Vu à sa sortie en salle durant ma période parisienne.
1982, Mitterand est élu Président de la République, la société s’apprête à changer et surtout Paris (Pyramide du Louvre, Arche de la Défense, Opéra Bastille) et les médias avec les radios libres, Canal+ et autres chaînes TV…
Deux ans ont passé entre le premier opus et le second.
Vic est au lycée, a un petit frère et de suite on remarque ses formes plus… enfin quoi, vous voyez…
Comme le dit mieux Mathieu (Alexandre Sterling) que moi : « Tu es… tu es vach***ment… enfin, t’es… » il en bégaie de sidération.
Bref, Vic est devenue un bout de femme et Pinoteau ne s’y trompe pas, pour sa deuxième apparition, il filme l’actrice Sophie Marceau sous sa douche ; il suggère sa nudité et ses formes sont mises en valeur sous ses T-shirt !
Dans « La Boum » j’avais écrit que j’aurais aimé avoir des parents ouverts comme ceux de Vic, mais les vrais parents de Sophie Marceau doivent être très ouverts pour la laisser filmer sous la douche même si on peut imaginer qu’elle soit vêtue d’un haut. Mais ça va au-delà des précautions d’un metteur en scène, c’est l’imagination débordante du spectateur, l’érotisme qu’il s’invente, son regard qu’il porte sur cette jeune actrice. Ce n’est pas innocent.
Claude Pinoteau fait de Sophie Marceau un sex symbole.
Après quarante ans, je n’éprouvais aucune impatience à revoir « La Boum 2 », comparé au premier volet.
Bien m’en a pris, la mise à jour de ma mémoire n’a pas été malmenée, « La Boum 2 » n’est pas une déception. Un chouïa en dessous de « La Boum ».
Film au cours duquel Pinoteau/Thompson évoque la position de la femme face à ses choix professionnels dans le couple. François nourrit des ambitions sur Lyon et Françoise s’épanouit dans la bande dessinée, laquelle est sous-estimée par son mari.
Qui doit suivre l’autre ?
Pourquoi la femme devrait suivre le mari ? Et non l’inverse ?
Françoise reproche à son mari de sous-estimer sa profession, sa passion pour la bande dessinée et la bande dessinée en général.
Nous sommes en 82.
Quatre ans auparavant, René Goscinny mourrait suite à un simple test d’effort. Goscinny et le monde de la bande dessinée commençaient à peine à être pris au sérieux. La bande dessinée était encore considérée comme un art mineur menés par des hommes et quelques femmes dilettants !
« La Boum 2 » aura servi, en substance, à le rappeler.
A part ça, on retrouve Vic bousculée par ses émotions de boum en sorties entre Pierre Cosso et Lambert Wilson.
Elle se cherche encore et toujours.
« La Boum 2» a tendance à se répéter, peu importe, « La Boum » est une griffe.
Il y a de bons moments et la présence de Poupette y contribue, merveilleuse Denise Grey, ses réflexions sont toujours aussi pertinentes, exemple :
« Une femme qui s’offre doit être un cadeau, pas une source d’emmerdements ».
Je tiens à saluer la gracieuse Alexandra Gonin en une petite Samantha malicieuse, qui aura fait carrière à l’Opéra de Paris.
A revoir de temps à autres…