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Chaill
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2,5
Publiée le 3 juin 2014
Ayant lu un article sur l'affaire Vacher (ici Bouvier), j'attendais avec impatience de visionner ce film. La première moitié décrit fidèlement la vie du renégat et en parallèle les investigations du juge qui se passionne pour ces meurtres. Bouvier est confondu par le juge, qui va tenter alors de gagner sa sympathie pour mieux le faire avouer ses crimes. Rapidement le film perd alors tout son rythme et se perd en palabres et autres chansons, à croire que Tavernier cherchait à combler l'heure qui lui restait à tourner. Le métrage perd alors son intensité et on s'ennuie ferme. A saluer néanmoins la fidelité de l'oeuvre par rapport à l'histoire, la finesse des dialogues et le talent des comédiens, Galabru en tête.
Ce qui me restera avant tout du film de Tavernier, c'est l'immense, l'incroyable performance de Michel Galabru! Dans un rôle totalement à contre emplois, il est simplement excellent. L'histoire quant à elle est assez intéressante et semble bien retranscrire la société de l'époque tout en la dénonçant. Un très grand film.
Je n'ai pas forcément grand chose à dire sur ce film. Pas qu'il soit mauvais ou quelconque pourtant. Mais je n'ai juste pas d'inspiration particulière. Un film qui est de toutes façons à voir rien que pour la performance extraordinaire de Galabru (dont la carrière fut malheureusement trop cantonnée à faire de l'alimentaire). Noiret est comme toujours parfait. La toute jeune Isabelle Huppert est pleine de charme et de fraîcheur et Jean-Claude Brialy délicieux d'humour et de malice. Portrait de 2 fous, symboles de la société de la IIIè république : bourgeois antisémites et "bons chrétiens" respectables contre ouvriers anarcho-socialistes, plus qu'une opposition, les 2 faces d'une même pièce.
Bertrand Tavernier signe là un drame surprenant et un face à face unique entre les géniaux Michel Galabru et Philippe Noiret, Galabru que je ne connaissais qu'à travers d'excellentes comédies car les drames sont peu présent dans sa filmographie et quand on le voit dans ce film on se demande pourquoi car il est juste parfait, d'ailleurs il a remporté le césar du meilleur acteur et c'est juste carrément mérité, il est bluffant mais bon je vais pas passer la nuit là, à part ça y'a une très bonne mise en scène, une très bonne bande son, une très bonne réalisation et un très bon scénario, en gros ce film est très bon.
Une des plus grandes réussites de Bertrand Tavernier. S'il fallait d'ailleurs un film pour se convaincre du génie de Michel Galabru et bien le voici. A la fois inquiétant et débonnaire, effrayant et gouailleux, ogresque et poupon, il est vraiment hallucinant dans ce rôle. Noiret qui lui donne la réplique et le traque sans relâche n'est pas en reste. Immense reconstitution historique autour d'un terrible fait divers et immense face à face ! Noir, c'est noir en France en cette fin de XIXe siècle..
un très grand film. inutile de redire ce qui a déjà été dit depuis longtemps. Je suis juste triste qu'aucune photo de Jean Roger Caussimon, immense auteur et acteur ne soit sur allo ciné à propos de ce film. jean Roger Caussimon acteur magnifique et auteur de chef d'oeuvre notamment Monsieur William avec Léo Ferré, aurait mérité mieux. il faut l'écouter chanter la commune dans le Juge et l'Assassin, inoubliable.
Pour son troisième long- métrage , Tavernier livre un film intense qui bénéficie des interprétations exceptionnelles de Noiret ( son acteur fétiche) et Galabru , qui montre sa force dramatique , loin des films comiques qu'il a tourner . Le reste du casting est excellent : Brialy , Huppert , Faure .... Un grand film .
Philippe Noiret est superbe ! Brialy, Galabru sont très bons. Les autres aussi. L'histoire de Vacher est vrai. Alors pourquoi 0.5 ? Qu'est-ce qui a pris à Tavernier d'alourdir cette histoire avec autant de politique ? est-ce une histoire des années 1895 ou 1970 ? sous couvert de l'affaire Dreyfus, Tavernier nous balance des couches de socialisme lyrique. A vomir..............
