Derniers Avis : La Fiancée de Frankenstein - Page 3
La Fiancée de Frankenstein
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Moorhuhn
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3,0
Publiée le 5 août 2015
Je vais vraiment finir par être frustré. Troisième Whale que je vois et troisième film qui me laisse encore sur ma faim malgré d’indéniables qualités, principalement d’ordre visuel. Je vais encore une fois avoir l’impression de répéter ce que j’ai bien pu dire sur les précédents films que j’ai pu voir du réalisateur. Plastiquement parlant, c’est juste irréprochable. La qualité de la photographie est d’abord à louer avec ce Noir et Blanc particulièrement léché qui fait vraiment plaisir à la rétine. Et la mise en scène n’est pas en reste avec de beaux mouvements de caméra très fluides et une mystification du monstre bien foutue. Et l’ambiance d’ensemble est également appréciable, apporte un cachet au film.
Mais, et ce sera le même « mais » que pour le premier volet, le film est bien trop court pour développer ses thématiques qui sont pourtant très intéressantes. D’autant plus que sur sa petite durée (1h10), le film perd tout de même du temps avec des séquences inutiles. L’introduction avec le personnage de Mary Shelley qui s’apprête à conter la suite de Frankenstein est très superflue par exemple, ça n’apporte rien. Et quelques tournures du scénario sont assez idiotes, je pense notamment à la « résurrection » du personnage principal au début. J’ai eu du mal à croire entièrement en l’histoire malgré les quelques bonnes idées qu’elle développe. C’est surtout le développement accordé à la créature apprenant à utiliser la parole qui apporte une nouvelle dimension au film. Ces bribes d’humanité restantes rendent finalement ce monstre touchant car on sent qu’il y a quelque chose qui renaît, quelque chose qui pouvait être bon. C’est aussi là que le film brille, grâce à l’ambiguïté et l’ambivalence de son monstre qui le rend imprévisible mais pour lequel on peut finalement ressentir une certaine empathie.
L’écriture générale est toutefois un peu bâclée, que ce soit au niveau de l’intrigue ou encore des personnages. Certains protagonistes étaient déjà inutiles dans le premier volet. Mais ici non seulement il y en a des inutiles, incarnés par des acteurs pas tops, et ils sont insupportables par-dessus le marché. Enfin surtout une en particulier. Et je me tourne bien évidemment vers cette vieille bique à la voix stridente qui surjouait déjà comme une truie à l’abattoir dans l’Homme invisible. Mais c’est juste pas possible, je n’attendais qu’une chose, que le monstre lui arrache la tête. Mais non, même quand il en a eu l’opportunité il ne l’a pas fait ! Blaireau ! C’est à se demander si Whale accordait vraiment de l’importance à ses personnages pour donner autant de temps à l’image à une crécelle pareille. Vraiment énervant, d’autant plus que ça n’apporte rien. Peut-être une touche d’humour en plus. Personnellement, ça m’a surtout donné envie de me tailler les veines.
Me voici donc une nouvelle fois un peu déçu d’un Whale malgré toutes les bases narratives prometteuses et cet aspect visuel très soigné qui dégage un charme fou. Dommage que le même soin n’ait pas été accordé au scénario et à l’écriture en règle générale. La fin est également un peu expédiée et manque finalement d’impact du fait de la vitesse à laquelle le film se conclut. Après j’ai apprécié La Fiancée de Frankenstein car ses qualités prennent quand même le pas sur ses défauts, mais ceux-ci laissent un arrière-goût amer. Et la nouvelle dimension accordée au monstre s’avère tout de même plutôt bouleversante. Toute la séquence avec l’aveugle est notamment très touchante, pleine d’humanité. Dommage donc que les quelques points négatifs soient si visibles (et parfois si audibles).
Quatre ans après la réussite, tant commerciale qu'artistique de "Frankenstein", James Whale s'attaque à sa suite intitulée "La Fiancée de Frankenstein". Il reprend là où se terminait le dernier et nous fait suivre la créature de Frankenstein errant après avoir échappé à l'incendie.
