Le Juge et l'Assassin
Note moyenne
4,0
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149 critiques spectateurs

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AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2020
Le Juge et l'Assassin est certainement l'un des meilleurs films de Bertrand Tavernier, le face-à-face entre Noiret et Galabru est formidable.
Ce dernier se retrouve dans un rôle ou on ne l'attendait pas forcément et il y montre tout son talent, ce film retrace le parcours d'un véritable tueur en série français parfois même surnommé le "Jack l'éventreur français" et si les noms ont été modifiés (l'assassin se nomme Joseph Bouvier alors qu'il s'agit de Joseph Vacher).
Ce fut un violeur et tueur sadique qui parcourait la France et laissa plusieurs cadavres derrière lui, il tomba grâce à l'acharnement d'un juge qui réussit à lier tous ses meurtres entre eux d'ailleurs ce film raconte surtout le lien étrange qui les réunit donc ne vous attendez pas à un film de tueur en série gore avec plein de tuerie comme dans un giallo.
Au niveau de ma note j'aurais pu mettre clairement un 4* alors pourquoi ce 3*5 tout simplement à cause de la réflexion finale que j'ai trouvé tout à fait déplacée, Tavernier aurait pu mettre de côté ses considérations politiques et songer aux véritables victimes qui ont soufferts.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2019
Ce drame décrit le parcours glaçant de Joseph Vacher (Bouvier dans le film), considéré comme l’un des premiers tueurs en série français, et les stratégies d’un juge d’instruction pour l’envoyer à la guillotine. Pour reconstituer cette affaire criminelle, Bertrand Tavernier a misé sur le contraste entre l’ambiguïté de Philippe Noiret et la folie de Michel Galabru. Ce dernier, renversant et récompensé par un César mérité, est à l’opposé des comédies alimentaires qui fleurissent sa filmographie. Rien que pour ça, « Le Juge et l’Assassin » est à (re)voir.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2019
QUE LA FETE COMMENCE. A l'assassin! au meurtrier! justice, juste ciel! le juge est l'assassin. Directs du droit pour l'anarchiste accordéoniste de dieu. Un délit d'opinion pour un ordre cynique et une morale publique. Galabru le conquérant pour finir la tête dans le panier.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Un duel magnifique entre Philippe Noiret et un Galabru qui montre qu'il est plus qu'un comique. Dans un polar historique qui reconstitue minutieusement la France à mi-chemin de la Commune et de 14/18. Jean-Claude Briali n'est pas mal non plus en procureur royaliste revenu de Cochinchine et d'un peu tout.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2019
Le Juge et l'Assassin réussit à capter la malédiction d’une terre rurale abusée dont les enfants et les jeunes gens, tour à tour violés et éventrés, apparaissent tels les témoins d’une crise politique intense. Car Tavernier a l’intelligence d’opposer le périple du bourreau désaxé qui pense, en se perdant, marcher dans les pas du Seigneur, aux entreprises de rationalisation dogmatique dont les ambitions anticléricales et antisémites divulguent mal une bourgeoisie fétide, peut-être aussi répugnante que les actes-mêmes du bourreau. En faisant de son enquêteur un amant intéressé puis un violeur, le cinéaste pose entre le juge et l’assassin un miroir dans lequel leurs deux visages viennent se réfléchir l’un l’autre. La progression du long-métrage tend ainsi à renverser les perspectives : des horreurs perpétrées par Bouvier, nous assistons dans un second temps aux stratégies d’un minable tout droit sorti d’un roman de Flaubert ou de Maupassant, d’un petit qui aimerait se faire plus gros, plus grand, plus fort, au point d’orienter à son profit le jugement d’un homme. Dès lors, Le Juge et l’Assassin s’avère aussi truculent que glaçant, mêle fort bien le grotesque d’un monde social gangrené par les codes et l’hypocrisie galopante, avec l’effroi qu’engendrent les crimes réalisés. Deux acteurs magistraux, dont un Michel Galabru qui suscite autant la terreur que la pitié : son interprétation ressemble à celle d’un personnage tragique, certain de mourir sur scène, condamné par la Fortune. C’est à la lumière de cette focalisation audacieuse que se justifie alors le principal reproche à adresser à l’œuvre, celui de tomber dans une rage idéologique aussi bouffonne que la bêtise bourgeoise condamnée ici. En prenant à la gorge son spectateur, en le matraquant de coups gauches, Tavernier perd en cinéma ce qu’il pense gagner en puissance politique. Or, un film ne doit pas être un exercice de démonstration, encore moins lorsqu’il s’agit de mettre en scène l’Histoire. Le cinéaste est grand, certes, mais l’historien est biaisé. On dira que la couleur qu’arbore le long-métrage atteste son époque de réalisation et révèle ses préoccupations. On objectera qu’il n’y a plus juste combat que le combat capable de toucher l’atemporalité, et que les décharges idéologiques font souvent l’Histoire, rarement le cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Un film magistral
Tous excellents
Un GALABRU hors concours
Écrasant litteralement ses brillants collègues
J'ai beaucoup aimé
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 novembre 2019
J'ai beaucoup aimé ce film! Galabru joue très bien et comme d'habitude, Noiret est superbe! Tantôt aimés et tantôt détestés, les personnages du film sont assez ambigus et on ne sait pas quoi en penser.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 novembre 2019
Pourquoi avoir transformé un formidable jeu d acteurs en un message politique artificiel. La conclusion en forme de comparaison des crimes commis par un détraqué et les enfants morts dans les usines gâche tout et révèle une analyse anachronique et subjective. Si Galabru et Noiret sont remarquables, le jeu de Brialy récompensé par un Oscar paraît fort pauvre... On est passionné pendant les 3/4 du film et déçu par la fin en eau de boudin. À voir une fois par culture cinématographique ...
Redzing

