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Prince des ténèbres
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Prince des ténèbres" et de son tournage !

Un tribut au genre

Le scénario de Prince des ténèbres a été signé par John Carpenter sous le nom de Martin Quatermass. Un pseudonyme qui emprunte au nom du personnage principal d'une série télévisée adaptée au cinéma par la Hammer Films, avec trois films majeurs du genre fantastique, Le Monstre, La Marque et Les Monstres de l'espace.

Carpenter/ Pleasence, 3ème

Habitué des maquillages et des travestissements, Donald Pleasence s'est volontiers spécialisé dans des compositions de personnages excentriques et inquiétants tout au long d'une filmographie particulièrement prolifique qui compte plus de 150 rôles. C'est la troisième fois que Pleasence tourne avec John Carpenter, après avoir interprété le docteur Loomis de Halloween, La Nuit des masques et le Président des Etats-Unis dans New York 1997.

Sous le signe de Satan

Après Assaut et The Thing, John Carpenter clôt avec son Prince des ténèbres une sorte de trilogie sur le mal et l'enfermement, fusionnant au passage les thèmes de l'assaillant extérieur et intérieur développés dans les deux autres films en présentant ici ses protagonistes progressivement possédés et bloqués dans une église par des clochards adorateurs du Malin.

Micro-budget

Après l'échec cuisant de son précédent opus, Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, Prince des ténèbres marque le retour de John Carpenter à la production indépendante. Le film a bénéficié d'un budget de seulement 3 millions de dollars et a été tourné en un temps record de 40 jours, loin des grands studios d'Hollywood, dans une petite église des bas-quartiers de Los Angeles. Cela ne l'a pas empêché de devenir un classique du genre fantastique, récompensé à sa sortie par le prix de la Critique au Festival d'Avoriaz de 1988.

Une critique sociale sous-jacente

Cinéaste engagé, John Carpenter n'hésite pas pour Prince des ténèbres à s'attaquer à la morale ou à la religion, à travers le prisme d'un cinéma fantastique qui lui permet d'oser les critiques les plus audacieuses. Tandis qu'Hollywood stigmatise un mal venu d'ailleurs, à l'image du triomphe d'Independence Day en 1996, Carpenter préfèrera toujours égratigner les ennemis de l'intérieur, comme dans Invasion Los Angeles.

Une histoire de détails

Refusant pour Prince des ténèbres toute caricature dans la matérialisation de la menace satanique, John Carpenter s'est attaché à privilégier tous les détails susceptibles d'enrichir l'atmosphère vénéneuse de son film. À côté de la partition musicale qui pose un climat oppressant et dont Carpenter est d'ailleurs également l'auteur, 3000 vers, 6000 cafards et 30000 fourmis ont été utilisés pour élaborer cette atmosphère de fin du monde.

Apparition rock

Le chanteur Alice Cooper fait une courte apparition dans le rôle d'un clochard meurtrier et suppôt de Satan. C'est d'ailleurs grâce à son manager Shep Gordon, via sa société Alive Films, que John Carpenter a pu réaliser son film.
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