La Nuit américaine
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 septembre 2020
La réalité du cinéma chez François Truffaut. Quelle grande idée du cinéma, le cinéma totalisant. Comme une béquille qui aura soutenu le cinéaste toute sa vie, dans sa jeunesse, déjà. Un plaidoyer vibrant qui s’offre au cinéphile comme une vérité.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2020
Quel plus bel hommage au cinéma que de passer de "l'autre côté"? Derrière l'art, toute l'ingénierie. Une somme de parties imbriquées les unes aux autres. Un chaos organisé dont François Truffaut (dans son propre rôle, si on occulte le pseudo Ferrand) se fait le grand orchestrateur. Nous voici plongé dans mise en abyme que le cinéaste transforme en exercice de style virtuose. Le réalisateur emblématique désosse son art pour magnifier chacun de ses organes : de l'assistant réalisateur à la costumière, de l'acteur capricieux à la stagiaire, du réalisateur aux décisionnaires,...Et à toutes ses inventions qui permettent au Cinéma de vivre chaque jour un peu plus. Nous les verrons toutes à l'œuvre, La Nuit Américaine dévoile toutes les ficelles et artifices qui additionnés composent un monde qu'on jurerait vrai. Un ode qui a tout d'une aire de jeu pour Truffaut (et nous avec), lequel s'emploie à désaccorder la symphonie, et à jouer des ruptures pour prolonger le vertige. Peu importe finalement que l'intrigue soit dérisoire, seul compte le plaisir de célébrer cet Art de l'illusion. Et par extension, la vie, ou plutôt les vies qui le rendent authentiques.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2019
Au-delà du fourmillement d'un tournage dépeint avec une minutie documentaire entre imprévus à contourner et détails cinématographiques à résoudre, le film nous fait vivre grâce à une double mise en abyme les relations superficielles d'une 'famille' de long-métrage ("les Atrides aussi étaient une famille" s'exclame à juste titre un personnage^^) mais également les interactions douloureuses entre réalité et fiction ainsi que la réflexion de Truffaut lui-même sur les forces et les faiblesses du septième art. A la justesse des dialogues du monde réel s'oppose la théâtralité de celui qui est mis en scène, rappelant au spectateur l'artificialité de cet univers dans lequel public et équipe technique se perdent parfois, tandis que les choix de casting jouent sur nos a priori face aux acteurs retenus. Riche en références et subtils clins d’œil, la Nuit américaine éclaire avec talent les zones d'ombre de ce spectacle dont la magie fonctionne par-delà trucages et mensonges. Incontournable!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 novembre 2019
La nuit américaine renvoie au terme du cinéma qui signifie "tourner une scène de nuit en plein jour".
F. Truffaut n'est plus un débutant lorsqu'il tourne ce film, il a déjà derrière lui des oeuvres reconnues par la critique ainsi que par le public.
Ce film relate l'histoire d'un tournage d'un long-métrage, dont la trame, classique, peut faire penser à un téléfilm sans prétention. C'est avant tout l'occasion, pour F. Truffaut, d'évoquer son rapport au cinéma, aux actrices et aux acteurs.
Les dialogues sont très bien écrits ("Le cinéma, c'est comme un train qui avance dans la nuit..."), les interprètes (J.- P. Léaud, J. Bisset, N. Baye...) sont tous excellents et la B.O. composée par G. Delerue est marquante et envoûtante.
Si ce film a été critiqué par J.- L. Godard, il reste un incontournable au sein de l'œuvre de F. Truffaut... A ne pas laisser passer :-).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 novembre 2019
Pour mon premier film de et avec François Truffaut, j’ai choisi « La nuit américaine » tout simplement car en tant que cinéphile, le synopsis me plaisait : voir le tournage d’un faux film dans un vrai film, voir un réalisateur à l’œuvre, qui plus est dans les studios de la Victorine à Nice, qui à l’époque voyaient défiler les tournages pour le cinéma… Un film de passionnés pour les passionnés du septième art, mais pas que.

Dans ce film, nous pouvons remarquer les débuts au cinéma de la jeune Nathalie Baye, que je n’ai pas reconnu dans le rôle de Joëlle, l’assistante « pense à tout » de Truffaut. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle avait déjà une présence, peut-être le personnage le plus « solaire » et le plus remarquable du film, avec celui de Julie Baker, interprété par Jacqueline Bisset, qui fait passer beaucoup de choses par son seul regard. Peut-être certains d’entre vous auront reconnu Dani, la chanteuse, dans le rôle de Liliane, la scripte stagiaire et « volage » .

