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    Quinze jours ailleurs
    note moyenne
    3,3
    59 notes dont 16 critiques
    19% (3 critiques)
    31% (5 critiques)
    31% (5 critiques)
    13% (2 critiques)
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    16 critiques spectateurs

    Jipis
    Jipis

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    3,0
    Charité, stress, caprices, colères, névroses, banqueroutes, somnifères, drogues, alcool, orgueil, manipulations sont au menu contemplatif d’un acteur en décomposition tentant de se ressourcer dans une ville festive remplie d’enfants. « Quinze jours ailleurs » établi un constat réaliste autant qu’alarmant sur un milieu dont la finalité se nomme déstabilisation, oubli et dépression. Des métiers d’ensorcelés ou le copinage n’est bien souvent qu’une bouée jetée sur une épave ayant visitée toutes les pièces d’un environnement manquant totalement de structures morales sécurisantes. Du vieux metteur en scène au jeune comédien parano tout un système de façade est scanné de manière déprimante sur fond de ville éternelle imprégnée de nuits reposantes et joyeuses. Toutes les facettes thématiques de ce milieu bien particulier perdent pied ou surnagent dans un contexte ou quelques révélations porteuses d’espoirs montrent un léger puzzle d’humanité. Il y a par moments un peu de Doc Holliday dans l’interprétation de Kirk Douglas pour qui ce rôle semble être une aire de repos ou le comédien ne fait que restaurer un jeu d'acteur collant le mieux possible aux contraintes du scénario. Le cheminement un peu trop classique de la globalité de ce film moyen attise l’appétit d’une vision des ensorcelés dont quelques images judicieusement choisies apparaissent dans cet opus manquant un peu d’électricité. Par contre la toile de fond Romaine vivifiante et indisciplinée est la bienvenue.
    QuelquesFilms.com
    QuelquesFilms.com

