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soulman
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5,0
Publiée le 1 septembre 2017
J'ai vu "Stranger than Paradise" à sa sortie. J'avais été bluffé. La magie opère toujours aujourd'hui : ce mélange de coolitude absolue, de j'men foutisme viscéral des personnages, la photo somptueuse de diCillo (le cadre est digne de Robert Frank), un sens de l'ellipse bienvenu et "I put a spell on you" du génial Screamin' Jay, que le film remit en selle de façon inespérée...
Bien sur que le Cinéma de Jim Jarmusch est ESSENTIEL ! c'est de la poésie de la simplicité , un constant hommage au Cinéma en evitant tous les piéges actuels des super-productions , des films trop longs , surchargés , indigestes par leurs scenarii alambiqués , leurs effets etc.. . Jarmusch est à rapprocher totalement de Carlos Sorin mais surtout de Kaurismaki . avec cette pureté de l'esthétique , cette façon de vous prouver ce que doit etre la Réalisation : une mise en SCENES , en plans , le plus simples possibles . Une réelle ECRITURE Enfin mes 60 ans d'etude du Cinéma me poussent ce jour à clamer que Jarmusch est le créateur de la Nouvelle Vague ! Oui ! L'initiateur d'un style que l'on a vu naitre dans les années 65 avec les fumistes bobos des Cahiers du Cinéma , IDHEC , Télérama et autres intellos dégoulinant de louanges devant le certes tres bon Cinéma Américain , mais le plagiant dans des réalisations bidons qui n'ont pas fait long feu . Alors qu'aux USA naissait aussi un Jeune Cinéma ( Halleluhiah les collines etc...) Truffaut , réalisateur médiocre et surtout piétre directeur d'acteur , Chabrol bien pépére alignant ses pas sur les pas de Verneuil , Godard ( no comment ....mais merci de comparer A bout de souffle aux oeuvres de Jarmusch !! la modestie , vous connaissez ? ) Jim Jarmusch EST cette Nouvelle Vague dont révaient tous ces Français ! ils n'etaient que de ( bons ) critiques ....et ont eu le tort de passer devant la Caméra ... Leurs 2 ou 3 premieres réalisations semblaient apporter une fraicheur mais n'etaient que baclage On a oublié les quelques jeunes réellement novateurs ( JD.Pollet , Drach , Bourguignon et Cie ) et dénigré les recherches de Louis Malle .
Deux garçons, une fille, deux parties (A new world, Paradise) pour une expérience cinématographique unique et revigorante. La force de "Stranger Than Paradise" est celle de se libérer de toutes contraintes narratives tout en étant d'une grande cohérence. Si le film est constamment imprévisible, il met en scène des associations d'images et d'idées aussi fines que surprenantes. Le défi relevé est donc de créer une histoire constamment évolutive et en même temps de jouer sur des motifs de répétition. La première partie semble raconter une histoire d'amour qui se sait mais qui ne se dit pas, des rapports distants entre les personnages principaux; la seconde prolonge à la fois le rapprochement entre Willie (John Lurie), Eva (Eszter Balint) et Eddie (Richard Edson) et fait apparaître une tension entre eux. À l'image de cinéastes comme Carax ou Weerasethakul, Jarmusch ne néglige pas son scénario mais lui préfère des situations précises, utiles ou non à la progression de l'intrigue, mises en valeur par une atmosphère et un rythme particuliers. Drôle, émouvant et surtout libre: "Stranger Than Paradise" finit par bouleverser dans ses dernières minutes remarquablement pensées. Un film magistral.
EXCELLENT comme film !! Tourné au début des années 80 le film n'a pas pris une ride, on a l'impression que le film est récent. Quand c'est bien fait c'est la magie du noir et blanc.