Dans « La nuit américaine » donc, nous comprenons mieux qu’un réalisateur, s’il s’attend à pouvoir mener à bien le projet cinématographique qu’il a en tête depuis des mois voire des années, n’est pas forcément toujours le capitaine du navire : il doit composer avec les contingences techniques, les caprices et tourments personnels de ses acteurs, et faire en sorte que le tournage se déroule tant bien que mal.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les péripéties vont s’enchainer, pas aussi lentement hélas que certaines scènes du film pourraient le laisser penser. En effet, on note par moments quelques longueurs et rythme parfois trop lent entre deux scènes, donnant au long-métrage un style trop « classique » mais il ne faut pas oublier que le film date de 1973. Jusqu’au retournement de situation final, auquel, par contre, on ne s’attendait pas et qui risque bien de compromettre la sortie du film, déjà si durement mis en boîte…

Mon analyse complète du film sur mon blog: reves-animes.com
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2019
Film étonnant, original, plein d’humour, de situations et personnages un peu loufoques. On suit une équipe pendant le tournage d’un film, avec tous les imprévus imaginables. On a le réalisateur qui doit faire face à toutes les demandes les plus farfelues parfois et avoir réponse à tout ; l’acteur qui se rend tous les jours à l’aéroport ; la stagiaire, petite amie d’un autre acteur, qui le trompe dès qu’elle en a l’occasion, alors que lui se projette complètement (trop vite) avec elle ; l’accessoiriste toujours prêt à satisfaire les demandes du réalisateur (je pense notamment à la scène du chat) ; etc.
On s’amuse à de nombreuses reprises de la cocasserie des scènes et des personnages, les dialogues sont également très réussis. Si on réfléchit bien, il ne se passe pas mille choses dans l’histoire principale, et pourtant on ne s’ennuie pas une seconde !
Valentin B
Valentin B

16 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2019
« La nuit américaine » est le plus bel hommage que François Truffaut pouvait faire à sa passion : le Cinéma. Tourné et joué avec passion, le film plonge dans les coulisses du tournage d’un film où s’entremêlent intrigues et rebondissements qui viennent perturber le film. Un quasi-documentaire, parsemé de références aux cinéastes de la Nouvelle-Vague ou à tous ceux qui sont cher à Truffaut (Godard, Lubistch, Bresson, Genet,...) du Très grand Truffaut !
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2018
« La nuit américaine » a été pour moi l’occasion de me confronter pour la première fois au cinéma de François Truffaut et je dois dire que le coup de foudre a été immédiat. Ce qui me touche le plus dans ce film au-delà de ces qualités de mise en scène et d’écriture, c’est que c’est un film sur le cinéma, fait par un passionné de cinéma pour les amoureux de cinéma. De tout les films parlant directement du septième art, « la nuit américaine » est sans doute le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. C’est une véritable déclaration d’amour au cinéma que nous propose ici Truffaut, une œuvre très personnelle dans la mesure où le cinéaste français y dresse un autoportrait touchant mais également une œuvre universelle dans laquelle chaque cinéphile pourra se reconnaître. « La nuit américaine » m’a fais vibrer, m’a arraché quelques larmes et déclenché pas mal d’éclats de rire pour finalement me conquérir entièrement, si bien que je suis ressorti du cinéma des étoiles plein les yeux et avec la promesse de me pencher le plus rapidement possible sur la filmographie de ce réalisateur légendaire.
S.i.n
S.i.n

9 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2017
La Nuit Américaine est certainement, de par ses innovations et de sa mise en scène, une des mises en abîme les plus réussies de l’histoire du cinéma. Et par la même occasion une véritable mine d’or pour tout âme cinéphile.

Monument français et international incontesté, La Nuit Américaine de François Truffaut aura influencé bien des cinéastes depuis sa sortie dans les années 70. Retour sur cette célèbre comédie dramatique, lauréat de l’Oscar du meilleur film étranger en 1974, soit un an après sa sortie.

Tout d’abord, que le titre du film ne nous trompe pas : il désigne un procédé courant au cinéma qui consiste à mettre des filtres devant l'objectif des caméras pour tourner des scènes en plein jour censées se dérouler en pleine nuit. Un procédé qui sera utilisé maintes fois au cours du long-métrage.

Dans les studios de la Victorine de Nice (rebaptisées Riviera depuis), le tournage d’un film, nommé Je vous présente Paméla démarre contant l’histoire d’une jeune fille anglaise qui tombe amoureuse du père de son mari et part avec lui, sous la direction de Ferrand, personnage du réalisateur incarné par François Truffaut. La vedette du film, Julie Baker, interprétée par Jacqueline Bisset, est une star américaine psychologiquement assez fragile.
Le tournage suit son cours, bien qu’il semble parfois échapper au contrôle de Ferrand, troublé quelque peu par les problèmes personnels de chacun des membres de l’équipe.
Ainsi, l’histoire de La Nuit Américaine mêle la vie privée des acteurs durant un tournage à l’intrigue des personnages qu’ils incarnent, alors même qu’on parvient souvent à ces moments, comme le dit le metteur en scène, où « les problèmes personnels ne comptent plus » et où « le cinéma règne ».
Déprimes, pannes d’inspiration, problèmes techniques, disputes, rien, pas même la mort, n’arrête le tournage du film.