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    2,5
    Quinze Jours ailleurs (titre assez laid) s'inscrit dans la lignée des Ensorcelés que Vincente Minnelli a tourné dix ans auparavant et dont on voit ici quelques extraits, en souvenir d'une gloire passée. Même thématique (tableau critique et satirique du monde du cinéma), même acteur principal (Kirk Douglas), mais déplacement de l'action à Rome, à une époque où Cinecittà prenait le pas sur Hollywood. Cette seconde mise en abyme ne souffre cependant pas la comparaison avec la première. Moins inspirée, moins subtile, malgré quelques répliques piquantes. Tout y est un peu trop appuyé. Les portraits du grand acteur déchu et névrosé, du jeune talent incontrôlable, du réalisateur tyrannique, du producteur avare et cupide manquent de nuances. Le jeu des acteurs également. Entre les luttes d'égo, les coups bas, Minnelli esquisse la renaissance d'un homme, mais peine à faire jaillir une émotion vraie. Il ajoute par ailleurs de la confusion et un déséquilibre en brodant un mélodrame échevelé, peu convaincant. Certains effets visuels (la course finale en voiture) ou sonores (musique envahissante) sont pompiers. Heureusement, le reste du film témoigne d'une stylisation élégante, notamment d'un soin particulier apporté aux couleurs.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Alors qu'il sort à peine du tournage des "Quatre cavaliers de l'apocalypse", Vincente Minnelli est contacté par John Houseman qui vient d'acheter les droits du dernier roman d'Irwin Shaw (Two weeks in another town) pensant que les analogies qu'il y a décelées avec l'histoire des "Ensorcelés" qu'il a produit dix ans plus tôt, permettront à Minnelli de réaliser une sorte de suite à la trajectoire de Jonathan Shields le producteur ambitieux tombé de son piédestal, héros malheureux de ce film désenchanté sur les mœurs hollywoodiennes. Minnelli se laisse séduire d'autant plus facilement que Kirk Douglas accepte d'être de la partie. A l'arrivée, le réalisateur sera assez peu satisfait du résultat final alors que "Quinze jours ailleurs", un de ses films les plus noirs, constitue sans doute une de ses plus belles réussites. En seulement dix ans, l'évolution du système des studios est patente, l'arrivée massive de la télévision dans les foyers américains ayant bouleversé la donne. Désormais, même un studio aussi prestigieux et exigeant que la MGM doit réaliser ses films en pensant qu'un jour ils passeront sur le petit écran. Les grosses productions qui étaient la plus belle vitrine d'Hollywood coûtent maintenant trop cher à produire sur le sol américain. C'est à Cinecitta que les réalisateurs de l'âge d'or essaient de ressentir encore l'illusion du faste d'autrefois. La catastrophe financière de "Cléopâtre" (Joseph Mankiewicz en 1963) qui aura failli emporter la 20th Century Fox par le fond, mettra fin au mirage de ce nouvel eldorado. C'est dans ce contexte que l'histoire d'Irwin Shaw retravaillée par Charles Schnee se déroule. Jack Andrus (Kirk Douglas) est une de ces stars déchues qui essayent de soigner leurs excès et leur perte de confiance dans les cliniques hupéées de Los Angeles. Tenter de lui redonner un semblant d'activité en l'envoyant à Rome où son metteur en scène fétiche, Maurice Kruger (Edward G Robinson), est en plein tournage, fait partie de la thérapie. Malheureusement, Andrus va constater que même déplacée à plus de 10.000 kilomètres Hollywood reste un poison pour celui qui n'est plus en odeur de sainteté. Kirk Douglas dans une de ses prestations les plus nuancées joue à front renversé son rôle de jeune producteur ambitieux des "Ensorcelés" ici transformé en acteur. Son personnage subira de la part de son mentor ce que Jonathan Shields avait infligé à ceux qu'il avait aidé à gravir les marches du succès. Avec Minnelli et Edward G. Robinson qui connaissent comme lui tous les rouages de l'usine à rêves, ils dépeignent un milieu où l'amitié au sein de la corporation si souvent affichée sous les sunlights n'est que de façade, craquelant dès qu'une parcelle de succès et de gloire est en jeu. Le constat est très amer comme le montre la scène finale d'un cynisme rarement atteint qu'il convient ici de ne pas dévoiler. Le film se montre aussi très didactique comme souvent avec Minnelli, nous expliquant par le menu comment la magie de l'illusion est confectionnée par de grands professionnels qui n'en restent pas moins des hommes avec tous leurs problèmes que souvent ils transportent avec eux comme Maurice Kruger à couteaux tirés avec son épouse (Claire Trevor) qu'il humilie en couchant avec toutes ses actrices mais avec laquelle il sait immédiatement recréer le lien sacré dès qu'il faut protéger sa position de leader au sein du studio. Un film noir donc malgré l'utilisation toujours somptueuse de la couleur par Minnelli qui la sublime quand il filme la course folle d'Andrus au volant de son bolide pris dans un tournoiement métaphorique symbole de sa tentative désespérée de se libérer de ses chaines affectives. Comme le peintre ne voulant rien dissimuler dans son tableau, Minnelli ébauche même une scène d'orgie explicite sur les mœurs de la gentry hollywoodienne qui lui vaudra quelques difficultés avec la censure. Plutôt concis, le film ne dure qu'une heure et trente minutes, chose rare chez un Minnelli qui à l'automne de sa carrière se veut économe de ses effets pour porter un regard précis et acéré, tout à la fois passionné mais aussi sans illusions sur l'entourage de son métier. Si "Quinze jours ailleurs" souvent jugé difficile d'accès et à tort peu clair quant aux motivations de ses personnages était tout simplement le chef d'œuvre de Minnelli ? A vous de juger.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Dix ans après le magnifique "The Bad and the Beautiful" (il s'agit avec "Two Weeks in Another Town" d'un turbulent et très violent diptyque sur le monde du cinèma), Vincente Minnelli revisite le milieu du cinèma pour en souligner la cruautè des moeurs! L'usine à rêve d'Hollywood s'est sèparè de son lustre au profit des studios de Cinecittà cher à Fellini! Kirk Douglas, remarquable une fois de plus, y campe un acteur alcoolique qui se voit offrir une seconde chance par un ami cinèaste campè par le grand Edward G. Robinson. Emprunt d'une nostalgie du temps qui passe, "Two Weeks in Another Town" constitue de plus une passionnante rèflexion sur le cinèma, son mècanisme, sa magie, rejoignant en cela "The Bad and the Beautiful". Minnelli confie ègalement un fort beau rôle à la superbe Cyd Charisse, aux côtès de Douglas, dont elle incarne l'ex-femme! Un très beau film qui atteint parfois et même dèpasse le contenu èmotionnel des films de Kazan, dans lesquel le mèlodrame et la fraicheur sociale s'allient à la description - souvent d'une extrême sensibilitè - d'amours aussi dètachès qu'impossibles...
    Nelly M.
    Nelly M.

