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Le Juge et l'Assassin
note moyenne
3,8
718 notes dont 114 critiques
28% (32 critiques)
34% (39 critiques)
25% (28 critiques)
11% (12 critiques)
2% (2 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Le Juge et l'Assassin ?

114 critiques spectateurs

Davidhem

Suivre son activité 59 abonnés Lire ses 335 critiques

5,0
Publiée le 24/11/2008
Un an après le film nommé "Que la fête commence", Bertrand Tavernier et son acteur fétiche Philippe Noiret collaborent à nouveau dans un film sombre qui relève du drame psychologique. Le film en lui-même atteint les plus grands sommets du film noir Français. Dans ce long-métrage, personne n'est ni tout blanc ni tout noir. Le réalisateur décide d'organiser un duel entre Philippe Noiret dans le rôle d'un juge ambitieux et cynique à un tueur en série peu commun et empreint à l'illumination formidablement interprété par Michel Galabru dans un rôle dramatique où l'acteur trouve enfin le moyen d'exprimer la plénitude de son immense talent. Ce film en plus de posséder des acteurs talentueux propose de plonger dans la misère humaine de la fin du dix-neuvième siècle. Le réalisateur dispose en plus d'un scénario riche et dense de telle sorte qu'il ne subsiste aucun temps mort. Le film relate l'histoire d'un homme qui viole, qui tue des jeunes femmes puis qui est capturé par les forces de police et qui attend son jugement en exigeant d'écrire des articles dans les journaux pour sensibiliser l'opinion en échange de ses aveux. Le plus étrange paramètre dans tout cela concerne le malaise que provoque le réalisateur en acceptant de confronter deux hommes très différents sur le plan légal, l'un juge, l'autre criminel, mais réussit grâce à une réalisation brillante à rendre le personnage joué par Galabru sympathique malgré ses crimes horribles et le personnage de Noiret parfaitement détestable, ce dernier étant présenté comme un opportuniste prêt à tout pour monter en grade dans les plus grandes magistratures de France. A la question "Peut-on tolérer qu'un homme gravisse les échelons d'une élite en envoyant un homme à la guillotine?", la réponse du peuple est clairement "non" surtout à cette époque durant laquelle les valeurs de gauche et le socialisme prenaient leur essor. Bertrand Tavernier réalise une oeuvre brillante et intéressante dont la phrase finale qui donne à réfléchir.
ClashDoherty

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5,0
Publiée le 14/08/2008
Que dire devant telle perfection ? Acteurs parfaits (Noiret, Brialy, Huppert, on le sait, sont toujours parfaits, mais voir Michel Galabru aussi grandiose dans un rôle aussi dramatique est une merveille pour cinéphile) Il est ici bien loin du personnage de l'adjudant-chef Gerber, et on se demande vraiment pourquoi il n'a pas continué dans cette voie, car il tient ici le rôle de sa vie (récompensé justement par un César). Reconstitution minutieusement parfaite de la France de la fin du XIXème siècle, tant du point de vue social que politique. Ce film est aussi une remarquable vision d'un tueur en série fou et sanguinaire, bien que dramatiquement à plaindre. Il faut à tout prix voir "Le juge et l'assassin". Le meilleur de Tavernier avec "Que la fête commence" et "L.627". Voyez donc comment ce réalisateur est éclectique et talentueux !
MC4815162342

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4,0
Publiée le 03/06/2014
Bertrand Tavernier signe là un drame surprenant et un face à face unique entre les géniaux Michel Galabru et Philippe Noiret, Galabru que je ne connaissais qu'à travers d'excellentes comédies car les drames sont peu présent dans sa filmographie et quand on le voit dans ce film on se demande pourquoi car il est juste parfait, d'ailleurs il a remporté le césar du meilleur acteur et c'est juste carrément mérité, il est bluffant mais bon je vais pas passer la nuit là, à part ça y'a une très bonne mise en scène, une très bonne bande son, une très bonne réalisation et un très bon scénario, en gros ce film est très bon.
ghyom

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3,5
Publiée le 03/06/2014
Je n'ai pas forcément grand chose à dire sur ce film. Pas qu'il soit mauvais ou quelconque pourtant. Mais je n'ai juste pas d'inspiration particulière. Un film qui est de toutes façons à voir rien que pour la performance extraordinaire de Galabru (dont la carrière fut malheureusement trop cantonnée à faire de l'alimentaire). Noiret est comme toujours parfait. La toute jeune Isabelle Huppert est pleine de charme et de fraîcheur et Jean-Claude Brialy délicieux d'humour et de malice. Portrait de 2 fous, symboles de la société de la IIIè république : bourgeois antisémites et "bons chrétiens" respectables contre ouvriers anarcho-socialistes, plus qu'une opposition, les 2 faces d'une même pièce.
poneyexpress10

