Mon AlloCiné
    Le Juge et l'Assassin
    note moyenne
    3,8
    737 notes dont 109 critiques
    26% (28 critiques)
    34% (37 critiques)
    27% (29 critiques)
    11% (12 critiques)
    2% (2 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Le Juge et l'Assassin ?

    109 critiques spectateurs

    ClashDoherty
    ClashDoherty

    Suivre son activité 161 abonnés Lire ses 715 critiques

    5,0
    Publiée le 14 août 2008
    Que dire devant telle perfection ? Acteurs parfaits (Noiret, Brialy, Huppert, on le sait, sont toujours parfaits, mais voir Michel Galabru aussi grandiose dans un rôle aussi dramatique est une merveille pour cinéphile) Il est ici bien loin du personnage de l'adjudant-chef Gerber, et on se demande vraiment pourquoi il n'a pas continué dans cette voie, car il tient ici le rôle de sa vie (récompensé justement par un César). Reconstitution minutieusement parfaite de la France de la fin du XIXème siècle, tant du point de vue social que politique. Ce film est aussi une remarquable vision d'un tueur en série fou et sanguinaire, bien que dramatiquement à plaindre. Il faut à tout prix voir "Le juge et l'assassin". Le meilleur de Tavernier avec "Que la fête commence" et "L.627". Voyez donc comment ce réalisateur est éclectique et talentueux !
    Davidhem
    Davidhem

    Suivre son activité 63 abonnés Lire ses 322 critiques

    5,0
    Publiée le 24 novembre 2008
    Un an après le film nommé "Que la fête commence", Bertrand Tavernier et son acteur fétiche Philippe Noiret collaborent à nouveau dans un film sombre qui relève du drame psychologique. Le film en lui-même atteint les plus grands sommets du film noir Français. Dans ce long-métrage, personne n'est ni tout blanc ni tout noir. Le réalisateur décide d'organiser un duel entre Philippe Noiret dans le rôle d'un juge ambitieux et cynique à un tueur en série peu commun et empreint à l'illumination formidablement interprété par Michel Galabru dans un rôle dramatique où l'acteur trouve enfin le moyen d'exprimer la plénitude de son immense talent. Ce film en plus de posséder des acteurs talentueux propose de plonger dans la misère humaine de la fin du dix-neuvième siècle. Le réalisateur dispose en plus d'un scénario riche et dense de telle sorte qu'il ne subsiste aucun temps mort. Le film relate l'histoire d'un homme qui viole, qui tue des jeunes femmes puis qui est capturé par les forces de police et qui attend son jugement en exigeant d'écrire des articles dans les journaux pour sensibiliser l'opinion en échange de ses aveux. Le plus étrange paramètre dans tout cela concerne le malaise que provoque le réalisateur en acceptant de confronter deux hommes très différents sur le plan légal, l'un juge, l'autre criminel, mais réussit grâce à une réalisation brillante à rendre le personnage joué par Galabru sympathique malgré ses crimes horribles et le personnage de Noiret parfaitement détestable, ce dernier étant présenté comme un opportuniste prêt à tout pour monter en grade dans les plus grandes magistratures de France. A la question "Peut-on tolérer qu'un homme gravisse les échelons d'une élite en envoyant un homme à la guillotine?", la réponse du peuple est clairement "non" surtout à cette époque durant laquelle les valeurs de gauche et le socialisme prenaient leur essor. Bertrand Tavernier réalise une oeuvre brillante et intéressante dont la phrase finale qui donne à réfléchir.
    SebD31
    SebD31

    Suivre son activité 66 abonnés Lire ses 547 critiques

    5,0
    Publiée le 16 juillet 2009
    Galabru signe une performance exceptionnelle et inquiète le spectateur dans cet immense film. Un chef-d'oeuvre.
    poneyexpress10
    poneyexpress10

