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Claude DL
122 abonnés
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3,5
Publiée le 11 mars 2024
Bon thriller avec un Al Pacino toujours irréprochable en flic un peu ripoux ayant des gros soucis de sommeil. J’ai moins aimé la présence de Robin Williams, que nous adorons tous, dans un rôle de tueur manipulateur qui ne lui sied pas bien, diminuant le réalisme de l’ensemble. J’ai bien apprécié, par contre, le scénario et le final qu’il ne faut évidemment pas louper. Un bon film à voir néanmoins, avec en prime de somptueux paysages d’Alaska.
"Insomnia" est un thriller efficace, noir (sans scène de nuit). L'atmosphère créée par Nolan est réussie et nous plonge complètement dans l'intrigue, ses paysages et ses protagonistes. Le scénario n'offre pas de véritable surprise mais, bien écrit, tient en haleine. On aurait pu attendre plus de tension et de suspense ainsi que plus de Williams.
Un scénario moyennement convaincant : un flic qui accepte le chantage d'un tueur ? Mouaif.... Sinon l'Alaska ça a l'air super beau et les flics de là-bas sont très smarts. Les gosses ont pas l'air d'aller bien.
Lumineux ! thriller psychologique de qualité, le très grand réalisateur britannique Christophe Nolan nous offre encore un exercice de style, magnifiquement ancré dans la vie des habitants de l’Alaska en été Cette originalité de lieu en fait un « film d’atmosphère » : paysages superbes, ambiances polaires spoiler: ( le brouillard si important dans l’intrique) -rivières et plages omniprésentes , lumière tamisée mais constantespoiler: (qui broie le héros d’insomnies)
C’est aussi la rencontre improbable entre le grand Al Pacino (point d’ancrage de la caméra) avec Robin William, acteur humaniste et comique : ce dernier endosse ici avec brio le rôle du psychopathe spoiler: (avec prises de profil et de ¾ et un aspect lisse et impénétrable)
A noter, l’élégance et la finesse de Maura Tierney (petit second rôle de l’hôtel) dans un scène majeure du film avec Will
Enfin, si l’insomnie est une bien une torture de l’esprit (et est d’ailleurs utilisé comme tel), c’est la seule réelle incohérence du filmspoiler: (en 6 jours, ça doit se trouver un somnifère en Alaska ; les policiers lui disent tellement qu’il est fatigué ) . Pas de chance, c'est le titre choisi pour le film. Cauchemardesque ou ridicule pour les insomniaques ;-)
Ce film m'a tenu en haleine du début jusqu'à la fin. Un scénario qui tient debout et un casting de rêve. Je trouve juste un petit défaut c'est qu'il a mal vieilli.
Policier original par l'ambiance d'une Alaska estivale et donc sans nuits qui rend un Al Pacino, toujours aussi habité, insomniaque. L'intrigue est par contre un peu trop tirée par les cheveux pour tenir la distance, notamment dans la scène finale qui tourne au duel façon western.
Pas mal au final car c’est un duel tendu et cérébral encore une fois. Les petites manies des meurtriers, c’est vraiment ce que le policier combat et c’est grâce à ça qu’il les combat. Intéressant surtout au niveau de l’ambiance !!!
Un scénario super original, un bon suspense, de très bons acteurs, de beaux paysages (c’est chouette l’Alaska), un rythme peut-être un peu lent au début mais énergique sur la fin. Le hic, c’est que j’ai trouvé cela un peu trop « parfait », le méchant est trop « intelligent », ça rend l’ensemble trop peu plausible. Ce film mérite tout de même largement un 3,5 étoiles.
Dans la filmographie de Christopher Nolan, ce film-ci est particulièrement méconnu… Et pourtant, quelle très bonne surprise ! Insomnia nous livre ici l’histoire d’un vieux flic solitaire et désabusé de Los Angeles partant en Alaska pour résoudre une affaire de meurtre sur une adolescente. Problème capital pour les non-acclimatés : le soleil ne se couche jamais en cette saison… Ainsi se déroule un thriller absolument palpitant, bien rythmé grâce à une réalisation et une mise en scène absolument maîtrisées par Nolan, une photographie superbe, et un scénario original et plus complexe qu’on aurait pu le penser en lisant le synopsis. Ce dernier parvient à s’éloigner du thriller classique sur certains points (et c’est pour le mieux !), ainsi l’intrigue maintient notre attention de bout en bout. Le tout dans une atmosphère pesante, déroutante voire angoissante par moments. Le duo d’acteurs Al Pacino / Robin Williams est exceptionnel, chacun parvient à donner de la densité à son personnage et chacun le joue très bien ! Les seconds rôles ne sont pas en reste, notamment Hilary Swank qui se défend admirablement. Il est à noter par ailleurs que ce film est adapté du Insomnia de 1997 avec Stellan Skarsgård dont je n’hésiterai pas à le regarder par la suite. En bref, une excellente découverte qui mérite une excellente note !
