6191 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
229 critiques spectateurs
5
97 critiques
4
69 critiques
3
29 critiques
2
18 critiques
1
12 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bernard D.
129 abonnés
613 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 17 juillet 2018
Je viens de revoir sur grand écran et en version remastérisée « Bagdad café » et en dehors d’une des dernières scènes de comédie musicale/numéro de magie que j’ai trouvée un peu trop longue et surtout « too much », ce film de Percy Adlon sorti en 1988 n’a pris aucune ride … et a même bonifié avec le temps ! De la violence des rapports entre Jasmin Münchgstettner (Marianne Sägebrecht) et son mari puis de l’accueil de Brenda (CCH Pounder) soulignée par les cadrages obliques, on passe à une phase d’apprivoisement de Brenda par Jasmin qui elle a été rapidement acceptée et intégrée par toute la petite famille de Brenda, qui travaille dans ce motel miteux sur un route désertique menant à Las Vegas. L’approche entre Jasmin et Rudi Cox (Jack Palance), un ancien peintre à Hollywood, est particulièrement bien vue pleine de pudeur et de galanterie surannée. Tous les acteurs sont extraordinaires et le film est d’une douceur exquise et in fine tout le monde va y trouver son compte dans ce havre de paix « où le bonheur est à emporter » ! La photo est magnifique et la bande son d’une qualité remarquable. Vraiment un très très grand film à voir et revoir !
Un film presque plus connu par sa musique que par le reste. Et pourtant le reste!!! C'est un film magique. Il y en a trois pour moi, celui-ci, Amélie Poulain et Forest Gump. Mais je n'ai pas tout vu. Un film magique c'est un film où on ressort meilleur que quand on est entré parce qu'un petite personne a réussi à rendre beaux et importants les gens de rien!
De belles personnes et pourtant au début du film c'était pas gagné! Yavait du boulot! Mais la plantureuse bavaroise est belle et rend heureux tous les gens du café. Tous les gens non ,pas Debby la tatoueuse qui est obligé de partir car elle ne reconnait plus son Bagdad: " Trop d'harmonie" dit-elle en pliant bagage.
Sortie en 1988, l’œuvre de Percy Adlon ressort trente ans plus tard dans une version restaurée. « Bagdad Café » est un film qui ne paye pas de mine à première vue. Jasmin se dispute avec son mari sur une route et atterri dans un café minable géré par une femme très autoritaire qui ne sert plus de café car personne n’a pensé à racheter de percolateur. C’est avec quelques préjugés sur les noirs que Jasmin prend une chambre dans le motel. Au fil des jours, la nouvelle venue va remettre un peu d’ordre et refaire venir les clients grâce à ses tours de magie. Le César du Meilleur Film Etranger met du temps à démarrer pour finalement respirer le bonheur à plein nez. En effet, la comédie allemande offre des moments folkloriques assez singuliers. Bagdad Café est aussi mémorable pour sa chanson « I’m Calling You » qui en hantera plus d’un même quelques jours après l’avoir écouté. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Bagdad Café est un bijoux. Un regard européen sur le fonctionnement d'un motel de routard perdu dans le désert californien à proximité de Barstow. Mais plus encore qu'une analyse sociologique, Bagdad Café est une étude ethnologique. Dans ce huit clos, toute une diversité de personnage aux personnalités fortes, subliment écrits et dont chacun apporte un élément au récit. Bagdad Café ne raconte pas une Histoire mais des petites histoires qui se croisent, se rencontrent et échangent dans un espace exiguë où l'intimité se traduit dans un cadre collectif. Mais Bagdad Café ne se résume pas à une étude. C'est un film. Un film poétique, presque irréel qui semble tellement sortir d'un autre monde mais en même temps, tellement familier. D'ailleurs, il est "rigolo" de jeter un oeil sur Google Maps, par simple curiosité, pour retrouver le motel qui a servi dans le film. Depuis 1988, l'établissement n'a absolument pas changé. A la tête de cette oeuvre magistrale, nous retrouvons Percy Adlon, un metteur en scène avec une patte tout à fait identifiable mais qui ne percera jamais à l'international (hormis ce film). Un choix délibéré ou un mauvais hasard ? Les acteurs sont tous à contre-temps. Au-delà de la sublime Pounder ou Sägebrecht, Jack Palance campe un personnage qui m'a le plus convaincu. Drôle avec ses démons intérieurs, c'est certainement celui qui représente le plus finement le spectateur. Du côté de la technique, Bagdad Café offre des panoramas et une photographie alléchante mais également une BO qui institue un relief - déjà chargé émotionnellement - à l'environnement et à son atmosphère. Bagdad Café, un chef d'oeuvre ? On s'en rapproche. Il est certain. Premier coup de coeur de 2018.
