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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juin 2018
Quatre désaxés dans un coin paumé des States. Trois hommes et une femmes fragiles, touchants, tous en grande difficultés face à une société qui est en train de changer et ne veut plus d'eux. Pour survivre, il ne reste à ces trois cow-boys qu'à tuer des chevaux sauvages, dont on en fera de la nourriture pour des vaches. Et Marylin n'en veut pas de ce massacre, elle crie sa douleur. Le film est excellent, dur, vrai, émouvant, voir bouleversant, splendidement filmé en noir et blanc. Les acteurs sont magnifiques, in primis une Marylin Monroe déjà en souffrance et plus très jeune, d'une beauté dramatique à couper le souffle. Il faut la découvrir, surtout pour les non fans de cette comédienne ! Et voir le film, bien entendu, remarquable !
J’ai l’impression que l’on glorifie bien plus les acteurs, des légendes, que le film en lui-même. Ce qui est certain c’est la beauté des acteurs. Marilyn est magnifique. Elle absorbe littéralement la lumière et le regard. Pour ce qui est de sa prestation, je garde quelques réserves. Le côté potiche et ingénue, très peu pour moi. The Misfits bénéficie d’un scénario exceptionnel, original et moderne pour l’époque (merci Arthur Miller), mais qui perd, à mon avis, de son intensité au fur et à mesure par la prestation des acteurs. Légendes soient-ils, ils ne m’ont pas convaincu. J’ai presque d’ailleurs trouvé irrévérencieuses la place et la lumière qu’ils occupent dans le film. Je pense notamment à la pauvre Isabelle, incarné par la très drôle Thelma Ritter, qui est beaucoup trop effacée. The Misfits demeure tout de même un film vraiment intéressant et intelligent, qui donne envie de lire la nouvelle dont il est l’adaptation. Il ne faut pas se méprendre,le chef d’œuvre ce n’est pas le film, mais bien le livre!
Les inadaptés. On est dans les années 50. En pleines 30 glorieuses, tout change vite dans l’Amérique conquérante. A Reno, dans le Nevada (autant dire nulle part), Roslyn divorce et recommence une nouvelle vie. Elle rencontre Gay, un cowboy old school, Raymond, un veuf qui souffre de sa solitude et Perce, une tête brûlée qui ne vit que pour l’instant présent. Il est dit communément que ce film est le denier western. Et c’est exactement ce qu’il est. Il met fin aux mythes, dénude la liberté et oblige l’Amérique à constater son évolution inéluctable. On passera sur la destinée forcément tragique en off : Oui, c’est le dernier film de Marilyn Monroe et Clark Gable se meurt. En fait, c’est un monde qui meurt. Monroe y incarne une femme qui recouvre sa liberté. Elle est belle et plus sexy qu’elle ne le voudrait. Elle est l’objet de toutes les convoitises et la proie du prédateur. Chacun en voudra une part. Sa magie opère d’emblée plus en raison d’une photo spécifique et magnifique sur les plans de Marilyn qu’en raison des mimiques de la miss. Elle symbolise ce monde qui change car oui, elle est éprise de liberté, cette valeur toute américaine mais elle tente de faire apparaître l’envers du décor. Le film appuie sur ce qu’implique la liberté et il tente de la définir comme un ensemble de choix à faire seul et à assumer. La fin est magistrale dans ce qu’elle a de subversive. Assumer et reconnaître, y compris la part sombre, c’est ce que suggère le film quant aux guerres américaines et aux comportements de prédateurs. Il est en effet plus facile de tuer quand on ne voit pas sa victime ou quand ça se passe loin des regards. Et pourtant, tuer c’est tuer. Fournir une victime au tueur, c’est tuer également. La dernière séquence dans le désert est à tomber de beauté et de force d’évocation. Une conclusion terrible sur ce qu’est le mythe américain de la liberté et du self-made man. Un film qu’on a pas fini de revoir pour en capter toutes les subtilités et pour s’émerveiller de tant de beauté. En effet donc, c’est bien le dernier western puisqu’il déconstruit tous ses prédécesseurs. Dès lors, il n’est plus possible de revenir en arrière. Du grand art.
On commence par une première partie très bavarde et peu saisissante, peut être trop désaxée et pas assez profonde pour nous captiver. Les choses s'améliorent à la scène d'arrivée de Monty Clift qui dégage une réelle présence et marque aussi un tournant dans l'histoire du film. A partir de là, l'atmosphère et les tensions se lient davantage entre les personnages et on prend davantage de plaisir à suivre l'histoire mais en toute honnêteté, ça ne devient jamais du grand cinéma, même si le jeu d'acteur est bon sur l'ensemble du film.