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5,0
Publiée le 25/11/2012
C'est un film intéressant par le portrait qu'il fait d'un tueur incarné par Galabru: il est magistral dans ce rôle. Intéressant aussi la reconstitution de l'époque les années 1890 en France. Le film cerne l'ambiance, les débats de société, la manière de penser, c'est une vertigineuse plongée dans l'histoire, exprimé avec beaucoup de virtuosité. Cette France se déchire entre droite et gauche déjà, conservatisme et soif de justice sociale. Les hiérarchies rappellent celle d'un autre pays, l'Angleterre victorienne, et tout est sur le point de naître. Le pouvoir de la presse, la religion puissante force de conservation, qui ne parviendra pas à écraser les mouvements sociaux (les anarchistes sont cités toujours défavorablement, alors que la société semble comme figé: mais les injustices sociales sont tellement criantes qu'ils ont un grand retentissement dans la population). Le film fait penser à une cocote minute, à l'image de l'esprit dérangé de Bouvier, qui parfois la rage au ventre, se fait déborder par ses pulsions sexuelles et criminelles, et commet des meurtres qui étonneraient aujourd'hui par leur sauvagerie. Ainsi la question de juger si il est pénalement responsable de ses actes, ou pas, c'est presque reconnaître l'homme dans sa complexité, reconnaître à travers le procès de Bouvier cette ligne de démarcation de l'ordre, la justice hygiéniste, la pensée rationnelle, séparé des pulsions qui habitent chacun, de la colère, de la folie, et cela plaide en faveur de l'anti psychiatrie, quand on voit Philippe Noiret s'abandonner à son désir pour Isabelle Huppert, avec la culpabilité que fait peser la bonne morale. Le film est très riche.
Max Rss

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3,5
Publiée le 25/08/2012
Tiré d'évènements ayant eu lieu en 1893, avec ce film Bertrand Tavernier signe un sévère réquisitoire contre la justice des castes et les excés que le pouvoir peut entraîner. Avec un Philippe Noiret impeccable comme souvent et un Michel Galabru surprenant dans un tout autre registre. A noter que pour sa prestation, Galabru remportera le César du meilleur acteur en 1977, récompense méritée. Bertrand Tavernier sera également récompensé en obtenant le César du meilleur scénario. Michel Galabru incarne un ancien sergent d'infanterie à l'esprit simple exalté. Homme au passé pesant, il va se lancer dans une cavale meurtrière dans la campagne ardéchoise... Face à lui un juge (Noiret) le suit à la trace, l'attend au tournant... Un bon Tavernier où le réalisateur lyonnais démontre une nouvelle fois son grand potentiel. Avec un Galabru impérial dans la peau d'un assassin, l'acteur de comédie populaires en surprend plus d'un avec sa composition dans ce rôle dramatique...
Julien D

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4,0
Publiée le 12/05/2012
Le troisième long-métrage de Bertrand Tavernier est connu pour le face à face entre Philippe Noiret et Michel Galabru, celui-ci dans un rôle que lui-même considère comme le meilleur de sa carrière. Comme souvent, le réalisateur oppose des êtres diamétralement opposés, un vagabond rendu fou par un suicide raté et un juge bourgeois, tout deux rendu aussi attachants malgré leur violence ou leur arrogance respective. Ici cette opposition met en avant le problème intemporel de l’objectivité de la justice rendu plus difficile encore en période de bouleversements politiques et sociaux. La France rurale de la fin du 19ème siècle, époque où s’opposaient un clergé radical à un socialisme naissant, est parfaitement reconstituée à travers une photographie et une musique splendides. En plus d’être une intrigue juridique pleine de rebondissements, cette œuvre soulève, grâce à ses excellents interprètes, des interrogations et des émotions très intenses.
SebD31

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5,0
Publiée le 16/07/2009
Galabru signe une performance exceptionnelle et inquiète le spectateur dans cet immense film. Un chef-d'oeuvre.
landofshit0

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2,0
Publiée le 21/05/2013
Certes Galabru est ici dans un autre registre de personnage, seulement Tavernier comme à son habitude n'arrive pas à humaniser ses personnages ils restent en surface et sont sommairement traités. Tarvenier veut faire du grand cinéma,mais il lui manque tout un tas de paramètres pour arriver à en faire,le plus gros étant son incapacité à les rendes vivant,dès lors il est impossible d'avoir la moindre empathie ni pour le juge ni pour l'assassin.
Estonius

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4,0
Publiée le 19/03/2018
Un grand film qui 40 ans après sa sortie est toujours d'actualité même si le contexte a changé. L'interprétation est magistrale, on avait l'habitude de voir Noiret brillant, mais voir Galabru jouer comme ça, quel choc ! Isabelle Hupert est discrète mais belle et Brialy toujours aussi classe. Bonne mise en scène, mais c'est parfois un peu longuet, certains points restent obscurs (le Spoiler: suicide de Brialy, la relation Huppert-Noiret) et puis on aurait aimé moins de manichéisme surtout quand il devient lourdeur. Pas parfait mais très bon et indispensable
Mad Gump 10

