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marmottefurieuse
12 abonnés
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4,0
Publiée le 23 janvier 2019
Un très bon film qui doit beaucoup à Bourvil (dans un registre inhabituel) et à Ventura sans oublier Michel Constantin (quelque peu sous exploité) dans un second rôle. C'est l'histoire d'une rivalité entre deux exploitants forestiers du massif vosgien avec en toile de fond une vengeance programmée (qui n'arrivera jamais) d'un homme (Ventura alias Laurent) qui est sorti de prison à l'encontre d'un autre qui est encore emprisonné et qui aurait du bénéficier du programme de libération conditionnelle en cas de travail au sein de la scierie. Au final, Laurent se prend d'amitié pour Hector Valentin (Bourvil), un gars un peu rude mais au grand cœur. C'est surtout un film qui traite de la difficile réinsertion de ceux qui vont sortir de prison (préjugés à leur encontre notamment).
Film d’hommes avant tout, où l’excellente Marie Dubois fait mieux que de la décoration dans un rôle alibi. Avec une pellicule magnifique de Jean Boffety (même en tenant compte qu’une scierie dans les Vosges est plus cinégénique qu’une briqueterie à Aubervilliers), un scénario impeccable de José Giovanni, un tandem central Bourvil – Ventura qui était ce qui ce faisait de mieux dans l’hexagone dans les années soixante et une galerie de deuxièmes « gueules » exceptionnelle, de Jess Hahn à Michel Constantin, Les GRANDES GUEULES fait partie du grand cinéma français. A l’époque il soutenait la comparaison avec les meilleurs films de genre, fussent ils italiens ou américains. Que cela semble loin de nos jours…
Voilà un film bien gentillet, manichéen: les bons d' un côté (avec leur gueule bien sympathique), les méchants de l' autre (Hou! les méchants). Des bagarres longuettes et ennuyeuses, de gentilles rencontres à l' eau de rose (le gentil Lino, la gentille M. Dubois. Le gentil Bourvil et sa nouvelle et bien gentille compagne). De surcroît, la musique qui accompagne le film est assez médiocre. Et puis après???? Une fin dramatique, comme pour boucler le film. De beaux paysages et de l' ennui...
Des bucherons pas comme les autres. Les grandes gueules à tout pour porter à bout de bras son titre. Bourvil, Ventura au turbin et luttant contre une société adversaire bien jalouse. Petite musique bien maligne, un peu comme celle que l'on entend dans un western spaghetti. J'ai pensé fortement de voir un western qui se passe dans les montagnes du genre Pale Rider, sauf qu'ici tout se règle avec les poings, avec la parole qui cogne elle aussi. Sinon, vous voyez le personnage de Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l'ouest ?, elle rend heureux les hommes, ils sourient et rient de la voir, soigne la fatigue et le dur labeur. On retrouve pareil, deux femmes splendides, Hénia Suchar et Marie Dubois, et les hommes revivent, ils se revigorent. Parfois, entre eux, ils restent tout de même sanguins. Le cadre naturel est magnifique, les Vosges, ça dépayse un max.
Je reste un peu sur ma fin mais le film est prenant. Les difficultés de la reprise d'une scierie pour Bourvil, en patron. Face à un concurrent peu scrupuleux, il va embaucher des prisonniers aux grandes gueules. Des amitiés et des conflits vont naître. Bien que le film dure plus de 2 heures, j'aurai aimé 30 à 1 heure de plus pour savoir ce que deviennent les personnages. Un film très humain, cependant. Idem sur la fin spoiler: où chacun part de son côté .
Ce film est un grand classique français inoubliable des années 60. Le long métrage de Robert Enrico se déroule dans une ambiance western-spaghetti à la sauce vosgienne au même moment (1965) où Sergio Leone tournait dans le sud de l'Espagne "Et pour quelques dollars de plus", c'est dire si la comparaison qui n'a pourtant aucun rapport scénaristique semble à priori peu rapprochante. Pourtant si : les musiques, superbes et l'ambiance est entraînante à souhait. Les comédiens, tous grands, sont du même calibre que Clint Eastwood et Lee Van Cleef réunis.