Intelligemment, James Whale s'éloigne du premier film et cette fois-ci, il braque peu à peu (surtout dans la seconde partie) sa caméra sur la créature de Frankenstein qui va d'abord errer dans la nature avant de rencontrer un vieil aveugle mélomane qui va lui apprendre quelques rudiments de langage. Toujours fascinante, la créature est au centre du film et James Whale semble jeter un regard tendre et des compassions sur lui et, sans tomber dans la lourdeur, il le rend émouvant, notamment lors des séquences avec le mélomane.
Brillant metteur en scène, James Whale nous emmène dans divers chemins scénaristiques différents et parfois bien surprenant. Il n'hésite pas à changer de ton, passant de moments émouvants à horrifique sans oublier un humour (noir) souvent présent. Il met en place une atmosphère sombre et poétique où règnent mort et intolérance et n'oublie pas de travailler les personnages gravitant autour du monstre qui sont toujours autant intéressants, parfois dérangés et ambigus.
La réussite de cette suite tient aussi à son esthétisme. James Whale nous emmène entre différents châteaux gigantesques, forêt brumeuse ou autre salles et repères scientifiques, qu'il sublime grâce à sa réalisation ainsi qu'aux décors inventifs et novateurs. Les interprétations sont toujours excellentes et en particulier l'imposant Boris Karloff, capable de transmettre de l'émotion à travers de simples grognements.
Charmant, passionnant et parfois même fascinant, James Whale réussit l'exploit de hisser cette suite au même niveau que le premier opus, c'est dire si c'est brillant.
Efficacement mis en scène, ce film est une mine de bonnes surprises, on va du "touchant" avec l'humanisation du monstre génialement incarné par Karloff, au cabotinage contrôlé avec les cris de Minnie (Una O'Connor), au savant fou au jeu théâtral (le dr Prétorius) sans que cela gêne en quoi que ce soit (la scène des petits personnages dans les bocaux qui arrive comme un cheveu sur la soupe passe aussi très bien). On notera des très belle scènes de foules (de meutes devrait-on dire !) une utilisation étonnante de la profondeur du champ, des plans quasi-expressionnistes (la course parmi la forêt dont on ne voit que les troncs, le chateau), une photographie mettant la très belle Valerie Hobson et bien sûr Elsa Lanchester (qu'on voit trop peu). Le dernier quart d'heure est sublime.
Moins bon que le précédent opus datant de 1931, La Fiancée de Frankenstein n'en n'ai pas moins dénudé d'intérêt qui se résume notamment à travers la technique irréprochable au niveau des trucages et autres effets spéciaux; un véritable tour de force pour les années 30. Nécessairement, Boris Karloff joue avec beaucoup plus de tendresse et de précision le monstre du docteur notamment grâce à une présence beaucoup plus intéressante et de premier plan (scène magistrale avec le vieillard aveugle inoubliable). Une réalisation et une atmosphère aux petits oignons même si le charme s'opère moins que dans la première version tout aussi mémorable en scènes qu'en effets. Cela reste néanmoins une bonne adaptation qui pêche dans son scénario minimaliste et la présence de la fiancée qui n’apparaît que 5 mn avant la fin du film... Dommage !
Cas rare dans l’histoire du cinéma d’une suite surpassant le film initial (des situations que l'on trouve généralement que dans le cadre de trilogies), La fiancée de Frankenstein est le premier des films fantastiques produit par la Universal a ne pas être directement adapté d’un des romans de la vague gothique, une originalité compensée par l’ingéniosité avec laquelle la scène d’ouverture imagine le film comme un récit directement narré par Mary Shelley, auteure de Frankenstein, à son contemporain Lord Byron. La poésie dramatique de ce scénario vient de la façon dont il apporte au personnage interprété par Boris Karloff davantage d’humanité en lui faisant apprendre à parler et en lui donnant envie de se trouver quelqu’un qui le comprenne. Le rôle-titre est en fait une dualité assez troublante (qui a pour beaucoup participé à la confusion entre le scientifique et le monstre), celui de donner à la fois une fiancée au docteur Henry Frankenstein et de créer un alter-égo féminin à sa créature, un personnage qui, même s’il n’apparaitra que dans les dernières minutes du film, restera une figure mythique grâce notamment à sa coupe de cheveux inspirée des gravures de Néfertiti.