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    5,0
    Voilà un film flamboyant, une histoire de deux semaines en tout, qui dévoile les coulisses du cinéma dans toute leur ambiguïté. Un vibrant milieu, axé sur les intérêts du moment. Une fabrique de girouettes influentes qui fait se sentir fauve dans des cercles de feu. Les défis manquent à Jack Andrus (Kirk Douglas) dans son repaire d'ex-alcoolique qu'un coup de fil intrigue. Assez pour désirer inconsciemment repasser ses épreuves à l'envers ?... D'abord il part en éclaireur, pour ensuite replonger tête la première. On assiste à différents vertiges, particulièrement celui du couple de "gens de cinéma". Les amours, les amitiés de haute lutte sont sur la sellette. Pareil marigot exigerait qu'on y vende son âme à force de repousser ses limites. Si les péripéties sont dures sur le fond, ce n'est jamais insupportable car adouci en permanence par une jeune beauté brune enchanteresse (Daliah Lavi). Elle est comme Jack à un carrefour, l'effet du poison en moins. La scène majeure, une balade nocturne en décapotable particulièrement décoiffante, met les nerfs à vif, divisant ensuite les spectateurs quant au choix fait par le protagoniste. Excès de cynisme pour certains et hommage à la liberté individuelle pour d'autres.
    bobmorane63
    bobmorane63

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    4,0
    Un film sur le monde du cinéma de l'époque des années 60 réalisé en Italie par le cinéaste talentueux Vincente Minnelli !! "Quinze jours ailleurs" nous raconte l'histoire d'un acteur déchu, qui a passé 6 ans dans un hôpital psychiatrique , reçoit un télégramme d'un metteur en scène avec qui il a tourné auparavant pour un doublage en Italie. Il accepte sachant que ce métier lui a fait du mal du point de vue sentimentale avec une certaine Carlotta et son travail l'a obsédé Jusqu'à la folie. Le comédien a une idylle avec une jeune Italienne et le tournage ne se passera pas exactement comme prévu. J'ai bien aimé ce long métrage dans son ensemble avec une mise en scène élégante comme souvent chez Vincente Minnelli. Il y a des scènes marquantes comme la fin sans la dévoiler. Kirk Douglas est une fois de plus sensationnel , c'est un grand acteur, le dernier des géants d'Hollywood, qui donne la réplique à l'excellent Edward G. Robinson, coté féminin, la présence de Cyd Charisse et Claire Trevor. Une oeuvre qui se suit avec passion pour un cinéma d'autrefois.
    Fabien S.
    Fabien S.

