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Kevin dioles
78 abonnés
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3,5
Publiée le 24 septembre 2020
POMPOKO (1994): Les tanukis sont une espèce mi raton laveur, mi blaireau, qui auront le pouvoir de se métamorphoser. Ils mèneront une guerre infernale aux humains, destructeurs de leur lieu de vie. Une réalisation d'ISAO TAKAHATA qui foisonnera d'idées remplis d'humour. Un monde animal enchanté, bien représenté en ce qui concerne l'animation. Une fable riche en détails et en couleurs pour comparer l'éclatante beauté de la nature avec cette vision citadine stressante et morose. Des tanukis sympas, malins, espiègles, et parfois insouciants, qui en étonneront plus d'un. Un GHIBLI qui ravira surtout le jeune publique, mais pourra aussi décevoir par sa longueur.
Pompoko est un film d'animation très inégal, qui peut offrir le meilleur comme le plus douteux. Sa belle lutte pour la préservation de la faune et la flore, la morale écologiste qui sonne juste dans notre époque toujours plus tournée vers le bitume et la ferraille, les adorables personnages des tanukis (sortes d'animaux métamorphes, entre le raton-laveur et la marmotte), Pompoko possède de nombreux atouts attachants. Mais bien vite, on commence à sortir du sentier poétique et intelligent pour cheminer dans le scabreux : un délire testiculaire que l'on ne comprend pas trop (le vieillard qui étire son scrotum pour faire des blagues, des "ballons géants", des gonflements des "noix" qui constitue des attaques étouffant les êtres humains...). Outre le côté bas de plafond de ce genre de gags, on ne peut s'empêcher de remarquer que les personnages féminins (forcément exclus de ces scènes) ne semblent pas intéresser les scénaristes : une vieille acariâtre, une gentille promise transparente... Et voilà. Ne cherchez pas davantage les "femelles", il n'y en a que pour les "mâles" (qui vont s'entraînent, se battent, gonflent leur entrejambe...), et les personnages que l'on suit ne sont pas toujours très moraux (lorsqu'ils se réjouissent d'avoir tué des ouvriers... Très limite). La fin n'est de même pas une véritable victoire, puisque les tanukis se contentent de spoiler: survivre au coeur-même de la société polluante qu'ils tentaient de combattre , un échec écologiste. Cette fin nous fait lâcher un "tout ça pour ça" qui nous étonne dans un film du studio Ghibli, normalement doué avec les scénarios fantastiques. Dommage pour le côté écologiste, les gags bas du slip se retiennent mieux.
Le sujet est intéressant (écologie, destruction de l'habitat des animaux, surpopulation ,...). Il est aussi intéressant de voir les traditions et légendes japonaises qu'on ne connaît pas ou peu. Mais je l'ai trouvé un peu long et répétitif, et je me suis un peu ennuyée même si il y a des passages très drôles.
J'ai fini ce film en me demandant "dans quel monde vit on ?". Fidèle aux thèmes poignants du studio Ghibli, Takahata aborde le sujet de l'urbanisation avec une force viscérale. Sous les airs excentriques et farfelus du monde des tanukis (un canidé ressemblant au blaireau), se cache l'homme rural et son rapport à la nature. Le développement des villes est un génocide animal, mais n'est il pas une atrocité envers nous même ? C'est ce que questionne Pompoko.
Film avant-gardiste sur la déforestation humaine, obligeant les animaux à fuir, à se regrouper, et donc à se quereller pour leurs infimes ressources. Mais ça va plus loin, les animaux sont obligés de s'urbaniser, et prendre l'apparence des hommes pour survivre. Car il s'agit bien de survie et non pas de vie avec plaisir (on le voit à leur tête à la fin du film). Au-delà des animaux, le film parle de nous, humains. Etant obligés de fuir les campagnes, les humains s'urbanisent pour vivre chaque jour comme une routine.