Si Frankenstein possédait un défaut, c'était celui d'être trop court : La Fiancée de Frankenstein est donc là pour compléter l'histoire. Réaliser une suite à un chef-d’œuvre est une chose peut aisée : on est quasiment sûr de faire moins bien. La Fiancée de Frankenstein réussit l'exploit de faire aussi bien si ce n'est mieux que le film original. James Whale adapte librement, pour cette suite, certaines séquences du roman original (spoiler: la créature pourchassée pour avoir sauvé quelqu'un de la noyade, l'apprentissage du langage auprès de l'aveugle... ) et développe l'idée de la création d'une fiancée (spoiler: chose que renonce à faire Frankenstein dans le roman mais qu'il fait ici ). D'un point de vue narratif et technique, le niveau est toujours aussi élevé que le premier film et on peut même préférer ce second volet grâce à la volonté d'humaniser la créature de Frankenstein et à la liberté accordée à Whale liée à l'augmentation du budget. Ainsi, le réalisateur peut se permettre d'avoir des décors plus spectaculaires et surtout de bénéficier d'effets spéciaux encore plus impressionnants (les homoncules dû au grand créateur d'effets spéciaux John P. Fulton). En outre, Whale arrive à introduire plusieurs éléments comiques sans que cela soit néfaste au reste du film. De plus, il se permet de rappeler l'origine littéraire de l'histoire avec une introduction nous montrant le couple Shelley et Lord Byron. Enfin, cette introduction a l'intelligence de présenter un résumé du premier film, chose que font rarement les suites et qui empêchent parfois de pleinement comprendre le film si on ne se rappelle pas bien de l'original (Le Seigneur des anneaux en est un parfait exemple). Bref, La Fiancée de Frankenstein est et restera longtemps un modèle de cinéma fantastique.
Un chef d'oeuvre absolu du cinéma d'horreur !!! Une excellente suite du tout premier Frankenstein reprenant le personnage de Marie Shelley , la véritable écrivaine du roman légendaire avec la regrettée Elsa Lanchester, le terrifiant Boris Karloff dans le rôle de la Créature, le regretté Colin Clive, la sublime Valérie Hobson , le regretté Ernest Thesiger !!!
La fiancée de Frankenstein vaut essentiellement pour la nouvelle performance de Boris Karloff dans le rôle de la créature, qui parvient à faire passer toute l'émotion à travers son visage. La dimension humaine du monstre prend également plus d'ampleur avec notamment la scène où il rencontre l'aveugle qui lui apprend à parler. Une très belle scène. Il y a cependant pas suffisamment de nouveautés pour justifier une suite. De plus, il y a des personnages qui sont très mal joué et pénible comme le personnage de la vieille particulièrement agaçant. Cela reste une bonne suite, même si au final on a une impression de réchauffé malgré ce côté (encore) plus humain de la créature.
Avec ce second volet des aventures du monstre de Frankenstein, James Wales parvient pratiquement a surpassé l'original en déployant une très bonne histoire, de très bons effets spéciaux car pour 1935 c'est vraiment très bien, un très bon acteur principal et une assez bonne réalisation. Bien sur, comme film d'horreur ça ne fait pas vraiment peur mais en même temps ça date de 78 ans quand même. Durant ces 1h15 (4 minutes de plus que l'original), le monstre se trouve un ami aveugle, il se trouve aussi une petite copine vers la fin mais le courant ne va pas très bien passé entre eux et s'amuse à faire peur à des villageois et à les tuer par la même occasion. Bref "la fiancée de Frankenstein" est une très bonne suite de "Frankenstein" où l'on ne s'ennuie pas une seconde mais pour moi ce n'est pas le film du siècle!!!!!!
"You make man?" Dans cette suite, une nouvelle perspective est envisagée : la créature est en phase d'apprentissage (apprendre la parole notamment). Sa part d'humanité se trouve ainsi renforcée par le contact d'un vieil homme aveugle, qui décèle en elle des traces de malheur. Elle n'est donc plus du tout perçue comme une abomination, mais plutôt comme une victime capable de discernement et d'amour.