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 50 critiques

    5,0
    Publiée le 25 novembre 2012
    C'est un film intéressant par le portrait qu'il fait d'un tueur incarné par Galabru: il est magistral dans ce rôle. Intéressant aussi la reconstitution de l'époque les années 1890 en France. Le film cerne l'ambiance, les débats de société, la manière de penser, c'est une vertigineuse plongée dans l'histoire, exprimé avec beaucoup de virtuosité. Cette France se déchire entre droite et gauche déjà, conservatisme et soif de justice sociale. Les hiérarchies rappellent celle d'un autre pays, l'Angleterre victorienne, et tout est sur le point de naître. Le pouvoir de la presse, la religion puissante force de conservation, qui ne parviendra pas à écraser les mouvements sociaux (les anarchistes sont cités toujours défavorablement, alors que la société semble comme figé: mais les injustices sociales sont tellement criantes qu'ils ont un grand retentissement dans la population). Le film fait penser à une cocote minute, à l'image de l'esprit dérangé de Bouvier, qui parfois la rage au ventre, se fait déborder par ses pulsions sexuelles et criminelles, et commet des meurtres qui étonneraient aujourd'hui par leur sauvagerie. Ainsi la question de juger si il est pénalement responsable de ses actes, ou pas, c'est presque reconnaître l'homme dans sa complexité, reconnaître à travers le procès de Bouvier cette ligne de démarcation de l'ordre, la justice hygiéniste, la pensée rationnelle, séparé des pulsions qui habitent chacun, de la colère, de la folie, et cela plaide en faveur de l'anti psychiatrie, quand on voit Philippe Noiret s'abandonner à son désir pour Isabelle Huppert, avec la culpabilité que fait peser la bonne morale. Le film est très riche.
    ghyom
    ghyom

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 149 critiques

    3,5
    Publiée le 2 juin 2014
    Je n'ai pas forcément grand chose à dire sur ce film. Pas qu'il soit mauvais ou quelconque pourtant. Mais je n'ai juste pas d'inspiration particulière. Un film qui est de toutes façons à voir rien que pour la performance extraordinaire de Galabru (dont la carrière fut malheureusement trop cantonnée à faire de l'alimentaire). Noiret est comme toujours parfait. La toute jeune Isabelle Huppert est pleine de charme et de fraîcheur et Jean-Claude Brialy délicieux d'humour et de malice. Portrait de 2 fous, symboles de la société de la IIIè république : bourgeois antisémites et "bons chrétiens" respectables contre ouvriers anarcho-socialistes, plus qu'une opposition, les 2 faces d'une même pièce.
    Julien D
    Julien D

    Suivre son activité 362 abonnés Lire ses 3 097 critiques

    4,0
    Publiée le 16 septembre 2012
    Le troisième long-métrage de Bertrand Tavernier est connu pour le face à face entre Philippe Noiret et Michel Galabru, celui-ci dans un rôle que lui-même considère comme le meilleur de sa carrière. Comme souvent, le réalisateur oppose des êtres diamétralement opposés, un vagabond rendu fou par un suicide raté et un juge bourgeois, tout deux rendu aussi attachants malgré leur violence ou leur arrogance respective. Ici cette opposition met en avant le problème intemporel de l’objectivité de la justice rendu plus difficile encore en période de bouleversements politiques et sociaux. La France rurale de la fin du 19ème siècle, époque où s’opposaient un clergé radical à un socialisme naissant, est parfaitement reconstituée à travers une photographie et une musique splendides. En plus d’être une intrigue juridique pleine de rebondissements, cette œuvre soulève, grâce à ses excellents interprètes, des interrogations et des émotions très intenses.
    Max Rss
    Max Rss

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 965 critiques

    3,5
    Publiée le 25 août 2012
    Tiré d'évènements ayant eu lieu en 1893, avec ce film Bertrand Tavernier signe un sévère réquisitoire contre la justice des castes et les excés que le pouvoir peut entraîner. Avec un Philippe Noiret impeccable comme souvent et un Michel Galabru surprenant dans un tout autre registre. A noter que pour sa prestation, Galabru remportera le César du meilleur acteur en 1977, récompense méritée. Bertrand Tavernier sera également récompensé en obtenant le César du meilleur scénario. Michel Galabru incarne un ancien sergent d'infanterie à l'esprit simple exalté. Homme au passé pesant, il va se lancer dans une cavale meurtrière dans la campagne ardéchoise... Face à lui un juge (Noiret) le suit à la trace, l'attend au tournant... Un bon Tavernier où le réalisateur lyonnais démontre une nouvelle fois son grand potentiel. Avec un Galabru impérial dans la peau d'un assassin, l'acteur de comédie populaires en surprend plus d'un avec sa composition dans ce rôle dramatique...
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 246 abonnés Lire ses 1 327 critiques

    4,0
    Publiée le 3 juin 2014
    Bertrand Tavernier signe là un drame surprenant et un face à face unique entre les géniaux Michel Galabru et Philippe Noiret, Galabru que je ne connaissais qu'à travers d'excellentes comédies car les drames sont peu présent dans sa filmographie et quand on le voit dans ce film on se demande pourquoi car il est juste parfait, d'ailleurs il a remporté le césar du meilleur acteur et c'est juste carrément mérité, il est bluffant mais bon je vais pas passer la nuit là, à part ça y'a une très bonne mise en scène, une très bonne bande son, une très bonne réalisation et un très bon scénario, en gros ce film est très bon.
    landofshit0
    landofshit0