Un film qui ne séduira pas tout le monde, après la réalisation est réussite, l'histoire qui se déroule sans une vraie direction se laisse regarder et les personnages ont une réelle présence.
Les Désaxés est un film sympathique mais pas plus mémorable que ça. Les acteurs sont bons avec tout de même un triptyque Clark Gable – Marilyn Monroe – Montgomery Clift assez impressionnant. L'histoire ne m'a en revanche pas tant séduit que ça, j'ai trouvé qu'il ne se passait pas trop de choses dans ce film. Ce n'est pas le meilleur film de Marilyn Monroe, ni de Montgomery Clift, ni de Clark Gable, mais ça se regarde bien.
Je ne l'ai regardé que pour Marilyn Monroe et parce qu'il est bien noté. Mais je n'ai pas aimé, c'est long et ennuyeux. Histoire avec des cow boys modernes qui capturent des chevaux pour les revendre, chassent le lapin et le tout sous l’œil terrifié de Marilyn Monroe et sa lutte contre le mauvais traitement des animaux qui n'est pas sans rappeler Brigitte Bardot. Je ne suis pas certain d'avoir bien compris le titre mais l'hystérie de M. Monroe m'a plus qu'agacé et je n'ai pas réussi à éprouver de la sympathie pour les personnages. Une déception avec des dialogues à l'eau de rose.
Bon, j'avoue que la première heure et demi de film m'a plutôt ennuyé. Il y a beau y avoir la sublime Marylin Monroe qui a toujours autant de charme, je n'ai juste pas réussi à adhérer à cette histoire de cowboys vieillissants assez mollassonne. Pourtant l'écriture est pas mauvaise et les acteurs sont bon, mais je n'adhérais juste pas aux personnages et aux enjeux. Puis il y a eu la dernière demi-heure, sublime, qui te prend aux tripes, qui t'émeut, avec cette fin magistrale, et je me suis dit que finalement ça valait le coup de s'être accroché. J'ai pas adoré le film, il m'a majoritairement ennuyé, mais cette dernière demi-heure... Waou !
En lançant le film je me suis demandé : "mais qu'est-ce-que je suis entrain de voir". Je ne savais rien du film si ce n'est le côté un peu légendaire du film car ses trois stars sont mortes peu de temps après... John Huston à la tête d'une comédie romantique ? Pourquoi pas ?
Et puis j'ai trouvé qu'une fois qu'on a rencontré Clark Gable, qu'on a compris que les deux se plaisaient que le film commence à s'enliser. Alors il y a bien Montgomery Clift qui débarque, ivre... Transformant ainsi le triangle amoureux en carré amoureux... Pourquoi pas ? Mais ça ne suffit pas à retenir réellement mon attention...
Finalement quelque chose semble se dessiner de plus intéressant que les mecs qui tournent autour de Monroe. C'est la fin d'un monde qui apparaît sous nos yeux. Alors le film montre ces hommes virils, vivant au jour le jour, capturant des chevaux, faisant du rodéo, refusant d'avoir un patron et le salariat. Le constat est doux-amer, pas manichéen pour un sous et c'est ça que j'ai aimé. On sent toute la nostalgie dans les yeux de Gable. On voit aussi qu'il attire les femmes, que son attitude, son comportement, sa virilité sont un aimant à femmes. Mais qu'en même temps ce mode de vie ne leur convient pas forcément.
Le monde a évolué. Tout ça c'est dit avec des simples regards...
On a surtout toute la dernière demi-heure, le film vaut vraiment pour ça... Ils vont capturer des Mustangs... C'est juste sublime, le combat entre ces trois hommes qui tentent de mettre le cheval à terre. C'est réellement émouvant, surtout qu'on a toute la tension, la dangerosité de l'opération et Monroe à côté qui, comme nous spectateurs, ressent de la peine pour cet animal fier que l'on veut attraper, attacher et vendre.
La fin est belle également, toujours subtile, disant toujours beaucoup de choses sur la fin de cette époque.
C'est vraiment dommage que le film ait un passage à vide vers le milieu, qu'il ne prenne toute son essence que lorsqu'il s'apprête à se conclure... peut-être un peu comme le bon vieux temps dont parle sans cesse Gable ?