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    5,0
    Un très beau film avec Kirk Douglas. Un chef d'oeuvre. Un bon moment de cinéma. Un magnifique mélodrame.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Après une première vision lointaine de quelques années qui m'avait laissé un avis peu estimable envers ce film, une deuxième l'a un petit peu amélioré même si c'est encore loin d'être ça. Il faut pas s'en cacher cette sorte de suite des "Ensorcelés" souffre de très nombreux défauts. Passons sur une histoire qui parfois s'égare un peu pour se concentrer sur une Cyd Charisse qui n'a jamais paru aussi laide. Il est vraiment impossible de comprendre comment le personnage de Kirk Douglas a pu s'enticher d'elle dans le passé. On est loin de la superbe créature qui faisait fondre Robert Taylor, et le spectateur par la même occasion, dans "Traquenard". C'est surement le grand point faible de ce film. Quand au personnage de George Hamilton, il est fade au possible, et celui de Rosanna Schiaffino, franchement inexistant. Reste tout de même de très grandes qualités qu'on ne peut enlever au film, à savoir l'interprètation grandiose d'Edward G. Robinson très en forme, la stature charismatique de Kirk Douglas qui parvient sans mal à s'imposer tout au long du film et quelques belles séquences, en particulier celles trop rares de Douglas avec la charmante actrice Daliah Lavi qui apportent quelques bouffées de fraîcheur à un ensemble parfois un peu terne. De cet ensemble qui ne fait pas partie des meilleurs films de Vincente Minnelli, reste un portrait plutôt noir et lucide du monde du cinéma qui en dépit de défauts très gênants parvient tout de même à être parfois un beau film.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Encore une belle réussite de Minnelli que ces 15 jours ailleurs, magnifiquement orchestré par l'un des maitres d'Hollywood. On est étonné par la manière d'évoquer Rome, poétique et parfois presque aérienne. Servi par des couleurs et des personnages parfois déchirants, ce film est un très beau jeu de miroirs sur la vérité d'Hollywood, et le métier d'acteur, mais qui garde aussi une forte dimension humaine. Kirk Douglas est à nouveau immense, magique dans son role, et Edward G. Robinson garde sa présence habituelle. Et même si l'on regrettera une fin pour le moins navrante, quinze jours ailleurs reste tout de même un très beau film, avec quelques moments littéralement superbes. A découvrir.
    loulou451
    loulou451

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    5,0
    Encore un chef-d'œuvre de Minnelli. Cette fois-ci, le grand réalisateur affronte de face les arcanes d'Hollywood tout en déroulant le fil tragique de son histoire qui s'embobine auprès du personnage incarné par Kirk Douglas, prisonnier de sa passion pour Cyd Charisse et amoureux transi d'une belle romaine. Le résultat est saisissant. La tragédie finit par s'imposer aux spectateurs, emportés par un vent de puissance et de maîtrise technique. Le scénario est d'une justesse inouïe. Quant aux acteurs, que dire ? Le casting est parfait, dominé toutefois par un Kirk Douglas, qui réalise là une performance d'acteur tout à fait exceptionnelle.
    Alasky
    Alasky

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    0,5
    Déçue, le film est trop confus et je n'ai pas accroché du tout..
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Un film à charge sur les coulisses du cinéma qui doit beaucoup à Edward G Robinson et Kirk Douglas qui donnent le ton, voir qui le phagocyte pour le dernier, du coup les restes paraissent un peu fade.
    Léa H.
    Léa H.

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    2,5
    « Quinze jours ailleurs » n’a malheureusement pas la belle vigueur cynique des « Ensorcelés ». Sa critique d’Hollywood est ici plus poussive, malgré des personnages attachants – en particulier l’ambigu Kruger, merveilleusement interprété par Edward G Robinson. Dans le rôle de l’acteur déchu, Kirk Douglas insuffle une dose de tragique à ce ballet du ressentiment où domine un sentiment d’amertume un peu trop démonstratif.
    bellini 2
    bellini 2

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    3,0
    Ce n'est pas le meilleur Minelli. Le scénario est plutot confus, mais les acteurs sont bons et la mise en scene flamboyante
    brianpatrick
    brianpatrick

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 711 critiques

    3,0
    C'est une histoire assez simpliste des éléments faciles à combiner. Il y a certes de bons acteurs et une belle chorégraphie mais il reste que le scénario reste faible et un peu facile.
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