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4,5
Publiée le 25 mars 2020
Excellente initiative en cette pèriode de confinement : la diffusion sur France 2 de "Jean de Florette" et "Manon des sources", les deux oeuvres fortes et chaleureuses de Marcel Pagnol, magistralement adaptèes par le rèalisateur Claude Berri! Au coeur de la garrigue, le citadin bossu Jean de Florette (Gèrard Depardieu). Autour de lui, l'avide et lâche Ugolin (Daniel Auteuil), et le vieil oncle retors, le Papet (Yves Montand). Les trois acteurs ressuscitent admirablement Pagnol et en font l'un des èvènements de l'annèe 1986! Nul doute que cette version ètouffèe de Berri rèjouira les amateurs de Pagnol! Les comèdiens sont parfaits avec une mention toute particulière pour Auteuil! C'est le rôle qui a marquè sa vie! il a mis dans Ugolin toutes ses tripes pour incarner ce paysan à l'allure de crapaud! Bilan ? Sacrè meilleur acteur 1987 et ce n'est que justice tant l'acteur est ètonnant de vèritè dans sa laideur et sa douleur! De plus la musique est superbe et la conclusion, dantesque : « Au nom du père, du Fils, et du Saint Esprit, je te baptise le Roi des oeillets ». "Jean de Florette" et Manon des sources", ces quatre heures de cinèma forment un seul et même film, magnifique, inoubliable! Merci Claude Berri...
Qu'est ce que j'avais adoré ce film à sa sortie ! Revu ce soir et je le trouve toujours magnifique ! Les décors, la petite musique, les dialogues, mais surtout cette histoire dramatique. Magnifique.
Vu le 01/03/2020. Autant j'avais déjà vu "Manon des Sources" avec la divine Béart, autant je n'avais jamais vu "Jean de Florette" qui est pourtant indispensable à voir pour comprendre le 2ème opus. J'en avais beaucoup entendu parler mais il me manquait l'essentiel, c’est donc chose faite. Dans l'ensemble le film est bon avec d'excellents acteurs: Le Papet d'abord (Yves Montand) qui organise la petite magouille pour piquer l'eau du voisin quitte à éliminer les gêneurs (en éliminant Camoins d'abord puis à l'usure Jean Cadoret à la fin du film). Avec lui, le naïf et moche Ugolin (Daniel Auteuil) qui ne comprend pas tout mais suit docilement. Face à eux Jean de Florette Cadoret (alias Gérard Depardieu) qui joue parfaitement sa partition, naïf, ne se doutant pas de la magouille de Ugolin qui fait tout pour l'aider et l'amener où il veut mais le bossu est têtu et surtout très instruit. Et puis il y a tout ceux du village qui savent plus ou moins ce qui se passe mais personne ne dit rien et tout le monde voit le bossu s'épuiser à la tache. Dans l'ensemble, l'affaire est bien menée, il n'aura manqué qu'un détail, un tout petit détail une peu de patience que Papet et Ugolin n'ont pas eu et ça aurait pu parfaitement se terminer... On a quand même de sacrés beaux décors méridionaux, on s'y croirait avec le chant des cigales, l'accent du Luberon, la chaleur, la difficulté à trouver de l'eau... L'intrigue en elle-même est assez simple, il n'y a pas de grandes scènes d'action mais on se laisse bien prendre par les films "à la Pagnol" et Berri a réussi son coup. On peut être attendri et touché par ce film même si ça ne reste pas un chef d’œuvre et même si apparemment, les films en noir et blanc avaient semble t-il un peu plus de charme; ça reste un bon moment de cinéma tout de même
Pour « Jean de Florette, la distribution prestigieuse dont bénéficia Claude Berri gomme en grande partie la faiblesse des petits rôles caricaturaux « avé lassant ». De même la splendide mise en image de Bruno Nuytten et un script plus travaillé qu’à l’habitude chez le réalisateur, atténue le côté Midi de carte postale. La vision d’un seul film du grand Marcel Pagnol, range les deux films dans la section coloriage, convenance et lieux communs. Certes, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu sont excellents, mais ce livre d’image sur papier glacial empêche toute adhésion émotionnelle et, malgré la mesquinerie cruelle du propos, soulève finalement assez peu l’indignation du spectateur. La faute à une absence d’engagement dans la réalisation. Bien construit, sans temps mort le film suscite un intérêt certain, mais peu d’enthousiasme.
Un excellent film casting irréprochable musique superbe au service du film très bonne mise en scène et grand respect de l œuvre de Pagnol. Dans cette première partie le drame se noué à cause d une source bouchée criminelle ment. On voit Depardieu s enfoncer peu à peu dans la souffrance et l on a mal pour lui. Depardieu à lui tout seul crevé l écran. Et pourtant il est impossible de ne pas mentionner les prestations de Daniel dans le rôle du faux amide Jean de Floerette mais lui aussi manipule par le Papet interprète magistralement par Yves Montant
Transportés dans le Sud de la France avec les paysages et les accents des personnages tous admirablement bien joués et qui réussissent à faire dégager "de l'authentique". On prend vraiment du plaisir à regarder ces deux films.
