Insomnia
Note moyenne
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576 critiques spectateurs

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Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2020
J’ai trouvé ce film grandiose ne serait-ce que par le duel qui l’anime. L’enquête ne sera en réalité qu’illusoire, ce qui nous occupera est de savoir qui prendra le dessus entre Al Pacino & Robin Williams. Le premier était dans un rôle qui lui est habituel de policer peu scrupuleux. Al Pacino est dans ses grandes heures et comme souvent, il oscille entre la frontière du bien et du mal, rendant l’inspecteur mystérieux sur ce qui le motive réellement. Et le second qui a contrario est dans un personnage beaucoup plus sombre que les comédies auquel il est habitué. Cependant, Robin Williams s’en sort merveilleux bien. Son interprétation du tueur dérangé est bluffante. On va se laisser prendre dans ce combat psychologique entre eux. Alors que chacun semble à son tour prendre le dessus, qui aura le dernier mot… Au milieu de tout cela, on aura une Hilary Swank qui parvient tout de même la belle performance d’arriver à exister. Le lieu de l’enquête en Alaska ne va pas être anodin. En effet, il ne fera jamais nuit. Cela va beaucoup perturber l’inspecteur. Il souffrira d’insomnie qui le fera sombrer lentement. La manière dont s’est filmé rend particulièrement bien ce sentiment. INSOMNIA vous tiendra éveillé durant les 2h qui vous sépare de l’issue finale.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2020
La mention ''Christopher Nolan scénariste et réalisateur'' suffit amplement à donner à un projet un intérêt et une sûreté nullement négligeable. Que cela soit du côté de la magie avec *Le Prestige* ou des rêves avec *Inception*, Nolan à toujours su le long de sa carrière proposer des récits innovants, trompeurs et maîtrisés. En 2002, après le succès de *Memento* et son invitation labyrinthique dans la peau d'un amnésique, Christopher Nolan se voit confier la réalisation de *Insomnia*, remake du film du même nom signé Erik Skjoldbjærg. Mais là où le long-métrage part déjà perdant, c'est que Nolan n'est pas crédité au scénario. Et après ça, tout s'enfonce !

Dans *Insomnia*, l'inspecteur Will Dormer (Al Pacino) et l'inspecteur Hap Eckhart (Martin Donovan), deux enquêteurs réputés de Los Angeles, sont envoyés en Alaska pour résoudre un crime. Mais au cours de l'enquête, en plus de ne pas pouvoir trouver le sommeil, Will Dormer va devoir cacher coûte que coûte un lourd secret qui pourrai ruiner sa carrière.

Si tant ce polar nordique au cœur d'un Alaska qui ne trouve plus la nuit s’avère intéressant dans son propos de départ, il n'est pas assuré qu'il en devienne passionnant. *Insomnia* n'est ni plus ni moins qu'un gros brouillon sans réel intérêt, si ce n'est celui de remettre au même niveau deux hommes au statut indéniablement différent. Est-ce l'absence de Nolan au scénario qui rend *Insomnia* somnolent ? Des personnages caricaturales et sans profondeur; de nombreuses scènes à l'écriture bâclées; et un scénario général dont, personnellement, j'ai du mal à tirer une réel conclusion un tant soit peu intéressante. Dans ces paysages très *Twin Peaks* qui rappellent encore une fois la beauté et l'étrangeté de ces forêts absorbé par la brume, l'enquête de *Insomnia* ne prend clairement pas matière et sombre dans une démonstration agaçante d'un Al Pacino campant un enquêteur expérimenté, douteux et insomniaque. Mais comme cité plus haut, je retiendrais surtout du long-métrage cette proche et intime confrontation entre deux hommes, qui dans la ''mythologie'' du polar, doivent normalement s'opposer et se pourchasser.

La faiblesse récurrente de mise en scène de la part de Christopher Nolan n'est plus un secret pour beaucoup de personnes. Mais le britannique à toujours réussi à passionner pour ses récits renversants misent en image par une réalisation très académique, mais passable. Par contre dans *Insomnia*, Nolan est à l'image du scénario : brouillon et agaçant. Finalement, on ne comprend que peu de choses de ces nombreuses scènes amers. Il n'y a pas de fulgurances, pas de renversements ou autre mise en abîme qui aurait pu au moins nous immerger un peu plus dans ce polar (mis à part cette fameuse scène au cœur d'un brouillard asphyxiant). La faible enquête avance et les cernes d'Al Pacino se dessinent de plus en plus. Tout ça se regarde, mais ça ne passionne pas.