Mis à part le fait que La Nuit Américaine soit un somptueux hommage au septième art, il faut savoir que si le long-métrage de Truffaut s’est largement démarqué pendant les années 70 et qu’il est encore prestigieux à ce jour, c’est aussi parce qu’il fait figure de manifeste de la Nouvelle Vague.

Mais qu’est-ce que La Nouvelle Vague ? On ne pourrait évoquer le culte qu’est La Nuit Américaine sans définir le contexte de l’époque.
La Nouvelle Vague est un courant cinématographique français de la fin des années 50. Il rassemble des réalisateurs qui ont tourné leurs premiers films à la fin de cette période, avec des figures emblématiques telles que François Truffaut ou encore Jean-Luc Godard. Ce courant débute avec la découverte enthousiaste du cinéma américain au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Ainsi, les cinéastes la Nouvelle Vague se caractérisent par le rejet du cinéma français officiel. Cela se constate par des nouvelles façons de produire, de tourner, et de fabriquer des films qui s’opposent aux traditions de leur ère.

Et c’est pourquoi ce film représente à lui seul cette vague idéologique. Avec par exemple la fin du tournage en studio, où on aperçoit Ferrand faire des prises de vues en extérieur pour aborder le cinéma avec plus de vérisme.
Si quelques acteurs, tels que Jean-Pierre Léaud qui incarne Alphonse et Dani qui joue le rôle de Liliane symbolisent le tournage intimiste à la française, Truffaut désire introduire une dimension internationale à son œuvre. Nous pouvons le constater à travers le casting avec Jean-Pierre Aumont et son prestigieux passé hollywoodien ou bien Jacqueline Bisset, sublime comédienne britannique.
Le réalisateur ne se prive pas non plus de faire référence à des acteurs et réalisateurs étrangers. Nous apercevons plusieurs fois
Ferrand rêver d’un petit garçon s’approchant d’un cinéma pour y dérober les photos de Citizen Kane, désigné par l’American Film Institute comme le meilleur film de tous les temps.
On note également plusieurs apparitions de livres au sujet de réalisateurs célèbres de diverses nationalités tels qu’Alfred Hitchcock, Jean-Luc Godard ou encore Roberto Rossellini.
Par ailleurs, le film est dédié à Dorothy Gish et Lillian Gish, deux sœurs américaines icônes du cinéma muet très admirées par François Truffaut.

Concernant la bande-originale, nous retiendrons le nom du Georges Delerue grâce auquel nous sommes encore plus immergés dans cette fantastique aventure qu’est le tournage de film. Le compositeur nous offre une bande-son remarquable et épique qui marque les esprits.

Du côté des comédiens, nous ne sommes pas en reste avec des personnages plus marquants les uns que les autres, à commencer par Ferrand lui-même, le réalisateur et metteur en scène touche-à-tout assailli de questions pendant près de 2h, en passant par Alexandre, le séducteur quinquagénaire avec son air mystérieux incarné par Jean-Pierre Aumont. Mais aussi Jacqueline de Bisset et son charisme fou tout droit venu d’Angleterre. Sans oublier Alphonse, un enfant lunatique dans le corps d’un jeune homme qui se questionne inlassablement sur la nature des femmes avec une naïveté touchante.

