Un Polanski mineur, relevant davantage du divertissement que d’un cinéma plus ambitieux. Mais un divertissement très brillant, quoiqu’un long. Polanski mêle très bien l’angoisse et l’humour et dynamite d’une façon très jubilatoire tout ce que Paris peut avoir de pittoresque touristique pour un couple d’américains murs et installés, comme les héros du film. Il leur oppose un Paris dont s’est fait une spécialité son scénariste Gérard Brach : nocturne, insolite, interlope, un peu détraqué. Le bureaucratisme français est bien croqué, les réactions éperdues et impatientes de l’américain non francophone, pris par l’urgence, est vu avec beaucoup de vérité. Pour un parisien la vision décalée, inhabituelle, de la ville, ne manque pas d’intérêt.
Malgré quelques bons passages (les échanges entre Ford et Seigner), "Frantic" a un peu vieilli et souffre en conséquent d'un manque de rythme. Le scénario tient également du minimum syndical.
Encore un bon Polanski, que j'adore décidément. Surtout la première moitié du film d'ailleurs. Le reste est plus inégal. Très bonne maitrise du rythme pour la scène de la disparition, lorsqu'Harrison Ford est sous la douche. J'au beaucoup aimé le côté perdu du personnage, lui qui ne parle pas un mot de français (il m'a rappelé, dans un tout autre style, le personnage joué par Bill Murray dans Lost in Translation, un solitaire perdu par la barrière de la langue et de la culture).
Alors qu’il vient d’essuyer un gros revers de fortune avec l’échec commercial sans précédent de son " Pirates ", le cinéaste Roman Polanski se voit quasiment contraint de revenir à un cinéma plus proprement lucratif à la fin des années 1980. Habitant désormais en France, il trouve le moyen de réaliser un polar où un touriste américain se retrouve par méprise catapulté dans une affaire louche se déroulant dans la capitale française. A l’aide d’une star hollywoodienne comme Harrison Ford et d’un scénario qui s’inspire de manière plus qu’évidente de l’œuvre d’Alfred Hitchcock, " Frantic " promettait d’être un thriller haletant qui marcherait dignement sur les traces du maître du suspense. Pourtant, sans doute par manque d’investissement du metteur en scène envers un sujet qui ne lui tient pas vraiment à cœur, le métrage se trouve être un polar efficace, mais plutôt banal. Signé par n’importe quel autre cinéaste, personne n’y aurait fait attention. Effectivement, en suivant le précepte principal d’Hitchcock - on peut construire l’intégralité d’un scénario à partir d’une idée simple, comme un banal échange de valises - Polanski nous invite à suivre un thriller toujours sympathique, mais beaucoup trop long et manquant de matière pour passionner. Si le mystère est brillamment maintenu pendant quasiment une heure de film, on ne peut pas dire que la seconde partie soit si enthousiasmante. Se perdant souvent dans des digressions inutiles, le cinéaste noie le poisson et l’ineptie de son script dans des scènes parfois franchement insipides. Reçu avec un certain succès à l’époque (en cumulant en France plus de 1 293 000 entrées), " Frantic " demeure vingt ans après un polar d’honnête facture, mais largement en-deçà des attentes légitimes suscitées par une œuvre du maître polonais.
Rien de bien extraordinaire au niveau scénario qui reste bien classique et loin d'être palpitant ni au niveau réalisation franchement bien plate. Ce qui est intéressant sont les personnages assez communs et bien interprétés propulsés dans une histoire crédible qui offrent au spectateur un certain réalisme. Loin d'être mémorable mais pas ennuyeux non plus à regarder.
Frantic est un film bien moyen de polanski, qui à l'instar de la neuvième porte , souffre d'un dénouement assez moyen . Son point faible réside dans une intrigue qui part très bien et puis , a force de rencontres étranges et autres péripéties , finit par lasser . L'ambiance générale dans un paris loin d'être clinquant , participe incontestablement à une atmosphère pouvant effectivement rappeler les films de hitchcock , mais l'histoire manque définitivement d'intérêt que ne parvient donc pas à relançer un final somme toute bien terne.