Evidemment très déçu de ce *Insomnia*. Mon long cycle de découverte du cinéma de Christopher Nolan touche à sa fin - en attente de *Tenet* en juillet 2020 - et ce finaliste *Insomnia* n'a pas vraiment déroger à mes attentes : l'absence de Nolan au scénario (c'est un fait), mais aussi à la réalisation, et ça c'est plus étonnent !
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2020
Thriller brillant centralisé autour d'un huit clos naturel porté par deux très grands acteurs. Une réussite.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2020
Enfin après trois navets aujourd'hui, un chef-d'oeuvre comme le cinéma américain peut nous donner parfois. Dès le début on plane a l'image du petit avion qui amène Dormer (Al Pacino) à Nightmute en Alaska. Je n'ai jamais vu Robin Williams avec un air aussi méchant et menaçant. Casting parfait, intrigue incroyable, excellent scénario et utilisation étonnante des ressources naturelles pour le lieu de tournage. Ajoutez à ça une superbe B.O. de David Julyan (The Descent). Pas la peine que j'en dise plus, quand il s'agit de grands films je suis toujours plus sobre, je préfère critiquer les navets !
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2019
Deux très bonnes idées font l’intérêt de ce film (un remake). D’abord situer le film dans une ambiance très particulière : l’Alaska pendant les jours d’été et ses « nuits blanches » ; ce climat, cette ambiance, baignent le film et influent sur les réactions et comportements du personnage principal, bien campé par Al Pacino, qui a probablement dû s’infliger lui-même quelques nuits blanches pour apparaître ainsi au bout du rouleau. Ensuite mettre sur un même plan le policier et l’assassin, chacun détenant sur l’autre de quoi ruiner sa vie. Avec une réalisation efficace et un rythme soutenu, cela donne un vrai bon polar noir.
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2019
Bien qu'intéressant, le film manque d'ambition et sous-exploite son scénario et ses acteurs, délaissant l'antagoniste joué par Robin Williams sur la touche.
cinéman
cinéman

49 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2019
On a le grand plaisir de retrouver Al Pacino et Robin Williams ensemble et le charme d'une île jonchée de nature où la nuit ne tombe jamais… L'insomnie de Pacino est d'ailleurs la seule grande originalité du film... En effet, le scénario, basé sur un chantage réciproque des deux protagonistes, ne casse pas des briques. On ressort de ce film un peu perplexe, sans vraiment regretter de l'avoir vu, mais sans s'être senti enivré par une histoire passionnante.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2019
Au-dessus des étendues gelées flotte un petit avion que la caméra parvient à saisir dans son mouvement rectiligne. Ces plans magnifiques se voient pourtant heurtés par des flashs à la signification encore obscure, des perturbations dans la linéarité du geste. Car tout le cinéma de Christopher Nolan pourrait se résumer en cela : la quête d’une perfection du geste, et les obstacles qui nuisent à sa concrétisation. Insomnia s’empare des brouillages dus à l’absence de sommeil pour mieux allégoriser les aléas d’une conscience qui ne peut dormir en se sachant souillée, corrompue, rongée par la culpabilité. Le héros face à lui-même. Le héros confronté à son ombre destructrice et avec laquelle il s’efforce de cohabiter, jusqu’au point de non-retour. Chevalier noir, Will Dormer – au nom symptomatique – est embarqué dans une enquête cathartique qui rend concrets ses démons intérieurs : il suffit de le voir errer sur cette plage recouverte de brouillard, comme sur un champ de bataille ou dans une zone intermédiaire entre la vie et la mort, pour comprendre l’ambition du cinéaste, à savoir la repentance d’un homme qui, seule, lui permettra de trouver l’harmonie, au détriment (peut-être) de la gloire. Car la grande intelligence de Nolan consiste à insérer une chasse à l’homme dans le cadre d’un récit de transmission : le grand policier venu de Los Angeles représente, aux yeux d’Ellie Burr, une figure paternelle, un modèle à imiter. Et la clausule du métrage restaure, dans cette noirceur humaine sur paysages illuminés, l’équilibre des forces et la justice. Tout Insomnia est obsédé par l’idée de rendre la justice, de l’enquête elle-même jusqu’à la discussion entre Dormer et la femme responsable de l’hôtel. Le microcosme de Christopher Nolan ne semble pouvoir vivre de façon détraquée : le chaos agit pour, à terme, rebâtir du sens, refonder une humanité vierge de toute tache. Choisir l’Alaska comme cadre porteur de l’action achève le geste : du blanc initial au blanc final, en passant par des teintes noires et rouge sang. Une œuvre brillante.
mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2019
Un thriller techniquement bien ciselé par Christopher Nolan mais qui aurait gagné à s’éloigner de la bonne morale américaine et de ses grands principes. Al Pacino joue toujours de la même manière et Robin William est peu crédible en psychopathe. L'ensemble reste bon.
rocky6
rocky6

47 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2019
Christopher Nolan signe un brillant thriller. Un film d'atmosphère servi par un casting brillant (mention spéciale à Al Pacino remarquable en policier torturé en manque de sommeil). Un formidale jeu de chat et de souris entre un tueur méticuleux et un policier à la dérive. Le scénario est malin et l'ensemble est mis en image avec talent par Nolan. En outre les décors de l'Alaska magnifie encore l'atmosphère du film. A voir ou revoir !!
Perrine
Perrine

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2019
Insomnia de Christopher Nolan est un bon film mélangeant enquête policière et psychologie.