Cette suite est, une fois n'est pas coutume, plutôt réussie. Le célèbre docteur Frankenstein se laisse convaincre, non sans mal, par le docteur Pretoria de créer une compagne à sa créature, afin qu'elle se sente moins seule. Tout ceci se déroule avec bien sûr l'hostilité manifeste des habitants de la région. On ne s'ennuie pas et Boris Karloff est toujours aussi magistral !
Sans doute le meilleur film des classiques d'épouvante des studios Universal, avec Boris Karloff l'acteur attitré du monstre. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé pour un film aussi vieux et que l'on se s'ennuie pas une seconde à l'instar de nombreux films sur lesquels je me suis ennuyé ferme. la mise en image sous influence de l’expressionnisme allemand m'a beaucoup plu.
Suite commerciale de "Frankenstein", il est pourtant un cran au dessus de son aîné. Les personnages sont mieux écrit, l'émotion est plus forte, le film s'autorise de l'humour, les scènes cultes s'enchainent. C'est comme si on avait déjà vu ce film tant il a été parodier ou dissimuler dans diverses oeuvres au fil des ans. Voir la créature survivre et s'humaniser à un monde qui lui est hostile est l'histoire de monstre la plus touchante du cinéma. On regretterera que sa relation avec sa fiancée ne soit pas exploité du tout.
"La Fiancée de Frankenstein" est un film qui me laisse bizarrement perplexe...après avoir bien lu toutes les critiques racontant que "il est meilleur que le précédent film"...je m'attendais à un chef d'oeuvre magnifique et grandiose doué d'une émotion flamboyante à te faire tirer la larme à l'oeil. Et mon Dieu c'est ce qu'il est !! Les scènes, les trucages et les décors sont majestueux, l'émotion que nous provoques la scène finale est vraiment forte. Après, je disais être perplexe, et ça aussi, c'est vrai, pourquoi? L'humour ! Je dois avouer que certaines scènes m'ont fait hurler tellement elles m'étaient doué de débilité ! La servante complètement frappa-dingue du film n'est malheureusement pas la seule mais est juste totalement énervante, désolé, et ce n'est pas la seule chose, mais je vous laisse découvrir. Même si par moment j'étais perturbé par ces histoires, l'émotion est toujours là et on sent une réelle évolution dans le personnage de la Créature, même si pour moi, l'émotion dans premier était beaucoup plus fort que l'émotion de celui-ci. Irais-je dire que ce magnifique film est meilleur que l'original ? Je vais peut être me faire des ennemis, mais comme je l'ai dit, l'émotion m'a paru plus déchirante dans "Frankenstein" que dans "La Fiancée..." donc pour moi, non, il n'est pas meilleur non. Mais il reste un chef d'oeuvre incontestable et incontesté dans l'Histoire du cinéma. Encore bravo a James Whale pour ce film flamboyant.
Non, la créature de Frankenstein n'est pas morte dans l'incendie du moulin mais elle est bel et bien vivante, errant toujours dans la nature à la recherche de quelqu'un qui pourra le comprendre, au-delà de ses grognements et de sa laideur. Cette suite est juste un prétexte pour le studio de se faire encore plus d'argent mais elle n'en reste pas moins réussie et meilleure que l'originale, confrontant le docteur Frankenstein à un collègue encore plus fou et plus dangereux, prêt à tout pour renouveler l'expérience tandis que la créature s'humanise en rencontrant un vieil aveugle qui lui apprend à distinguer le bien du mal et l'aide à se faire comprendre. Les scènes avec l'aveugle sont d'ailleurs les plus belles du film, touchantes grâce au jeu de Boris Karloff qui émet quantité d'émotions à partir de simples grognements. Mais les confrontations de Frankenstein avec Prétorius sont aussi réussies, grâce à un superbe travail d'éclairage et au jeu un peu outré des acteurs. Ajoutez à ça de magnifiques décors de studio au charme fou et un scénario bien écrit et "La Fiancée de Frankenstein" ne démérite pas ses éloges.