En 1893 le juge Rousseau tente de prouver la culpabilité de Joseph Bouvier, tueur en série de bergers et bergères... Tavernier au sommet de son art orchestre un passionnant face à face avec en toile de fond la vision critique d'une époque. Le film doit beaucoup à la rencontre de deux acteurs d'exception : Philipe Noiret et Michel Galabru qui trouvait là son meilleur rôle et décrochait un César d'interprétation en 1977. Une œuvre majeure pour le cinéma français c'est certain
Un grand Tavernier si ce n'est son chef d’œuvre porté par 2 monstres sacrés du cinéma français au plus fort de leur talent. Galabru s'offre l'un de ses meilleurs rôles dans une France d'autrefois où les cheminots comme on appelait ces vagabonds étaient aussi fréquents que des auto-stoppeurs. Le duel entre les 2 hommes aux antipodes sociales, les jeux de manipulation pour atteindre la psychologie du tueur, obtenir sa confiance et ses aveux... tout est présenté avec brio et excellence en pleine tempête médiatique de l'affaire Dreyfus.
Comme d'habitude chez Tavernier, du cinéma honnête et courageux, engagé sans oublier pour autant le plaisir du spectateur. Le film est histoire d'oppositions, entre les splendides extérieurs ardéchois dans lesquels évoluent le tueur et les intérieurs feutrés des notables, entre la violence aveugle et folle et le système répressif qui condamne aveuglément. Ici, la justice cherche à minimiser la folie de Bouvier pour mieux en faire un exemple d'anarchisme pernicieux. Enfin, opposition entre Galabru, étonnant et habité, et le toujours impeccable Noiret. Un homme ambitieux et policé, mais dont les pulsions peuvent ressortir à tout moment. Tavernier, comme à son habitude, soigne le contexte historique, laissant une (trop) large place à l'atmosphère anti-dreyfusarde, et conclut son film par une envolée sociale un peu chargée, dont lui-même a reconnu qu'elle était ratée. Le carton final, qui fit beaucoup parler, est audacieux. Loin de minimiser les meurtres de Bouvier, il rappelle qu'une autre violence était tout aussi présente, la violence de l'Etat et de la société en cette fin du 19ème siècle.
En 1893 le juge Rousseau tente de prouver la culpabilité de Joseph Bouvier, tueur en série de bergers et bergères... Tavernier au sommet de son art orchestre un passionnant face à face avec en toile de fond la vision critique d'une époque. Le film doit beaucoup à la rencontre de deux acteurs d'exception : Philipe Noiret et Michel Galabru qui trouvait là son meilleur rôle et décrochait un César d'interprétation en 1977. Une œuvre majeure pour le cinéma français c'est certain
Pour son troisième long-métrage (après L'Horloger de Saint-Paul et Que la fête commence), Bertrand Tavernier reprend une célèbre affaire criminelle de la fin du XIXe siècle (l'affaire Vacher). Il l'aborde moins sous l'angle du polar/thriller que sous l'angle de la chronique sociopolitique. En toile de fond historique : l'affaire Dreyfus, la puissance de la bourgeoisie, la montée du socialisme. Le réalisateur jongle aussi avec des questions juridiques et morales (le criminel est-il fou ou responsable de ses actes ?) et se livre à une étude de moeurs par le biais de la confrontation entre les deux personnages principaux. Une relation ambiguë. Tavernier brouille habilement les cartes : on ne sait pas qui est le plus méprisable. L'assassin, "anarchiste de Dieu", pauvre diable meurtrier ? Ou le juge, vicieux, assoiffé de reconnaissance et de gloire ? Au final : un drame plus intelligent que viscéral, un traitement thématique original et pertinent, une forme classique.
La grande époque "gauchiste" des années 70 de Tavernier qui, depuis, s'est un peu rangé et a même réalisé un film de publicité pour la police avec L 627. Autrement dit, le film est daté et sent parfois le tract façon Boisset. Il n'en reste pas moins très brillant avec des passages savoureux grâce à la présence de comédiens fabuleux comme Brialy en aristocrate désabusé. L'ensemble souffre néanmoins de quelques longueurs et se disperse un peu. Mais c'est un véritable bonheur de retrouver le face à face Noiret-Galabru.