L'Echine du diable
Note moyenne
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185 critiques spectateurs

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Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2020
Un petit drame fantastique d'épouvante sous le soleil espagnol de Guillermo Del Toro. Un orphelinat catholique troublé par un passé douteux hanté et par la guerre civile d'Espagne où sont réfugier des enfants, une prof, un médecin et un couple où Eduardo Nogeria, parfait, un ancien petit orphelinat, alors victime de son passer cherche à se venger ou à se repentir, ou chercher l'or. Toujours entre poésie et horreur, le cinéaste s'affairait déjà à son idéal du cinéma. Triste, étrange, frissonnant, sanglant, poétique.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2020
Un peu déçue mais je reste intéressée par l'univers de Guillermo Del Toro parce qu'il y a de l'intensité et de la beauté dans les images.(Le labyrinthe de Pan reste son chef-d'oeuvre absolu.) Les enfants sont émouvants et Del Toro dénonce toujours le sort réservé aux plus faibles. J'aime l'absence de mièvrerie de ses films. Cet orphelinat situé dans le désert est le théâtre d'une sorte de western, l'ambiance est prenante comme toujours.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 novembre 2019
Un enfant mort, une bombe et la guerre d’Espagne. Il y a quelque chose en trop ...
On comprend bien qu’il y a une guerre aussi dans les sous sol mais j’ai du mal à être captivé et le fantôme qui n’apparaît que sporadiquement ne fait pas tellement avancer l’action.
Déçu.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2019
Dans le genre film fantastique sanguinolant, pas mal, sans plus, surtout la première moitié. Les bains de sang de la seconde moitié ternissent un peu le propos par leur gratuité, mais on doit reconnaitre une narration de qualité, ainsi qu'une photo avec des cadrages et des couleurs au top. Les allusions à la guerre civile espagnole ont paru ici très secondaires.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2019
Troisième Guillermo Del Toro, L'Echine du diable est le premier à nous montrer ce dont le réalisateur est vraiment capable, signant là le premier grand film de sa carrière. Sorti de l'absence de budget de Cronos et du manque de contrôle sur son oeuvre de Mimic, il peut enfin s'exprimer et s'épanouir sur sa première histoire véritablement personnelle, porteuse de ses thématiques habituelles qu'il développe librement au sein de sa culture natale.

Et si Mimic avait été réajusté par le succès de Blade 2, c'est Le Labyrinthe de Pan qui fait écho à L'Echine du Diable dans la carrière de l'auteur, qui n'a eu de cesse depuis d'exceller dans ces fameuses thématiques touchant au fantastique, aux contes, à l'enfance face au danger, ici la guerre, et qui se sauvera par son imagination débordante et son innocence propice au pardon (pas sûr que le pardon s'applique à cette fin brutale), quitte à rester bloquer à vie dans ses rêves (Pan, bonjour).

Et si l'on pouvait croire que la menace viendrait des fantômes, il semblait évident, au commencement du film, que c'était une diversion pour cacher le véritable antagoniste de l'oeuvre : il ne peut y avoir d'enfant mauvais comme méchant d'un film de Del Toro, c'est physiquement impossible. Aussi vrai qu'un Tarantino ne peut se produire sans avoir gaspillé des litres de faux-sang, l'enfant selon Del Toro est sauveur (la bande d'orphelins de ce film) ou sauvé (Mako Mori dans Pacific Rim), héros ou victime. Il ne peut être le véritable méchant de l'intrigue, et sera toujours l'objet d'une dissimulation du véritable antagoniste, adulte monstrueux ou simplement en lien avec la guerre (mercenaire, soldat, prince), qui l'a perverti.

Leur portrait est d'ailleurs très souvent manichéen, stéréotypé (voir le beau-père du Labyrinthe de Pan), là où L'Echine du diable parvenait à nous dépeindre une vision très nuancée du personnage d'Edurado Noriega, certes pervers et manipulateur mais suffisamment humain (dans toute la faiblesse que cela sous-entend) pour commettre des erreurs qui le rendront justement le bad guy de l'histoire, violent et injuste, objet de la haine du spectateur et de sa surprise lorsqu'il comprendra que la figure du beau-gosse hispanique sera finalement l'interprète de la pourriture de l'histoire, si laid intérieurement qu'il serait capable de tuer des gosses pour des lingots d'or brûlés.

Une profondeur de personnalité qu'on retrouve dans quasiment tous les personnages présents à l'écran (et qui ont un rôle décent dans l'intrigue); entre la pauvre veuve en quête de tendresse et cette figure paternelle frustrée par son impuissance sexuelle, deux meneurs d'intrigue desquels découlent toute une ribambelle de personnalités juvéniles de moins en moins caricaturales à mesure qu'avance le film, l'on sera forcé de reconnaître un gouffre entre cette oeuvre et ses deux films précédents.

Que s'est-il passé pour que Del Toro maîtrise à ce point son écriture, lui qui ne brillait auparavant que par son style visuel (encore que Cronos viendrait presque me faire dire le contraire)? Parce qu'en plus d'une écriture très convenable (bien que le scénario sera finalement trop simple, il est vrai), L'Echine du diable brille aussi et surtout par sa magnifique photographie, alternance sublime de couleurs chaudes et de moments de sueurs froides, représentation désespérée des répercussions causées par la guerre sur le paysage, les hommes, les âmes.