Stranger Than Paradise n'a de classe que le titre du film (faut avoué que ça le fait). Les petits délinquants hongrois habillé comme dans un clip de Depeche Mode n'ont aucun charisme, le noir et blanc non plus ne l'est pas, les dialogues non plus. Je pense qu'on a vu mieux quand même comme film sur la marginalisation des immigrés aux USA. C'est d'un ennui incroyable, pourtant j'adore ce genre de films chiants, mais là c'est bizzare, rien ne rentre. Pourtant le côté théâtrale du film, séquence par séquence, plan fixe aurait pu être la force du film, là on le remarque à peine tant on dort devant le film. Et j'aime pas trop ces marginaux en carton qui s'expriment correctement ! Elle est où la drogue et la vulgarité ?
Proposition intéressante sur le Cinéma, libéré du montage, retournant à sa forme originelle, Ce Stranger than Paradise ne triche pas avec le temps. Jarmusch nous raconte l'histoire d'un retour. Belà, hongrois de naissance, mais devenu américain jusqu'au bout des ongles va renouer avec ses origines lorsque sa cousine débarque dans sa vie, elle aussi venue tenter sa chance aux Etats-Unis pour s'y faire une place au soleil. Jarmusch épure son récit car il n'y a rien à raconter, en tout cas pas en surface. Cette terre d'accueil est terne et ne fait plus rêver. A la fin pourtant, chacun va trouver une porte de sortie à sa misère. De l'argent pour l'un, un vol à destination de Budapest pour l'autre. Cette misère c'est l'ennui, l'absence de sentiment, le manque d'intérêt. Pas facile de passionner avec un tel sujet, pourtant Jarmusch arrive à le sublimer et à nous le faire éprouver. Sublimer parce que sincère et juste dans sa représentation, éprouver parce qu'en chaque plan réside une scène. L'absence de coupe d'une scène à l'autre, simplement lié par un écran noir qui ponctue, nous permet d'estimer justement la durée d'une action, ou plutôt situation dont le statisme renforce la représentation de l'ennui. La vie n'est plus rythmée par le montage, mais par les déplacements des corps, synonymes de prise de décision chez les personnages. Leur destin sclérosé finalement leur appartient, il suffit juste d'agir. Pour cela, ils leur faut d'abord ressentir l'envie de s'animer donc de vivre. Film simple donc, mais pas simpliste, modeste, mais pas sans ambition.
Des paysages tristes et dépouillés en noir et blanc, des acteurs qui restent des scènes entières sans rien dire, Jarmush fait malgré lui une excellente caricature de ce genre de films où rien ne se passe. ———————————————————————————————————————————————Le film se veut être une profonde réflexion sur l'amitié. Seulement, les personnages sont tellement égoïstes (bien que jamais ils n'aient pour autant le courage de se laisser dévisager par la caméra) qu'aucun état de véritable confiance n'est jamais rendu possible entre eux. ——————————————————————————————————————————————— Alors, sans que rien ne se soit jamais vraiment construit, on se sépare à la fin du film, l'un par vanité, l'autre parce qu'il s'est bêtement laissé plaqué, la dernière avec ce qui se voudrait être un semblant de nostalgie.
On ne connait pas grand chose des personnages, si ce n'est qu'ils ne sont pas très bavards. Les dialogues sont pas très originaux, mais on s'attache petit à petit aux acteurs au fil du... film. Avec son humour décalé, Jarmusch a réussi son pari du : "Moins on en fait, mieux on se porte !". Et cette musique qui nous entraîne vers une autre pièce.. que c'est bon. John Lurie, Eszter Balint et Richard Edson ont honoré le cinéma. Chapeau !
Stranger than Paradise est le deuxième long métrage de Jim Jarmusch dont l'histoire est fortement intéressante puisqu'elle se déroule dans un endroit perdu des États Unie,traçant le cheminement de trois personnages immigrés hongrois qui cherchent un petit coin paradisiaque.
