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jamesluctor
168 abonnés
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4,0
Publiée le 27 janvier 2011
Comme toujours avec Carpenter, on est rarement déçu du voyage. Ici, il remet en cause toute la bible en proposant une nouvelle approche du christianisme, et va encore plus loin en se proposant d'étudier physiquement le Mal, d'en faire des mesures scientifiques. Du fantastique minimaliste aux possessions meurtrières, Carpenter utilise un catalogue de procédés imposant, qui provoquera la surprise chez le spectateur, ne sachant plus vraiment à quoi s'attendre tant le film repousse les règles qu'on impose habituellement. Sans toutefois parvenir à flanquer une trouille réelle, le film est un postulat fantastique intéressant, doublé de performances d'acteurs plutôt bonne. On apercevra même en Gest Star Alice Cooper (dans le rôle d'un clochard). Un bon Carpenter comme on aime en consommer.
Le maitre Carpenter dans l'un de ses plus beau film tout est réunis pour passer un bon moment,la musique stressante a souhait et 2 parties totalement différentes,la 1ere partie se veut psychologique comprendre le mal avant de le combattre et la 2eme partie excellente ou les scene d'actions se succèdent pour notre plus grand plaisir bref que du bonheur,
Il est vraiment flippant et le climax de fin laisse une impression longtemps après la vision du film!! Vous verrez après ce film vous vous sentirez obligé de faire un rêve aussi réaliste que celui de l'église!
Ce film de Carpenter m'a légèrement déçu. L'idée de base est très intéressante (opposition science/religion sur la "nature" du Mal), de même que le déroulement de l'histoire (avec une fin ouverte et assez surprenante). Curieusement pourtant, j'ai eu du mal à ressentir l'impression d'isolement et n'ai pas trouvé le film particulièrement angoissant ("the thing" est largement plus stressant). Les acteurs ne sont pas non plus très convaincant - à l'exception peut être de Donald Pleasance -. "Prince of darkness" reste néanmoins un bon film, mais loin d'égaler à mon avis "l'antre de la folie".
Suite aux déboires que John Carpenter a connu avec Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin où une grande partie du film lui a échappé à cause de la main mise de la production, il décide de réaliser un film fantastique où la production lui donne carte blanche. C'est ainsi que le Prince des ténèbres porte la marque au début du film John Carpenters' symbole de son statut de cinéaste indépendant. Le Prince des ténèbres brasse les thèmes et les ambiances que Carpenter a déjà expérimenté au cours de sa carrière: l'existence du mal (Halloween) et la contamination des personnages par celui-ci (The thing). La dimension "Carpenter" se fait sentir d'emblée avec la musique aux notes disparates et aux teintes électroniques magnifiquement composée par Carpenter lui-même comme toujours. Donald Pleasance joue une nouvelle fois pour le réalisateur de Halloween, portant l'habit d'un prêtre et se prénomme père Loomis (clin d'oeil à son film star). Tout les éléments sont réunis pour faire du Prince des Ténèbres un nouveau long-métrage qui fera date dans la filmo de Carpenter et l'histoire du cinéma fantastique. Carpenter, depuis un certain nombre d'année s'intéresse à la physique quantique et à la création de l'univers, thème qu'il va développer au cours de son film avec une grande maîtrise. C'est ainsi, qu'il va élaborer la création de l'anti-dieu, qui n'est pas le diable, mais bien l'effet miroir de dieu lui-même. C'est une sorte de métaphore des thèses physiques sur la matière et l'anti-matière. Carpenter profite de son film pour décrire un combat perpétuel entre la science et la religion (Père Loomis VS professeur Birack), débat auquel Carpenter ne semble pas prendre parti malgré une phrase assassine que balance le professeur à l'homme d'église:"Continuer à faire ce que vous faites, vous mentez bien depuis 2000ans". Ici, l'enjeu majeur du récit n'est pas de critiquer ou de dénoncer, mais d'explorer les doutes qui se mettent en place au fur et à mesure du récit pour chacun des personnages repoussant continuellement leurs croyances respectives. Carpenter profite de sa liberté créatrice donnée par la prod' pour aller jusqu'au bout de ses idées visuelles, dressant un film particulièrement sombre et brutal. Le film est réellement plaisant à voir, notamment par rapport aux échecs artistiques de certains des derniers Carpenter comme Ghost of mars et Vampire.
Un des films les plus angoissants de Carpenter:Prince Of Darkness est un huis-clos dans lequel la menace provient aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur,donnant ainsi la sensation d'une absence d'échappatoire,d'un piège se refermant inexorablement sur des personnages qui réalisent bien trop tard la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent.Ce concept et l'ambiance qui en découle évoque immanquablement Stephen King(Shining pour le huis-clos,Salem pour la ville maudite).La bande-son de Carpenter contribue grandement à cette ambiance prenante,sans parler de la mestria de la mise en scène.Un classique injustement méconnu.