Ce film est simplement splendide car il est to uchant, plein de justesse. Le côté décalé de l'époque peint sur avec cette splendide bande son m'a transporte. J'ai été tellement heureux de découvrir ce chef d'œuvre aujourd'hui, comme un voyage dans le temps.. Des moments rares, je me suis reapproprie un passé
Bagdad Café est un film très bizarre, et du coup assez mémorable. Je ne sais d'ailleurs toujours pas quoi en penser plusieurs après l'avoir vu. Les actrices jouent plutôt bien (Marianne Sägebrecht, CCH Pounder), les autres rôles sont plutôt bien campés aussi (notamment par Jack Palance). Les personnages sont à la fois assez loufoques, mystérieux et attachants. C'est le principal point fort du film. D'ailleurs, je ne sais pas si on peut dire que l'histoire est palpitante puisqu'il s'agit essentiellement de filmer la réaction de ces personnages étranges face à l'arrivée d'un personnage encore plus étrange. Les décors, dans leur genre hôtel paumé au milieu du désert, sont marquants. La chanson « Calling You » est culte. Même si je reste un peu perplexe devant ce genre d’œuvres, il est indéniable qu'elles marquent l'esprit.
Une ambiance particulière et un certain abus de filtre jaune pour les images ! Mais pour moi ce film reste un chef d'oeuvre, tant par le jeu des acteurs que par la beauté des images et de la relation entre les deux héroïnes. Marianne Sagebrecht et CCH Pound sont en effet très touchantes. A voir, à revoir... et à réécouter, la chanson de Jevetta Steele étant d'une rare intensité.
Avis : Mon dieu c'était très pénible pour ma part. Un film ultra soporifique pas du tout captivant que je trouve bien trop surcoté vraiment je ne comprends pas, pour moi c'est un navet. Il a quand même remporté 2 César en 1989, celui du César du meilleur film étranger pour Percy Adlon et celui du César du meilleur film de l’Europe communautaire. C'est atypique certes mais il n’y a rien d'exceptionnel là-dedans et surtout rien de réellement intéressant du point de vue de l'histoire et en plus ça finit de manière assez spéciale. J'ai vraiment lutter pour le finir car je me suis royalement ennuyer, c'est un des pires films que j'ai pu voir.
Un mot sur la BO : Pas mauvaise mais elle se cantonne quasiment presque qu'au morceau Calling You de Jevetta Steele très beau soit dit en passant. Mais sinon la plupart du temps la musique est absente elle n'a pas beaucoup de présence. Ma note : 3/10 !
Le film a bien vielli....les couleurs semblent artificielles...pour être allée dans cette région..on y retrouve bien l'atmosphère de bout du monde , de désolation....une belle amitié entre deux femmes que tout sépare au dèbut...et évidemment une musique sublime qui a fait le succès de ce film d'un autre temps....
Ce film n'est pas à la hauteur de sa réputation malheureusement. La musique (que tout le monde connait grâce à la radio) est multirediffusée pour donner un mal de crâne que nous avions déjà en essayant de comprendre le scénario. De longs plans des décors, des dialogues soit inexistants soit interminables, un final qui n'en est pas un (car il ne répond en rien aux enjeux du film : spoiler: la nouvelle venue germanique serait-elle un homme en réalité ? Le café continuera-t-il à bien marcher ? Brenda gardera-t-elle bonheur ou retombera-t-elle dans la tristesse ?... Autant de questions qui restent sans réponses... ). Les acteurs sont bons mais le film manque de punch et de cohérence dans son scénario, fort dommage... Nous noterons que le film se révèle plus intéressant sans cette fin bâclée qui agace en nous forçant à rester sur notre faim... Bref : film passable pour un drame qui aurait pu être plus ambitieux, et fin catastrophique font de Bagdad Café une petite déception...
