Joel Schumacher (Phone Game - 2003) signe ici une libre adaptation du thème vampirique, une version underground, plus rock et biker. Génération Perdue (1987) n'a en fin de compte, rien de très original, faute à un scénario des plus conventionnel et où seul les acteurs parviennent à nous sauver de l'ennui. On retrouve d'ailleurs dans les principaux rôles Dianne Wiest, Kiefer Sutherland, Jason Patric & Corey Feldman (Les Goonies - 1985). A noter qu’il existe un second opus exploité en DTV (2008) et réalisé cette fois-ci par P.J. Pesce.
De cette comédie de Schumacher, faite en début de carrière, il ne faut retenir que l’intention iconoclaste du réalisateur de mélanger une ambiance familiale, bon enfant, d’ado californiens à l’horreur vampiriste. Le burlesque qui en ressort est parfois franchement drôle, avec des répliques et des situations qui sont d’authentiques trouvailles d’humour. Mais l’ensemble est hélas peu digeste au cinéphile normalement constitué. A moins que celui-ci s’adonne à un conditionnement culturel et générationnel particulier, se coiffe d’une casquette de base-ball, s’arme d’une timbale en carton (le jumbo size, of course !) de pop-corn au beurre light, et révise ses références de comics. Et même encore là, le risque de s’emmerder ne sera pas écarté. Mais soyons beau joueur, ne retenons que les chef-d’œuvres du maestro : « L’Expérience Interdite », « Chute Libre », « 8 millimètres », « Véronica Guerin ».
Culte pour beaucoup d'entre nous, "Génération Perdue" (qui a inspiré la série "Buffy") continue de déchainer les passions plus de vingt ans après sa sortie.
Mélange d'horreur (pas trop gore) et d'humour régressive (proche des "Goonies"), toujours aussi soigné (belle photographie bleutée, réalisation stylée) et porté par une excellente Bande Originale très 80's, "Génération Perdue" met en scène des vampires très charismatiques à l'aura passablement inquiétante et des mioches véritablement badass qui sont à l'origine des meilleurs séquences du métrage. Le film à néanmoins vieilli avec des SFX aujourd'hui moyens et un scénario reaganien dépassé, de plus, la mode n'est plus au jeu excessif des acteurs (très bonne prestation pour l'époque).
"Génération Perdue", malgré son âge et quelques éléments dépassés est un divertissement soigné tout simplement culte, porté par sa bande originale réjouissante.
Film divertissant mêlant de la comédie avec de l'horreur (quoiqu'il faut relativiser, c'est pas un film d'horreur à 100% qui fout les jetons). Le tout dans une ambiance eighties funky, branchée avec des motos, vampires fashion victims et sexy. Ce film est très bien servi grâce aux acteurs qui arrivent à insuffler une présence à l'écran et à faire croire à leurs personnages (kiefer sutherland le grand héros de la série des 24, corey feldman le gars qui jouait mouth dans le film "les goonies" et etc .... ). On est impressionné par les maquillages des vampires et la lueur de leurs yeux est fantastique, de ce coté-ci, pas sûr que le numérique aurait fait mieux car plus artificiel. Film qui n'a pas vieilli et qui passera de génération en génération sans problème.
Fort de son petit succès sur les déboires adolescents de St. Elmo's Fire, Joel Schumacher change clairement de registre et s'immisce donc dans le fantastique à travers une aventure déjantée où deux adolescents s'installent en Californie avec leur mère et vont être confrontés à une bande de bikers suceurs de sang new wave menés par un jeune Kiefer Sutherland peroxydé... Nous faisons donc immédiatement connaissance avec Michael (Jason Patric), adolescent rebelle, et son jeune rêveur de frère Sam (Corey Haim, que l'on avait pu voir dans Peur bleue deux ans auparavant), emménageant dans une station balnéaire chic et colorée où Michael ne va pas tarder à se joindre à une bande de semeurs de trouble branchés au possible que le charismatique leader David (Kiefer Sutherland) va accepter après un rite initiatique lugubre. Ce que Michael ne sait pas, c'est que ce groupe de motards risque-tout est en réalité un clan vampire décimant peu à peu la population de leur petite ville. Condamné, l'adolescent ne peut compter que sur Sam, la jolie Star (Jami Gertz), membre du gang, ainsi que l'aide précieuse de deux jeunes bouquinistes férus de fantastique : les frères Frog (Jamison Newlander et surtout la jeune star Corey Feldman), deux véritables clowns aussi déjantés que professionnels dans l'éradication de vampires... Joel Schumacher signe ainsi ici l'un de ses meilleurs films, à la fois cool, violent et détonant, respectant les codes du film de vampire dans leur plénitude tout en modernisant allégrement le genre, ajoutant ce qu'il faut de style et de musique branchée pour ancrer le genre dans les années 80. Nous y découvrons à travers cette histoire fantastique la perte de repères d'adolescents suicidaires se morfondant dans le morbide et la violence, adolescence ici représentée par le vampirisme. C'est donc un long-métrage innovant et purement générationnel que nous livre Schumacher, proposant une mise en scène clippesque des plus attractives comportant poésie et scènes d'action déjantées comme le combat final dans la maison assiégée, tout bonnement extraordinaire. Bref, Génération perdue est un film culte qu'on ne se lasse pas de voir et de revoir.