Jarmusch dans son idéologie , l'American Dream pour lui est un endroit ouvert et inaccessible montrant le fond de l’Amérique vu par des étrangers.
la photo du noir et blanc est magnifique entre quatre murs , une voiture et trois endroits différents de l’Amérique.Un film d'une très grande profondeur imbibé de poésie, et joué par des acteurs non professionnels ,qui à la base ,les trois personnages principaux John Lurie , Richard Edson et Etzer Balint sont chanteurs et musiciens .Comme toujours chez Jarmusch les rôle principaux soit ils sont tenus par des chanteur,soit se sont des étrangers.
Un film curieux mais certainement pas inintéressant,on à tous rêvé d'avoir un petit coin de paradis sur .
Avec l'excellent «Down By Law», «Stranger Than Paradise» est sans aucun doute ce que Jim Jarmusch a su faire de mieux. Sorte de «Jules et Jim» filmé par un Wenders américain, sublimée par la perfection des cadrages et de la photographie, cette histoire simple et saugrenue n'en est que plus touchante, surtout que les interprètes s'avèrent inoubliables dans leurs rôles de paumés oisifs et nonchalants. A ce titre Jarmusch n'a pas son pareil pour filmer le désoeuvrement, avec ce qu'il faut de réalisme crasse et de poésie décalée. Ou plutôt « n'avait » : «Coffee and Cigarettes» montrera par la suite les limites de son cinéma, versant de plus en plus dans la branchitude « rock'n'roll » et l'autosatisfaction. Mais pour ce qui est du lauréat de la Caméra d'Or 1984, difficile de lui reprocher quoi que ce soit. L'épure du montage et de la mise en scène, soulignée par ces plans quasiment fixes qui s'achèvent inlassablement dans le noir, est plus que bienvenue. Certes, ce film est avant tout esthétique et ne recèle pas d'autant de richesse qu'un «Alice dans les Villes». Malgré tout l'harmonie de la forme (et sa beauté!), la simplicité de l'ensemble, sa sincérité ou encore sa naïveté font de «Stranger Than Paradise» un long métrage tout à fait réussi et digne d'intérêt. Parfait reflet de l'absurdité et de la vacuité de la vie, il n'en demeure pas moins réjouissant par ces touches d'humour qui viennent ça et là briser le silence et la contemplation, tout en lui conférant un charme certain. Dans la droite lignée de la Nouvelle Vague française et du cinéma de Wim Wenders, le second long métrage de Jarmusch ravira les amateurs du genre! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Deuxième long-métrage et premier gros succès pour Jim Jarmusch avec ce magnifique et déjà culte "Stranger Than Paradise". Le film nous livre le récit de Willie, de son vrai nom Béla Molnar, un new-yorkais reniant complétement ses origines hongroises. Bien malgré lui, il se voit contraint d'héberger sa cousine hongroise Eva Molnar. L'histoire tourne pas mal autour de cette découverte des États-Unis, plus principalement de New York, Cleveland et la Floride... Une découverte qui semble se faire fatalement et inlassablement dans le désenchantement, le désappointement et la désillusion absolus ! Niveau mise en scène, c'est aussi fameux. Le film se tourne avec une certaine rigueur et une austérité incroyable, des plans fixes qui captent des petits moments de Vie et des ellipses abondantes mais totalement maîtrisées. Du tout grand, du tout bon film indé à voir !
Un road-movie un peu particulier, mais bon c'est du Jim Jarmusch donc c'est forcément un peu particulier, à l'esthètisme intéressant notamment pour les inserts noirs entre chaque scène. Que dire de plus ??? Ah oui, il est quand même dommage que le cinéaste n'approfondit pas plus ses personnages. Autrement, un portrait peu reluisant d'une Amérique qui s'avère aussi sinistre que le pays dont des deux des trois personnages principaux sont originaires ainsi qu'un très beau noir et blanc de Tom DiCillo. Bon le truc c'est que Jim Jarmusch c'est tellement particulier qu'on ne sait jamais trop quoi en dire.