C'est fou parfois comme un film où il ne se passe pas grand-chose peut s'avérer être parfois un bijou... « Bagdad Café » en fait incontestablement partie, et ce même si on pourrait assez facilement contredire mon affirmation précédente. Il n'y a pas d'action à proprement parler, mais en ce qui concerne la dynamique du récit, notamment ce qui touche l'interaction des personnages ou lorsqu'il s'agit d'utiliser à bon escient ce décor incroyable, presque « beau » et étrangement poétique, on prend beaucoup de plaisir et le charme opère merveilleusement. D'ailleurs, plus le récit avançait et plus je trouvais celui-ci drôle, touchant, tous ces personnages désaxés pouvant irriter au départ devenant formidablement attachants, avec en point de mire une très belle histoire d'amitié, pourtant bien mal partie et en définitive incroyablement crédible, le talent de tous les interprètes, principaux (Marianne Sägebrecht, CCH Pounder) comme secondaires (Jack Palance, mémorable) font de cette œuvre un moment presque unique et finalement assez inoubliable.
César du meilleur film étranger en 1989, ce long-métrage qui acquit un statut d'œuvre culte nous embarque dans un univers étrange, poétique et facétieux. À travers cette rencontre improbable entre une Bavaroise bien en chair et une communauté d'autochtones iconoclastes vivant dans un café-motel perdu sur la Route 66, le réalisateur allemand Percy Adlon met en scène la fascination des Européens pour cette Amérique de la ruralité et des grands espaces. Une vraie réussite esthétique, doublée d'une histoire humaine bouleversante qui donne la pêche.
Ce film est exactement ce qu'il raconte, une sorte de pause lyrique nous transportant le temps d'un récit sur une aire d'autoroute où nous pouvons suivre les mésaventures de Jasmine, une touriste allemande abandonnée en plein désert par son mari, et Brenda, la propriétaire d'un café devant trimer seule pour ses enfants, délaissée également par un mari fainéant. Je ne connaissais pas Percy Adlon avant ce film et j'ai été d'autant plus surpris d'apprécier que pourtant le film a un rythme assez lent. Il y a un côté assez contemplatif, avec des dialogues assez épurés, nous offrant pourtant une certaine émotion principalement par la mise en scène mais surtout la musique qui est excellente (pour chacun des morceaux bien qu'ils soient très différents). Quelques bémols sont à énoncer notamment sur les dix dernières minutes qui nous offrent une péripétie réglée très rapidement qui donc n'a rien de bien utile (spoiler: le problème de séjour de Jasmine dans le pays ) et parfois les relations des personnages qui peuvent être destabilisantes (spoiler: les enfants qui détestent Jasmine sans aucune raison apparente avant de l'adorer ou encore Jasmine qui semble au début avoir des préjugés raciaux qui disparaîtront bien vite ). Seulement ce ne sont que des problèmes mineurs que l'ont oublient assez vite. Les personnages décris ici donnent vraiment l'impression d'avoir un vécu, une histoire. Nous ne sommes ici que pour quelques instants, faisant une pause dans notre vie pour suivre leurs mésaventures puis nous reprendrons notre route, les laissant continuer à animer ce petit café perdu dans le désert du Nevada. Un film agréable avec une ambiance intrigante que je recommande aux curieux.
Quid d'un western munichois en contrée américaine. Percy Adlon a fait ce que l'on appelle un film shaker : on ne sait pas avec quoi çà commence, la caméra est bien trop curieuse et avenante. Un mélo se détache et la comédie entre en scène. Ne pas rire au burlesque n'est pas forcément mauvais signe. Bagdad Café a beaucoup de second degré, un sens de la tragédie ratée et des faits incompréhensibles qui s'entre-choc. Rien est destiné à se mêler ensemble et pourtant on obtient un tout harmonieux. Un film shaker donc.
Bagdad Café est une belle histoire qui montre que l'amitié et la vie en communauté sont possible entre deux personnages de cultures opposées. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film et c'est vrai que la première scène est un peu spéciale mais au fur et à mesure le film se normalise. Visuellement, c'est très sympa, les couleurs et le jeu de caméra sont particuliers mais dans le bon sens. Les personnages sont intéressants et ont leur propre histoire ce qui rend l'histoire peu monotone et ajoute une pointe d'humour qui ferait sourire n'importe qui. A voir, c'est certain, mais je ne pense pas le revoir un jour.