dont les murs sont faits de gentillesse. La gentillesse : le moteur de tous les personnages (ou presque ; ceux qui y font défaut sont les moins bons) menée d'une main de maître par la personne à qui l'on doit notamment la voix off, l'illustre inconnue Véronique Silver.

Ni avec toi, ni sans toi. C'est la devise et la signature de ce chassé-croisé molasson qui n'éblouira pas par la logique de ses transitions ni par ses textes, mais transporté par l'empathie.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 août 2019
Dès la première scène, quand le personnage d'Odile Jouve s'adresse directement au spectateur, on pense bien sûr à la Nouvelle vague, qui s'amusait régulièrement à faire tomber le quatrième mur pour mieux marquer sa rupture avec le réalisme et la vraisemblance. Mais si le procédé est repris à la fin du film, ce qui se passe entre les deux n'a rien à voir avec la Nouvelle vague ni avec les premiers films de Truffaut. On pense plutôt à un film policier. Dès les premières secondes, avant le long flash-back qui constitue l'essentiel de La Femme d'à côté, Truffaut annonce ouvertement la couleur grâce à un plan aérien montrant une voiture de gendarmerie qui sillonne un petit village, sur un fond musical inquiétant signé Georges Delerue (Jules et Jim ou Le Mépris, entre autres). Dans ce village, Bernard (Depardieu) voit revenir Mathilde, un amour de jeunesse, qui s'installe juste en face de chez lui. Tous deux mariés depuis, ils font comme si de rien n'était et s'observent en chiens de faïence, depuis leurs fenêtres respectives. A l'intérieur de ce cadre de film noir, Truffaut choisit d'ouvrir une autre piste. Entre chambres d'hôtel, rendez-vous secrets, apartés et mensonges, le film s'offre rapidement comme une version alanguie et passionnelle de la comédie de remariage, ce sous-genre qui voit un couple modèle faire face au désir extra-conjugal, voler en éclats, puis se reformer, débarrassé de sa naïveté première. Là encore, La Femme d'à côté déjoue les attentes, ou plutôt les déborde et les déplace. Les deux genres se mêlent sans jamais s'exclure, et semblent finalement servir d'écrin à la troisième strate du film, la plus discrète et la plus passionnante. Ce troisième niveau de lecture, c'est celui qui fait de Mathilde, bien plus qu'une femme fatale ou qu'une voisine désirable, le réceptacle d'un désespoir qui se cristallise peu à peu et que le film accompagne avec une subtile (et implacable) précision.
On comprend vite que Mathilde a connu la dépression nerveuse par le passé, mais c'est le lent et tragique mécanisme de sa rechute que filme ici Truffaut. Tous les "à-côté" du scénario font signe vers cette rechute, que ce soit la béquille avec laquelle se déplace Odile Jouve (séquelle d'une tentative de suicide causée par un amour malheureux), les livres pour enfants que dessine Mathilde (et dont on ne voit qu'une planche: un enfant blessé entouré d'une mare de sang) ou cette petite communauté de bourgeois de province, dont les manières policées semblent étouffer d'elles-mêmes le moindre soupçon de subversion (la robe déchirée de Mathilde ou la crise de rage de Bernard sont aussitôt annihilées par l'indifférence du groupe).
Comme un jeu de poupées russes, La Femme d'à côté dévoile ainsi peu à peu le cœur tragique de cette histoire d'amour fatal. Plus qu'un film sur une "femme d'à côté", une jolie voisine venue perturber la situation initiale, c'est un film sur toutes les "femmes d'à côté", Odile Jouve, Mathilde, mais aussi la Rosemary de Polanski ou la Jasmine de Woody Allen. Un film sur ces femmes mises de côté, dont le désespoir est à la fois causé et étouffé par un monde d'hommes restés sourds à l'ampleur de leurs espoirs et de leurs sentiments.

Critique détaillée ici: https://www.espace-critique.fr/critique-la-femme-d-a-cote/
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