Les Désaxés ne raconte pas une histoire. Il s'agit tout simplement de la rencontre entre Roslyn (Marilyn Monroe) et Gay (Clark Gable) et de la succession d’événements qui en découle. Cette absence de fil rouge permet de se concentrer sur l'évolution des relations entre les personnages, qui forment sans doute le point le plus réussi du film. Ils sont tristes et désorientés mais témoignent en même temps d'une grande humanité. Roslyn en est le meilleur exemple. Elle est capable de passer des rires aux pleurs en l'espace de trente secondes et elle s'inquiète pour des gens qu'elle a à peine rencontré, mais sa bonne humeur et sa gentillesse ne sont qu'un masque quelle porte pour cacher son mal-être, comme le montre la scène de la marche d'entrée. Ce film partage beaucoup de similitudes avec Arizona Dream bien qu'il se concentre plus sur les personnages que sur les questionnements philosophiques et les métaphores. On a ici aussi des héros sans but, qui vont là où il leur semble bon d'aller... Et soudain il se passe un truc très intéressant, amusant ou prenant, et on est happés par ce qu'il se déroule l'espace de quelques minutes, comme dans la vraie vie. C'est le cas de la scène du bar avec Marilyn Monroe qui joue au jokari. Déjà la scène est très drôle, et on ressent l'effervescence générale, alors que ce n'est qu'un jeu futile... Les Désaxés est un film beau, un film vrai. J'ai beaucoup aimé.
Un bon film intrinsèquement, avec un casting sensationnel. Le plus intéressant réside dans les interactions entre personnages, qui évoluent sans cesse. Le gros reproche que je pourrais faire aux "Désaxés", c'est sa longueur, le film tirant beaucoup trop sur la fin.
Un chef d'œuvre de John Huston à la fois beau et sensible sur un scénario d'Arthur Miller sortit au début des années 60 !! Un film humain qui nous touche et réchauffe nos cœurs sur les rencontres d'un quatuor personnages, une fille qui arrive dans un coin désertique de l'Amérique, elle fera la rencontre d'un mécanicien qui lui présente un vieil homme qui tombe sous le charme et comprend sa fragilité mais ce qu'il y a d'interressant ici, il y a très peu de baisers comme on a l'habitude de voir dans le genre romance, tout est dans le dialogue et l'émotion qu'éprouvent les personnages. Puis, à une sortie de rodéo, un troisième homme fait sa connaissance et la belle héroine prend peur pour lui sur la piste des taureaux agités et elle est partagé en plus qu'amitié. Ce long métrage est une leçon de cinéma avec un scénario et des dialogues très bien écrits, une mise en scène flamboyante en noir et blanc de John Huston comme quoi on peux faire de grands films avec un budget moyen. Ce long métrage est considéré par la légende comme maudite car trois acteurs décèderont après le tournage et la sortie du film, Marilyn Monroe magnifique, Clark Gable grandiose et Montgomery Clift super, de grands comédiens qui signent leurs testaments avec la haute chandelle sans oublier Eli Wallach excellent. Une pure merveille.
Un grand film mais qui ne mérite tout de même pas le titre de chef-d’œuvre. Un film sur l’échec, sur la dérision de la vie, laissant juste un filet d’espérance sur l’amour consolidé du couple Monroe/Gable, un film sur la déchéance du mythe de l’Ouest américain. Il demeure surtout un monument par l’équipe qui l’a fait (Arthur Miller au script, John Huston derrière la caméra et trois “bêtes de scène” devant la même caméra), équipe décimée peu après, ce qui, je pense, a contribué à sa légende. Si Clark Gable n’est pas au mieux de jeu, Marilyn est pour sa part exceptionnelle. Ce sera leur dernier film. Quant à Montgomery Clift, il justifie sa qualité d’être un des plus grands acteurs du siècle. N’oublions pas non plus l’excellent Eli Wallach… qui leur a survécu jusqu’en 2014 ! Bien entendu John Huston, pas au mieux non plus, prouve tout de même sa maîtrise en réalisant quelques scènes d’anthologie, telles la chasse au chevaux, le combat entre Gable et l’étalon ou bien encore l’invective de Marilyn, filmée presque hors champs !
Ce film à un peu vieillit je trouve, question de mise en scène de dialogue ou de jeu d'acteur peut-être. Marilyn est parfaite dans son rôle plus que ceux qui l'entourent en tout cas même si Clark Gable passe toujours bien à l'écran. Apprenant qu'il s'agissait du dernier film de Marilyn avant sa mort, c'est donc par curiosité et devoir de mémoire que j'ai voulu voir ce film. Ce côté "désaxé" du coût fait très réelle, un peu trop réaliste, qui sait à quoi Monroe pensait pendant le tournage, elle déjà mal en point ... Ce film est aussi dûr qu'attendrissant. A voir pour l'histoire du cinéma