1 452 abonnés 4 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
A la toute fin du 19ème siècle, un vagabond viole et tue des bergers et jeunes filles dans la France rurale. Il se fait arrêter grâce aux efforts d'un juge, qui profitera de cette affaire pour tenter de faire avancer sa carrière. Bertrand Tavernier s'inspire d'une vraie affaire criminelle pour nous livrer ce film aussi profond que riche. Profond car le portrait livré des deux protagonistes est amer et social. Michel Galabru, sans doute dans son plus grand rôle, délaisse les prestations comiques pour incarner ce tueur fou et violent, parfois poète, anarchiste mais bigot, à l'air hagard, et qui rend le système responsable de sa condition. Philippe Noiret est quant à lui excellent en juge au départ pointilleux, qui adopte rapidement des méthodes discutables (manipulations de prisonnier, utilisation des médias, politisation de son affaire...) pour son prestige, et qui ne vaut finalement pas beaucoup plus que son prisonnier... A travers ce duel, Tavernier en profite pour dépeindre les inégalités sociales criantes (vagabond et France rurale vivant dans la pauvreté, ouvriers aux conditions difficiles, classe aisée totalement déconnectée...), et le climat détestable d'une France en pleine affaire Dreyfus, où l'anti-sémitisme et l'intolérance règne. Le tout sur fond de paysages naturels et montagneux de l'Ardèche, qui renforcent l'ambiance rude du film.
Philcroc
Philcroc

87 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2019
Un grand film devenu un classique avec un Michel Galabru époustouflant dans le rôle du tueur en série Bouvier, illuminé, qui defraya les chroniques dans la France de la fin du XIX ème siècle. Philippe Noiret joue en face magistralement le rôle du juge.
Tavernier signe là l'un de ses plus grands films.
Mike M
Mike M

3 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2019
Fin du XIXème, Joseph Bouvier est révoqué de l'armée à cause de ses excès de violence. Suite à ce renvoi, l'homme s'attaque à sa fiancée et tente de se suicider, en vain. Après un séjour en hôpital psychiatrique, Joseph ressort de cet endroit encore plus enragé et décide de se venger sur toutes les personnes qui croiseront son chemin en Ardèche. Non loin de là, le juge Rousseau, passionné par l'affaire, prend part à l'investigation et se met sur les traces de Bouvier. Bien décidé à le mettre sous les verrous, c'est le début d'une chasse à l'homme..
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juillet 2019
Bonjour , premièrement la fin du film est quasiment entièrement tourné à une ancienne usine qui se trouve entre Saint-Julien en saint-Alban et flaviac dans l'Ardèche à trois quarts d'heure de route de Valence, et pour préciser le gamin à la fin sur les escaliers pendant le générique ett bien c'est moi j'avais 9 ans on peut également m'apercevoir en a une deuxième fois contre une calèche au moment Isabelle Huppert passe et chants pour se diriger vers le portail il y a également ma sœur qui a acheté pack laver 7 ans une petite blonde sous le drapeau français à côté d'une fille un peu plus âgé d'une quinzaine d'années, voilà sinon j'en ai encore des souvenirs ça a été 2 jours formidables et pour le film je trouve qu'il est très bien tournée.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2018
Grand film de Tavernier entre un juge et un assassin sur fond de lutte sociale très marquée à la fin du XIX siècle. Galabru est remarquable et perce l'écran à chaque apparition et Noiret est bien fidèle à son habitude. L'assassin qui se disait une victime des bourgeois et des prêtres a commis 12 meurtres atroces de jeunes bergères durant son périple dans la campagne française mais peut on les comparer au 2500 enfants morts dans les mines et autres usines durant la même période ....
fooker95
fooker95

11 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2018
Attention aux âmes sensibles, ce film est particulièrement effrayant même s’il ne recèle pas d’image choquante. La scène du chant de Jean René Caussimont (pas certain de l’orthographe...) est absolument magnifique. A côté de Galabru, Hannibal Lecter paraît mignon.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 mai 2018
J'ai trouvé la première heure un poil longuette. Le périple de Bouvier est lassant. La seconde heure est plus intéressante. Un peu plus de réflexion sur les personnages. J'ai trouvé les acteurs meilleurs. Un peu moins "pressés". Sinon j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à l'un ou à l'autre des acteurs. Ils passent et repassent inlassablement. Les scènes sont fugaces. Sinon il est intéressant de comprendre un peu la médecine de l'époque et également du rôle que tenait un juge d'instruction. Les enquêtes n'étaient pas donnés aux gendarmes mais aux juges directement. Bref, à voir mais bon sans plus.
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