Après s'être pris quelques gamelles au box-office (et s'être probablement fait taper sur les doigts par ses distributeurs), Carpenter retourne à ses premiers amours, soit le cinéma indépendant, et il en profite pour nous étaler ses nouvelles théories loufoques, inspirées à la fois des récentes découvertes scientifiques (l'antimatière à l'époque) et des traditionnelles représentations de l'apocalypse (le diable, les zombies, toussa). Bref voilà un auteur qui n'a pas son pareil pour nous sortir des histoires à dormir debout. Le scénario de "Prince des ténèbres" est une énorme bouffonnerie, entièrement abordée au premier degré qui plus est, se voulant péremptoire sur absolument tout (le Christ est un extra-terrestre sachez-le ! "De quoi vous foutre un weekend en l’air !"). Mais une fois le gaillard lancé à l'ouvrage, il est difficile de l'arrêter. Complètement à fond dans son sujet, il défend parfaitement ses idées, et en parvient à réussir son film le bougre. Petits moyens oblige, il nous pose les prémisses de l'apocalypse en plein Los Angeles, dans un décor assez pauvre (bien rendu par la photo tout de même), puis jouit à merveille du huit-clos, resserrant son cadre de plus en plus. Alors que l'extérieur est rapidement envahi par le mal, c'est paradoxalement dans le dernier refuge restant (l'Eglise forcément) qu'il parviendra à se matérialiser sous la forme la plus terrifiante qui soit (lovecraftien non ?). Plus d'échappatoire, le spectateur est pris au piège, la sauce prend complètement, la tension ne cesse d'augmenter (merci le synthé), Carpenter ballade sa caméra dans son décor tel un Lumet, la mise en scène est précise en diable : rien ne manque. Alors que le cinéma fantastique s'était remis en pilote automatique, Carpenter est venu rappeler toute son essence, le posant à nouveau comme un genre aussi fascinant qu'intelligent. Avec un pitch pareil, j'avoue néanmoins que ça ne devrait vous aider beaucoup dans votre recherche de la "vérité".
Film brut, linéaire, Prince of darkness est peut-être le meilleur film de Carpenter. Épure de film fantastique, il est l'archétype du film de genre. Unité de lieu, mise en place progressive du cadre et des personnages, puis montée vers le climax, jusqu'au "twist" final qui achève le film sur une ouverture et une interrogation. Écriture ("mise en scène") millimétrée ou tout, tant progression de l'action que psychologie des personnages, elle-même soumise à l'action - pas de scène psychologique, mais un point de vue comportementaliste, passe par l'image, le choix des cadres, des mouvements, etc. Prince of darkness et They live, tournés après l'échec de Big trouble in litttle China, sont deux films d'un cinéaste en colère qui va y puiser son énergie créatrice. Deux films simples, épurés, totalement maîtrisés, qui sont deux expressions de ce qu'aime Carpenter. Prince of darkness est une réussite totale.
Malgré des défauts de série B ce deuxième film de la trilogie de l'Apocalypse est néanmoins efficace par l'ambiance qu'il crée, le groupe dont la vie est menacée de l'intérieur et de l'extérieur (cher à Carpenter). Les scènes de meurtre sont bien faites et la musique (un peu trop présente) permet de maintenir une réelle tension. Bien qu'il soit le moins réussi des trois films, Carpenter réussit son pari de revenir à du cinéma plus noir, pessimiste, macabre, après l'échec commercial de son précédent film.
Juste après l'échec commercial des "Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin", John Carpenter décide de tirer parti au maximum de son petit budget pour réaliser ce film, peut-être l'un de ses plus terrifiants. Le réalisateur est très à l'aise et parvient à créer, avec un minimum de budget, une atmosphère angoissante dont lui seul a le secret. Même si "Prince des ténèbres" frise parfois la série Z à quelques moments, la sincérité de Carpenter quant à sa démarche est telle qu'on peut le lui pardonner. Il faut dire que ce huis-clos au sein d'une église contenant un mystérieux liquide vert devient très vite angoissant et mystérieux pour virer ensuite vers le grand-guignol totalement assumé par le réalisateur. Les décors sont soignés, la musique donne tout de suite le ton et la mise en scène distille sans cesse un sentiment de malaise grandement renforcé à chaque fois que survient une mort dans le film. Le casting, mené par un excellent Donald Pleasence, est de qualité.
Un très très grand film, avec de tous petits moyens (y compris pour le doublage français, à voir en VO!!!). Une super ambiance, ça ne fait que monter crescendo, jusqu'à tétaniser. Bien plus fort que des classiques comme L'exorciste (que j'aime beaucoup aussi). C'est vraiment un film d'atmosphère, qui de bizarre devient terrifiant. La musique est superbe pour créer l'ambiance étrange et la montée de l'adrénaline. On retrouve les mouvements de caméra amples de Carpenter. Les thèmes religieux qui sous-tendent le film de genre ne font que renforcer l'intérêt du film. Un de mes 15 films préférés.
Le chef d'oeuvre de Carpenter. Prince des ténèbres est un film profondément pessimiste mais aussi sublime en tout point. Le scénario, la photographie, la direction d'acteurs est parfaite. Le film c'est vrai avance lentement mais c'est un choix o combien intelligent de la part de Carpenter. C'est une montée en puissance du mal qui se se savoure par palliers. L'angoisse est omniprésente du début à la fin, le fameux prince des ténèbres est insaisissable. Chaque plan de ce film peut être vu comme une peinture tellement il est travaillé. A voir et à revoir !