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4,0
Publiée le 23/11/2015
Un Galabru qui sort de son registre comique, une histoire de tueur en série, ça m'attirait considérablement. Et bien il s'avère que le film ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. Il se focalise sur les efforts du juge (interprété par un Philippe Noiret excellent) pour faire condamner à mort un tueur pédophile mentalement instable (joué par un Michel Galabru exceptionnel). Il y a une ambiance d'époque qui ressort bien : on ressent le climat tendu entre les classes sociales, l'antisémitisme ambiant des bourgeois, surtout par l'intermédiaire du personnage du juge, à la fois manipulateur, odieux et snob, mais également en quête de justice. Le personnage de Bouvier, le tueur, est également très ambiguë : on le hait car ce qu'il fait est atroce, mais il nous intrigue par son phrasé ainsi que sa personnalité très étrange et pathétique. Au final Le juge et l'assassin est un drame judiciaire assez intéressant, porté par deux monstres du cinéma français. A voir.
soulman

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3,5
Publiée le 03/07/2014
Une histoire étonnante, admirablement vécue par Galabru ; le film n'est pas sans longueurs, hélas, mais captive toujours grâce au face à face de deux comédiens à leur sommet.
Samuel G.

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4,0
Publiée le 04/12/2013
En 1893 le juge Rousseau tente de prouver la culpabilité de Joseph Bouvier, tueur en série de bergers et bergères... Tavernier au sommet de son art orchestre un passionnant face à face avec en toile de fond la vision critique d'une époque. Le film doit beaucoup à la rencontre de deux acteurs d'exception : Philipe Noiret et Michel Galabru qui trouvait là son meilleur rôle et décrochait un César d'interprétation en 1977. Une œuvre majeure pour le cinéma français c'est certain
QuelquesFilms.com

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3,5
Publiée le 13/09/2013
Pour son troisième long-métrage (après L'Horloger de Saint-Paul et Que la fête commence), Bertrand Tavernier reprend une célèbre affaire criminelle de la fin du XIXe siècle (l'affaire Vacher). Il l'aborde moins sous l'angle du polar/thriller que sous l'angle de la chronique sociopolitique. En toile de fond historique : l'affaire Dreyfus, la puissance de la bourgeoisie, la montée du socialisme. Le réalisateur jongle aussi avec des questions juridiques et morales (le criminel est-il fou ou responsable de ses actes ?) et se livre à une étude de moeurs par le biais de la confrontation entre les deux personnages principaux. Une relation ambiguë. Tavernier brouille habilement les cartes : on ne sait pas qui est le plus méprisable. L'assassin, "anarchiste de Dieu", pauvre diable meurtrier ? Ou le juge, vicieux, assoiffé de reconnaissance et de gloire ? Au final : un drame plus intelligent que viscéral, un traitement thématique original et pertinent, une forme classique.
Vutib

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4,0
Publiée le 14/07/2011
Pour mon premier Bertrand Tavernier, quelle claque! C'est bien là le premier film français aussi fin et efficace qu'il m'eusse été permis de voir au cours de ma piètre existence de fondu de cinéma. Le Juge et l'Assassin est une expérience intéressante et très enrichissante, fidèle à son contexte de fin de début de XXème siècle, plongé dans une France en proie à des litiges sociaux incessants. Le film se concentre autour du domaine de la justice essentiellement, sans nous prendre le chou avec des artifices conventionnels et souvent ennuyeux tels que peuvent l'être les interminables scènes de jugements par exemple. Non, Le juge et l'Assassin raconte plutôt la relation pour la moins étrange et contrasté entre un juge et un assassin de grand chemin, cheminot au cœur brisé, devenu anarchiste, barbare nomade, violeur et assassin au charme certain, à la personnalité vulgaire, outrée mais incroyablement fine. Bref, rien que le portrait des deux protagonistes principaux, que l'ont apprend à connaitre au fur et à mesure que le temps passe vaut le détour. Michel Galabru n'a jamais été aussi bon dans un rôle qui le change radicalement de ses prestations de franchouillard qu'il a malheureusement accumulé tout au long de sa carrière, et indignes de son talent qui prend ici tout son ampleur. Philippe Noiret est magnifique sous les traits de ce juge conservateur, d'un classicisme effrayant et couvant en lui une colère et une folie qu'il tente tant bien que mal de canalisé. Deux rôles magistraux et qui portent littéralement le film sur leurs épaules. Mais les qualité de cette œuvre ne s’arrêtent pas la, car l'histoire apparait comme très bien ficelée, pleine de mystères, de qui-quiproquo et de retournements d'opinions et de situations, si bien que l'on a bien du mal à discerner la véritable pensée de ses deux personnages et des relatons très ambiguës qu'ils entretiennent entre eux. Le film critique aussi la société bourgeoise, antisémite et extrême de l'époque et nous questionne sur l’efficacité de la justice ou des hôpitaux psychiatriques d'époque et aborde des notions telles que la folie meurtrière ou l'innocence. Le tout filmé dans les magnifiques montagnes de l'Ardèche. Cette œuvre, malgré quelques longueurs et incompréhensions, marque le talent d'un réalisateur de renom, mettant en avant une histoire passionnante, étrange mais aux personnages attachants, aussi repoussants qu'envoutants, campés par deux acteurs époustouflants et entièrement voués à leurs rôles. Un film français qui n'a pas trop vieillit et qui aujourd'hui encore nous convainc de ses qualités et de sa finesse. 16/20
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