Excellent film d'anticipation. Avec un arrière-plan de corruption. C'est ce qui lui donne déjà cette forte légitimation et ensuite. Ce robot qui réfléchit. C'est pourquoi on le combat. Verhoven ne fait pas dans la dentelle. Ça canarde sacrément et les méchants sont exterminés avec détermination. Même si c'est de l'action brute, il y a cette réflexion sur l'homme et la machine très intéressante.
Vu il y a très longtemps et j’en avais plutôt gardé un mauvais souvenir. Revu ce soir et même s’il y a clairement trop de séquences inutilement violente/gore, c’est plutôt un chouette film. Il faut avouer qu’en 1988 l’idée de scénario était super originale. Le film et l’intrigue avance bien, sans temps mort et il à pas mal de bonnes petites idées. Le tout à quand même pris un petit coup de vieux.
Alors que la question des robots tueurs au service de la police est à nouveau d'actualité, ce film vieux de 35 ans impressionne par sa modernité! Au-delà de son sujet, c'est son ultra-violence un peu marginale, obstinée et obsédante, voire carrément choquante, qui frappe le spectateur. Et puis, on n'est pas si loin, parfois, d'un body horror cher à Cronenberg. Bien que l'aspect organique ne soit pas réellement développé, la violence de la transformation physique subie est subtilement distillée et suinte du cadre à tous les plans! Tout le mérite revient à Verhoeven et sa mise en scène insidieuse et dérangeante, son appropriation des codes de la série B, du vigilante movie et de la SF résultent en un film politiquement percutant mais aussi terriblement hardcore dans son rendu, beaucoup moins mainstream qu'il n'y parait, dans une digression transhumaniste, glauque et fascinante, à peine déguisée en blockbuster SF à succès.
un chef d'oeuvre ! Ou comment faire une critique du capitalisme, de la société reaganienne en utilisant un super héros. De plus la mise en scène est exceptionnelle, la musique envoutante et puis quel kiffe de voir ce robot dégommer les crapules ! encore mieux en critiquant la société, la corruption et les dérives du libéralisme, le film devient très crédible voir visionnaire pour l'époque ( les écrans partout, l'information en continu, l'aggression des publicités, envoyer les policiers dans les zone à risque se faire tuer...). La violence crue renforce ce réalisme. Un indispensable !
Robocop est un de mes films préférés. La violence y est extrême et omniprésente, y compris dans les rapports humains, les effets spéciaux sont magistraux, les bruitages exceptionnels et les acteurs parfaits. Sans oublier une bande-son démente. Pourtant, son seul défaut, et pas des moindres, reste son scenario d'une faiblesse affligeante et maintes fois repris par Hollywood: le héros disgracié lâché par ses pairs qui trouvera finalement la rédemption. Mais c'est là tout le génie de Verhoeven qui grâce à son talent nous emmène dans cet univers. Pour preuve, les opus suivants réalisés par d'autres ne valent pas un kopeck.
Le film nous propose une vision sombre d'un futur qui pourrait être le nôtre... les présentateurs du journal sont excellents! certains effets spéciaux sont impressionnants, le sang, les explosions, robocop, robocop démasqué. bravo aux équipes
C'est sortis pile pendant mes 16 ans, je sors louer la vhs dans mon videoclub de quartier et rentrant fièrement avec la cassette sous le bras, je l'ai, le film dont tout le monde parle, Robocop, alors vous êtes prévenu pour public avertis, c'est assez violent voire même gore par moment : la scène ou le pauvre murphy se fait tirer dessus à bout portant, et surtout une scène qui va me marquer à jamais, la scène de l'acide.
Donc on suis la journée de l'agent Murphy qui après un "accident" se voit modifier pour devenir mi homme mi machine et faire respecter la loi à Detroit. Évidemment c'est plus profond que ça, à voire.
En 1987, Paul Verhoeven signe son premier film américain et assurément l'un de ses coups de maître: "RoboCop". Devenu ensuite une franchise commerciale sans grand intérêt, il est important de s'attarder sur son origine et sa puissance politique. Symbolisé par ce policier robotisé, l'acte de Verhoeven signe la critique cinglante d'une Amérique rivée vers l'ordre et la sécurité. Une société obsédée également par sa consommation frénétique : l'état de dépravation des rues, les exploits de la machine sont intelligemment entrecoupés de spots publicitaires démesurés. Situé à Détroit, "RoboCop" aborde également les théories économiques de l'Amérique Reaganienne. Un très grand film politique et sans doute le film le plus abouti de son auteur.
Je ne me rappelais absolument pas de RoboCop que j'avais vu tout jeune. Il s'avère que c'est un divertissement très agréable et parfois drôle qui a un scénario assez ingénieux. Paul Verhoeven réussit un divertissement de qualité, ce Blockbuster des années 80 est loin d'être inintéressant et il est même très agréable à visionner. Les amateurs d'explosions de bagarre et de sang seront ravis. La réalisation du robot est très bien faite, rien à dire. J'ai apprécié voir la compagne de Brian De Palma à l'époque qui est Nancy Allen, une actrice que j'avais beaucoup aimé dans "Pulsions" et "Blow Out".
Typique des années 80, où l'on se dit que c'était pas forcément mieux avant (sauf pour la liberté de parole), le premier film US de Verhoeven qui est toujours aussi fort 30 ans plus tard. Un film sans pathos qui va droit au but sans nous épargner la violence chère au réalisateur.
Film qui allie intelligemment le spectaculaire et l'émotion. Le réalisateur s'intéresse vraiment à son policier Alex Murphy. Tué en mission et transformé en robot, ce dernier garde des bribes de souvenirs de sa famille et sa maison. Il évolue dans une societé minée par la violence et le crime à tous les niveaux. Le film est entrecoupé de faux journaux télévisés et de fausses publicités qui banalisent cette violence.