    Suivre son activité 150 abonnés Lire ses 1 353 critiques

    2,0
    Publiée le 21 mai 2013
    Certes Galabru est ici dans un autre registre de personnage, seulement Tavernier comme à son habitude n'arrive pas à humaniser ses personnages ils restent en surface et sont sommairement traités. Tarvenier veut faire du grand cinéma,mais il lui manque tout un tas de paramètres pour arriver à en faire,le plus gros étant son incapacité à les rendes vivant,dès lors il est impossible d'avoir la moindre empathie ni pour le juge ni pour l'assassin.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

    Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 989 critiques

    3,5
    Publiée le 13 septembre 2013
    Pour son troisième long-métrage (après L'Horloger de Saint-Paul et Que la fête commence), Bertrand Tavernier reprend une célèbre affaire criminelle de la fin du XIXe siècle (l'affaire Vacher). Il l'aborde moins sous l'angle du polar/thriller que sous l'angle de la chronique sociopolitique. En toile de fond historique : l'affaire Dreyfus, la puissance de la bourgeoisie, la montée du socialisme. Le réalisateur jongle aussi avec des questions juridiques et morales (le criminel est-il fou ou responsable de ses actes ?) et se livre à une étude de moeurs par le biais de la confrontation entre les deux personnages principaux. Une relation ambiguë. Tavernier brouille habilement les cartes : on ne sait pas qui est le plus méprisable. L'assassin, "anarchiste de Dieu", pauvre diable meurtrier ? Ou le juge, vicieux, assoiffé de reconnaissance et de gloire ? Au final : un drame plus intelligent que viscéral, un traitement thématique original et pertinent, une forme classique.
    tagada555
    tagada555

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 33 critiques

    5,0
    Publiée le 12 septembre 2007
    Interpretation memorable de Galabru, une photographie remarquable.
    fandecaoch
    fandecaoch