Avec l'accès au divertissement partout, les humains ne sont même plus surpris et zappent vite le défilé magique des tanukis, créatures de la forêt. Le sujet est merveilleusement traité, fidèle au studio Ghibli, dans une magie de décors à couper le souffle.
Negatif : voix off pas forcément nécessaire, qui ne tranche pas totalement avec le documentaire.
Pompoko c'est avant tout un plaidoyer avant gardiste pour la protection de la terre et de ses premiers habitants légitimes à savoir les animaux. C'est une longue défense, un peu trop?, qui combat la déception et le règne de l'homme avec humour et toujours plus d'enchantement et de poésie.
je n'ai pas réussi a entrer dans l'histoire, je me suis ennuyéz tout au long même si l'idée est originale , jai trouvé le film trés dérangeant avec cet moral répétitive quelque moment sauvent le film mais la plupart du temps c'est soporifique
Une véritable merveille de l'animation Japonaise. Des couleurs et des décors splendides, une réalisation maîtriser, des voix bien choisis et une animation soignée. L'histoire est originale et le scénario est réaliste et montre la cruauté, l'amour, la peur, la tristesse et pleins d'autres terme humaniste et animalisme. Un merveilleux projet beau, touchant, drôle et magnifique avec des scènes certes violentes, étranges et effrayantes, mais aussi d'une grande justesse. Un film à ne pas manquer.
Le film se comprend dans la phrase dite par les tanakis eux-mêmes :« Depuis mon plus jeune âge, je suis fasciné par les humains ». C’est la clef de ce récit d’apprentissage pour les enfants. Voici comment vous êtes, voici comment sont les adultes. Ainsi vous comprendrez le monde. C’est vraiment pour les petits et c’est sacrément ennuyeux pour les grands. Malgré tout la poésie est là mais il faut passer par les bêtises et les niaiseries de leur âge !!!!!
Jusqu'au milieu du XXème siècle, les Tanukis, animaux mi-ratons-laveurs, mi-blaireaux capables de se métamorphoser, vivaient en paix dans les forêts. Mais l'urbanisme de plus en plus envahissant aux alentours de Tokyo va pousser ces bestioles bagarreuses et farceuses à lutter contre les humains pour les terrifier. Chose peu aisée, les croyances des japonais s'étant dissoutes avec le modernisme ambiant. Les Tanukis, auparavant respectés, vont avoir du mal à lutter pour leurs terrains de verdure qu'ils voient reculer avec affolement... Avec ''Pompoko'', Isao Takahata signe une fable écologique dans la plus pure tradition du studio Ghibli, dénonçant avec force l'urbanisme tuant la forêt ainsi que l'avarice sans fin des humains, piétinant la nature sans même avoir conscience des animaux et des divinités qui s'y trouvent. Il n'y a plus que le modernisme et le confort qui compte, au détriment des Tanukis dont le combat est évidemment fort inégal. Traité avec un humour fort plaisant, laissant une belle place aux facéties des Tanukis avec leurs testicules particulièrement impressionnantes, ''Pompoko'' n'en délivre pas moins un constat implacable : celui d'une nature qui recule et qui ne laisse d'autre choix que l'adaptation aux Tanukis vivant dans des espaces réduits. Le constat est asséné avec poésie, sans jamais donner l'impression de faire la morale, mais remplit parfaitement son office, invitant à respecter la nature et à lui accorder une place d'importance dans nos vies. Amer mais pas dénué d'espoir, le propos de Takahata fait mouche et aurait pu se montrer encore plus frappant si le film avait été un poil plus court...