Excellent film avec de très bons acteurs. Il y a du suspense, de l'émotion et un peu d'humour. C'est un film très réaliste, très bien réalisé, de très bonne qualité avec un paysage superbe. Malheureusement j'ai trouvé que l'histoire était un peu longue
La TV française vient de rediffuser le 26 décembre 2019 ces deux films de C.Berry.On pourrait se lasser de certaine re-diffusions récurrentes mais là je n'ai pas boudé le plaisir de les revoir, d'autant plus que l'image à bénéficié d'un traitement 4K et sur nos nouveaux postes TV la finesse des détails , la couleur de ces beaux paysages de Provence nous ont immergé dans cette histoire dont l'accent du sud , le soleil, la couleur des fleurs permettent d'en atténuer le côté dramatique. Pagnol n'a pas été tendre avec les gens de son pays, à la limite de la caricature. C'est une histoire humaine, une histoire "sombre" qui aurait pu se dérouler ailleurs. Cette étude de mœurs nous rappelle que si l'humain , sous un extérieur réputé pour être respectable peut porter en lui le poids d'un passé compliqué par les méandres du destin et devenir presque cruel et vide de conscience morale. Je revois ces films pour la première fois après sa sortie en 1986 et trois décennies plus tard , après des années de travail en milieu psy, c'est un autre regard que je peux porter sur les personnages. Ma formation et mon expérience me permettent de dire aujourd'hui que ce film et même les deux romans de Pagnol ont tous les ingrédients pour être un "cas d'école" sur les conséquences psycho-pathologiques de certains comportements sociaux. Sans entrer dans les détails , deux comportements sont mis en évidence : le replis sur soi dans certaines familles , la loi du "silence" et l'impérieuse obligation de laisser cachées des événements familiaux ou sociaux . Ce mélange est détonnant et a rempli des HP au cours du précédent siècle. Je ne veux pas terminer sur un note trop sombre. La radieuse Manon, qui dès le début ressent le "mal-être" d'Ugolin est celle qui a su briser ce silence .Le fait de priver d'eau tout un village porte en lui une symbolique intéressante : le besoin nécessaire qu'une nouvelle eau, coulant de la fontaine au centre du village, amène sa population à changer dans ses rapports humains. Pagnol n'a pas écrit de suite à cette histoire, il a certainement voulu laisser à chacun le choix de l'imaginer...
UNE ADAPTATION EXCEPTIONNEL DE L'OEUVRE DE MARCEL PAGNOL REALISE PAR CLAUDE BERRY; Dans les années 20, en Provence, Ugolin revenant du service militaire a de l'ambition, la culture des œillets. Mais pour produire cette fleur il faut beaucoup d'eau. A l'aide du Papet, ils vont orchestrer des plans monstrueux pour s'approprier le terrain de Jean de Florette, qui possède une source. L'avidité du bien règne dans cette réalisation, Nous sommes répugné par la méchanceté mielleuse de ces deux hommes. L'émotion nous étreint devant l'acharnement de ce bossu voulant réussir pour le bien être de sa famille . Tous les comédiens sont formidables surtout la petite fille jouant le rôle de Manon, faisant défaillir notre sensibilité lors de la dernière scène qui clos ce chapitre ; Le Midi est représenté dans un magnifique cadre accompagné du chant des cigales. UNE ADAPTATION EMOUVANT ET SUBLIME.
Scénario parfait, interprétation parfaite, ambiance de la Provence très probablement fidèle à l'époque. Pour avoir vu le film au moins 5 ou 6 fois, pas un plan n'est inutile. Pagnol est un génie de l'écriture, et Claude Berri a su faire une mise en scène efficace.
Dans cette campagne française d'une époque révolue, on se rappelle avec tendresse que le bonheur ne réside pas dans la technologie, le béton ou les buildings, mais davantage par un contact avec la nature, les traditions, ou les autres êtres humains. L'univers de Pagnol transporte dans ce retour aux "sources" à un temps sans télé, sans avions, sans "mondialisation", où le lien à la terre et aux racines était plus fort. Magnifiquement interprété par trois géants du cinéma français (Montand, De pardieu et Auteuil, dont le rôle d'Ugolin revenait d'abord à Coluche), ce film s'avère de grande qualité, autant par le scénario, la musique, les dialogues… que par l'indignation qui s'empare du spectateur devant les machinations de deux de ces protagonistes, preuve que Claude Berry a su également grandement émouvoir.
Des décors et des costumes très bons pour un parfait respect des conditions d’époque. Ives Montand que je n’avais jamais vu dans un film et encore moins en tant que chanteur est génial dans son interprétation. Daniel Auteuil lui prend trop de place dans “Manon des sources�, hors ce film ne porte pas son prénom. Mais sa qualité d’interprète avec l’accent méditerranéen est juste magique. Béart qui est une actrice presque pas très belle maintenant, était tout l'inverse alors dans ces 2 films, elle était juste canon et d’un physique naturel déconcertant. Au bout d’1h10, le duel entre Montand, Auteuil et Béart aura été une merveille. Par contre un film trop long pour ce qu’il montre et donc le quotidien des villageois est bien trop long pour mon goût. Idem pour “Jean d’Florette�, Depardieu rien à dire comme toujours mais comme pour l’autre il fut bien trop long. "La naissance des pieuvres" elles ont tous compris et ont étés juste dans le temps, là c’est interminable et donc chiant à un moment donner. Dommage.