Ce chef d'oeuvre a 50 ans cette année et même s'il a assez vieilli sur le plan visuel, il n'en reste pas moins humaniste avec des protagonistes qui pourraient tout à fait être inspirés de la vie actuelle : le chômage, la réinsertion, les contre-maîtres, les bas salaires.
Je pense qu'il est impossible de parler d'un tel film autrement qu'en le regardant.
Très beau film à tous points de vue ! C'est un vrai plaisir de voir Bourvil dans autre chose qu'un rôle de benêt. Ici il est grandiose de charisme, et Ventura quant à lui est à la hauteur de son talent habituel. Rugueux l'un et l'autre au début, les deux hommes se lient vite d'amitié et d'estime. Les autres acteurs, connus ou moins connus, sont tous excellents aussi. Quant au scénario, il est solide et original, même s'il n'échappe pas à toute critique. La référence au western, que font certains, est pour moi bien anecdotique, tant le cadre et le style sont loin des clichés du genre. Enrico, à qui on doit aussi des chefs d'œuvre comme Les aventuriers ou Le vieux fusil, était vraiment un très grand du cinéma français !
Un peu long c'est vrai, ou un peu lent dans son rythme. C'est selon. Mais c'est un vrai beau film, à mi-chemin entre le western et le film de société (entre la difficulté de faire tourner les petites entreprises artisanales face aux grosses sociétés locales, et le thème de la réinsertion des prisonniers - une chose à méditer encore aujourd'hui). Les acteurs sont tous très bons, en particulier bien sûr Bourvil et Ventura; mais pour ma part, j'ai "découvert" JC. Rolland dans ce film et il aurait vraiment été un de nos meilleurs acteurs c'est vrai. Bref une belle histoire d'amitié comme le cinéma sait les raconter, à partir du récit de José Giovanni, auteur du "Deuxième souffle" et une musique entraînante que les amateurs du genre garderont en mémoire.
Un film qui parle de réinsertion, sujet que connaissait particulièrement bien le scénariste/écrivain/réalisateur José Giovanni, lui qui fut voyou, condamné à mort puis gracié. A travers cette galerie de portraits, "Les grandes gueules" nous montre une France dans les 60' finalement peu tolérante. Un demi siècle plus tard, en est il vraiment autrement?...
malgré un castings impeccable, le scénario de ce film part dans toutes les directions, en plus, une demie heure en moins, n'aurait pas fait de mal à ce long métrage qui fait vraiment trop "cinéma de papa" pour convaincre vraiment le spectateurs.
J'ai tout simplement adoré ce film sans m'ennuyer une seconde, une grande rencontre de 2 monstres sacrés au milieu de superbes paysages vosgiens. Tout est parfaitement maitrisé du début à la fin, Bourvil est magistral, Lino Venturo impeccable comme d'habitude, la musique de François de Roubaix inoubliable, du grand cinéma tout simplement.
Un film ou il se passe pas grand-choses ou je ne vois pas trop l’intérêt. C'est l'histoire d'un homme qui reprends un boite d'artisanal de bois et qu'il fait marcher son entreprise avec des gens qui créent des soucis. Bourvil et Lino Ventura jouent pas mal leurs rôles même s'ils ne font pas grand choses. Je me suis carrément ennuyé pendant tout le film que j'aurai pu arrêter de le regarder après une demi-heure de visionnage. Au moins le film montre une entreprise qui gère le bois travaille. Les costumes sont bien choisis pour le domaine du travail et les décors n'ont rien de spécial. Un film moyen sans but précis.
Les Grandes gueules est une très bonne surprise. Amateurs de Western des année 50-60, de films d'action ou de comédie dramatique ce film mettra tout le monde d'accord.
Un western vosgien, viril, efficace, étonnant. Avec Bourvil dans un contre-emploi formidable, Ventura qui en impose vraiment et des seconds rôles impeccables (Jess Hahn, Michel Constantin...). S'appuyant sur un scénario solide de José Giovanni et exploitant parfaitement la beauté sauvage des décors, Robert Enrico conduit son récit avec maîtrise, en restant simple, et brasse intelligemment différents thèmes : honneur, vengeance, violence, amitié, morale, hypocrisie, préjugés sociaux... Un film de durs, qui n'exclut pas l'expression de sentiments profonds. Il y a là quelque chose de fort, d'amer et d'émouvant. Une grande réussite.