Thriller original. Malgré le casting 5 étoiles , j'ai trouvé que Robin Williams n'était pas crédible dans ce rôle et qu'Al Pacino en faisait le minimum.
De plus l'intrigue ne dure pas bien longtemps , ce qui est dommage dans un thriller. Cela se répète beaucoup et la tension est inexistante... Sans parler du scénario qui est tiré par les cheveux.
Deux flics de Los Angeles, Eckhart et Dormer, sont envoyés au fin fond de l'Alaska pour aider la police locale à trouver l'assassin d'une jeune fille. Sur place, ils découvrent un lieu morne où le soleil ne se couche jamais. En essayant d'arrêter l'assassin, Dormer, qui n'a pas dormi et qui en veut à son coéquipier d'être prêt à témoigner contre lui dans une affaire de fausses preuves, tue son coéquipier. C'est le début pour lui d'une descente aux enfers. Avec sa lumière glauque voire maladive, et cette façon de dévitaliser les mouvements de caméra à mesure que le personnage joué par Al Pacino perd sa lucidité, Insomnia est l'un des Nolan les plus mémorables sur le plan visuel, d'autant plus que les choix du réalisateur ne semblent pas gratuits ici, mais se justifient véritablement dans le déroulement de l'histoire. Il y a ainsi de belles trouvailles, dont notamment la scène de course-poursuite en plein brouillard, qui est inoubliable. On ne peut pas en dire autant du scénario qui, s'il tient en haleine et parvient à troubler en donnant beaucoup de place à l'assassin de la jeune fille, se fonde tout de même sur un problème éthique assez banal dans le cinéma américain : faut-il ou non se substituer à la justice quand celle-ci est impuissante ? Nolan a toutefois le bon goût d'être légaliste ici, et de revisiter quelque peu le mythe du justicier solitaire. Si l'on ajoute un casting impeccable, cela contribue à faire d'Insomnia un polar d'excellente facture, discrètement auteurisant et, en tout état de cause, largement supérieur aux épopées ampoulées réalisées par Nolan ces dernières années.
Après-midi de canicule, nos sens sont émoussé, la lumière est trop forte, voilà les conditions idéales pour se mettre dans la peau du flic Dormer et revoir une nouvelle fois Insomnia. Un film intemporel, un policier expérimenté et lassé, mais ici les conditions extrêmes de l'Alaska ajoutent une épaisseur à toute intrigue de ce genre. "Soit on est né ici, soit on y est venu parce que l'on a quelque chose à cacher"…. Tout est dit par la tenancière de l'hotel… qui n'est pas née ici … Le duel psychologique entre Williams et Al Pacino est un moment de cinéma que l'on garde en mémoire plus que leur bagarre finale. Je n'avais pas complètement adhéré la première fois au personnage de l'écrivain psychopathe tenu par Williams, mais en fait sa logique démente est un défi constant pour son ennemi, embrumé par l'absence de sommeil. Leur rencontre fait penser bien sur à celle mythique De Niro/ Al Pacino dans Heat: la même intensité, le même détermination, le bien contre le mal. Mais ici la brume, les horaires impossibles faussent les repères, La jeune inspectrice, impeccablement tenue par Hillary Swank, rencontre son idole, objet de sa thèse de flic, en vrai, puis en découvre ses failles, spoiler: et au final sa grandeur d'âme malgré: "reste fidèle à tes intuitions" . Quel coup de génie de Nolan d'avoir exploré le genre thriller. Dès la première scène,comme dans Shining, on est brutalement immergé dans un univers clos et sans issue. Ce metteur en scène, à l'instar de Kubrick, peut aborder des genres très différents et en faire des pièces uniques et mémorables. L'insertion au montage d'images ultracourtes est une illustration réussie de la distorsion mentale que subit Dormer. On retrouvera ici les prémices d'une technique utilisée dans Oppenheimer. Un grand film décidément une fois de plus; DVDvo 3 - aout 23