Ainsi, ce film dans le film, cette mise en abîme du cinéma, nous permet de plonger avec joie dans l’univers d’un tournage sous ses divers aspects techniques et humains. On y découvre la face cachée du cinéma : l’excitation sur un plateau, la réussite d’une entreprise, la solidarité de l’équipe, l’enthousiasme des acteurs… Du perchman à l’accessoiriste, en passant par la scripte, le producteur, la maquilleuse, et le régisseur, tous les maillons indispensables à la création de cette inoubliable expérience qu’est le cinéma sont là.
La Nuit Américaine mêle en quelque sorte documentaire et fiction : c’est un film vrai et sincère sur un monde factice, celui du cinéma, où « on passe son temps à s’embrasser, car il faut montrer qu’on s’aime », comme le dit l’un des personnages.
Parce que finalement, La Nuit Américaine, c’est ça, un film d’amour, un film consacré à l’amour du cinéma. C’est une déclaration de foi dans le septième art, que Truffaut aimait le plus au monde et qui devait souvent passer pour lui avant la vie privée, je dirai même avant la vie tout court.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2017
En facette, "La nuit américaine" est une immersion totale au sein d'un tournage cinématographique, nous faisant découvrir les procédés nécessaires à la conception d'un film, mais si on gratte plus profondément, on y trouve un joli comparatif. Effectivement, cet espèce de docu-fiction plus vraie que nature ne se contentera pas de proposer un long making-off remarquable, mais fera un parallèle entre la vie et le cinéma, pour prouver qu'au final : le cinéma, c'est la vie !
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2017
La satire d'un monde qu'il s'amuse à déconstruire. Truffaut renoue avec l'excellence. Toujours dans l'obsession de tout désamorcer, ici montre la désinvolture d'un tournage. Et on à le droit à presque tout : la caprice, les prises qui n'en finissent plus, les déboires, la célébrité, la fragilité, l'optimisme. Le plus fascinant est d'observer sa vison des autres métiers, tout en formatant un portait très dur sur la profession. La scène la plus cinglante est celle de la femme de l'impresario. Vorace, oui mais toujours du Truffaut au fond. N'en déplore quelques mots sur le relation amoureuse qui sortent du lot. C'est une belle famille, nageant entre utopie et réalisme. C'est une histoire amour, entre un metteur en scène et son métier.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mars 2017
La Nuit Américaine est un des films de François Truffaud qui m'a peut-être le moins intéressé (le note de ce film me surprend d'ailleurs).
C'est sans doute le sujet abordé par le film qui me rebute : les coulisses d'un film. C'est un sujet dont je me fiche totalement. Je trouve que ça fait très réalisateur qui se regarde.
Après, ce n'est fondamentalement pas si mal puisque le film choisit de mettre vraiment une histoire derrière, des péripéties et de permettre vraiment de voir les coulisses d'un film (tel un making-of) ; à la différence de certains films choisissant la même thématique mais où le choix est fait d'axer le film sur les hésitations et difficultés artistiques d'un réalisateur, scénariste ou acteur et où il ne se passe strictement rien (par exemple Le Mépris et Huit et Demi).
Dans ce film, il se passe des choses, il y a des rebondissements, des surprises, des personnages intéressants et du coup, on s'ennuie un peu moins. Mais, je ne comprends vraiment pas pourquoi Truffaud a voulu faire ce film, je trouve ça tellement prétentieux de vouloir faire un film à partir des coulisses d'un de ses films.
Toutefois, les acteurs sont bons (Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Aumont, Dani et François Truffaud lui-même).
Bon, ça se regarde, mais pour moi, ce genre de film n'a strictement aucun intérêt.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
Superbe déclaration d'amour au cinéma qui irrita en son temps un Godard jaloux du succès de Truffaut. Un film à la fois léger et grave, l'un des plus beaux de Truffaut. Et puis la musique de Delerue est sublime. Voir ma critique complète sur mon blog :
Anémone Merl
Anémone Merl

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 octobre 2016
Vraiment déçu....Je me suis beaucoup ennuyée lors de ce visionnement, hop je n'ai pas accroché. Mais comme d'habitude Jean Pierre Leaud est admirable et tout les autres aussi ( comme Nathalie Baye qui joue très bien ) J'adore Truffaut mais la non....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 janvier 2017
Ce film est tout d’abord une déclaration d’amour au cinéma. Fait rare ! Pour la première fois, le spectateur se trouve plonger sur un tournage d’un film depuis l’intérieur. On voit à l’écran, les effets techniques, les cameraman, les travellings, les costumes, les figurants, le porte voix ou le réalisateur donne les consignes. Tout est minuté, chronométré. Ca bouge dans tous les sens. Truffaut tire de magnifiques portraits d’hommes et de femmes. De la femme enceinte qui cache sa grossesse, à l’acteur paumé qui ne sait pas quoi faire, à l’actrice alcoolique qui se trompe de porte, à l’apprentie-scripte pot de colle. Puis, le film aborde aussi la question : c’est quoi le cinéma ? A quoi ça sert ? A première vue, le film montre que le cinéma est inutile. A partir du moment où l’on dispose de bons acteurs, d’un bon scénario […] le cinéma peut-être passionnant. François Truffaut ne s’en sort pas avec autant de brio que dans Les Quatre Cents Coups, film moderne et captivant. Malgré les petites faiblesses du film, Truffaut nous conduit à nous interroger sur le septième art. Une fois de plus Truffaut montre le talent qui est le sien. Pas un de ses films ne se ressemblent. Si La Nuit américaine n’est pas un chef d’œuvre, il mérite d’être vu comme un film original.– Sandro Martinez, 9 ans et-demi
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