    Suivre son activité 437 abonnés Lire ses 1 507 critiques

    5,0
    Publiée le 20 avril 2016
    Le Juge et l'Assassin : J’attendais avec impatience de voir ce film et quel claque, quel monument. Ça c’est du cinéma, ça c’est une œuvre de grande qualité. Avec une histoire travaillé et réfléchit, des dialogues impeccables, une réalisation maitrisée, un casting énorme avec des acteurs monstrueux et talentueux. Non vraiment, pour ce film, il y a que des compliments qui me vient et c’est même devenu un de mes films préférés, ce n’est pas rien. Il y tellement de qualité et de consistance. Déjà, l’histoire très complète, très humaine et psychologique qui révèle et parle ou critique de beaucoup de sujet et point de la société et de l’être humain : deux classes social s’affronte, la folie d’un homme, la folie de la société, la justice… Et on nous présente aussi tout une époque, avec cette société très révolutionnaire qui sépare le peuple entre les religieux pur et dur et ceux pour la loi, la justice… Comme je disais, beaucoup de sujet traité avec justesse et authenticité. De plus que l’histoire est basé sur des faits réels, car l’histoire, c’est un homme qui après une rupture amoureuse va devenir fou après avoir tenté d’assassiné celle qui l’aimé, et il va est relâché dans la nature et il va devenir un véritable tueur en série, tueur et violeur de jeune femme. Et ce n’est pas fini, car il y a aussi une vraie affaire de justice et une enquête et même la, on doute sur sa folie, sur ses raisons… C’est très bien mené, les dialogues sont parfait : rien a rajouté no a enlevé car c’est des dialogues de qualités. Mise en scène pareil, c’est bien mis en valeur, des paysages de nature sublime, des zooms maitrisés, un souci du cadrage, avec voila, c’est du cinéma et c’est du Bertrand Tavernier. Et pour finir, que dire des acteurs, des monstres du cinéma, une confrontation : Michel Galabru qui tient sont rôle le plus dramatique, il est incroyable, bouleversant et authentique comme d’habitude, il mérite amplement son césar, et il est face a Philippe Noiret : juste, avec du charisme et de la prestance. Donc voila, un film qui prend aux trips, a la fois touchant car on a pitié des personnages mais très grave et dramatique.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 24 novembre 2015
    Un Galabru qui sort de son registre comique, une histoire de tueur en série, ça m'attirait considérablement. Et bien il s'avère que le film ne ressemble pas à ce à quoi je m'attendais. Il se focalise sur les efforts du juge (interprété par un Philippe Noiret excellent) pour faire condamner à mort un tueur pédophile mentalement instable (joué par un Michel Galabru exceptionnel). Il y a une ambiance d'époque qui ressort bien : on ressent le climat tendu entre les classes sociales, l'antisémitisme ambiant des bourgeois, surtout par l'intermédiaire du personnage du juge, à la fois manipulateur, odieux et snob, mais également en quête de justice. Le personnage de Bouvier, le tueur, est également très ambiguë : on le hait car ce qu'il fait est atroce, mais il nous intrigue par son phrasé ainsi que sa personnalité très étrange et pathétique. Au final Le juge et l'assassin est un drame judiciaire assez intéressant, porté par deux monstres du cinéma français. A voir.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 478 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    4,0
    Publiée le 28 janvier 2016
    Fin du XIXème siècle. Dans une France que l'affaire Dreyfuss divise en deux, Joseph Bouvier, ancien sergent d'infanterie, parcourt le pays en semant derrière lui les cadavres de jeunes bergères et bergers, mutilés et parfois violés. Quand il tombe entre les mains de la justice, c'est le juge Rousseau qui s'occupe de lui et qui, visant la promotion et la Légion d'Honneur, entreprend de faire condamner Bouvier. Ce qui n'est pas une mince affaire tant le cas de l'homme flirte avec la folie. Menteur, manipulateur, le juge n'hésite pas à se mettre la presse et l'opinion publique dans la poche pour que Bouvier soit reconnu sain d'esprit. Dans cette reconstitution soignée où tout a l'air réaliste, Bertrand Tavernier orchestre un face à face entre deux menteurs, deux lâches, deux manipulateurs qui ne valent pas mieux l'un que l'autre. A travers le parcours de ce juge et de cet assassin, c'est un portrait de l'ambition et de la folie qu'effectue le cinéaste, ménageant au passage de savoureux dialogues. Michel Galabru, loin de ses rôles comiques parfois nanardesques, trouve son plus grand rôle, justement récompensé par le César du Meilleur Acteur tandis que face à lui, Philippe Noiret est une fois de plus impeccable. Une œuvre ambitieuse, parfois glaçante mais toujours réussie.
    zebuloncyclone
    zebuloncyclone

    Suivre son activité Lire sa critique

    5,0
    Publiée le 13 décembre 2007
    Le juge et l’assassin fait partie de ces films monde qui nous permettent de sortir du cinéma plus éveillé que l’on y est entré. Tout d’abord, c’est un film-beau, car tout y est formellement parfait : des acteurs superbes, on pourrait user sa plume à en parler, une photographie qui transforme chaque scène en tableau de maître et la musique d’Alain sarde qui mêle astucieusement sophistication et air populaire. A ce propos, on notera les deux chansons très émouvantes écrites et interprétée par Jean Roger Caussimon, chansons qui ne toucheront vraisemblablement que ceux qui en partagent le discours, mais bon, y’a pas de mal à se faire de bien. Ensuite, à travers la relation passionnelle de deux individus chacun d’un coté de la loi, ce film soulève des problèmes politiques avec lesquels nous ferraillons toujours : la question de la responsabilité individuelle, le rôle de la justice dans la société, la réalité de son indépendance politique et sociale ; le tout avec finesse et sans jamais transformer l’action en illustration didactique, du grand art. Film monde, enfin, par le cadre historique qui nous ramène au temps de l’affaire Dreyfus et de l’entrée des pauvres en politique, quand les masses s’appropriaient les grandes questions de l’heure. A une époque où l’histoire semble se dérouler sans nous, il est bon, comme le fait ce film, de rappeler qu’il n’en a pas toujours été ainsi et qu’il y eu des époques ou elle était dans la rue, ou les individus, du chansonnier au magistrat en passant par la soubrette y tenait sa place. On pourra opposer à cela la naïveté quasi « soviétique » de certaine scène édifiante, mais, à notre époque ou il est de bon ton d’enterrer toutes volonté d’émancipation sous des montagne d’oublie quand ce n’est pas des monceaux d’insultes, un film qui tord parfois maladroitement le bâton dans l’autre sens relève quasiment de l’hygiène intellectuelle. En cela, « le juge et l’assassin » est une sorte de pied de nez à tous ceux qui nous voudraient sans mémo
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top