On se surprendra à frissonner quelques fois, à tomber complètement dans l'oeuvre, à se voir happer par elle; ne vous attendez pas, comme pour Crimson Peak, à un film d'horreur. L'Echine du diable n'a de sens qu'en le prenant en tant qu'expérience visuelle dramatique teintée d'horreur et de fantastique, dont le but n'est pas le sursaut absolu mais plus l'attachement à ses personnages, à son intrigue, au passé de chacun, à cette volonté de déceler tous les éléments de l'énigme pour enfin comprendre les enjeux qui se déroulent dans cet orphelinat si particulier, miroir brisé de ce que pouvaient être ces braves gens avant la venue de la guerre.

Il n'y a pas de mauvaise personne dans L'Echine du diable, juste de mauvaises réactions conduisant à des comportements affreux. La fin, émouvante, conclura avec virtuosité la beauté du spectacle, peut-être un poil trop simpliste dans son déroulé et son intrigue pour atteindre la note supérieure. Un grand film cependant, qui donne de grands espoirs pour les films suivants de l'artiste. Et c'est en les connaissant qu'on se réjouit d'avoir vécu à l'époque de réalisateurs tels que Guillermo Del Toro.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2018
Une intrigue qui se tient, sans l'aide d'aucun raccourci ou facilité, dont le final répond parfaitement à la question du film : "Qu'est-ce qu'un fantôme ?". Une réponse mêlée de philosophie, d'humanisme et d'un regard d'enfant inimitable, L'Echine du Diable tient ses promesses. On regrette seulement la longueur du film qui compte quelques temps morts, et des effets spéciaux pas toujours au point (les explosions sont à revoir). Autrement, certaines scènes sont glauques à souhait (l'explication du syndrome de " l'échine du Diable " et ce qu'en fait le vieil homme est effroyable, et "Santi" est très réussi). Les enfants jouent bien, les dialogues ne sont pas trop copieux pour nous concentrer sur un silence parfois pesant, et quelques sursauts sont à prévoir. L'alliance des enfants vivants et spoiler: de Santi pour faire tomber le satané meurtrier de ce dernier
est une bonne idée pour dédramatiser les peurs enfantines des revenants. Même si on évitera bien entendu de mettre un jeune public devant ce film... Guillermo Del Toro est dans le registre des peurs à niveau d'enfants, dans une ambiance sombre qui est réussie, et la fin se veut intelligente et visuellement bien construite.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mai 2018
Les fantômes de la guerre civile continuera à hanter ces lieux, le théâtre des batailles sanglantes où jadis s'opposa l'Espagne politique, la tragédie provoqué par l'idéologie vainqueur de l'histoire est irrémédiable, avec une touche d'irrationnelle mélancolique, en attendant le chef d'oeuvre du "Labyrinthe de Pan".
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2018
Un Drame intense et violent réalisé de main de maître par Guillermo del Toro. Règle commune aux films du réalisateur Mexicain, celui-ci nous offre une lumière et une photographie de grande qualité.
Le scénario nous conte une double intrigue dans une ambiance fantastique savamment mise en scène.
La BO classieuse de Javier Navarrete (que l'on retrouvera avec "Le Labyrinthe de Pan ") se révèle efficace.
Ce film propose également une très belle affiche avec des enfants tous sensationnels dans les rôles principaux. Les comédiens adultes ne sont pas en reste avec les superbes prestations d'Eduardo Noriega, de Marisa Paredes la directrice de l'orphelinat, et de Federico Luppi dans le rôle du Docteur.
Cette troisième réalisation de Guillermo del Toro mérite les récompenses obtenues au Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2002.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 septembre 2017
Un des meilleurs films espagnols! Un petit bijou où tout est en osmose, le jeu des acteurs, l'histoire, la profondeur, le rythme, la réalisation, c'est un grand film !:)
Horrophile75
Horrophile75

50 abonnés 419 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juillet 2017
D'habitude, Guillermo Del Toro réalise de meilleurs films que celui-ci, à mon humble avis. Le film mise beaucoup sur l'ambiance, mais la mayonnaise a mal pris à mon goût à cause de la lenteur générale. Un film qui aurait pu être bon, malheureusement.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 novembre 2016
Guillermo Del Toro est un réalisateur pour lequel j'ai une grande affection, et "L'échine du diable" est un film important dans la filmographie du cinéaste mexicain. Toutefois, son importance est plus rétrospective que qualitative.

En effet, avec ce long-métrage Del Toro pose les bases d'un univers qu'il développera plus tard dans le reste de sa carrière. On retrouve ainsi de nombreux motifs systématiques du cinéaste : la voix-off ouvrant le récit de la même manière qu'une fable, le fantastique s'introduisant dans le réel, la question de la croyance ou encore celle de l'enfance. Le parallèle le plus frappant étant avec "Le labyrinthe de Pan", dont les similitudes vont même jusqu'au contexte politique de l'Espagne durant Franco.