« Pompoko » est une œuvre à part des studios Ghibli. Je n’aime pas vraiment, mais je reconnais ses qualités. Pour commencer l’animation, très jolie. L’humour, présent tout le long du film, et qui fonctionne très bien. Le fil rouge intéressant, la difficulté qu’ont les animaux à cohabiter avec les hommes, et surtout à garder leurs places, un discours écologique que j’aime beaucoup. Mais je lui reproche son rythme inégal, ses longueurs, parfois l’ennui qu’il suscite. J’ai compris, en me renseignant, l’importance de représenter et de montrer les testicules de ces animaux (les tanuki), même si à la longue je trouvais cela un peu lourd. Ils sont souvent représentés avec de gros testicules, à qui l’on prête des facultés particulières, dans les traditions de la culture nippone. Toutefois, le film souffre quand même de son rythme, et son format est très long (2h), le récit ne parvient pas à nous tenir en éveil tout du long. Une curiosité qui contentera les passionnés seulement.
Un très bon film d'animation qui mélange des aspects comiques et dramatiques et qui rappelle l'impact néfaste de l'espèce humaine sur les autres espèces et sur l'environnement à travers les Tanukis, des animaux de la mythologie japonaise. Pour couronner le tout, les personnages sont attachants. Un film à voir.
Pompoko avait un sacré potentiel pour être l’un des meilleurs Ghibli mais se montre un peu long et répétitif sur presque 2h. Pompoko possède à côté de ça de bonnes choses pour en faire une production agréable tout de même.
En effet, dès le départ, on apprend que les Tanukis sont en danger étant donné que le territoire se rétrécie au fur et au mesure du développement des villes. Jusqu’à la fin, le film tournera en rond pour apporter différentes solutions pour ces petites créatures de rester dans leur milieu naturel. Malheureusement, sur deux heures de film c’est trop faible et trop long. Surtout quand on voit la fin, on peut se dire qu’elle aurait pu venir bien avant. La longueur du film est donc ma principale critique car cette production se rend parfois désintéressante alors qu’il y a beaucoup d’humour et un peu de poésie. Les Tanukis sont des créatures aussi mignonnes que fofolles. On a le droit à des scènes bien WTF par moment (les passages de transformations de leur testicules : j’ai été quasiment choqué de surprise). Le film ne manque pas d’idées pour les transformations des Tanukis (les transformations en humains représentent une bonne idée et aurait peut-être pu être plus poussé dans la stratégie des Tanukis). La longue scène des ectoplasmes est très belle, spectaculaire et plutôt poétique. La fin est belle, intéressante et touchante. Ce qui est aussi dommage c’est que parfois j’ai eu la sensation que c’était un peu compliqué pour rien, à retrouver un peu qui est qui ; et surtout qui fait quoi (avec des Tanukis qui partent et qui reviennent bien après). Ne serait-ce que sur les chefs, il y en a bien trop et on se perd à savoir qui a le plus d’influence. Enfin, une dernière chose qu’il faut voir, c’est que c’est une critique face à la destruction de l’environnement. La déforestation est bien évidemment un grand danger pour nos chaleureux animaux.
Pompoko est donc une œuvre Ghibli sur une idée environnementale, parfois attachante, poétique et surtout amusante. Malheureusement, cet animé aurait mérité d’être moins long (pour éviter d’être trop répétitif) et être un peu plus simple pour mieux accrocher au message et à la magie.
Cette oeuvre a le mérite d'être originale c'est le moins qu'on puisse dire. Malheureusement, je n'ai pas adhéré au rythme, long, lent, répétitif, avec une voix off pas forcément indispensable. L'ensemble est vraiment dur à suivre de par l'absence de personnages principaux. Les histoires secondaires obligent à s'égarer et à ne pas rentrer totalement dans le délire qui propose un regard intéressant sur l'urbanisme envahissant et la disparition de la campagne. Je retrouve cette nostalgie et cette beauté de la nature. Elle aurait dû être plus mise en avant, avec moins de blablas. L'approche est très symbolique, très racontée, très théâtrale, ça m'a un peu ennuyé car ce qui est raconté touche à l'universel, c'est ce qui rend l’œuvre au final,bien tentée mais dont le fond semble être gâché par la forme.