Nous sommes loin de l'atmosphère paroxystique suggérée dans le titre... Cela n'empêche pas Roman Polanski de signer avec Frantic un authentique monument de mise en scène. Près de douze ans après Le Locataire, le réalisateur retrouve Paris qu'il dépeint une nouvelle fois comme la capitale hostile par excellence : peuplée de camés, de terroristes et de clochards, la ville est comme un personnage à part entière avec ses chambres d'hôtel froides et ses bouges sordides. Dirigeant de main de maître Harrison Ford - qui trouve ici l'un de ses meilleurs rôles car portant en grande partie le film sur ses épaules - le cinéaste révèle la toute jeune Emmanuelle Seigner, jusqu'alors inconnue. On pense à certains films d'Alfred Hitchcock dans la manière fantastique, quasiment onirique de traiter le suspense des situations. Structure brillante, réalisation sans tapages mais souvent flamboyante, musique lancinante d'Ennio Morricone, montage intelligent... Tout ceci fait de Frantic un grand film névrotique dont le malaise naît comiquement d'un scène de douche, scène dans laquelle l'absence de criminel remplace subtilement le couteau de Norman Bates. Un classique du cinéma des années 1980 qui - à la différence du Locataire - sait tirer profit de la barrière linguistique. Incontournable !
Un Polanski plutôt moyen qui nous fait croire dans sa première demi-heure, excellente, qu'on a affaire à un bon vieux polar à la Hitchcock, mais qui s'enfonce peu à peu dans une sombre affaire de querelles israélo-palestiniennes relativement banale et inintéressante. Harrison Ford n'a malheureusement pas la carrure d'un Cary Grant ou d'un James Stewart. Quant à Emmanuelle Seigner... comment dire... elle fait un peu tâche. Et le comble du comble qui finit d'enfoncer ce film, qui, je le répète, démarre très bien, dans un gloubi-boulga anecdotique, c'est la musique d'Ennio Morricone, qui signe probablement là l'une de ses moins bonnes musiques. C'est un euphémisme que de dire que je suis déçu...
Un très bon polar signé Polanski , ou on découvre les bas-fonds et les coins les plus obscur de Paris . A travers une intrigue intéressante , on est emportés dans ce Paris des années 80 , et on suit avec plaisir cette troublante enquête , rythmé par l'excellente musique d'Ennio Moricone . Un polar de qualité , malheureusement méconnu .
Très bon film et bon thriller, rappelant un film d'Hitchcock. Le scénario est bien ficellé, l'intrigue évolue progressivement et le jeu d'Harrison FORD (Dr Walker dans le film) à la recherche de sa femme mysterieusement disparue est convainquant. L'ambiance d'un Paris non "conventionnel et touristique" renforce l'intrigue. Et les rôles secondaires sonnent justes.
Seules ombres pour ce film : la "qualité" des images font que ce film de la fin des années 80 (réalisé en 87 sorti en 88) ressemble à un film des années debut 80 avec un petit budget. De ce fait, cette réalisation vieillit mal (peut être qu'une remasterisation de l'image dépoussiera ce défaut) (Peut être qu'en Blue ray c'est dejà le cas?!). Et l'autre défaut, c'est le "jeu d'actrice "d'Emmanuelle SEIGNER digne d'une prestation de "voisins voisines" (les nostalgiques de feu la 5 reconnatront).
Un bon thriller signé Roman Polanski. Harrison Ford est excellent dans le rôle de l’américain perdu à paris, prêt à tout pour retrouver sa femme qui a disparu et Emmanuel Seigner joue très bien son rôle. La musique d’Ennio Morricone colle très bien à l’ambiance du film. On retrouve aussi de nombreux acteurs français au générique : Yves Rénier en flic, Gérard Klein en concierge ou encore Dominique Pinon dans le rôle d’un clochard.