Enfin un film policier nous donnant une bouffée d’air frais et nous changeant des bons vieux arabesque ou films basés sur les livres d’Agatha Christine.
Ici, on retrouve (spoiler)
un policier torturé par le meurtre de son coéquipier et mis face à un dilemme.
Cela implique donc un sérieux manque de sommeil et donc un policier avec un mental qui tend à faiblir.

Nolan nous montre donc à travers ce film qu’il est toujours aussi bon en matière de psychologie humaine et arrive à faire en sorte que l’on ne s’ennuie pas en réussissant, en plus de ça, de nous faire tenir en haleine alors que l’on connaît le meurtrier.

Un film policier que je conseille chaudement
3,5/4
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2018
Le thriller de Christopher Nolan vieillit plutôt bien, même si le sujet ne brille guère par son originalité. Tout repose sur son atmosphère et les acteurs. La fatigue et l'abrutissement liés au climat de l'Alaska se font bien ressentir à travers Al Pacino, fascinant. Le contre-emploi de Robin Williams n'est pas une si mauvaise idée, l'acteur jouant une note connue avec sa candeur mais cette fois au service d'un tueur glaçant. Et Hilary Swank parfaite. Un beau trio que l'on a plaisir à voir à l'écran.
Et puis Nolan donne une ampleur iconique aux spectaculaires paysages nord américains, lumineux mais sombres en même temps. Son film n'atteint pas la réussite d'un "Silence des agneaux" mais il est tout de même plaisant à regarder.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2018
Nolan est incorrigible et nous pond des effets de style qui tombent à l'eau. Heureusement il reste le scénario qui sans être exceptionnel reste assez bon, sauf le dernier plan où il ne manque que les violons et l'hymne du FBI. Le montage n'est pas toujours bien maîtrisé et on est parfois un peu paumé. Si l'interprétation d'Al Pacino est un véritable sans faute, on ne peut en dire autant de celle de Robin William, très décevant, on peut même dire qu'il n'est pas à sa place dans ce rôle, quant à Hilary Swank elle apporte un peu de fraicheur à ce film mais on ne sait rien d'elle, c'est juste une flickette et point barre (dommage). On appréciera aussi le tout petit rôle de la douce Maura Tierney en gérante d'hôtel.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 574 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2018
Un film assez fort avec des acteurs bien dans leur rôle. C'est un vrai Thriller avec ce qu'il faut d'ambiguïté, l'histoire n'est pas trop complexe spoiler: et la morale sauve au final
. Le principe de l'insomnie qui embrouille l'esprit est bien rendue, j'ai cependant quelques réticences sur cela spoiler: il me semble qu'il aurait du avoir une solution pour enténébrer la pièce ou alors j'ai rien compris
. Un film qui me laisse l'idée d'une réalisation vraiment aboutie mais d'une noirceur trop importante dans plusieurs des personnages peu compréhensible sinon par une désespérance latente au final dérangeante. Le film dépeint cette noirceur sans échappatoire, sans vraie explication.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 juillet 2018
Un thriller policier lent à visionner, encore plus inintéressant que « Memento », un réalisateur qui ne m’a jamais pris aux tripes par ces histoires classiques individuelles, au rappel de “The Dark Knight », d’ailleurs, c’est le remake d’un film suédois au lointain souvenir non mémorable. L’histoire d’un obscur flic tuant son partenaire au cour d’une intervention, un salopard traînant des casseroles se cachant derrière sa fonction au service de la loi, il fera tout pour camoufler son erreur meurtrière par des coups bas. Comparé à l’original de 1997, l’Alaska est un terrain idéal pour compenser le déplacement de la géographie suédoise, une version américaine qui corrige toute l’immoralité perçue comme un défaut et rend plus sain la lâcheté d’un personnage dans sa faillibilité pathétique, la durée est allongée de 20 minutes supplémentaires avec une scène haletante d’action poursuite du tueur dans l’eau sous les rondelles de bois. Ça reprend le principe de la reprise des mêmes scènes rajoutant du méli-mélo et la morale qu’un mauvais flic ne l’est de son vivant et ne deviendrait bon qu’une fois dans la mort de l’exercice de ses fonctions, bien conforté par le mutisme sans témoin, le changement du mot de la fin est la rédemption.
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