Cependant, et cela est étrange étant donné qu'il s'agit de son troisième long-métrage, "L'échine du diable" souffre de tout les défauts du premier film. Del Toro semble en effet avoir tout les éléments en main afin d'offrir un film fantastique marquant, mais ne possède pas encore, et cela avec évidence, la maitrise de ses oeuvres suivantes. Néanmoins, et malgré que le film se rate sur d'autres aspects, le cinéaste démontre toute ses qualités de metteur en scène, offrant des mouvements de caméras très élégants et jouant habillements avec la lente découverte de chaque décor et de ce qu'il pourrait, potentiellement, s'y passer, économisant ses effets horrifiques, au profit d'une tension de l'image bien plus tétanisante avant des les mettre à profit là où ils seront les plus pertinents, bien que l'on évite pas le jumpscare de la serrure, profondément risible et attendu.

Et c'est là tout le problème de ce long-métrage, son écriture se révèle fade. Et bien que le classicisme du récit ne soit pas un problème, "Les autres" de Amenábar le prouvait d'ailleurs la même année, le film ne tente jamais réellement de surprendre, tout est très attendu et les personnages finissent par ne se définir que par leur archétype respectif. L'écriture du film se voudrait subtile et nuancée, mais n'est que lourde et évidente. De la même manière, le contexte politique finit, tout comme fantôme, par ne devenir qu'un point de détail, plutôt qu'un élément décisif et pertinent.

Avec "L'échine du diable" Guillermo Del Toro offre une oeuvre dont le visionnage est une obligation, ne serait-ce que pour comprendre les obsessions du cinéaste mexicain. Le long-métrage reste cependant d'une grande richesse, que ce soit thématique ou visuelle,, malheureusement exploitée avec très peu de maitrise. Une oeuvre plus annonciatrice que pertinente, qui mérite toutefois le visionnage, ne serait-ce que pour le talent pictural absolument stupéfiant qui est effectué.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 juillet 2016
Un film très bien dosé ; des moments parfois vraiment angoissants, et d'autres qui savent faire monter la tension (comme la très bonne fin dramatique). On retrouve dans ce film des symboliques que chacun pourra s'amuser à chercher, dont beaucoup sont communes aux films de Guillermo Del Toro. Les acteurs qui jouent les enfants sont très doués je trouve, à tel point que le réalisateur parvient à nous faire identifier à l'un d'eux (le perso principal). Le film passe vraiment très vite, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Ceux qui ont aimé le labyrinthe de Pan aimeront certainement celui-ci. Seul bémol (mais complètement personnel) : le surnaturel apparaît clairement dans le film un peu trop tôt à mon goût. Mais c'est subjectif, et c'est du tout petit détail.
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2016
Guillermo Del Toro fait partie d’une élite de réalisateurs surdoués, aux créations plus soignées les unes que les autres. Scénaristiquement, L'Echine du diable est palpitant, à la fois mystérieux et réaliste. En effet, le savant mélange entre le contexte guerre civile espagnole des années 30, et ce côté surnaturel lié aux esprits, fonctionne tout à fait, et à tous les niveaux. Le casting majoritairement mexicain et espagnol, est tout à fait efficace pour transmettre les émotions, et renforce l’authenticité d’un paysage déserté d’eau et d’espoir. Un message fort dévoilant une génération sacrifiée pour de vains idéaux. Ce thriller dramatique de conception sobre vaut largement le coup d’œil. 4/5
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2016
Un beau film venant du grand Guillermo del Toro. Ca raconte le quotidien d'un groupe de jeunes enfants qui vivent dans un pensionnat hanté, en 1944 (pendant la guerre). C'est réaliste, dur et assez captivant, je ne me suis pas ennuyé et le mélange guerre/fantastique n'est pas très courant dans le cinéma. Guillermo del Toro a encore réussi a faire une belle oeuvre avec ces deux genres, comme avec "Le Labyrinthe de Pan".
Nicothrash

464 abonnés 3 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
Près de 10 ans après son premier long, "Cronos", Guillermo Del Toro n'en était qu'à son 3ème film avec "L'échine du diable" pourtant déjà très maîtrisé. Au centre de son métrage, on retrouve un de ses thème de prédilection, l'enfance, qui prend place en pleine guerre civile espagnole. L'atmosphère y est très prenante et la sobriété des effets spéciaux s'avère des plus efficace, d'autant que les gamins jouent vraiment très bien à l'instar des acteurs adultes dans lesquels on retrouve Federico Luppi, déjà présent sur "Cronos". Le scénario est quant à lui bien ficelé même s'il manque de surprise et plusieurs intrigues parallèles viennent se fixer dessus histoire que l'ensemble ne s'essouffle pas, par contre ne vous y trompez pas, c'est un film traitant de l'enfance mais il n'est pas pour les enfants, le propos est quand même assez dur et Del Toro ne fait pas de concession dans ce climat de violence. Le film bénéficie en outre d'une superbe photographie et d'une très bonne mise en scène, le réalisateur démontrait déjà son grand savoir-faire en terme de fantastique et de maîtrise de l'image, une belle bobine en somme.
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