Il faut reconnaitre que l'on peut éprouver un certain plaisir au début de ce "Génération perdue", tant Joel Schumacher semble a priori porté à bien faire. En effet, ce dernier nous montre au départ de manière plutôt convaincante une ville assez moderne ou les vampires font quelque peu la loi. Ce ton assez stylisé et ou le pouvoir de fascination est bien rendu permet au film de se faire assez plaisant dans sa première partie, la relation entre Jason Patric et Kiefer Sutherland retenant l'attetion. Hélas, la recette ne tiendra que trois quarts d'heure, tant la deuxième partie s'avère vide et sans grand intérêt. Que ce soit par des dialogues ou des situations éculées et sans aucune originalité, Schumacher retombe dans ses travers et nous offre simplement un défouloir pour ados (quasi) décérébrés, l'affrontement final s'avérant même bien pauvret. De plus, le pouvoir de fascination qui pouvait quelque peu jouer sur nous au départ n'est plus du tout de vigueur, tant le film se perd dans une esthétique douteuse et carrément baclée, comme son scénario. On retiendra alors la douceur angélique de la toujours superbe Dianne Wiest ainsi que le charme électrique de Kiefer Sutherland, maisà part un coup de théâtre final plutôt bien vu, ce "Génération perdue" laisse un gout assez amère dans la bouche, synonyme d'un film qui offre finalement peu alors qu'il promettait beaucoup. Dommage.
Preferant se concentrer sur l'aspect thematique de son film (la jeunesse en deserrance) au detriment de son potentiel spectaculaire,the lost boys est de ces films qui se regardent avec une certaine nostalgie,comme un hymne à l'adolescence dechue,de celle qui ne pensait pas vieillir,un peu à l'image d'un jim morrisson en toile de fond,dont le tragique de la fin,renvoit immanquablement le spectateur aux jeunes vampires du film.
Ayant entendu parlé de ce film depuis un moment je m'offre le dvd en solde.. MM meme en solde c'est cher Meme pour 1987 ce film fait vieillot, musique bontempi, interpretation exagérée, histoire qui tient pas debout.. puis cliché de l'epoque, faire des "djeuns" des heros.. avec le vrai heros qui va t il devenir un vampire, houlala j'ai peur!! Sans parlé de l'accumulation de clichés sur les vampires pris au premier degré
Ou alors j'ai pas compris le film.. c'etait ptet une comédie parodique? ;)
Franchement malgré son âge, ce film reste mon film préféré en matière d'horreur même si c'est clair qu'il ne fait pas peur mais il faut reconnaître que les effets spéciaux sont terribles. Comment pouvez-vous ne pas aimer ce film culte en atière de vampirisme?
Génération perdue aborde le vampirisme de manière moderne et originale mais cela ne suffit pas à en faire un grand film d'épouvante malgré d'indéniables qualités comme une ambiance lourde et une bonne interprétation notamment Kiefer Sutherland excellent en vampire (avant de jouer Jack Bauer il a souvent excellé dans la peau du salopard).
Malheureusement le film a beaucoup viellit, son gros côté année 80 est devenu un handicap mais c'est surtout son pauvre scénario qui l'enfonce vraiment. Son mélange de comedie et de fantastique ne fonctionne vraiment pas, il reste de bon maquillage et la presence de kiefer sutherland en vampire.
Sur la VHS du film, il y a marqué: " Génération perdue marque le renouveau du film de vampire ". Didiou, le mec qui a écrit ça devait être bourré, ou alors on l'a payé très cher, c'est pas possible! Je ne suis pourtant pas une des nombreuses personnes qui détestent Schumacher, mais ce film est un navet de premier rang. Réalisation baclé, acteurs pathétiques, histoires minable, l'humour qui s'en dégage permet pourtant de ne pas s'en dormir. Une comédie plus qu'autre chose, un nanar!